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Merlin - l'enchanteur

Merlin (L'enchanteur), que tout le monde connaît par le dessin animé de Walt Disney, est une personnalité de la sorcellerie par excellence, comme vous n'allez pas tarder à le découvrir dans ce dossier. Mais il est aussi un peu devenu la mascotte du CERPI. Ne nous y méprenons pas cependant: le CERPI est un groupement sérieux qui n'a rien à voir avec le personnage fantastique présenté à l'écran. Fantastique mais aussi un peu gaffeur ou disons "comique" par certaines maladresses (quoi que... diront certains... Bon, soit!)

Nous l'avons choisi comme mascotte pour l'autre côté de la médaille:

son érudition et (peut-être) son côté visionnaire, sa puissance et son efficacité, tout autant que son côté attachant, très humain et droit, agissant pour la bonne cause mais ne rechignant nullement à l'humour (si vous êtes un lecteur assidu des pages du CERPI, vous l'aurez sans doute déjà remarqué...)

Cela dit, il ne nous reste plus qu'à voir ce qu'en dit Wikipédia, avec nos commentaires s'il échet.


Merlin est un personnage légendaire généralement vu comme un enchanteur, magicien et druide bénéfique, commandant aux éléments naturels et aux animaux. Il est surtout mentionné dans la mythologie brittonique qui couvrait la Bretagne continentale et l’actuelle Grande-Bretagne, jusqu'au sud de l’Écosse, et en particulier dans le cycle arthurien dont il est l'un des personnages principaux. Dans tous les textes où il est mentionné, c'est Merlin qui permet la naissance du Roi Arthur en usant de ses sortilèges, mais aussi l'accession de ce dernier au pouvoir. Il est le conseiller du roi et de ses chevaliers, prédit le cours des batailles et influe sur le déroulement de celles-ci, avant de se retirer dans la forêt à laquelle il est étroitement associé. Merlin fut mentionné très régulièrement dans des textes depuis le Moyen Âge et de nos jours, son nom est fréquemment associé à sa fonction d’« enchanteur », notamment depuis que ce terme a servi de titre à la version française du célèbre dessin animé de Walt Disney dans les années 1960, Merlin l'enchanteur.

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Étymologie

Merlin est également connu sous la forme latine « Merlinus  », galloise « Myrddin » ou « Myrdhin », bretonne « Merzhin » ou « Mellin », ou cornique « Marzhin ». Ces noms viennent de « mori-dunon », « forteresse de la mer » en langue celte. Ce même terme *mori se retrouve fort à propos dans Morgane, dérivant de Muirgen, issu du celtique "Mori Genos" : "né de la mer". La forme latine est une euphonie de la forme celtique, probablement pour le rapprocher du merle blanc, oiseau associé à la magie dans le monde celte et dans lequel Merlin, avec ses pouvoirs chamaniques, peut se métamorphoser en ce qu'il veut.

Fables et mythes

Druide et enchanteur du ve-vie siècle, selon la légende, il est né d'un Fætog : « homme fée » (en normand) et d'une jeune Druidesse, pseudo-christianisés en incube et nonne par le trouvère normand Robert de Boron. Certains le situent à l’époque des druides de l'Antiquité celtique. Ce que l’on sait, c’est que les noms « Merddin » et « Myrddin » furent utilisés successivement pour décrire un seul et même personnage.

Le nom de « Merlin » sera adopté plus tard, sans doute aux environs du xiie siècle. La légende de Merlin, dont le nom est associé à des qualificatifs divers tel que « enchanteur », « magicien » ou « l’Homme des bois », est très complexe. On ne sait pas si ce personnage a vraiment existé, les sources manuscrites de l’époque ayant disparu.

La plupart des ouvrages qui parlent de Merlin, évoquent aussi Arthur et les chevaliers de la Table ronde. Ces textes datent du xiiie siècle au xvie siècle, mais des récits mettant en scène Merlin remontent à bien plus longtemps.

Il apparaît qu’un certain Merlinus Ambroisius aurait réellement existé, de descendance royale. L’influence chrétienne au Moyen Âge aurait transformé les écrits de départ en légende : la mère de Merlin ayant enfanté d’un « antéchrist » aux grands pouvoirs.

