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Le Titanic et ses mystères

Si les prémonitions plus ou moins vérifiables se comptent par milliers, seules certaines d'entre-elles concernent des événements mondialement connus et ont été révélées avant que l'événement n'ait lieu.

C'est le cas par exemple, du roman "Futility" de l'écrivain américain Morgan Robertson qui raconte le naufrage du plus grand paquebot jamais construit par l'homme (à l'époque), le Titan.

Celui-ci s'éventre contre un iceberg avant de couler.

Ce roman a été rédigé 14 ans avant la construction du Titanic, avant même que l'on ne songe à sa conception, ce qui exclut évidemment toute inspiration d'après des informations réelles.

Le faisceau de concordances avec le drame du Titanic est particulièrement frappant.

En voici quelques-unes à titre d'exemple :

Titan

Titanic

transatlantique transatlantique
24 canots de sauvetage 20 canots de sauvetage
3 hélices 3 hélices
3000 passagers 2207 passagers
vitesse 25 noeuds vitesse 23 nœuds
déchirure de la coque à tribord déchirure de la coque à tribord
date du naufrage en avril date du naufrage entre le 14 et le 15 avril

Tant de précisions sont difficilement explicables du niveau exclusivement humain.

titanic1Morgan Robertson a pour toute explication affirmé toute sa vie avoir été inspiré par un esprit qui le guidait dans ses travaux littéraires.  La science quant à elle se borne à constater ces impossibles incursions hors des règles communément admises de l'espace-temps mais elle ne les explique pas !  Le mystère reste donc entier.

L'histoire du naufrage du fameux Titanic est bien connue de tous.  Le sujet demeure, à l'heure actuelle encore, d'un intérêt indéniable, notamment avec la découverte relativement récente de l'épave en 1985 à plus de 25 km de sa localisation supposée mais aussi avec le mythe entourant l'événement et selon lequel l'épave contenait un trésor de 300 millions de dollars de bijoux. La découverte elle-même a nécessité la mise en oeuvre de moyens très importants, tant matériels que financiers et plus d'une expédition s'est soldée par un échec.

Bien entendu, pour les équipes qui peuvent désormais sillonner les vestiges du prestigieux paquebot, l'aventure est omniprésente, les risques importants, l'émerveillement permanent, il y a une excitation bien compréhensible qui entraîne chaque individu au milieu d'une foule d'émotions. Mais l'on peut aussi supposer qu'avec le désastre épouvantable du naufrage du Titanic en 1912, lequel provoqua la mort de 1490 personnes, que l'épave devrait théoriquement abriter nombre d'esprits et que donc les possibilités médiumniques seraient intenses à ce niveau. Parmi les victimes du naufrage, 150 dépouilles n'ont pas été réclamées par les familles et reposent au cimetière d'Halifax, au Canada, là aussi pourraient donc se dérouler des communications spirites, mais probablement au même titre que tout cimetière.

Ce qui nous intéresse plus particulièrement ici, ce sont d'une part les incroyables similitudes rencontrées dans le roman de Morgan Robertson mais aussi les nombreuses facettes mystérieuses du naufrage du Titanic.

La prophétie du Titanic!

Qui ne serait tenté de crier au surnaturel, à l'intervention d'esprits, au vu des extraordinaires coïncidences qui entourent le récit de Morgan Robertson?  Rappelons d'abord les faits:

Morgan Robertson est un écrivain américain. Il est né à Oswego, dans l'état de New York, en 1861.  Les milieux maritimes ne lui sont nullement étrangers puisque dès l'âge de 16 ans il s'engage dans la marine marchande où il travaille de 1877 à 1886. Il trouve par la suite du travail dans une bijouterie mais ses problèmes de vue vont rapidement l'obliger à quitter ce poste et ce n'est qu'à partir de ce moment qu'il se consacrera sérieusement à l'écriture. Ce sont très probablement ses anciennes fonctions qui lui dictent sa spécialité puisqu'il devient spécialiste de la nouvelle et du roman maritime. Mais comme on peut s'y attendre au vu de ses études plutôt minces, Robertson est surtout un autodidacte et un homme de caractère qui finit par acquérir de solides connaissances générales, une culture étendue, une capacité d'expression et de réflexion affinées, à défaut d'être réellement un érudit, c'est un bûcheur et comme tout bon romancier, on peut facilement imaginer qu'il se documente abondamment avant de coucher ses idées sur papier. D'autre part, il ne connaît certainement pas un succès immédiat avec ses livres, il connaît de nombreuses difficultés matérielles et on peut facilement le décrire comme un marginal, un révolté contre la société de son temps. Tout ceci aura de l'importance dans l'analyse de son oeuvre.

Bon!  Mais quand même, direz-vous, ce n'est pas cela qui expliquera les coïncidences! D'autant que bien avant d'écrire "Futility", le roman désormais célèbre dans lequel il évoque le naufrage du Titan, il avoue que ses récits lui sont parfois dictés par une influence médiumnique. 

Le lecteur se référera à nos articles à propos de l'écriture automatique à ce sujet, disons seulement ici que dans certains cas, des communications médiumniques en rapport avec ce phénomène ont mis à jour des oeuvres inédites de grandes personnalités artistiques, lesquelles ont été reconnues.

On ne peut donc certainement pas exclure l'intervention médiumnique et les bizarreries qui entourent la vie de Robertson ne se limitent pas aux seuls faits exposés jusqu'ici. Nous verrons cependant que, en revanche, une bonne partie des similitudes est parfaitement explicable avec un peu de recherche et de logique. Voyons donc cela!

titanic2Or donc, aussi invraisemblable que cela puisse paraître, Morgan Robertson sort en 1898 en livre, Futility, qui évoque le naufrage du Titan (proche de Titanic), équipé d'un nombre insuffisant de canots de sauvetage (comme dans le cas réel), à cause d'une collision avec un iceberg (nouvelle coïncidence), à une date similaire (avril dans les deux cas) sur la ligne transatlantique (idem), et avec des caractéristiques techniques très semblables.  Tout ceci paraît déjà fabuleux et, nous le verrons, ce n'est pas tout!  Seulement, avant de crier au miracle, il faut considérer que Robertson, marin dans l'âme, ayant navigué sur des paquebots pendant de nombreuses années et projetant effectivement de longue date d'écrire un livre sur un tel naufrage, a certainement eu connaissance de l'article paru dans le New York Times le 16 septembre 1892 et qui dit:

"La compagnie White Star a mandaté le grand constructeur naval Harland and Wolf de Belfast de construire un transatlantique qui brisera tous les records de dimension et de vitesse. Le navire a déjà été baptisé Gigantic : il fera 700 pieds de long, 65 pieds 7 pouces et demi de large et possèdera une puissance de 45 000 CV. On prévoit qu'il atteindra une vitesse de croisière de 22 nœuds et une vitesse de pointe de 27 nœuds. De plus, il possédera trois hélices; deux seront disposées comme celles du Majestic et une troisième sera placée au centre. Ce navire devrait être prêt le 1er mars 1894."

