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Arnaud Stouffs

journal_campagne_StouffsNous avons rencontré ce samedi 12/11/11 dans les locaux bien connus du Pass à Frameries (Mons-Borinage, en Belgique), un jeune artiste, à la fois écrivain et dessinateur (de talent) qui proposait à la fois une séance de dédicaces de son livre: "Le Journal de Campagne du Capitaine Crapaud", laquelle fut précédée d'une interview, et à la fois une petite exposition de ses oeuvres.  Le mot "oeuvres" en l'occurrence, n'est pas exagéré vu le coup de crayon de notre gaillard.  Mais de quoi parlons-nous au juste?

Il y a peu, on pouvait lire dans le site de Frameries: http://www.frameries.be l'article suivant, qui en disait déjà long sur son premier tome:

Ça y est, le premier ouvrage d’Arnaud Stouffs est sorti ! Dans le cadre de la Quinzaine « Devoir de Mémoire en Borinage » organisé par l’Administration Communale et l’ASBL Territoires de Mémoire, le Centre Culturel a apporté son soutien à l’auteur-artiste framerisois Arnaud Stouffs à l’occasion de la sortie de son premier ouvrage, sorte de grimoire, « Le Journal de Campagne du Capitaine Crapaud »… Une exposition rassemblant les crayonnés originaux, ainsi que certains objets et ouvrages ayant inspiré l’auteur, était organisée au Centre Culturel de Frameries du 22 novembre au 5 décembre. Plusieurs séances de dédicaces ont eu lieu où le jeune créateur put rencontrer ses nombreux « premiers » fans…
Mais finalement, que renferme ce fameux Journal ?
Des Bobottes, des Kobolds, des marchands de loques, des voleurs de métal, des fées, des sorcières, des fantômes… Tout le monde a déjà entendu parler de ces étranges mais non moins merveilleuses créatures du pays minier… Mais qu’en savons-nous exactement ?
Observations, enquêtes, témoignages, schémas détaillés, illustrations, plans,… Leur mode de vie, leurs mœurs, leur vie amoureuse, comment les rencontrer ou s’en protéger…
Contes, superstitions, croyances. Le Journal de Campagne du Capitaine Crapaud est un projet d’une série de livres fantastiques dont le premier tome vous narre les mythes de la région des terrils sous la forme d’un carnet de route illustré.
Disponible au Centre Culturel de Frameries, chez Ligne Claire, Bd World ou sur le site de l’auteur www.andrasta.eu au prix de 30€
 
On trouvait dans le même site, un peu plus tard: 

Vous voulez découvrir le 2ème tome d’Arnaud Stouffs ? Rendez-vous au Centre Culturel de Frameries qui vous présentera le second ouvrage de l’artiste framerisois : Le journal de Campagne du Capitaine Crapaud – Tome 2. Sa sortie est prévue pour la mi-novembre 2011.

Ce livre est la suite du recueil précédent. On y découvrira l’évolution des sorcières régionales (du temps des Nerviens jusqu’aux sorcières modernes), les démons qui effrayaient nos aïeux ainsi que les spectres qui hantent les lieux isolés dès que la nuit est tombée. Des sorts, des formules pour chasser les mauvais esprits, où rencontrer ces êtres extraordinaires et comment s’en protéger, tout cela (et plus encore) figurera dans ce tome 2.Depuis la sortie de son premier ouvrage, Arnaud Stouffs connaît une ascension plus qu’importante. En effet après avoir sorti « Le journal de campagne du capitaine crapaud » en néerlandais, il est de plus en plus sollicité dans les festivals de BD internationaux. Rappelons que le Tome 1 est toujours disponible au Centre culturel de Frameries.

L'AVIS DU CERPI

Journal de Campagne du Capitaine StouffsIl n'y a pas à discuter, les deux tomes sont d'excellente facture, proposés en cartonné, richement illustré des dessins très réussis de l'auteur.  Notre homme, bien sympathique au demeurant, a la tête bien sur les épaules et ne raconte manifestement pas n'importe quoi.  Il a l'honnêteté de dire que si une bonne partie de ses écrits s'inspire d'une documentation solide, une grande part est issue de sa seule imagination.  Il ne faut donc pas prendre le contenu au pied de la lettre, même si beaucoup de points sont corrects, en matière dont il est ici question s'entend.  Nul doute qu'il se base sur une solide expérience, de nombreuses recherches, des visites en des lieux prédestinés et de circonstance.  C'est ainsi que nous avons pu juger de l'opportunité de ses réponses lors de l'interview qu'il accordait précisément devant nous lorsque nous sommes arrivés au Pass.

"Oui, c'est vrai, dit-il, les dessins de mes sorcières sont empreints d'un érotisme à fleur de peau.  Les sorcières sont souvent représentées nues ou presque nues.  Ce n'est pas une fantaisie d'artiste: les sorcières, qui évoluent encore aujourd'hui en nombre et un peu partout (nous ne pouvons que lui donner raison à ce sujet, même si cela peut paraître abberrant à première vue*) doivent souvent faire abstraction de leur pudeur afin de se livrer à leurs sabbats ou autres activités qui leurs sont propres.  On considère, dans leur domaine, que ce point constitue un impératif relatif à la pureté des incantations, etc.  Par ailleurs, les sabbats sont supposés se faire avec la participation, au moins virtuelle, du diable et, le cas échéant, il faut que chaque sorcière soit pleinement disposée à lui rendre hommage d'une manière qu'il est facile de concevoir."

L'artiste, qui s'est ensuite montré très disponible et agrémentait ses dédicaces de dessins réalisés sur le vif, ajoutait l'air un peu coquin: "D'ailleurs, le fameux balais de la sorcière n'est pas seulement leur "véhicule" tradtionnel, il a aussi une autre utilité pour ces demoiselles.  On n'y pense pas forcément tout de suite, mais on peut se permettre le clin d'oeil." 

* NDLR: Au cours de nos enquêtes, nous sommes assez souvent confrontés à des sorcières ou, en tous cas, à des personnes qui se présentent comme telles.  De là à prétendre qu'elles disposent réellement de pouvoirs, il y a un pas que nous ne nous permettrons pas de franchir a priori.  Certains n'hésitent pourtant pas à prétendre que certaines d'entre elles peuvent effectivement exercer des influences plus ou moins marquées, à distance de surcroît.  Ce point a été indirectement établi par plusieurs personnalités de notre entourage ou de notre connaissance qui, se basant sur des cultes généralement africains, affirment que la sorcellerie n'est pas un vain mot, pas seulement une superstition.  Tout étant probablement une question de culture et de sociologie.  En tous cas, notre petite escapade au Pass aura été pleinement profitable.  Non seulement nous en revenons avec deux livres intéressants et beaux, qui agrémenteront encore notre biblothèque déjà bien fournie (c'est le moins que l'on puisse dire!), avec aussi une petite connivence dont on reparlera, et... une personne à même de réaliser des conférences sur le sujet - apprentie chamane pour ne rien gâcher.  Voilà qui en intéressera plus d'un et ouvre encore des portes.

Nous vous proposons ici un diaporama de notre visite au Pass, une quarantaine de photos des oeuvres d'Arnaud Stouffs et l'un ou l'autre souvenir de l'exposition.