De plus, certaines femmes deviennent des sorcières s’en prenant aux hommes, même à Merlin. Bref, sa description varie au fil des époques jusqu’à ce qu’il devienne le Merlin que l’on connaît à travers les contes et les dessins animés : enchanteur, prophète, homme des bois, maître des animaux, sage, un magicien pur et proche de la nature, assez proche du dieu Pan de la mythologie grecque qui représente l'incarnation même de la nature.

Sur le plan symbolique, Merlin représente la bonté et le rêve, la nature dans sa puissance originelle. C’est sans doute pour cela qu’il nous captive, car il est la représentation d'un archétype éternel. La légende de Robert de Boron la plus connue quant à son origine le fait fils d'une vierge et du Diable équipede, d'où le parallèle chrétien et la qualification "d'antéchrist".

"Il y a bien longtemps, l’Esprit Malin voulut tromper les hommes. Pour cela il enfanta une jeune femme vierge, Myrdhin naquit de cette union. Contrairement au dessein de l’Esprit Malin, Myrdhin utilisa ses pouvoirs, non pas pour faire le mal mais le bien ! Alors que sa mère allait être brûlée vive comme toutes les filles-mères de cette époque, Myrdhin bien qu’âgé de seulement neuf mois pris la parole et sa défense avec persuasion : elle fut innocentée ! Il continua à exercer ses pouvoirs fabuleux contre l’Esprit Malin. À la fin de sa vie, il tomba éperdument amoureux de la fée Viviane. La légende dit qu’il lui aurait appris le pourvoir d’emprisonner et de se lier à un homme pour l’éternité. Viviane, ignorant la puissance de cette magie aurait enfermé Myrdhin pour toujours. On dit que maintenant encore, Myrdhin est enfermé dans ce lieu en pleine forêt de Broceliande."

D'autres légendes, dont celles rapportées par Stephen R. Lawhead, très douteuses néanmoins, lient son existence à la légende de l'Atlantide, d'où Charis, fille du Roi Avallach d'Atlantide, sa mère, serait native, alors que Taliesin fils d'Elffin, roi de Caer Dyvi, son père serait breton, selon la légende du Cycle de Pendragon. Ces divergences d'origine viennent du fait qu'aucune histoire réelle n'a encore été découverte, et, de ce fait, toute version est possible.

Selon la légende il vivait dans une petite tour sur une grande colline en Angleterre à Wells ou en Bretagne Armoricaine.

Il était encore possible au xixe siècle de recueillir en Bretagne Armoricaine des chansons et des contes sur Merlin. La Villemarqué et Luzel, qui furent d'abord sceptiques à ce sujet, en ont publiés plusieurs. Cette matière date dans sa grande majorité du xiiie siècle.

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Merlin et Arthur


Son rôle dans la Légende arthurienne est d'aider à l'accomplissement du destin du royaume de Bretagne ou royaume de Logres (La Loegrie) (royaume regroupant l'actuelle Angleterre, le pays de Galles et l'Armorique continentale (comprenant la Bretagne administrative actuelle, une partie de la Basse Normandie et de la région Pays de la Loire)). Grâce à une sagesse légendaire, il devient l'ami et le conseiller du roi Uther Pendragon. À la mort de celui-ci, il organise le défi de l'épée Excalibur qui permet à Arthur, fils illégitime d'Uther, de succéder à son père. Puis il incite Arthur à instituer la Table ronde afin que les chevaliers qui la constituent puissent se lancer dans des missions relevant du mythe, notamment la fameuse quête du Graal. À la fin de sa vie, et malgré toutes ses connaissances, Merlin ne pourra rien contre la destinée du royaume de Bretagne et la fin tragique du roi Arthur.

La légende de Merlin n'est pas à l'origine intégrée dans le cycle arthurien. Le personnage sera en quelque sorte « christianisé » par la suite pour pouvoir y figurer, mais on peut y reconnaître l'archétype du druide : proximité avec la nature, pouvoirs magiques, connaissance surnaturelle, sagesse, longue vie, rôle de guide et de conseiller des puissants. Dans un monde chrétien alors en plein essor, il représentait ce qui restait de la tradition ancienne : le monde druidique moribond.