Même si Robertson n'en a pas pris connaissance lui-même directement, il est très probable que l'un de ses proches lui ait communiqué l'article. Il est donc aussi très vraisemblable qu'il se soit inspiré de ces données pour les relater dans son oeuvre.  Au sujet de la ligne, transatlantique donc, elle était toute indiquée puisqu'il s'agissait de la ligne la plus fréquentée et donc aussi la plus opportune en ce qui concerne le prestige conféré au paquebot. 

En ce qui concerne les dates des naufrages, c'est là question de pure logique puisque dans les deux cas les paquebots sont réputés insubmersibles (pis: dans le cas du roman de Robertson, le capitaine a reçu pour consignes de poursuivre sa route même dans le cas où son navire en couperait un autre en deux, ce qui serait parfaitement envisageable vu la vitesse et la masse déplacée), cette insubmersibilité est obtenue grâce à un traitement particulier et haut de gamme (pour l'époque) à base de... titane; équipé d'autre part de compartiments étanches, rien ne peut donc lui arriver en temps de paix et seul le terrible iceberg, force de la nature par excellence, peut en venir à bout (contrairement à ce qui était présumé, à savoir: des dégâts mineurs, vanité humaine!). 

Il suffit donc ensuite de savoir que le mois d'avril est celui au cours duquel les icebergs se détachent de la banquise et le tour est joué!  Ce seraient donc bien plus les connaissances et l'expérience de l'auteur en matière de navigation qui seraient en cause qu'une coïncidence quelconque, la réalité aurait rejoint la fiction mais il n'y aurait pas réellement eu de prémonition.  Néanmoins, subsistent encore les autres points, par exemple le nombre de canots de sauvetage, insuffisant dans les deux cas.

Nous avons déjà parlé plus haut de "vanité humaine".  Il faut savoir que l'époque de Robertson est empreinte de triomphalisme technologique et scientifique, ce contre quoi l'auteur s'élève d'ailleurs dans son roman.  Le Titan, tout comme le Titanic dans la réalité, ont été conçus avec grandeur et démesure, lesquelles engendrent facilement la fanfaronnade: le navire est insubmersible, rien ni personne ne pourrait lui faire toucher le fond (pas même Dieu dira quelqu'un dans une tirade que l'intéressé aura peut-être entendu et n'aura guère apprécié!).  Dès lors, la présence de canots de sauvetage à bord d'un tel navire apparaît quelque peu symbolique, presque décorative, parfaitement inutile et c'est bien l'esprit qui règne alors à la White Star, ainsi que dans son sillage.  Mais si l'on peut évidemment déplorer ce genre de propos déplacés, ce sont d'autres raisons qui seront à l'origine de la similitude dans les deux cas.  Il se fait tout simplement que, à l'époque, la loi réglemente le nombre de canots en fonction du tonnage du navire et non en fonction du nombre de passagers, aussi invraisemblable que cela puisse paraître de nos jours.  Donc, il est aussi tout à fait normal que le lecteur moyen, loin de se douter de ces considérations, envisage ce point comme une coïncidence remarquable.

vol_bp_titanic3L'une des similitudes les plus troublantes, dans l'oeuvre de Robertson, réside très certainement dans les noms des paquebots.  Il faut bien sûr avouer que Titan et Titanic s'avère pour le moins potentiellement prophétique.  Comme pour le reste, nous avons fait les recherches qui s'imposaient et nous avons même trouvé une explication tout à fait vraisemblable qui semble couper l'herbe sous le pied des prétendus médiums:

Nous avons déjà parlé de l'alliage particulier à base de titane, mais il convient aussi d'évoquer le fait que l'époque à laquelle nous faisons ici référence utilise un système alors courant de nomenclature, fondé sur la mythologie ainsi que les langues grecque, latine et allemande.  Ainsi, la White star avait déjà lancé l'Océanic, le Teutonic, le Majestic, tous des navires rivalisant en taille, en puissance et en luxe. Ayant imaginé pour son histoire un immense paquebot sur le modèle du Gigantic, que lui restait-il comme autre nom pour traduire l'idée du gigantisme, hormis celui de Titan ?  Voilà en tous cas ce qu'argumentent les zététiciens et à juste titre d'ailleurs nous semble t-il.

Seulement voilà, nous n'en avons pas fini avec Robertson.  En effet, si la plupart des éléments de son récit, pour troublants de ressemblance qu'ils soient, sont explicables, il n'en est pas moins vrai que l'accumulation verticale et horizontale de ces éléments devient franchement singulière et fait se froncer les sourcils.

Il nous a fallu pour arriver à cette conclusion, effectuer des recherches un peu plus poussées, notamment en ayant recours au livre de Bertrand Méheust, "Histoires paranormales du Titanic", (J'ai lu n° 7939).  On y apprend entre autres que pour pouvoir être considéré comme réellement prémonitoire, la révélation doit faire l'objet d'une relation des faits par écrit qui soit préalable aux faits.  Or, il est évident que ce genre de choses est particulièrement rare puisque dans la majeure partie des cas les individus ne se rendent compte qu'il s'agit d'une prémonition à partir du moment où les faits surviennent.  A ce sujet, il semble assez évident qu'un écrivain ait plus de chances qui quiconque d'arriver à ce résultat.  Mais nous apprenons surtout que Robertson était en fait incapable d'écrire autrement que sous influence médiumnique.  Il avait parfois de ces dictées spirites qui pouvaient s'interrompre brutalement pendant des semaines et le plonger alors dans le plus grand désarroi.  Les choses se passaient donc comme si l'esprit souffleur quittait prématurément son sujet pour voguer vers d'autres taches.  Forts de cette connaissance on peut donc supposer que l'oeuvre de Robertson provient du truchement de ses propres connaissances conjuguées à l'effet médiumnique.

