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Le syndrome de Renfield

divers02Tout le monde connaît bien cette locution qui veut que "il faut de tout pour faire un monde"...

De là à prétendre que certains individus, par les détours de quelques désordres psychologiques pourraient expliquer l'existence il y a un pas que le monde médical n'hésite toutefois pas à franchir avec le syndrome de Renfield.

Si l'on consulte les donnés médiales sur le sujet, on voit en effet que Syndrome de Renfield est une maladie psychiatrique (on s'en serait douté) qui pousse un individu à boire du sang humain.  L'évolution de cette maladie passe par plusieurs stades et ce qu'il y a de plus inquiétant réside sans doute dans le premier car il évoque des faits de notre enfance que tout un chacun semble avoir connus!
Quel est le gosse qui, légèrement blessé, au doigt par exemple, n'a jamais sucé son propre sang?  Ne serait-ce que pour épater les camarades, susciter certains vertiges auprès de ces demoiselles ou passer pour un "dur", les prétextes ne manquent pas.  Rassurez-vous cependant, il n'y a là rien que de très anodin et cela ne fera presque certainement pas de votre rejeton un "vampire" en herbe si tel devait être le cas.  La différence entre cet exemple et les cas pré-pathologiques réside dans le fait que ces derniers provoquent une certaine excitation.  Le gamin en question découvre qu'il peut être excitant de boire son sang!
Ensuite, les choses commencent à devenir un peu plus litigieuses et la nuance est assez ténue.  Le même individu, au deuxième stade, celui de l'auto-vampirisme, éprouve cette fois du plaisir à s'adonner à ce genre de choses.  Pourtant, il s'agit toujours de son propre sang.
Les choses se corsent néanmoins à partir du troisième stade, que l'on nomme la zoophagie car dans ce cas, il ne s'agit plus du sang même de la "victime" mais de celui d'animaux, généralement de compagnie (chiens, chats, etc.) qui est ingéré avec excitation, voire plaisir.  Il ne faut heureusement pas avoir suivi de longues années de médecine pour savoir qu'il s'agit d'un phénomène plutôt rare, ce qui ne signifie pas qu'il n'existe pas.
Enfin, là où l'on peut vraiment commencer à se faire du mauvais sang... c'est lorsque survient le quatrième stade.  Il s'agit du stade le plus avancé du vampirisme clinique dans lequel le sujet boit évidemment le sang d'autres êtres humains.  Il arrive ainsi que certains d'entre ces malades s'infiltrent dans les milieux hospitaliers pour s'approprier illégalement le sang entreposé là à de toutes autres fins.  On connaît, hélas, de nombreux débordements du Syndrome de Renfield qui ont amené les personnes atteintes à devenir des serial killers, ces fameux meurtriers en série dont on entend tant parler.

Rappelons-le, ces faits sont fort heureusement rares et, a contrario, les informations semblent souvent attester du contraire.  On peut d'ailleurs supposer que le fameux vampire de Düsseldorf était atteint de cette maladie, puisqu'il n'hésita pas, en certains moments de son existence, à s'attaquer à la hache à de pauvres badauds pour décrire ensuite le plaisir qu'il ressentait à voir le sang gicler pour pouvoir ensuite s'en repaître!  On peut également présumer qu'il puisse exister des cas simultanés de porphyrie et de syndrome de Renfield.  Dans ce cas, évidemment, si l'on excepte les pouvoirs incroyables conférés aux vampires (partiellement expliqués par les caractéristiques de ces maladies) on se trouve alors potentiellement, virtuellement, en présence de "vampires".

Mais toute comparaison s'arrête là et avouons que c'est déjà bien assez!
 

Nous avons ici décrit fort sommairement ce qu'était le syndrome de Renfield mais cette approche serait bien superficielle si on ne la rattachait pas à un autre volet des penchants vampiriques.  En effet, dans une autre partie de notre étude à propos de la vampirologie, nous évoquons l'aspect érotique que l'on retrouve aussi bien chez Bram Stocker que chez Anne Rice.

Pour qui connaît un tant soit peu les travaux de Freud ou les avancées modernes de la psychanalyse, il est évident que l'on peut faire un trait d'union entre la plupart des activités délictuelles dont il est ici question et la sexualité.  Comme dans bien des cas, les choses les plus abominables ne sont pas très éloignées de celles du sexe et l'on retrouve ici encore cette sempiternelle notion manichéenne entre le bien et le mal.

Pour mieux cerner notre sujet, nous inviterons donc le lecteur à parcourir nos pages consacrées à l'érotisme chez les vampires, ce qui aidera à la compréhension générale.