Merlin et la fée Viviane

Devin et druide, Merlin tomba, selon la légende, éperdument amoureux de la fée Viviane, à qui il confia le secret pour se lier un homme à jamais. La fée Viviane entreprit donc de réaliser cette magie, traçant les « neuf cercles » autour de Merlin endormi. La magie étant puissante, Merlin fut enfermé pour l'éternité dans sa geôle, au grand regret de la fée Viviane qui ne croyait pas que la chose fût possible. On dit aussi que même maintenant, il est encore enfermé. Ainsi, dans la forêt de Paimpont, souvent identifiée comme étant également la forêt de Brocéliande, il y a une stèle sur laquelle il est écrit « Ici a été enfermé Merlin l'enchanteur par la fée Viviane ».

Merlin et Grisendole

Selon la légende, Merlin se rend à Rome dans la cour de César où la femme de l'empereur romain est suivie d'une douzaine de demoiselles (en fait des hommes aux cheveux longs barbouillés nuitamment d'onguents pour empêcher la pousse des poils). Il y rencontre une princesse d'Allemagne déguisée en écuyer, Grisendole (vierge dont le nom de baptême est Avenable), devenue sénéchal de l'empereur. Un soir, César rêve d'une grosse truie à longues soies roses couronnée d'un cercle d'or et caressée par douze louveteaux. L'empereur s'éveille effrayé, part à la messe et reste silencieux pendant tout le banquet. Voyant cela, Merlin se transforme en cerf, court au palais dans la salle du banquet, y casse tout et s'agenouille devant César en lui disant : « Cesse de ruminer ton rêve. Attend l'homme sauvage ». L'empereur donne la mission à Grisendole de trouver cet homme sauvage. Elle le cherche en forêt, y rencontre le cerf qui lui dit : « Avenable, fait un pâté de porc avec du miel, du poivre, du lait et du pain chaud et mets la table près du feu avec ce pâté ». Grisendole s'exécute, ce qui fait apparaître l'homme sauvage, noir et hirsute. Ce dernier dévore le pâté et, repu, s'endort. Grisendole le ligote et le ramène à César. L'homme sauvage interprète alors le rêve : la truie, c'est l'impératrice et les douze louveteaux, ses demoiselles. « Qu'on les déshabille » crie César, ce qui fait éclater la vérité : les demoiselles sont en fait des hommes. L'impératrice et ses douze jeunes gens sont immédiatement brûlés sur un bûcher. « Et maintenant, qu'on déshabille Grisendole, et on va voir » crie l'homme sauvage. Devant la découverte de sa féminité, César se signe et demande conseil à l'homme sauvage qui lui propose de l'épouser car c'est une noble valeureuse. César voulant savoir qui est le cerf, l'homme sauvage trace des caractères hébreux qui brûlent une porte, puis s'en va. César épouse Avenable et un jour un messager déchiffre ces lettres : le cerf et l'homme sauvage ne font qu'un, Merlin.

Cette légende montre les capacités de métamorphose et de syncrétisme (histoire de l'empire romain, hébraïque) de Merlin.

Merlin dans les œuvres culturelles

Les premières références littéraires à Merlin sont galloises. Différents textes établissent clairement la différence entre deux personnages nommés Merlin. Les Triades galloises, par exemple, font état de trois bardes : Taliesin, chef des bardes, Myrddin Wyllt et Myrddin Emrys. Si les deux bardes appelés Myrddin étaient à l'origine les variantes d'un même personnage, leur histoire est devenue si différente dans les premiers textes que nous possédons à leur sujet qu'il convient d'en traiter séparément, même si certaines péripéties appartiennent aux deux.

