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L'aventure médiumnique partagée

archeL'histoire qui suit commence comme une simple histoire de potaches, presque une blague.   Elle est issue d'une correspondante du CERPI aujourd'hui "disparue de la circulation" (nous n'avons plus aucune nouvelle d'elle et, forcément, elle ne figure plus parmi notre staff)   Nous l'appellerons Lucy puisque tel était son nom d'emprunt. 

Nous nous rendrons compte dans un premier temps que l'histoire racontée, bien qu'assez fantastique, ne peut guère être authentifiée à défaut des vérifications qui s'imposent.  C'est ce qui suit qui fera rebondir l'affaire bien au delà des plus folles espérances, dans une magistrale démonstration de ce que peut donner la médiumnité.  Le CERPI utilisait en cette occasion un système tout nouveau, à titre expérimental.  

Plein succès comme vous allez pouvoir le voir...  Dans le deuxième volet de l'expérience, c'est une autre personne qui intervient, sans que les deux se connaissent le moins du monde, aient pu échanger aucun renseignement.   Il n'y a aucune supercherie possible.

PREMIER VOLET

Nous avons emménagé dans une maison datant de 1800 il y a environ huit mois.  Ce fut précisément le premier avril 2005. 
Elle est composée de deux étages, mais seul le second est habité, le premier reste vide en vue d’une éventuelle location.  Les plafonds sont hauts et les murs dominent les pièces, dès que nous l’avons franchi, nous avons ressenti comme une présence inexplicable qui s’en dégageait.  Maintenant ce sentiment s’est estompé, nous avons dû nous en accoutumer.  On disait d’ailleurs entre nous que cette maison vivait, et qu’on s’était acceptés mutuellement tant on y sent bien, et tant l’intérieur nous reflète.

En effet cela correspond tout à fait à ce dont l’on aspire : un lieu ancien qui possède une âme, qui a un passé.  Les deux cheminées en marbre et les grandes fenêtres authentiques, que l’on n’ose pas retoucher par souci d’esthétisme malgré le froid et le vent qu’elles laissent entrer, nous le rappellent.

Le décor du premier étage est assez différent bien qu’il s’agisse de la même maison.   Les pièces sont plus étriquées, il y a des placards partout et c’est assez labyrinthique.  Les murs sont recouverts d’une tapisserie fleurie tout droit sortie d’un vieux film et le sol revêt des briques rougeâtres.

couloirAvec des amis, nous y allons souvent, attirés par le vide et la poussière des pièces qui confèrent à l’endroit une autre dimension.  Nous sommes réticents à un endroit en particulier : une sorte de buanderie située entre la salle de bain et ce qui s’apparente à un salon. Hormis l’obscurité étouffante qui y règne, il y a seulement des murs dénudés, d’une couleur marron verdâtre et quelques portemanteaux.  La vieille porte qui renferme cette penderie grince et se referme seule à moitié.

C’était un endroit parfait.  Parfait pour étudier, observer et essayer de comprendre un vécu à la fois loin et si proche de nous car inchangé.  Deux mois après notre arrivée, avec un ami que nous appellerons « S » et mon frère « R » nous décidons de nous installer dans la pièce avec une cheminée qui contient le placard pour une première séance de spiritisme.

On place le oui-ja en papier, à même le sol poussiéreux, puis on allume une bougie.  On se place tous les trois dans un coin, éclairés par la lueur de la flamme afin de se concentrer pour mieux ressentir les ambiances et les impressions de la maison.

Dix minutes passent, puis on débute la séance.  Les résultats sont peu probants, même inexistants : le verre n’a pas bougé et nous sommes déçus.

plancheJe dis aux garçons que j’ai le sentiment que cet endroit est neutre, c’est-à-dire stérile et que ici je ne pense pas qu’on pourra obtenir quoi que ce soit. « S » pense qu’il s’agit d’un problème de recueillement, il essaie de m’apprendre les techniques utilisées dans certains arts martiaux pour faire le vide dans son esprit grâce à une certaine position des mains et des jambes, ainsi que grâce à un rythme respiratoire approprié : rien à faire, je ne sens rien venir.

Puis il me propose de nous installer ailleurs.  Nous nous levons et cherchons un endroit.  On se dirige vers la buanderie, j’y entre.  Étant particulièrement réceptive aux environnements, je leur décris ce que je ressens: « de la violence, c’est épais, il y a eu quelque chose de très violent ici, je vois même du sang et une présence féminine, tout ceci est dérangeant. »

Mon frère me supplie d’en sortir, il a peur.  D’ailleurs ce sera la seule fois qu’il nous accompagnera dans nos « quêtes spirites ». Je propose à « S » de tenter le lendemain une seconde séance dans le fameux placard, car ce soir nous n’avons pas la motivation requise et il ne sert à rien d’insister mais il suffit d’être patient.

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