Dans son ouvrage, que nous ne pouvons que vous conseiller, B. Méheust évoque la certitude de ce que le naufrage du Titanic en 1912 à incontestablement provoqué "un ensemble de perceptions paranormales".  Et l'auteur étaye sa thèse en l'argumentant du récit de passagers du fameux navire qui, victimes ou rescapées, ont laissé des traces de ces expériences. 

Nous avons pu contrôler que les noms des personnes évoquées figuraient bien parmi la liste des passagers et que contrairement à ce que prétend le halo de mystère et de légende qui entoure la vie de Robertson, l'auteur de Futility ne se trouvait pas sur le Titanic.

Ce qui est intéressant de savoir également, c'est que les études qui ont été réalisées à propos de Morgan Robertson signalent que cet écrivain ne trouvait pas son inspiration, comme on pourrait le croire, dans les affaires maritimes mais bien dans les tourments qu'il éprouvait à propos du destin.  Nous avons vu qu'il se révoltait contre l'orgueil démesuré et le triomphalisme excessif de l'époque en matière de technologie et de science et ceci concourait parfaitement à lui faire respecter la tendance littéraire de la fin du XIXè siècle.  Ce ne sont donc pas seulement les coïncidences qui sont remarquables mais l'idée sous-jacente de l'accomplissement d'un destin tragique, implacable et théoriquement imprévisible.

Nous couronnerons magistralement cette idée en signalant ce que peu de gens peuvent savoir à propos de cette affaire.  Il se fait en effet que Robertson ne s'est pas contenté d'évoquer le naufrage du Titanic, la plus importante catastrophe maritime en temps de paix, il a aussi évoqué l'attaque de Pearl Harbor par l'aviation japonaise à partir des Philippines et la plus importante catastrophe maritime en temps de guerre!  Voilà un parallèle plus que troublant qui méritait d'être dit.  Signalons aussi, "au passage", que Robertson a, dans une autre et troisième nouvelle, aussi parlé de l'utilisation du radar, lequel n'existait pas de son vivant, ni même d'ailleurs à Pearl Harbor! (Un correspondant du CERPI nous a ici fait remarquer, tout à fait opportunément, que ce n'était pas absolument exact.  En effet, lors de l'attaque de Pearl Harbor, il existait bien déjà un radar et il était opérationnel.  Il s'agissait du SCR-270 ou Signal Corps Radio).  Cependant, il s'agissait d'un prototype ou disons d'un exemplaire "expérimental" dont les performances étaient très limitées.  On ne peut donc pas dire que ce même radar était d'usage courant, il en était aux prémices.  Néanmoins, pour ne terminer sur ce sujet, l'attaque nippone avait bel et bien été détectée, et dans des délais qui auraient du permettre un autre cours des événements.  Cependant, on n'a pas tenu compte des données reçues et donc ignoré l'observation radar.  Il est vrai que les militaires disaient alors que cet appareil ne faisait pas la distinction entre les appareils amis ou ennemis et détectait aussi bien des avions qu'un vol de mouettes...  Merci à Gilbert d'avoir rectifié cette petite imprécision qui, somme toute, ne change que peu de choses à l'affaire.

Il suffira de terminer en disant que ces trois nouvelles, celle du Titan et du Titanic, celle de Pearl Harbor et l'invention du radar, figurent dans un même ouvrage portant le titre générique de... "Futility" !

Or donc, nous profiterons bien volontiers des circonstances pour souligner le fait que les zététiques et autres sceptiques ont réalisé un travail méritoire de recherches afin de décrédibiliser le caractère prémonitoire de l'oeuvre de Robertson.  Ils ont eu la ténacité nécessaire pour leur permettre de trouver des explications là où les choses semblaient bien inexplicables et nous étions sur le point de nous ranger à leurs vues.  Cependant, volontairement ou involontairement, ils n'ont pas poussé leur recherche assez loin que pour en arriver aux présentes conclusions.  Nous avons dès lors beaucoup de mal à imaginer que ces mêmes sceptiques ou zététiques, qui d'habitude mettent énormément de zèle à démonter les arguments avancés dans des sites tels que le nôtre, n'aient pas été édifiés de ce que nous venons d'avancer et qui peut aisément se vérifier.  Comment ne pas croire aussi, dans ces conditions, que ces détracteurs invétérés procèdent à une analyse préorientée et qui par la négligence d'informations capitales s'apparente à une forme de supercherie honteuse, une désinformation pénible et un grave manque de respect à toutes les personnes qui leur font confiance!

Futility est paru en 1898 et a été réédité en 1912, l'année même du naufrage du Titanic!  L'auteur trouvera la mort dans un hôtel d'Atlantic City, le 24 mars 1915, assis dans un fauteuil faisant face à la mer.

Les mystères du Titanic

TitanicardBien que les faits doivent évidemment être largement relativisés en raison de l'énorme médiatisation qui a suivi le naufrage du Titanic et qui a nettement tendance à enjoliver, romancer, dramatiser ou occulter la réalité ou encore l'auréoler de mystère, il est absolument certain désormais que l'événement survenu en 1912 a provoqué un important vortex de phénomènes que l'on peut qualifier de surnaturels à défaut de pouvoir leur attribuer une terminologie plus appropriée.  Ce sont des révélations prophétiques du style de celles de Morgan Robertson (lequel n'a pas l'exclusivité en la matière!), de nombreuses coïncidences que l'on peut trouver dans les témoignages de rescapés ou même de victimes du Titanic qui auraient consulté des voyants, des hasards troublants qui ont modifié heureusement des destins qui s'annonçaient irrémédiablement tragiques, mais aussi une foule de phénomènes généralement beaucoup moins connus du grand public.  Nous citerons volontiers en exemple et pour faire suite à l'affaire de Futility, le cas du marin William Reeves.

