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Monastère de RILA

présentation du monastère de Rila pourrait commencer par les paroles du premier historien bulgare, Païssii de Hilendar, qui écrivait en 1762 dans son Histoire slavo-bulgare:

"De toute la gloire bulgare, lorsqu'il y avait en Bulgarie tant de grands monastères et d'églises, notre Seigneur en notre époque a laissé uniquement le monastère de Rila exister en son entier. Il est d'une grande utilité pour tous les Bulgares. C'est pourquoi, tous les Bulgares ont le devoir de le protéger et d'offrir des dons au saint monastère de Rila (...)".

Les annales de cette retraite reflètent toute l'histoire de l'État et du peuple bulgare, de la défense de son entité spirituelle et culturelle.

Le monastère fut fondé au Xème siècle par Ivan Rilski, et une petite communauté se forma bientôt autour de l'anachorète, qui devint par la suite un des centres de la culture du haut Moyen-Age. Au XIème siècle, le monastère dépérit, mais retrouva une certaine renommée sous le second Empire bulgare. Incendié, puis abandonné par les moines au cours des vicissitudes de son histoire mouvementée, son emplacement actuel, à 119 km au sud de Sofia, est celui où il fut reconstruit au XIVème siècle par le protosébaste Dragolov Khrélio, sur le fief duquel il se trouvait établi.

En 1335, le seigneur Khrélio élevait une tour de garde de cinq étages, et l'étage supérieur recevait l'oratoire de la Transfiguration dont il subsiste des fragments de fresques. Vers la fin du XIVème siècle, le monastère possédait de vastes domaines forestiers et agricoles, et le dernier souverain bulgare, le tsar Ivan Chichmane, confirma ses droits qui s'étendaient à une vingtaine de villages de ses environs. Cette renommée bien établie permit au monastère de conserver ses privilèges, confirmés par des firmans des sultans.

Cependant, vers le milieu du XVème siècle, la retraite fut dévastée et ne retrouva son importance qu'à l'époque où les reliques de saint Ivan Rilski y furent transportées, en 1469, de Véliko Tarnovo en grande pompe à travers toute la Bulgarie. Les populations bulgares participèrent dans un vaste élan patriotique à cette manifestation qui marqua la renaissance du monastère de Rila.

Lorsqu'on lit le roman d'Elisabet Kostova, "L'Historienne et Drakula", on s'aperçoit (principalement dans le tome II) de l'importance de ce monastère quant à la légende à propos du célèbre vampire.  Pour des raisons qui paraissent parfois assez contradictoires en égard des contextes religieux et des appartenances respectives, s'il n'est pas réellement établi que la dépouille  de Vlad Tepes ait transité en cet endroit lors de la fin de la première moitié du quinzième siècle (ou ultérieurement), il est clair en revanche que ledit monastère a joué un rôle dans une mission qui aurait très bien pu concerner le transfert en question.  Cependant, une question se pose (et nous n'avons toujours pas la réponse!): s'agissait-il seulement de la tête (puisqu'il y a eu décapitation), seulement du corps, ou de la totalité de la dépouille (en vrac!)?

De même, le monastère de Batchkovo a joué un rôle capital (si nous osons dire dans ce domaine où il y a moyen de perdre... la tête!) dans les diverses transactions de l'époque.