Merlinus Caledonensis, Myrddin Wyllt

(« Myrddin the Wild » : le sauvage) Ce Myrddin n'a rien à voir avec Arthur et apparaît avant la période arthurienne. Les premiers poèmes gallois concernant la légende de Myrddin le présentent comme un fou vivant une existence misérable dans la forêt calédonienne, ruminant sur sa triste existence et sur le désastre qui l'a précipité si bas : la mort de son seigneur Gwenddolau, au service duquel il était barde. Les allusions faites dans ces poèmes servent à montrer les évènements de la bataille d'Arfderydd, où Rhydderch Hael, roi de Strathclyde, massacre les forces de Gwenddolau, tandis que Myrddin devient fou en regardant la défaite. Les Annales Cambriae datent cette bataille en 573 et nomment les adversaires de Gweddolau Gwrgi et Peredur, fils d'Eliffer.
Une version de cette légende est préservée dans un manuscrit de la fin du xve siècle, dans une histoire intitulée Lailoken et Kentigern. Dans ce récit, saint Kentigern de Glasgow rencontre en un endroit désert un fou nu et échevelé dénommé Lailoken, que d'aucuns appellent Merlynum ou Merlin, qui lui déclare être condamné à errer en compagnie des bêtes sauvages à cause de ses péchés. En outre, il dit avoir été la cause de la mort de toutes les personnes tuées durant la bataille « en la plaine entre Liddel et Carwannok ». Après avoir raconté son histoire, ce fou s'éloigne et fuit la présence du saint pour retourner à son état sauvage. Il apparaît encore plusieurs fois dans le récit jusqu'à ce qu'il demande finalement les derniers sacrements au saint, prophétisant être sur le point de mourir d'une triple mort. Après quelque hésitation, le saint exauce le souhait du fou ; alors les bergers du roi Meldred le capturent, le frappent à coups de bâton, le jettent dans la rivière Tweed où son corps fut percé par un pieu, sa prophétie se trouvant ainsi accomplie.

La littérature galloise comporte nombre d'exemples de littérature prophétique, prédisant la victoire militaire de tous les peuples celtes de Grande-Bretagne qui se rassembleraient pour rejeter les Anglo-Saxons — et par la suite les Normands — à la mer. Certaines de ces œuvres ont été interprétées comme les « prophéties de Myrddin », excepté  celle nommée les Armes Prydein. Henri VIII utilisa ce thème pour présenter son père, le roi gallois Henri VII comme le sanglier annoncé par Merlin, qui parti de la péninsule armoricaine de Bretagne et soutenu par des guerriers bretons, aurait accompli la prophétie de Merlin de la revanche des Celtes sur les Saxons. Henri VII eut d'ailleurs pour enseigne le dragon rouge des Gallois qu'il introduisit dans les armes du royaume d'Angleterre et nomma symboliquement son fils Arthur, la famille Tudor prétendant se rattacher à la lignée de Brutus de Bretagne et du roi Arthur.
Geoffroy de Monmouth a également parlé de ce Merlin sauvage et prophétique dans sa Vita Merlini, qui semble être une adaptation très proche de nombreux « poèmes de Myrddin ».

Merlin Ambrosius, Myrddin Emrys

Dans la première moitié du xiie siècle, ce fut Geoffroy de Monmouth qui introduisit Merlin dans le cycle du roi Arthur. Si Geoffroy est principalement connu pour son personnage d'Arthur, c'est surtout de Merlin qu'il a traité, faisant du barde prophétique de la tradition galloise un personnage central de ses trois livres : Prophetiae Merlini, Historia regum Britanniae, et Vita Merlini. À la suite de son second livre, où Merlin apparaît dans le conte du roi Vortigern, Ambrosius Aurelianus et Uther Pendragon, dont le règne précéda immédiatement celui d'Arthur ; Merlin devient aussi dans plusieurs œuvres ultérieures un personnage des contes du roi Arthur.

Geoffroy narre seulement trois contes de Merlin. Dans le premier, l'auteur attribue à Merlin l'histoire du garçon sans père que rapporte Nennius à propos d'Aurelius Ambrosius. Merlin est issu de la fille d'un roi (peut-être la reine d'Irlande Medb, épouse de Ailill mac Máta) et d'un démon, et l'épisode a lieu à Carmathen au pays de Galles, patrie de Myrddin. Geoffroy mentionne simplement que Merlin était aussi dénommé Ambrosius, camouflant ainsi le changement qu'il opère par rapport au récit de Nennius. Une longue suite de prophéties est alors ajoutée. Le second conte rapporte comment Merlin crée Stonehenge, ayant pour fonction d'être la sépulture d'Aurelius Ambrosius. Le troisième conte narre comment Merlin transforme l'apparence d'Uther Pendragon, lui permettant ainsi d'entrer dans le château de Tintagel pour y engendrer son fils Arthur.