Ce marin en question avait, comme bon nombre de ses semblables, nourri une quasi-phobie du naufrage par collision avec un iceberg à la suite du drame du Titanic.  Ce jour là, en 1935, il scrutait donc avec zèle un horizon qui était loin d'être clément et ne cessait de l'inquiéter à juste titre.  Les conditions de visibilité étaient médiocres lors de son tour de garde.  On peut imaginer la tension qui devait l'habiter, principalement entre 23h et minuit, des heures traditionnellement cruciales puisque l'accident du géant des mers avait eu lieu à 23h40 et que minuit est la fameuse "heure des fantômes" par excellence.  Peut-on parler de prémonition ou doit-on seulement imputer les faits au hasard, toujours est-il qu'à force  de fixer le trajet que doit emprunter le bateau et en raison des mauvaises conditions climatiques, le matelot n'y tient plus: il ne distingue plus rien, sa vue se brouille, mais au lieu de demander de l'aide, de veiller éventuellement à son remplacement, il utilise directement les grands moyens et sonne carrément l'alarme!

On ne tarde cependant pas à se rendre compte que, sans doute sans trop le savoir, il a parfaitement bien fait car le navire se trouve à quelques mètres à peine d'un énorme iceberg.  L'histoire raconte qu'il a fallu neuf jours aux brise-lames pour dégager le bateau qui était entouré d'un réseau de glaces flottantes qui auraient tôt fait de découper sa coque comme une vulgaire boîte de conserve.

Tout ceci ne serait qu'une anecdote parmi tant d'autres si le bateau en question ne s'était pas appelé le Titanian et si William Reeves n'était pas né le jour même du naufrage du Titanic...

Il existe également, à propos du Titanic, toute une embrouille qui semble reposer sur un fond de vérité et qui met en scène, très indirectement il est vrai, le tsar de Russie Nicolas II.  Nous vous en passerons les détails que vous pourrez trouver en consultant: l'affaire Loraine Allison.  Nous n'épiloguerons pas sur cette affaire qui nous amènerait trop loin mais nous retiendrons l'idée, apparemment nettement suggérée, selon laquelle des affaires louches se seraient déroulées entre le capitaine Smith et certains membres de l'équipage qui auraient reproché à ce dernier de naviguer beaucoup trop vite et lui auraient infligé une forme de chantage.  Bien que l'on ne connaîtra probablement jamais la vérité absolue, il est certain que la vitesse figure parmi les causes principales du naufrage du Titanic et presque certain que celui-ci tentait de remporter le ruban bleu pour le record de vitesse, détenu jusque là par le Mauretana.  Toujours est-il que Morgan Robertson, encore lui, présente dans son roman sur le Titan une situation très similaire.  La capitaine du Titan, qui porte le nom de... Smith (hé oui, encore une similitude) achète le silence de l'un de ses subordonnés à coup de bouteilles de whisky!

Remarquons aussi au passage un point volontiers passé sous silence par les sceptiques et zététiques: l'auteur de Futility a mis en scène un bateau au nom très proche de Titan, victime d'une collision avec un iceberg lors de son quatrième voyage, tout comme dans le cas du Titanic.  Il s'agirait donc d'une coïncidence de plus qui se double encore lorsque l'on évoque le fait que Robertson signale le mauvais fonctionnement ou l'absence de fonctionnement des cloisons étanches comme cause (parmi les causes) du drame.  Il semble qu'il faille avoir une fameuse dose de négativisme pour pouvoir nier un tel concours de circonstances!

resserver1...et le Titanic n'a pas fini de nous étonner au rayon des mystères!  Nous n'allons pas épiloguer sur chacun des phénomènes troublants qui accompagnent l'histoire du géant des mers, bien que nous pourrions y revenir ultérieurement, mais nous allons en citer quelques uns parmi les plus fameux.

Le Coeur de l'Océan...

...est un joyau réel, authentique, un diamant bleu sombre qui pesait ses 112 carats à l'origine.  Des médias de l'époque annoncèrent que ce fameux diamant, d'une valeur de plus d'un million et demi de francs lourds se trouvait à bord du Titanic.  Il y avait cependant un revers à cette médaille car on prétendait qu'il portait malchance et que chacun de ses propriétaires successifs avait connu une fin tragique.  Essayons d'y voir plus clair.

Le Coeur de l'Océan, tel qu'il fut surnommé (ou Hope = espoir en anglais) est aujourd'hui exposé au Smithsonian Institution de Washington. Et la chronologie des faits semble donner raison à la légende. Il aurait été dérobé en Inde sur une statue de la déesse Shiva. Ce qui laisse déjà présumer des suites, mais n'anticipons pas!

Jean-Baptiste Tavernier, un grand voyageur, le rapporte en France pour le vendre à Louis XIV qui le fait retailler. Plus tard, Louis XV le fait monter sur le collier de la Toison d'or. Mais ce n'est qu'avec Louis XVI que la malédiction se déclenche et les amateurs d'histoire connaissent sa fin tragique.   Le diamant est à nouveau volé en 1792.

Il réapparaît à Londres au début du XIXè siècle dans les mains de Hendriks Fals, lequel vient de le voler à son père, un joaillier d'Amsterdam. Celui-ci meurt de chagrin et le fils, pris de remords, se suicide.

Le joyau rejoint ensuite la collection de Henri Philip Hope, en 1901 et ce dernier lui lègue son nom.  Faut-il voir dans cette paternité et  l'homonymie particulière qui l'accompagne ce qui épargna ce dernier propriétaire, nul ne peut le dire, toujours est-il que, pour cette fois, la malédiction n'opère pas.  Mais le propriétaire suivant, Jacques Colot, se suicide peu après l'avoir acheté.

On croirait vivre un conte de fées lorsque les Folies Bergères voient l'arrivée du diamant au cou de Mademoiselle Ladres, une danseuse du célèbre établissement. C'est un prince russe que le lui a offert, comme dans la plus pure tradition romantique. Elle est assassinée par un jaloux qui rompt le charme et le trésor maudit disparaît à nouveau.

Un joaillier grec le propose alors à Abdul-Amid, un cruel sultan ottoman, et vlan! deux morts de plus? Hé bien non!  le joaillier meurt bien dans un accident de la route mais le sultan est chassé par son peuple en 1909, mais ne périt pas.

