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Maison hantée à MouscronIntervention du 09/11/10Pour la deuxième fois à presque exactement un an d'intervalle, le CERPI, représenté en cela par
M. Vanbockestal et son assistante Nancy, se rendait chez Sarah, ressortissante belge de la région de Mouscron. Comme d'habitude, nous protégeons
la confidentialité concernant nos requérants en modifiant le nom et en nous montrant évasifs quant à la localité exacte. Nous ne publions
aucune photo (il n'y avait pas d'orbes, nous n'incluons que des images, ironiques dans le cas présent)).
Sarah se plaignait essentiellement d'une série d'événements déplaisants qui la harcelaient depuis fort longtemps déjà et qu'elle mettait notamment sur le compte de diverses personnes de son voisinage, certaines ayant la réputation de pratiquer la sorcellerie. Lors de notre première intervention, nous avions non seulement pu déceler la trace très nette d'entités (C'était à un
point tel qu'un débutant dépourvu de toute faculté médiumnique aurait pu s'en rendre compte !) mais aussi, via le test de Rhine, que la possibilité que Sarah puisse
disposer de facultés médiumniques ne soit pas exclue. (9/25)
Chacun comprendra que "face à de tels événements, aussi épouvantables qu'incompréhensibles, réellement terrifiants et
défiant complètement l'imagination la plus débridée", le duo du CERPI délégué sur place ne pouvait que s'enfuir à grandes enjambées, terrorisé par tant de surnaturel !
(Nous avons aussi envisagé d'appeler les pompiers, la protection civile, les gardes suisses et la force aérienne... Nous avons cependant hésité à entrer en contact
avec Barack Obama). Mais les gens du CERPI sont de véritables durs à cuire et ils ont résisté à ce remake du
presbytère de Borley,
du Ram Inn et d'Amityville réunis,
en pensant qu'il était peut-être aussi, sait-on jamais ? possible de voir les choses sous un autre angle, un peu plus terre à terre et raisonnable. Par
exemple, nous avons souligné que la période de calme complet n'avait été ni précédée ni suivie d'un événement particulier que l'on aurait pu mettre en rapport et que
par conséquent, la cause ne pouvait guère s'envisager de l'extérieur mais bien de l'intérieur, c'est-à-dire des personnes requérantes elles-mêmes, puisque la trace des
entités s'était pratiquement dissolue, qu'il y avait absence totale d'agressivité de leur part, etc.). Nous nous sommes permis d'écarter derechef le témoignage de la
maman, arrivée en renfort, laquelle rappelait une manifestation d'OVNI survenue en 1967 qui nous semblait, "tout compte fait" (mdr), peu en rapport avec l'instant présent.
Plus sérieux, nous avons aussi écarté une action très malveillante à n'en pas douter, de personnes qui avaient colmaté
l'arrivée d'air de la cheminée, ce qui aurait pu être mortel. Le procédé, pour coupable et répugnant qu'il soit, surtout en considérant la manière dont il a été
mis en oeuvre, ne peut provenir que d'une grave négligence ou d'une action volontaire criminelle. Mais il n'en reste pas moins vrai qu'il s'agisse d'une intervention
humaine, sans rapport avec nos recherches. C'est du domaine de la police, de la justice, pas du nôtre ! Nous n'exorcisons pas davantage les garnements du quartier
qui sonnent aux portes et guettent les réactions, cachés derrière une voiture en stationnement.
Nous avons au contraire très bien mis en évidence plusieurs conflits familiaux existants, une situation générale
bancale, ladite propension à tout mettre en rapport avec l'inexpliqué et à tenter de circonscrire ces problèmes à l'aide de toutes sortes de procédés qui relèvent
beaucoup plus de la parfaite panoplie du charlatan que du nôtre, l'accumulation de livres traitant de ces sujets mais sans les lire bien évidemment, un éloignement
manifeste par rapport aux croyances confessionnelles de base, une absence de cohérence et de fil conducteur dans le mode de vie et une faculté prodigieuse à s'attirer
des problèmes en se plaçant soi-même dans des situations instables, contradictoires, tout à fait favorables à la contraction de cette rarissime maladie importée
d'Afrique via une variété (en extinction) du dernier moustique rose à ailes dorées.
