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Réflexions sur la libération de M. Martin.

injustice-quote-desmond-tutu-480x360Qu’il me soit permis d’exprimer mon avis quant à la possible (et même probable) libération conditionnelle de Michèle Martin, l’ex-épouse du tristement célèbre Marc Dutroux, un nom que certains font précéder d’un «Monsieur» sur lequel je me pose déjà des questions.  Après tout, «Monsieur» ne tire-t-il pas son origine de «Monseigneur» ? Le terme «Monseigneur» ne convient-il pas également aux évêques ? Parmi ces derniers, ne trouve-t-on pas également des pédophiles ?  Le rapport serait-il là ?

Bien sûr, la loi prévoit que tout détenu puisse être libéré, à condition que certaines conditions soient réunies, au bout d’un certain temps représentant une fraction de la peine initiale.  La loi est la loi, et «dura lex sed lex».  Pourtant, cette loi paraît bien injuste.  Chacun le sait, tout le monde le dit, tout le monde en est conscient, sauf – dirait-on bien, le gouvernement belge qui, bien qu’il en ait parfaitement eu le temps et la possibilité, ne semble pas avoir envisagé de la modifier.  Par contre, certains aménagements ont pu être mis en œuvre, par exemple en ce qui concerne les limitations de vitesse ou le franchissement des feux rouges par les cyclistes…  Curieuse priorité, celle de droite ayant, entre temps, été aussi modifiée pour devenir indiscutable : on ne la «perd» plus en s’arrêtant (ce qui n’était d’ailleurs pas absolument exact).  Faut-il conclure que l’on se préoccupe bien plus du code de la route que du respect des victimes des œuvres de personnes qui, prétendument, on fait preuve de «bonne conduite» !

Sans doute ne s'agit-il ici que d'artifices de rhétorique, mais il y a bien plus...

A en croire les dernières informations, Michèle Martin rembourserait les victimes !  J’ai entendu à ce sujet une réflexion qui me paraît bien opportune et qui émanait d’un avocat : « Que l’on me présente une seule victime qui ait reçu le moindre franc ! ».  Etant entendu que les petites têtes blondes que Dutroux et Martin ont si généreusement permis de faire passer de vie à trépas ne recevront bien entendu jamais le moindre centime, que quand bien même serait-ce le cas, jamais elle ne pourraient en profiter, par exemple pour s’acheter un cornet de crème à la glace et étant entendu également que toute considération financière en la matière est complètement hors propos.  Bien évidemment, tous les millions du monde ne ramèneront jamais les enfants à la vie, n’effaceront jamais les atrocités qu’ils ont subies.  Mais puisqu’il est question d’argent malgré tout, il est bon de se rappeler que Michèle Martin a déjà « économisé »… 265 € afin de procéder, comme elle le peut, à « un certain remboursement ».

Outre le ridicule outrancier de cette somme, réunie en 16 ans, et d’ailleurs placée sur le compte d’un avocat, il faut savoir que Martin alimente ce compte à raison de 5 € par mois.  Et l’on vient nous chanter que les conditions essentielles de libération sont réunies ?  Ben voyons !  Comment donc réalise-t-on calcul ?  En effet, en arrondissant, on pourrait le poser comme suit :

5 (€) X 12 (mois) X 16 (ans) = 960 €  Cherchez l’erreur !

Encore une fois, l’argent n’a ici aucune importance. Il s’agit même d’un sujet déplacé.  Mais même à ce niveau on se rend compte que tout le monde est berné, traîné dans la farine.  Il semble évident que le remboursement n'a donc commencé que tardivement.  Et donc, comment expliquer ce retard?  N'en avait-elle pas les moyens au début de sa détention, pour une somme aussi modique?  Ou bien n'en éprouvait-elle pas le besoin?  Aurait-il fallu attendre environ cinq ans, sinon plus, pour qu'elle se rende compte du mal qu'elle avait fait?

Les sœurs clarisses, qui ont accepté, en leur âme et conscience et en vertu de leurs principes, peut-être défendables dans une conception divine (au nom de ce Dieu qui disait «Laissez venir à moi les petits enfants») avaient, après la visite de M. Marchal, le papa d’une disparue, apparemment décidé de revoir leur position ou – en tous cas – de procéder à un vote.  D’après ce que l’on croit savoir, car il convient de se méfier de toutes les informations, une heure seulement après le départ de Paul Marchal, la décision avait déjà été prise : elles ne changeaient pas d’avis !

Qu’elles ont donc été bien vite ces braves sœurs que l’on nous dépeint comme absolument incapables de s’opposer à une fuite de leur protégée d’entre leurs murs !  Il faut dire que l’on nous informe également que ces mêmes sœurs aideraient Martin depuis déjà 11 ans et que les meubles de l’intéressée se trouvent chez elle…  Et, tant qu’on y est, le papa de An de poursuivre en évoquant des pressions qu’elles subiraient de sorte que, finalement, elles n’auraient guère le choix.  Tout cela semble-t-il régulier ?  Est-il seulement nécessaire de poser la question ?

