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OVNI à l'Île d'Yeu et ailleurs...En Vendée...Nous l'avons constaté après coup (et malheureusement, il faut toujours que ce soit "après" !) le cas que nous avons évoqué à la page précédente est loin d'être isolé. Notre bonne dame bruxelloise n'est vraiment pas la seule à s'être laissée berner par le phénomène qui lui a fait croire à une manifestation d'OVNI, (encore que la dame en question ait fini par trouver la solution d'elle-même, en ayant assisté au spectacle et alors que nous n'avons jamais reçu les photos...) On retrouve en effet un cas particulièrement semblable à l'Île d'Yeu, en Vendée, en mai 2008. Là, c'est d'un pilote d'avion dont il s'agit et on ne pourra pas dire, en principe, que ce genre d'individu ne soit pas familiarisé avec ce qui peut se passer dans le ciel. Accompagné de son père, ils remarquent des boules lumineuses, assez grosses (de la taille d'une pièce de 2 Z'euros tenue à bout de bras - de nos jours, nombre d'individus ignorent la liaison... et ça m'énerve !) qui se déplacent sans bruit. Comme dans la plupart des cas, ils écartent la possibilité d'un avion, ou d'une étoile. Les objets se rapprochent et puis s'éloignent "à une vitesse incroyable"... A l'époque, le CNES avait pris l'affaire très au sérieux et il était loin d'être le seul puisque le GEIPAN et d'autres organismes similaires avaient suivi, avec toutefois la prudence de ne pas se prononcer définitivement. Bien leur en a pris pour éviter le ridicule car peu de temps après, c'est le responsable même des manifestations qui est venu déclarer la vérité aux autorités afin d'éviter, dit-il, que les fonds publics ne partent en interventions militaires abusives, en deniers publics, que l'île d'Yeu ne devienne un second Roswell, etc. La réalité était beaucoup plus simple. Ce jour là, il était occupé de pique-niquer en famille, avec son épouse dont c'était l'anniversaire. Ils avaient acheté de ces fameuses lanternes célestes, ou lanternes thaïlandaises qui existent depuis des siècles mais sont encore peu connues chez nous, et ils n'ont pas résisté à la tentation de les essayer cette soirée là. S'il n'y avait eu tout ce tapage médiatique autour de cette affaire qui risquait bien de faire voir de nouveaux petits bonshommes verts un peu partout, ils n'auraient rien dit. Il se fait que, justement, ils ont finalement préféré ne pas laisser le monde dans l'ignorance. Précisions...Il faut malgré tout stipuler que l'utilisation de ces lanternes, pour très jolie et originale qu'elle puisse être, n'est pas pour autant dépourvue de risques et donc réglementée (au moins localement et dans certains pays) en raison des risques que cela entraîne. On comprend facilement que ces nacelles dont l'autonomie est due à la quantité de carburant emportée puisse provoquer des incendies ou des blessures. C'est pourquoi il existe fort heureusement des versions en matériaux ignifugés qui, eux, sont donc totalement inoffensifs et autorisés. Par ailleurs, pour les écolos, il faut savoir que ces lanternes sont entièrement biodégradables puisque constituées de papier de riz et d'un anneau en bambou. L'histoire ne dit pas, jusqu'ici, en quoi est fait le récipient qui contient le carburant mais nous osons supposer que les concepteurs aient eu de la suite dans les idées ! et en Lorraine aussi...Pour la petite histoire, quelle ne fut pas notre surprise, au lendemain de cette affaire bruxelloise de lueurs mystérieuses dans la nuit, d'entendre Christophe Giltay, reporter sur BEL-RTL, nous entretenir d'un autre cas tout à fait semblable encore ! Les choses se passent cette fois en Lorraine où une quarantaine de personnes ont pu remarquer le même phénomène lumineux (il s'agissait également d'une centaine de sphères naviguant à vitesse réduite et à altitude constante, mais d'une taille déjà "appréciable". Cela se passait à Essey et le maire figurait parmi les témoins abusés. Dans cette histoire, Météo France avait été consultée, ainsi que la base militaire de Nancy-Ochey et ni l'un ni l'autre n'avaient pu expliquer le phénomène ! Pas de ridicule...Dans ces conditions, aussi bien notre dame bruxelloise que nous-mêmes pouvons prétendre ne pas avoir été ridicules en la matière : Non ! ce type de "feux d'artifice" n'est pas (encore) répandu ni très connu dans nos régions, et Non ! nous ne sommes pas les seuls à être passés à côté de la question puisque, au rang des victimes, on compte deux pilotes d'avions, une base militaire, un observatoire météorologique, l'IRM, Météo France, Le CNES, le GEIPAN, un ufologue privé, notre police fédérale et la Défense Nationale, un beau tableau de chasse auquel il faut encore ajouter plusieurs dizaines de particuliers à tout le moins, et certainement beaucoup plus dans le monde ! Des vessies pour des... lanternesMais attention ! Pas de conclusions hâtives ! Expliquer la totalité des manifestations de sphères lumineuses au moyen des lanternes célestes thaïlandaises serait précipité et ce pour des raisons évidentes. S'il est vrai que de loin et durant la nuit, il est facile de prendre ces lanternes pour des sphères suspectes, s'il est également vrai que l'altitude et la vitesse ne sont pas toujours si évidentes à évaluer et que la confusion est donc assez prévisible, rappelons que - comme nous l'avons indiqué, ces spectacles pyrotechniques ne sont pas encore très répandus. Que cela lance une nouvelle mode n'est pas notre objet ici, on peut le prévoir. Mais il faut également pouvoir juger des autres critères relatifs à ces manifestations. La présence ou l'absence de courants aériens à une certaine altitude (pas forcément élevée) peut entraîner des différences notables qui peuvent elles-mêmes raviver les hésitations. En effet, ces courants peuvent transformer nos nacelles en objets stationnaires ou, au contraire, animés d'une vitesse insoupçonnable ou, en tous cas, importante. Ces lanternes n'ont également aucune chance de provoquer des perturbations électromagnétiques ou de la radioactivité. On ne doit pas s'attendre non plus à ce qu'elles puissent traverser le pays (même la petite Belgique) de part en part, ni d'ailleurs franchir des distances considérables vu leur autonomie relativement réduite. Cela dépendra cependant fortement de l'importance du vent. Le phénomène n'est pas davantage très durable dans le temps et ne peut s'écarter du moment du lancer de plus d'une heure ou deux environ. Par ailleurs, si les mariages se font plus généralement le samedi, ils peuvent désormais être célébrés à peu près n'importe quel jour. Il n'empêche que le phénomène aura une prédilection assez marquée pour le samedi soir ou le dimanche aux toutes premières heures après minuit. Malgré tout, comme il est d'usage d'utiliser ces artifices également pour des anniversaires ou d'autres fêtes... Qu'à cela ne tienne, qu'on se le dise : il n'en sortira jamais de petits bonshommes verts, même si elles ont été lancées par de petits bonshommes... jaunes ! PRÉCÉDENTE - HAUT - SOMMAIRE - ACCUEIL |