Non ! On n'appelle pas le CERPI si on roule à 160 km/h sous prétexte que cela a coïncidé très étrangement avec le fait
de devoir payer un PV ! Par contre, notre boule de cristal nous indique que si Sarah continue à envoyer des SMS en conduisant, elle pourrait bien en payer un autre et
peut-être même avoir un accident ! Pas plus qu'il ne convient de faire appel aux services d'une équipe de parapsychologues si une voiture tombe en panne, au niveau
électronique, en période de canicule. Il existe pour cela quantité de mages aux caractéristiques très mystérieuses : souvent vêtus de bleu, leurs mains
sont noires à force de triturer une substance diabolique nommée cambouis (de la kabbale Kam-buy) NB : la présence de quelques étoiles sur leurs voitures jaunes, toutes
semblables ou presque, prouve bien leur appartenance aux milieux astrologiques.
Depuis le début de notre entretien, Sarah était d'accord avec les idées de M. Vanbockestal. A 100%, confirmera-t-elle elle même. Le seul problème réside dans le fait qu'elle n'en applique aucun. Ou, en tous cas, jamais de manière durable. Elle conserve la même ligne de conduite, ne modifie rien à son comportement, garde toujours les mêmes idées en les sachant pourtant parfaitement erronées. Or, l'un des points essentiels pour se prémunir contre les phénomènes paranormaux ou surnaturels consiste à disposer, à la base, d'un bon équilibre, d'une ambiance saine, une situation équilibrée. Il faut éviter les excès et, bien sûr, les erreurs, les "portes ouvertes". Tout cela, Sarah semble le savoir tout aussi bien que nous. C'est la réalisation qui ne suit pas et contre cela nous ne pouvons rien. Une conclusion attendueQuant au domaine sentimental, sur lequel la pudeur nous empêche d'épiloguer de manière
détaillée, Sarah ne se complique pas la vie en acceptant les infidélités prouvées de son compagnon, envisage une relation avec un maghrébin (*toute connotation
raciste mise de côté et sans critiquer l'Islam, nous considérons qu'il s'agit là d'une "excellente idée" de sa part pour s'assurer une "complète
compatibilité conjugale" future, grâce à la "similitude culturelle évidente", une "continuité parfaite" et une "remarquable cohérence religieuse" dans laquelle elle
pourra "pleinement s'épanouir" en vertu des "immenses latitudes" laissées aux femmes par l'Islam). Forts de ces avancées particulièrement constructives et d'une très
nette détermination à retrouver l'équilibre devenu aussi indispensable à la disparition définitive des problèmes de nature indiscutablement paranormale, nous avons
pris congé, très confiants en l'avenir de Sarah. Il n'empêche que nous
ne sommes pas venus pour rien. Nous sommes (pour autant que cela soit encore indiqué) persuadés que les marchands de poudre de perlimpinpin, les Madame Irma et les
marabougourous (coucou paloma) jouissent encore d'un créneau très porteur et ne risquent pas de manquer de clients. Nous avons eu droit à un cas d'école en matière de
parapsychologie. D'école maternelle s'entend. * Que nos amis musulmans ne se formalisent pas de ces propos qui ne visent aucunement l'Islam en
lui-même. Il ne nous appartient pas de critiquer, en aucune façon, les religions. Nous soulignons seulement ici le fait, uniquement dans le cadre précis de Sarah ainsi
que dans son contexte propre. Nous reconnaissons parfaitement (comme nous l'avons d'ailleurs indiqué à Sarah) que la problématique ne serait pas automatique et que,
peut-être, tout se passerait bien. Notre logique se base seulement sur le fait que, théoriquement, les choses se passent mieux entre personnes ayant la même confession
et cela, non plus, n'est pas systématique. Nous ne déconseillons pas un ménage mixte en incriminant la religion en elle-même mais seulement parce que, dans le cas
présent et en connaissant le caractère de Sarah, cela pourrait apporter des problèmes supplémentaires dus à la différence de culture, d'habitudes, de
traditions et de religion. Dans certains cas, il est possible que cette même différence apporterait au contraire un changement salutaire. Pas dans celui-ci. |