On s'aperçoit ensuite que les médias avaient tort de prétendre le bijou à bord du Titanic puisque dans ce cas, il aurait été au fond de l'océan.  En effet, «L"Humanité"» du 19 avril 1912 affirme que le collectionneur Salomon Habib a pu le vendre au marchand Rosenau, ce qui n'empêche pas l'affaire de tomber à l'eau car il meurt noyé...

Au cours de ses nombreux voyages, la taille du diamant s'est réduite et il ne fait plus guère que 45 carats environ.  Mais il n'en est pas moins toujours l'une des cinq pierres les plus précieuses au monde et Pierre Cartier, que l'on ne présente plus, l'achète en 1909, (oui!  Il y a là un rouage qui coince dans la chronologie, nous avons remarqué!) très probablement dans le but d'intéresser  Mrs Evalyn Walsh MacLean, qui n'est pas vraiment dans le besoin car elle est la fille d'un chercheur d'or chanceux et femme d'un richissime héritier.

En 1912 (décidément une date remarquable!), Cartier parvient à leur faire acquérir le diamant bleu. Mais afin de contrer la malédiction, le célèbre diamantaire doit s'engager à reprendre le bijou en cas de malheur.  Et comme deux précautions valent mieux qu'une, Mrs Walsh MacLean le fait bénir par Monseigneur Russel. C'est alors que, de manière très théâtrale, un orage éclate pendant que l'évêque se prépare.  C'est peut-être cet orage qui ponctue l'effet "exorcistique" (d'accord: ce terme n'existe pas, nous le savons aussi!) car la malédiction semble se dissoudre enfin et Mrs Walsh MacLean n'a pas embarqué sur le Titanic comme elle devait le faire. On ignore les raisons qui l'ont poussée à renoncer à son voyage, mais on est certains que c'était une très bonne idée!

Un trésor de 305 millions d'euros en bijoux...

Confusion avec le fameux diamant dont il est question ci-contre ou affabulation, quoi qu'il en soit, une légende tenace prétend que le Titanic serait porteur d'un trésor de cette valeur.  En fait, ce qui est exact c'est que la plupart des objets de valeur des richissimes passagers de 1912 avaient la possibilité de les mettre en sûreté dans un coffre-fort du paquebot.  Apparemment la légende s'arrête là et les expéditions qui explorent actuellement l'épave n'ont à ce jour rien rapporté de réellement précieux.  Mais il est permis de rêver...

La malédiction de la momie...

En 1910, l'égyptologue britannique Douglas Murray acheta la momie d'une princesse qui avait vécu vers 1600 avant Jésus-Christ. Elle avait été trouvée dans le temple d'Amon-Ré, le dieu du Soleil chez les Égyptiens. On prétendait que cette momie jetait un sort sur ceux qui troublaient son repos, mais l'égyptologue refusait de croire à ces «bêtises».

La suite allait lui donner tort. L'Américain qui avait vendu la momie à Murray mourut dans un accident. Pendant le voyage vers l'Angleterre, deux collègues de Murray qui l'avaient aidé à transporter la momie succombèrent brutalement. Puis, deux Égyptiens qui avaient touché le corps de la princesse moururent à leur tour.

Quand Murray lui-même eut un accident de chasse et qu'on lui coupa un bras, il décida de se débarrasser de la princesse.

La momie fut alors confiée au British Museum, le plus grand musée de Londres. Le gardien de la salle où elle était exposée fut trouvé mort dans son lit. Un photographe venu la prendre en photo fut victime d'une crise cardiaque. Le British Museum envoya alors la momie à un musée à New York. Mais elle n'arriva jamais jusqu'aux États-unis : le bateau sur lequel elle avait embarqué s'appelait le Titanic!

Pour être exacts, il convient de signaler que nous n'avons pu vérifier ces informations jusqu'ici et que, lors de la redécouverte du Titanic aucune momie ne fut trouvée.

Le vaisseau fantôme...

naufrageCertains points relatifs au naufrage du Titanic n'ont rien d'une légende.  Ainsi, l'événement en question marque aussi la première utilisation du code morse S.O.S. (qui signifie "save our souls = sauvez nos âmes!), la tragédie engendrera aussi d'importantes modifications dans la réglementaire en vigueur dans la marine et désormais le nombre de canots serait calculé en fonction du nombre de passagers et un système de communications permanentes allait être établi avec utilisation d'une batterie de secours.  Autant de choses qui avaient cruellement manqué au moment des faits, bien que cela ne soit pas là les seules négligences loin s'en faut, mais nous y reviendrons. 
Il faut savoir, en ce qui nous concerne, qu'alors que les choses étaient au plus mal, le Titanic a bien entendu envoyé des messages de détresse.  De nombreux navires sillonnaient l'océan à des distances diverses.  On tenta d'obtenir leur aide par radio mais aussi au moyen de fusées éclairantes.  Nous passerons sur le fait que pour bien des bateaux, la distance à parcourir était trop importante que pour espérer sauver grand monde et c'est effectivement ce qui se passa puisque rares furent les rescapés qui parvinrent à supporter l'eau glacée jusqu'à l'arrivée des secours; et que pour d'autres le danger causé par les icebergs était trop important.  Mais il semble qu'il y eut un fameux embrouillamini dans les diverses interprétations des capitaines respectifs.  Certains ne crurent pas que ce qu'ils apercevaient au loin était bien le Titanic, parce que la position ne correspondait pas et que ce qu'ils voyaient ne correspondait pas non plus aux dimensions du géant des mers.  D'autres prirent les fusées éclairantes pour des feux d'artifice et s'imaginèrent qu'il y avait fête à bord.  En fait de fête, celle-ci battait effectivement son plein, mais on ne pouvait pas dire qu'on rigolait beaucoup et s'il ne s'agissait là d'un humour (noir) très discutable nous dirions que beaucoup de "festoyeurs" burent certainement plus que de raison!
Mais il y eut tout un procès, après le drame, afin de savoir quel était ce fameux bateau qui se trouvait non loin du Titanic, s'en approchant même et puis qui disparut sans donner signe de vie, sans s'identifier et surtout sans venir prêter main forte aux malheureux!  On suppose qu'il s'agissait d'un bâtiment norvégien qui circulait clandestinement, un nom a même été avancé mais l'enquête n'a jamais abouti et l'affaire reste un mystère.  Un mystère qui n'a très probablement rien de surnaturel mais un de plus à l'actif de cette catastrophe.

