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Mystère à Russeignies

Certains seront sans doute étonnés de trouver cet article dans la rubrique ufologique.  Rassurez-vous, il ne s'agit nullement d'une erreur de notre part.  Nous savons pertinement bien ce que nous faisons.  Mais vous comprendrez mieux en temps utile, lorsque tous les élements du puzzle se rassembleront, alors les choses apparaîtront claires comme de l'eau de source.  Et de l'eau, il va en être beaucoup question ici même !

De quoi s'agit-il ?  Alors voilà...

Juin 2017, la Belgique connaît une belle canicule.  Mais à Russeignies et dans quelques autres villages avoisinants, les habitants font triste mine car leurs robinets ne délivrent plus la moindre goutte d'eau !  On s'imagine facilement leur désarroi dans une période où l'eau prend toute son importance.  Et voilà qui interpelle donc le bourgmestre, qui fait son travail, se renseigne et les recherches mènent au château d'eau.  C'est bien là que se situe le problème.
En fait, le château d'eau est à sec car il n'est plus correctement approvisionné et c'est la bagatelle de 180 mètres cube d'eau qui manque à l'appel.  Petit détail : il s'agit de la quantité manquante par heure en sachant que le phénomène a duré environ 24 heures !  Panique à bord et l'on fait intervenir les autorités pour distribuer dare dare des berlingots d'eau à la population assèchée et assoiffée.  Les choses se calment et tout rentre finalement dans l'ordre, sauf que l'on ne sait toujours pas où est partie l'eau, ni comment.

https://www.rtl.be/info/video/633222.aspx

Il convient ici de bien se rendre compte de l'énormité de la lacune en question.  180 mètres cubes d'eau, cela fait 180 tonnes d'eau et autrement dit 180 000 litres du précieux liquide...  Mais nous l'avons dit, c'est pendant une heure, or il y en a eu 24.  Or donc, il est facile de conclure que la disparition de l'eau concerne environ 4 320 000 litres.  Oui : quatre millions trois cent vingt mille litres d'eau qui manquent !  Ca ne passe pas inaperçu !  Et donc, la police ouvre une enquête tandis que la SWDE, la compagnie des eaux, s'interroge sur le procédé ou l'événement à mettre en cause.  On soupçonne un ou des agriculteurs, dont les besoins en eau sont importants à cause de leurs bêtes (une vache boit environ 100 litres d'eau par jour et peut-être plus encore durant une canicule) mais il n'y a pas 43200 vaches dans le coin !  Les agriculteurs n'ont manifestement pas nettoyé leurs tracteurs, moissoneuses-batteuses et autres véhicules à grandes eaux, cela se serait remarqué !  Ils n'ont pas non plus ouvert une piscine olympique.  On n'a pas non plus assisté à un défilé de camions-citernes anonymes dans la région.  Un lac n'est pas subitement apparu sur le versant d'une colline.  Si tous les habitants avaient pris simultanément une douche à ce moment, ils auraient dû être à peu près 50 000.  Or la localité ne comporte que 1300 habitants.  Même en ajoutant ceux des autres patelins, on n'y arrive pas !  La quantité d'eau qui a disparu à Russeignies est tout simplement phénoménale.

L'hypothèse avancée par la SWDE, après les soupçons portés sur les agriculteurs (qui ne tient pas, à notre avis), est que "quelqu'un" a placé un by-pass en amont du château d'eau pour capter le liquide.  Quant à savoir pour quel usage, c'est une autre question.  A laquelle on n'a pas de réponse non plus.

Le CERPI, quant à lui, ne peut pas grand chose en la matière mais s'intéresse de loin à l'affaire car même si l'on peine à imaginer l'oeuvre d'un quelconque fantôme, que l'on ne croit guère à la baignade d'une troupe d'extraterrestres et très peu à une évaporation quantique, le phénomène demeure curieux et vient étoffer, dans une certaine mesure, une hypothèse alternative que nous tenons en réserve dans une autre affaire, située non loin de là.  Nous y reviendrons.

Nous savons que le bourgmestre enquête.  Plus exactement, nous supposons qu'il demande que l'on enquête.  Pas nous : la police et la SWDE, cela coule de source... enfin... si l'on ose dire !  Et les enquêtes prennent du temps, ce n'est pas à nous qu'il faut le dire !  Nous tenons donc l'affaire dans nos tiroirs et prenons patience.  Un mois, puis deux et encore un...  Aucun média (et pratiquement tous ont suivi l'affaire, y compris RTL) ne revient sur la question pour dire que l'on a trouvé la solution de l'énigme.  En fait, on ne s'intéresse plus à la question.  Il y a bien d'autres sujets à l'ordre du jour...

Mais le CERPI ne lâche pas le morceau.  On attend encore un peu et puis, au mois de décembre, on donne un petit coup de téléphone à l'administration communale qui gère Russeignies. (A l'eau...)  Et là, on apprend... qu'ils ne savent rien.  Nous sommes redirigés vers le service compétent qui n'en sait pas davantage mais promet de nous envoyer un mail.  Lequel ne vient pas.  Alors nous revenons à la charge...
On nous dit alors qu'ils vont questionner la SWDE.  Mais la réponse tarde à venir et malgré les promesses, il n'y a toujours rien qui vient.

Nos démarches tombent à l'eau, avons-nous envie de dire !

Pas question d'en rester là et nous insistons, obstinément...

Finalement, la réponse vient.  Elle est laconique, mais elle suffit :

Monsieur,

 

      Nous avons questionné la S.W.D.E et aucune explication n’a été

trouvée à cette consommation anormale d’eau.

 

       Veuillez agréer, Monsieur, l’expression de mes salutations

distinguées.

 

     Po. le service travaux,

Hé bien voilà !  Il n'y avait donc qu'à demander : ils n'ont aucune explication à cette disparition d'eau.  Le mystère reste donc entier, du moins pour le moment.  Pour le reste, il suffit de savoir que l'eau a furieusement tendance à couler de eau en bas à l'état liquide.  Il suffit de s'imaginer qui aurait bien pu avoir besoin de 4 millions de litres d'eau, sous terre.  Et là, nous avons notre petite idée.  Et vous ?

Rassurez-vous !  Nous ne vous laisserons pas dans cet état.  Nous reviendrons sur cette question ultérieurement.  L'étau se resserre...

Lire aussi : rebondissement à Russeignies !