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Émissions SIL - années 80Quelques temps après la "mésaventure" de
RLI, M. Vanbockestal revient aux studios de radio, mais cette fois chez S.I.L. (Station Indépendante Lessinoise)...
la concurrence, quoi ! Et c'était reparti pour un tour ! Mais après bien des déboires (je me souviens de déménagements que nous faisions à moto) nous avons fini par pouvoir nous établir dans des
lieux corrects avec du bon mathos. (Il avait fallu jouer les équilibristes-cascadeurs pour monter l'antenne). Et puis, nous avons remonté le courant, petit à petit.
J'avais repris la plupart de mes anciennes émissions, mais plus ou moins sous une autre forme, y compris l'émission patoisante, pourquoi pas ? Il n'y avait pas
d'exclusivité en la matière. Chacun peut s'exprimer comme il veut. À la limite, vu la situation géographique, nous aurions même pu faire une émission en flamand (si nous
en avions été capables, mais ce n'était pas le cas !) et je ne me suis pas gêné d'en faire en brusseleer... (Car, ça, je savais "une fois" !) Mais c'est une fois de plus de l'émission "bizarrement vôtre" que j'ai retiré le plus de satisfactions. Le summum a été l'interview de
Jacques Vandewattyne, que l'on surnommait "le diable des collines".
C'était un artiste polyvalent : peintre, sculpteur, graveur, dessinateur, conteur dialectal... j'en passe. Mais c'était surtout lui qui avait mis en chantier
le Grand Sabbat des sorcières d'Ellezelles et ça, c'était un véritable monument de reconstitution
historico-folklorique haut en couleurs qui rameute chaque année des milliers de visiteurs pour une grande fête de l'étrange couronnée d'un gigantesque feu d'artifice. Quant à la fin de cette aventure, elle ressemble à un bis repetita. J'ai été appelé à Bruxelles pour un boulot de portier-sorteur et je n'avais pas le choix car il fallait bien faire bouillir la marmite. C'était très spécial car j'allais retrouver un établissement où j'avais déjà travaillé quelques années auparavant, avec un autre patron. J'allais aussi retrouver quelques anciens collègues, cela allait être des retrouvailles (j'avais précédemment dû quitter ce poste pour mon service militaire et, entre temps, le dancing avait fermé ses portes). Ah ! Cela n'a pas toujours été de tout repos dans mon jeune temps, je peux vous le garantir ! C'était toujours à 200 à l'heure... au moins ! L'un des moments les plus tendus que j'ai vécus dans ce dancing a été le jour où il y a eu le drame du Heysel lors de la finale entre les Italiens de la Juventus et les Anglais de Liverpool. Cela se déroulait à quelques kilomètres. Mais dans le dancing se trouvaient beaucoup d'Italiens et presque autant d'Anglais. Lorsque l'on a commencé à apprendre ce qui se passait, par la radio et la télévision, c'était comme s'il y avait subitement eu une bombe dans l'établissement. Il a fallu déployer des ruses de sioux et de diplomatie, très rapidement, pour éviter le pire et fermer dare-dare les portes de la boîte avant de connaître une deuxième
mini émeute. J'étais le seul sorteur à ce moment-là et, chez les Anglais, je me souviens qu'il y avait de véritables colosses ! Mais les Italiens de chez nous pouvaient très vite faire appel à de très nombreux compatriotes. Je ne donnais pas cher de ma peau ! Que voulez-vous faire seul face à 400 personnes qui se battent ? Et, enfin, ce qui fut "notre" indicatif radio pour l'émission patoisante sur S.I.L. Elle annonçait la bonne humeur, la joie dans les foyers, l'humour décapant (parfois parsemé de "piques"), les dédicaces, les jeux concours, la grosse rigolade... Dans les années 80, M. Vanbockestal n'était pas encore président du CERPI. A cette époque, il occupait la fonction de secrétaire-général. Mais le départ de la plupart des membres de l'initial GESO, qui pour ses études, qui pour sa famille, qui suite à un grave accident, avait placé le groupe sous l'éteignoir. Après des succès prometteurs, il sombrait progressivement dans l'oubli.SOMMAIRE - ACCUEIL
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