Mais comment est-ce possible?

La question probablement la plus fondamentale réside dans le fait de savoir comment les choses se sont passées.  Pourquoi, dès le voyage inaugural, un navire prestigieux, le plus grand de tous les temps à l'époque, conçu pour accueillir des milliers de richissimes (pour la plupart) passagers, un bateau que l'on disait insubmersible et donc virtuellement fiable à... 200% a pu finir par couler aussi lamentablement et aussi facilement si l'on s'en réfère à sa réputation.
Bien sûr, comme souvent en pareil cas, les théories les plus échevelées virent le jour.  Elles mettent très nettement en oeuvre la composante religieuse et dans le cas présent, il nous semble qu'il faille surtout imputer la négligence, les concours de circonstances, la folle insouciance humaine et sans doute aussi le triomphalisme technologique et scientifique démesuré de l'époque.  Nous nous contenterons de souligner, à ce propos, que certains feraient bien de méditer sur les conséquences d'un tel comportement et que, toutes proportions gardées, on pourrait appliquer cela à ceux qui, aujourd'hui encore, vouent une confiance aveugle dans les progrès retentissants et les belles certitudes du domaine.

Le blasphème n°1...

Une des légendes les plus répandues fut liée directement au sectarisme de la ville de Belfast où le bateau fut construit. Il était suggéré qu'on avait donné à ce bateau le numéro «3909 04» ce qui donnait quand on le lisait dans un miroir, no pope (pas de pape), un slogan sectaire attaquant les catholiques, qui était (et reste) largement utilisé par provocation par les extrémistes protestants d'Irlande du Nord. Dans ce sectarisme extrême du nord-est de l'Irlande (l'Irlande du Nord elle-même ne fut créée qu'en 1920), le naufrage du bateau, quoique déploré, fut prétendu devoir être mis sur le compte de l'anticatholicisme de ses constructeurs.

Le blasphème n°2...

Lors de l'embarquement à Southampton, un membre de l'équipage du Titanic aurait dit: "Dieu lui-même ne pourrait pas couler ce navire".  Ce à quoi un passager aurait répondu: "Dire qu'un navire est insubmersible, c'est lancer un défi à Dieu".  Voilà qui est clair et net et qui résume bien la situation.  Bien sûr, dans l'optique d'une enquête du CERPI, on ne peut pas se baser sur de telles allégations.  Nous laisserons donc simplement le soin aux lecteurs de croire ce qu'ils voudront.
Venons-en maintenant aux causes "tangibles" du naufrage, nous verrons là qu'il y a aussi matière à discussion...
Comme si le reste était limpide!

L'avertissement...

Faisant suite à ce qui vient d'être dit, les superstitieux verront sans doute l'avertissement du New York comme un signe divin de la dernière chance...
À 12h00, heure de son départ pour la traversée inaugurale, le Titanic s'écarta doucement de son quai du port de Southampton en dérivant à l'aide de cinq remorqueurs. À bâbord, les turbulences provoquées par les puissantes hélices firent tanguer le New York, un navire amarré juste à côté. Le déplacement d'eau causa une telle tension que les amarres se rompirent. Alors que le Titanic prenait de la vitesse, l'arrière du New York, commença à dériver en direction de la poupe du Titanic, mais le commandant de bord arriva à éviter de justesse le New York.

Le gouvernail...

Et pourtant, s'il n'y avait eu tant d'insouciance, le capitaine du Titanic n'aurait-il pas déjà du s'apercevoir en l'occurrence que le navire avait un problème de gouvernail?  En effet, l'enquête détermina que lorsque l'iceberg "tueur" fut enfin aperçu, 37 secondes furent nécessaires entre le moment où l'on actionna le gouvernail et celui où le Titanic commença à dévier! Il était donc clair que le gouvernail, trop petit pour les dimensions du navire, n'était pas approprié.  Il s'agit manifestement d'une grosse erreur de conception, lourde de conséquences!

Le personnel...

Insouciance, confiance excessive et déplacée que celle qui règne dans le sillage du Titanic: certaines sources font état de faits inconcevables.  Ainsi, des ouvriers auraient embarqué à bord du navire pour leur première prestation, sans savoir quelle tache leur serait attribuée et, inversement, sans que l'on ne sache s'ils pourraient les mener à bien.  Des membres de l'équipage, voire même des officiers ne connaissaient pas les plans du bateau, du moins pas suffisamment que pour pouvoir s'y déplacer de manière réellement efficace et opérationnelle.  Dès le départ, il y aurait eu le feu à bord du Titanic, au niveau des chaudières.  Pas plus que les passagers ne s'aperçurent de l'impact avec l'iceberg, ils ne surent rien de cet incendie qui subsista jusqu'au moment du naufrage, lequel y mit fin avec une efficacité redoutable!  L'excellent site sur le Titanic rectifie cette information en stipulant que l'incendie s'arrêta de lui-même dans le courant de l'après-midi du 13 avril, lorsque tout le charbon de la chaudière concernée fut consumé.  Mais cela change peu de choses d'autant que cela n'eut aucune influence sur le naufrage.

La radio...

A l'époque du Titanic, la radio ou plutôt la T.S.F. en est encore à ses balbutiements. Pourtant, on l'utilise déjà entre bateaux pour signaler des dangers potentiels tels que les icebergs, envoyer des messages de détresse et pour les communications des passagers.  Malchance pour ceux-ci, il y a eu une panne dans les transmissions et tout un paquet de messages reste en souffrance, que les préposés s'affairent à réacheminer dès que les choses rentrent dans l'ordre.  Mais ineptie profonde de la part des mêmes préposés qui iront jusqu'à négliger six messages annonçant des bancs de glace sur la route du Titanic!  Ils étaient trop occupés à distribuer les messages reçus du continent.  Cependant, un fait curieux survint à un moment fatidique.  Le Californian prit contact avec le Titanic pour l'avertir du danger vers lequel il se dirigeait.  Le radio lui coupa la parole brusquement: "Dégagez!  Taisez-vous! Vous brouillez mon trafic radio, je suis en liaison avec la station de Cape Race!".  L'opérateur écoutera alors le trafic du Titanic pendant encore quelques minutes avant de raccrocher à 23h30...
Le pire de l'histoire est que l'on sait que l'accident dramatique survint à 23h40!
Les cartésiens rétorqueront qu'il y a un flottement d'une dizaine de minutes entre les heures, mais 23h40 est aussi l'heure à laquelle William Reeves s'écria en 1935 "Iceberg droit devant" à bord du Titanian, ce fameux Reeves qui était né le 15 avril 1912, jour du naufrage du Titanic...   En fait, il n'avait rien vu du tout.  C'était seulement une sensation.  Une sensation épouvantable, bien sûr...

