Centre d'Études et de Recherches

sur les Phénomènes Inexpliqués

Bipolarité


Contrairement à la schizophrénie, qui est un trouble de la perception, le trouble bipolaire est une pathologie du tonus affectif. Bien que l'inexpliqué y soit moins présent sous forme de "voix" externes, il se manifeste par des distorsions cognitives liées à l'humeur extrême.

1. La Neurobiologie du Trouble Bipolaire

La bipolarité repose sur une instabilité des systèmes de régulation de l'énergie et de la récompense.
L'hypothèse monoaminergique : Elle implique un déséquilibre des neurotransmetteurs (dopamine, sérotonine, noradrénaline). En phase maniaque, une hyperactivité dopaminergique sature le système de récompense, tandis qu'en phase dépressive, un effondrement de la transmission sérotoninergique altère la régulation émotionnelle.
Plasticité neuronale et BDNF : Les patients présentent souvent des taux réduits de facteur neurotrophique dérivé du cerveau (Brain-Derived Neurotrophic Factor). Cela suggère une fragilité des connexions neuronales, notamment dans l'hippocampe, ce qui explique les troubles de la mémoire et de la régulation de l'humeur.
 
2. Le rapport à l'inexpliqué : Grandiosité et Mystique

L'inexpliqué dans la bipolarité survient principalement lors des épisodes de manie aiguë ou de mélancolie délirante.
L'Idéation de grandeur (Manie) : Le patient peut ressentir une connexion "inexpliquée" avec le divin ou des forces cosmiques. Ce n'est pas une perte d'agence (comme dans la schizophrénie), mais une inflation du "Moi" : le sujet se croit investi d'une mission prophétique ou de pouvoirs surnaturels.
Le Délire de ruine ou de culpabilité (Dépression) : À l'inverse, l'inexpliqué prend une forme sombre. Le patient peut être convaincu d'être responsable de catastrophes mondiales par sa seule pensée, ou d'être poursuivi par une malédiction métaphysique (syndrome de Cotard).

3. Les Stratégies Thérapeutiques

Le traitement de la bipolarité ne vise pas à supprimer un symptôme fixe, mais à stabiliser une oscillation.

Classe de traitement

Molécules types

Objectif principal

Thymorégulateurs

Lithium, Valproate

Stabiliser la membrane neuronale et prévenir les récidives maniaques/dépressives.

Antipsychotiques atypiques

Quétiapine, Aripiprazole

Contrôler les épisodes de manie aiguë et les symptômes psychotiques associés.

Thérapies de Rythme Social (IPSRT)

Non-médicamenteux

Réguler l'horloge biologique (sommeil, repas) pour stabiliser le métabolisme cérébral.
 

Attention : les informations ici présentes (dans toute la rubrique d'ailleurs) sont uniquement à titre informatif.  Dans tous les cas, l'avis d'un médecin est primordial et prioritaire sur tous les propos présents dans les articles de cette rubrique.

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