Mon fils me disait récemment, dans son langage fleuri : « De toute façon, elle va se faire buter à la sortie, ou pas longtemps après ! »  Je ne sais pas si l’avenir lui donnera raison.  Je sais seulement que, le cas échéant, le meurtrier – qui agirait alors sans doute selon l’optique d’une certaine vengeance populaire – ne risquerait, (à condition de se faire prendre), pas «grand-chose».  Sans doute y aurait-il des circonstances atténuantes, nous sommes tous presque convaincus (mais pourquoi donc ajouter «presque» ?) qu’il sortirait bien avant son temps !  Combien de policiers ne voient-ils pas les auteurs de délits qu’ils viennent d’arrêter courir en rue avant même qu’ils aient fini leur service ?

Peut-être pourrait-on considérer que l'on est si bien en prison quelquefois, que Martin mériterait bien de connaître enfin la dure réalité de la vie à l'extérieur?  Toujours est-il que les petites filles qui se trouvaient dans la cache de Dutroux, elles, n'ont pas eu cette "chance".  Martin, dans son monastère sera logée, blanchie et nourrie.  Nourrie?  Elle qui les a laissé mourir de faim?

Allons donc !  Elle est belle notre justice !  Elle aussi nous laisse sur notre faim!  L’affaire de la libération de Michèle Martin n’est pas seulement un événement à venir qui suscite un vif émoi, c’est aussi l’expression de l’une des facettes d’une affaire réellement terrible dans laquelle la Belgique en a déjà trop vu.  Beaucoup trop !

Et ça continue !  Tout aura donc été invraisemblable.  Jusqu’au bout !

Il me reste à rappeler que nos amis français ont pourtant montré l’exemple, eux qui ont refusé d’ouvrir leurs portes à la même Martin.  Eh bien, vive la France !

NB : Certains se poseront peut-être la question : en vertu de quoi le CERPI et moi en tête, donne-t-il son avis quant à une affaire qui ne relève aucunement de ses objectifs ?  La réponse est simple : d’une part, il me semble qu’il est permis à n’importe qui de donner son avis.  D’autre part, le CERPI s’intéresse bel et bien aux affaires judiciaires, à la seule condition qu’il y ait un rapport avec l’inexpliqué, le mystère, l’étrange, le surnaturel, le paranormal, l’ufologie…  L’affaire Dutroux fait bien partie des affaires de ce genre puisqu’il y a été question de séances d’hypnose, de sectes sataniques, de l’ordre luciférien, de sacrifices humains et que, finalement, les trop jeunes victimes font désormais partie d’un au-delà que n’attestent que très peu les milieux scientifiques.  Dutroux lui-même ne peut-il être considéré, d’une certaine manière, comme un croquemitaine ?  un vampire ?  en tous cas : un monstre !
Et non ! Cent mille fois non !  Il n’est pas question de récupération d’un sujet brûlant d’actualité en vue du référencement ou que sais-je.  C’est seulement le « coup de gueule » dont un père de deux enfants s’arroge le droit.  Je me doute bien que mon avis, que personne ne m’a demandé, pèsera bien peu dans la balance.  Mais je viens de me souvenir que la devise de la Belgique est « L’Union fait la force – Eendracht maakt macht ! »


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Commentaires:

D'accord avec cet article un peu long, mais pertinent. Elle est coupable d'avoir laissé deux enfants mourir de faim ce qui lui ferait normalement la prison à vie. Donc pas de sortie possible quoique la Belgique à déjà libéré des "perpet" après 30-32 ans (le coiffeur qui a perpétré un triple assassinat à Bruxelles parce qu'il ne savait pas rembourser la dette qu'il avait envers un Général) Aux USA vous seriez condamné par ex. à trois fois 60 ans de prison, vous pourriez sortir après avoir purgé la moitié de votre peine (si bonne conduite). Pas avant !

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"Pardonner, acte religieux, ne fait pas disparaître les schèmes(°) autodestructeurs". Alice Miller

La possible libération conditionnelle de l'ex-épouse de Marc Dutroux a réveillé beaucoup de souffrances non cicatrisées. Il apparaît que la décision des Soeurs du couvent pour l'accueillir est motivée par la nécessité de "pardonner" ; que faut-il penser d'une telle option ? Est-ce qu'in fine, cela offre une vraie solution et surtout de nature à aider les victimes et leurs familles à cicatriser enfin leurs blessures, sans parler de celles de toute une société ?

Suite sur : "Affaire Dutroux : un possible pardon ?"
http://www.retrouversonnord.be/develperso.htm#pardon

Baudouin Labrique


Probablement Dutroux ira se reposer à Maredsous. Faut être en Belgique pour voir ça.

Daniel B.


Suite: Dunand, Louis, Treiber et les autres...