Le drame des canots et radeaux...

On le sait, les canots de sauvetage étaient en nombre insuffisant pour assurer l'évacuation d'un navire tel que le Titanic. Pourtant, ce dernier était en règle avec les normes de l'époque car le nombre de canots était calculé en fonction du tonnage du bâtiment et non celui des passagers.  Il s'agit bien sûr d'une ineptie et quand on voit les choses avec du recul on se demande comment il est possible d'être aussi stupide.  Encore une fois: triomphalisme excessif à la technologie, les canots étaient "inutiles" puisque le Titanic était insubmersible!

Il convient cependant de relativiser cette information.  En effet, il était communément admis et non sans fondement, que même si le navire avait été suffisamment équipé en la matière cela n'aurait guère changé les choses car on n'aurait pas eu le temps de mettre la totalité des canots à la mer avant le naufrage.  Il faut en effet aussi se rendre compte qu'il n'est pas si simple d'évacuer plus de trois mille passagers surtout quand on sait que la totalité du naufrage a duré environ deux heures "seulement"!  La panique n'arrange pas les choses, bien au contraire et certains officiers ont du tirer des coups de feu afin d'empêcher des débordements.  Mais deux points diamétralement opposés sont à tenir en ligne de compte:
Dans l'habitacle même, bien peu savaient ce qui se passait dehors et tout avait été prévu pour que la soirée se poursuive comme si de rien n'était, l'orchestre continuait de jouer, les bars était toujours en fonction, les salles étaient toujours allumées et chauffées.  Mais cela eut aussi un effet pervers sur le déroulement des opérations car c'est ainsi que de très nombreux passagers ne comprirent la situation que fort tard avant de se rendre sur le pont et que les canots venaient à manquer.  Par ailleurs, beaucoup de gens préféraient la douce quiétude de l'intérieur de ce navire somptueux et réputé insubmersible à tout ce qui pouvait se passer dehors.  Comme on les comprend!  Mais c'est aussi la politique de l'autruche!
Au dehors, sur le pont, c'était la débâcle la plus lamentable qui soit.  Certains se jetaient par dessus bord, d'autres se battaient pour prendre place dans les canots qui finissaient à l'eau alors qu'ils étaient loin d'être remplis.  On se souviendra que l'un des canots ne comportait que 12 personnes à bord (les canots pouvaient en emmener 65!).  Les femmes et les enfants étaient prioritaires mais redoutaient le plus souvent une descente nocturne, précipitée et dans un bruit d'enfer, sur plus de 20m (des portes rendant l'accès plus facile n'ont jamais été ouvertes!).  De peur de mouvements de panique qui auraient fait chavirer les canots, on peut considérer qu'aucun de ceux-ci ne fit demi-tour pour aller à la recherche d'autres rescapés, bien au contraire y eut-il des coups de rames perdus à l'adresse de malheureux qui essayaient d'y monter...
Belle technologie, le Titanic était le mieux équipé du monde pour son époque.  Il était totalement conforme aux règlements en vigueur, disposait des avancées scientifiques les plus pointues et d'une fière arrogance coupable.
Si bien étudiée ait été la coque du bateau, sa composition n'offrait qu'une piètre résistance au froid à cause de la présence de soufre.  L'iceberg ne la perfora pas comme on le croit souvent, mais la pression exercée déforma les plaques et endommagea sérieusement les rivets, laissant alors entrer de grandes quantités d'eau.  Les cloisons étanches n'étaient pas conçues de manière optimale.  Il y eut de nombreuses négligences (les vigies n'avaient pas de jumelles, oubliées au départ, une clé du nid-de-pie avait disparu, inconséquence vis à vis des communications radio, incompétence des ingénieurs, minimisation abusive des faits, oubli du capitaine lui-même (entraînement au sauvetage), etc.
Autant de bêtises coupables et gravissimes dans les conséquences.  Mais "errare humanum est, perseverare diabolicum".  L'expérience aura servi?
Nous nous permettons d'en douter.  Nous aurions tendance à accorder plus de fiabilité à la médiumnité authentique qu'à une science ou une technologie bien souvent prise en défaut.
Une science qui critique beaucoup la médiumnité...

Histoires paranormales du Titanic

histoires_paranormalesC'est sous ce titre: "Histoires paranormales du Titanic" qu'est paru l'excellent livre de Bertrand Méheust, sociologue qui se consacre à l'histoire de la parapsychologie et mène une réflexion épistémologique sur les tabous de la connaissance, que l'on ne présente plus tant il a déjà publié sur les sujets du paranormal.

Il est incontestable qu'il s'agit là d'un livre que tout passionné du drame du Titanic et des affaires de l'étrange se doit de posséder dans sa bibliothèque. C'est vraiment un incontournable et nous vous le conseillons donc vivement (Éditions "J'ai lu" - aventure secrète, disponible en format de poche dans toutes les bonnes librairies et en grandes surfaces).

"Auriez-vous embarqué sur le Titanic si on vous avait prédit une catastrophe"?