À la fin du xiie siècle, le poète Robert de Boron remanie cette matière dans son poème Merlin, mais en y ajoutant de nombreux détails altérés et dénaturés d'une manière suggérant que la version de Wace, qui avait adapté le récit de Geoffroy en français, était désormais entrée dans la tradition orale et que celle-ci était ce dont Robert de Boron avait connaissance, ainsi que d'autres contes de Merlin. Seules quelques lignes de ce poème nous sont parvenues. Mais la version en prose qui en fut issue devint populaire et fut plus tard incorporée dans le Petit cycle du Graal (Joseph d'Arimathie, Merlin, Perceval) et dans le cycle Vulgate ou Lancelot-Graal (Estoire del Saint Graal, Merlin, Lancelot, Queste del Saint Graal, Mort du roi Arthur).

Dans le récit de Robert de Boron, Merlin est engendré par un démon surgi de l'enfer et une vierge, tel un antéchrist. Mais sa mère, enceinte, conseillée par son confesseur Blaise qui s'était aperçu de la situation, avait fait baptiser l'enfant à sa naissance pour faire échouer ce complot satanique. Quoi qu'il en soit, Merlin, moitié homme et moitié démon, avait des pouvoirs magiques extraordinaires comme la connaissance du passé, du présent et de l'avenir, cette dernière étant un don de Dieu.

Robert de Boron parle avec beaucoup d'emphase du pouvoir de Merlin de se transformer, de son caractère facétieux et de son rapport avec le Graal. Ce texte introduit également Blaise, le maître de Merlin, dépeint comme transcrivant la geste de Merlin que Merlin lui dicte lui-même, expliquant comment cette geste devra être connue et préservée. Ce texte relie également Merlin au Graal.

La Suite Vulgate (1230') du Merlin explique comment le magicien tombe amoureux de Viviane. Merlin instruit Viviane en magie et, pour jouir pleinement de son amant, l'élève, qui a dépassé son maître, l'enferme dans une prison d'air. Merlin disparaît ainsi du monde des hommes.

Tandis que le mythe arthurien s'étoffait et s'embellissait, les aspects prophétiques de Merlin perdaient parfois leur emphase afin de faire de lui un magicien, le mentor et le confident d'Arthur. D'autre part, il est dit dans le Lancelot en prose que Merlin n'avait jamais été baptisé ni n'avait jamais rien fait de bon dans sa vie, sinon des œuvres démoniaques. Les contes arthuriens médiévaux abondent en ce sens.
Dans Lancelot en prose (1220') et d'autres récits plus tardifs, la chute de Merlin est causée par son amour pour la dame du Lac, qui lui extorque ses secrets magiques, les retournant contre lui. Les textes évoquent le nom de Nimue ou de Viviane, autre personnage clé du cycle arthurien. Merlin serait tombé fou amoureux d'elle et, à sa demande, lui aurait appris plusieurs sorts, dont celui d'emprisonner un homme à tout jamais. Viviane l'emprisonna pour le garder auprès d'elle, soit dans une grotte où il mourut, soit dans un palais magique où il vivrait encore, ce palais étant parfois situé dans la forêt de Brocéliande, en Petite Bretagne.

Il y a ainsi trois récits de Merlin à l'époque d'Arthur qui couvrent aussi les premiers temps de son règne. Le plus ancien, connu sous le nom de Vulgate Merlin, inclut le Merlin de Robert de Boron. Il peut être considéré comme une sorte de préfiguration des trois romans du Cycle de Lancelot. Il existe également une variante incomplète connue sous le nom de Livre d'Arthur. Le second est le plus souvent intitulé Suite de Merlin. Il s'agit d'un long roman en prose qui ne nous est pas parvenu intact mais qui nous est maintenant connu sous le nom de Livre du Graal, conçu comme l'entière histoire du Graal et d'Arthur et ses chevaliers. Ce livre inclut également le Merlin de Robert de Boron. Le troisième enfin s'appelle Les prophéties de Merlin et contient donc les prophéties du personnage (la plupart relatives à des évènements politiques de l'Italie du treizième siècle), tandis que d'autres sont révélées par son fantôme après sa mort. Ces prophéties sont intercalées avec des épisodes relatant les faits et gestes de Merlin et diverses aventures arthuriennes dans lesquelles Merlin n'apparaît pas du tout.

Autres références culturelles

Merlin et Viviane

Le personnage de Merlin a souvent été repris à travers les siècles, notamment sur des représentations graphiques romantiques au xixe siècle, surtout dans les pays anglo-saxons et celtiques,

Suite dans: http://fr.wikipedia.org/wiki/Merlin_(magicien)