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Naraka 19

Un peu à temps perdu, nous nous sommes penchés sur un film qui date déjà d'il y a quelques années et qui fait penser au style de Suzuki, lequel s'était notamment illustré avec "The Ring".  Ce dernier, dont le livre - bien que truffé de fautes d'orthographe - proposait une intrigue originale, moderne, et dégageait incontestablement certaines qualités, au moins cinématographiques.

 

 

Dans le cas qui nous occupe, nous n'avons que peu à dire de la qualité des images, du jeu des personnages, qui en font un film acceptable. Quant à l'intrigue, elle nous a... intrigués !

Dès le départ, c'est plutôt invraisemblable mais la vérité n'est-elle pas quelque fois invraisemblable ?  De jeunes étudiants chinois emménagent dans un dortoir universitaire.  L'une des filles adopte un comportement étrange: elle ne quitte plus son portable et ne cesse d'envoyer des SMS (de nos jours, cela n'a strictement plus rien d'étrange, cela devient - hélas - hyper courant:  On mange !  Personne ne vient.  "On mange!  A table !  Après "un certain temps", on arrive, le nez dans le portable et cela ne cessera pas durant tout le repas.  On a inventé les couverts et à partir de deux c'est le pluriel qui est de rigueur... Qu'à cela ne tienne, on coince le GSM entre l'épaule et la tête et on essaie de manger, tout en envoyant des SMS que l'on rédige avec son nez !  Stop!  Il y a une vie dans l'au-delà du GSM !)


Gsm: addiction et création par coup2pouce

Les choses deviennent cependant (plus) inquiétantes (encore) lorsque l'on comprend que la fille est harcelée par un jeu bizarre, auquel elle participe et ce jeu l'invite tout simplement à parcourir les différentes étapes qui la mènent en enfer.   Elle doit passer les 19 stades et toute erreur est sanctionnée d'un "game over" qui signifie ni plus ni moins que sa mort.  Chouette comme jeu, non ?  Certes, c'est une solution aux problèmes d'expansion démographique et de chômage, mais tout de même... Tout le monde a tout naturellement "directement envie" de participer à ce jeu passionnant dont le caractère ludique, sain et profondément culturel n'échappe à personne.

 

 

En fait, pour la bonne compréhension du scénario (?), un peu chinois mais... forcément !  il faut savoir que le jeu (accessible par GSM) hypnotise les gens et les amène à visiter les 19 portes de l'enfer. Mais comment n'y avions-nous pas pensé plus tôt ?

Evidemment, puisqu'il y a eu mort d'homme (de femme, dans ce cas-ci), un inspecteur inspecte.  Sauf que notre gaillard est un peu la réplique du professeur Tournesol à la chinoise, un mix d'inspecteur gadget et de Colombo à l'asiatique.  Soit!  A chacun son style.  Nous préférions Hercule Poirot, Miss Marple, Sherlock Holmes, mais à chacun ses goûts.  Après tout, peu importe les apparences, si le résultat est correct.  Mais paf!  C'est là que nous remarquons le "hic" qui a probablement échappé à bon nombre de personnes.  Nous ne le citons finalement que pour illustrer le fait que beaucoup de gens se laissent embarquer, au gré des images qu'ils voient sur leur petit ou leur grand écran, et analysent très peu.

Mais bon sang !  Ouvrez les yeux !  Laissez tomber votre portable et réfléchissez ! Analysez et ne vous laissez pas inculquer de force (ou en catimini) des notions erronées, même si elles semblent couler de source !

C'est quoi l'attrappe-nigaud ?

L'inspecteur enquête sur les crimes, car il n'y a pas qu'un seul cadavre et tout laisse supposer qu'il y en aura d'autres (Il aurait dû enquêter même s'il n'y avait qu'un cadavre, mais dans les films c'est toujours mieux qu'il y en ait plusieurs).  Une fille a été attirée dans une aile du bâtiment: la tour abandonnée, qui est dite hantée.  OK.

A l'écran, on voit l'inspecteur faire ses remarques et tirer ses conclusions.  Sauf que celles-ci serviront presque uniquement à l'ambiance du film et très peu, voire pas du tout à la solution de l'énigme.  D'après les nombres en rapport avec l'endroit, 7.4.11.11, l'affaire est notoirement en rapport avec le sunaturel car en transposant on obtient le mot "HELL", qui signifie "enfer".

C'est là que nous disons stop !  Et notre raisonnement est le suivant:

Le spectateur est parfaitement mené en bateau par l'astuce qui repose (volontairement ou pas) sur l'emploi des langues.  La version originale du film est chinoise mais bien sûr nous avons visionné une version française.  L'inspecteur étudie des chiffres arabes (hé oui, que voulez-vous, les chiffres que nous utilisons au quotidien sont arabes, parfois romains.  7.4.11.11 c'est donc de l'arabe !  Et de là, on traduit (en anglais) par "HELL".  C'est-à-dire que chaque chiffre ou nombre est représenté par son équivalent dans l'ordre alphabétique.  Par exemple a = 1, b = 2.

Et c'est là qu'on voit que 7.4.11.11, même en anglais, cela ne donne pas HELL. En Mandarin, mandarin standardisé, en cantonnais, non plus.  Il aurait fallu à chaque fois 1 de plus pour faire 8.5.12.12 (en anglais).

7 = G; 4 = D; et 11 = K (la deuxième fois ne changera rien, l'ordre des lettres ne change pas aléatoirement dans l'alphabet).  Notre "beau" HELL devient donc un drôle de GDKK, qui ne veut rien dire, sauf si on le prend en français, phonétiquement et que l'on ajoute "dans l'oeil"...  Raison de plus pour ouvrir l'autre et d'être attentif une prochaine fois...

Non mais, vous imaginez AC/DC chanter "Highway to gdkk" ? La honte quoi !