 Tel est le sous-titre et il présente bien l'idée générale. Nous vous avions dit que le naufrage du célèbre paquebot s'était accompagné d'une foule d'éléments paranormaux, c'est ici l'occasion de le vérifier, témoignages abondants et référencés à l'appui. En effet, l'auteur a recensé des dizaines de témoignages de personnes qui avaient ressenti d'étranges sentiments avant la catastrophe, en avaient fait état à des proches ou leur en avaient fait part dans une correspondance datée, antérieure au faits, des témoins se sont prononcés pour attester de la véracité des choses. Dans certains cas, ces prémonitions furent salutaires et ces gens, avertis par une force occulte, annulèrent leur voyage. Mais beaucoup d'autres ne crurent pas à ces voix, ces prémonitions ou ces sentiments et connurent la fin tragique que l'on sait. Voilà pour ce qui est du commun des mortels, mais que dire de ces voyants qui purent décrire avec force détails toutes les circonstances du naufrage, donner une description fidèle du bateau, son nom presque exact, la cause de l'accident, etc.?
"Histoires paranormales du Titanic" est un livre que tout amateur des sujets abordés au CERPI se devrait de lire en priorité car il est plus que troublant, il semble attester de la réalité médiumnique. Encore une fois, par prudence, il nous faut souligner le verbe "semble" car, évidemment, rien n'est jamais sûr. Il sera facile de rappeler, par exemple, que Morgan Robertson avait sorti son livre "Futility" en 1898, soit quatorze ans avant le naufrage du Titanic. Rappelons aussi que l'auteur y met en scène un bateau qu'il nomme "Titan" et dont les caractéristiques sont étrangement proches de celles du géant qui subira son triste sort, le même que celui du Titan et dans les mêmes conditions. Quatorze ans, voilà qui est largement assez pour que bon nombre de personnes aient lu l'oeuvre de cet écrivain prophétique, se soient imprégnés de l'histoire, aient retenu, même inconsciemment, les détails qui y figuraient et établissent donc un parallèle. Il est possible en effet que cela ait suscité des malaises chez certains, des malaises inexplicables car eux-mêmes avaient oublié la narration imaginaire de Robertson et que ce soit donc en toute bonne foi qu'ils aient attribué des origines mystérieuses à leurs ressentis. On ne pourra pas le nier puisqu'il s'agit de faits désormais historiques. Cependant, il ne faudrait pas oublier pour autant que "Futility" avait été dicté à l'auteur par voie quasi médiumnique (une partie de son récit provenant aussi de ses connaissances propres en matière maritime, rappelons le aussi par souci d'authenticité et d'exactitude). Il restera toujours impossible, cent ans après, de déterminer avec précision l'impact que le livre de Robertson aura eu dans cette affaire. Toutefois, en raison du nombre de témoignages et de celui des victimes (1490 - sans compter les 150 disparus dont la dépouille ne fut pas réclamée par la famille) il serait assez invraisemblable que TOUS, sans exception, aient lu Futility! Il ne faut en effet pas se contenter de compter les victimes puisque bien plus de personnes furent concernés par le voyage mais que toutes n'ont pas embarqué. La prétendue insubmersibilité du navire en a convaincu plus d'un de ce que leurs ressentis n'étaient aucunement fondés. C'était impossible!
Il y a un autre point qui m'oblige à vous présenter le livre de Bertrand Méheust comme relatant des faits réels: il s'agit de mon propre vécu. Bien sur, je n'ai pas embarqué sur le Titanic (Hé ho! Je ne suis tout de même pas si vieux, quoi?), mais j'ai vécu au moins une affaire similaire et les faits sont eux aussi plus que troublants. Vous trouverez cette histoire à la page sur l'accident. il s'agit bien d'une force surnaturelle qui m'a averti. C'est une autre histoire que de pouvoir déterminer en quoi elle consiste. Un guide? Un ange? Je ne sais pas avec exactitude. Mais il est impossible que cela m'ait été suggéré par le biais de quelque élément naturel.
Bien sûr, on pourrait dire que j'aurais pu voir l'une ou l'autre émission relatant des accidents de moto. Mais pourquoi cet avertissement, très compréhensible, très clair en fait, aurait-il du survenir justement ce jour là, précisément avant de prendre la route? En quoi les accidents des autres auraient-ils forcément impliqué le mien? De toute façon, même ces éventualités n'expliqueraient en rien le type de communication reçue alors. Le sentiment était très fort, il ne s'agissait pas d'une vague impression mais d'une quasi certitude contre laquelle j'ai du lutter, comme l'ont fait (à tort aussi) de nombreuses victimes du Titanic. Il est effectivement regrettable que l'on n'accorde pas plus d'importance aux messages qui nous parviennent de l'au-delà, tout comme l'on néglige trop souvent aussi les messages que nous dictent notre physique et dénotent des travers à corriger pour notre santé (notre corps nous "parle", à sa façon certes, mais elle est tout à fait compréhensible!)
Mais revenons-en au livre de Bertrand Méheust, "Histoires paranormales du Titanic": il regorge d'éléments relatifs à la tragédie. Des éléments dont nous avons déjà relaté une partie mais aussi d'autres tout aussi troublants et devant lesquels il n'est pas permis de rester indifférent. On dira sans doute que ce serait faire trop de cas de l'aspect religieux des choses, mais il est indiscutable que le Titanic a su s'entourer d'une foule d'éléments qui pouvaient s'apparenter à autant de défis au divin, blasphèmes et sacrilèges, des défis parfois complètement explicites et directs. Nous n'épiloguerons pas sur ce point que n'apprécieront pas forcément les athées ou les agnostiques, contentons-nous donc simplement de le citer. Ce genre de choses a néanmoins rarement porté chance!
Le livre dont il est ici question présente aussi les travers de la société d'alors (pas toujours si éloignés de l'époque actuelle d'ailleurs!) et les manquements coupables de la White Star, autant d'éléments qui, d'une certaine manière, rejoignent assez bien les précédents.
Ce qui est certain, c'est qu'il s'agit ici d'un travail remarquable de compilation. Nous sommes en présence d'un véritable recueil d'éléments qui tendent à prouver que le naufrage du Titanic ne pouvait en aucune façon être considéré comme un "banal" accident, une escale traditionnelle du destin. S'il est vrai que quelques témoignages pourraient trouver une explication rationnelle, il ne s'agira jamais de la totalité et l'on n'en exclura qu'une très petite partie.
Le meilleur moyen de vous en assurer, c'est évident, sera d'acheter le livre et de le lire.
Vous aurez alors la certitude que la parapsychologie est encore très loin de... tomber à l'eau!
Même si, pour d'autres, elle les laisse de glace...