ROSWELL
Attention
: la présente page fournit les indications concernant l'affaire de
Roswell (1947) données par l'IA. Pour accéder aux études réalisées par
le CERPI, veuillez
cliquer ici.
L'affaire Roswell est l'événement
fondateur de l'ufologie moderne. En juillet 1947, le crash d'un objet
mystérieux dans le désert du Nouveau-Mexique déclenche un feuilleton
médiatique et militaire qui dure depuis près d'un siècle. Entre secrets
d'État, ballons-sondes et théories extraterrestres, voici le récit
complet d'une légende contemporaine.
Chronologie des faits : L'été 1947
L'histoire se déroule en plusieurs étapes clés sur quelques jours de
l'été 1947.
La découverte du rancher
Début juillet 1947, le paysan William "Mac" Brazel découvre des débris
étranges éparpillés dans son champ, près de Corona, au Nouveau-Mexique.
Il observe des morceaux de caoutchouc, des feuilles d'étain, un papier
carboné très résistant et des sortes de tiges en bois. Le 7 juillet,
Brazel se rend au commissariat de Roswell pour signaler sa découverte au
shérif George Wilcox.
L'annonce militaire fracassante
Le shérif contacte immédiatement la base militaire locale, le Roswell
Army Air Field (RAAF). Cette base abrite le 509ème groupe de
bombardement, la seule unité d'élite au monde à manipuler l'arme
atomique à cette époque. Deux militaires, dont le major Jesse Marcel,
officier de renseignement, se rendent sur place pour ramasser les
débris.
Le 8 juillet 1947, le service de presse de la base publie un communiqué
officiel stupéfiant : l'armée affirme avoir récupéré un « disque volant
» (flying saucer) crashé dans un ranch. L'information fait
instantanément le tour du monde et barre la une des journaux.
Le démenti et la version officielle
L'excitation est de très courte durée. Quelques heures à peine après la
première annonce, le général Roger Rame, commandant de la lointaine base
de Fort Worth au Texas, prend la parole. Il convoque la presse et
démonte la thèse extraterrestre. Selon lui, le major Marcel s'est trompé
: l'objet récupéré n'est qu'un simple ballon-sonde météorologique de
type Rawin. Les journalistes photographient Jesse Marcel posant avec des
morceaux de plastique, d'aluminium et de bois, confirmant la version du
ballon. L'affaire est close pour les médias et tombe dans l'oubli
pendant trente ans.
La résurrection du mythe (1978-1980)
L'affaire Roswell telle qu'on la connaît aujourd'hui naît véritablement
à la fin des années 1970 grâce à deux enquêteurs : Stanton Friedman
(NB : ex Académie française d'ufologie et -
indirectement - CERPI) et William Moore.
En 1978, Friedman retrouve le major Jesse Marcel, alors à la retraite.
Ce dernier fait une déclaration explosive : il affirme que les débris
montrés aux journalistes à Fort Worth en 1947 étaient faux. Les
véritables débris qu'il avait ramassés dans le désert possédaient des
propriétés physiques impossibles (métal impossible à plier, mémoire de
forme, légèreté absolue). Marcel soutient que l'armée a organisé une
mise en scène pour cacher la vérité.
En 1980, le livre The Roswell Incident popularise l'événement auprès du
grand public. C'est à ce moment qu'apparaissent les premiers témoignages
évoquant non seulement des débris, mais aussi le crash d'une soucoupe
entière et la récupération de corps d'humanoïdes extraterrestres.
Les théories en présence
Trois grandes explications s'affrontent pour donner un sens aux
événements de Roswell.
1. L'hypothèse extraterrestre (HET)
Défendue par les ufologues, elle soutient qu'un vaisseau spatial
d'origine exogène s'est écrasé en raison des violents orages du
Nouveau-Mexique. L'armée américaine aurait récupéré les technologies
extraterrestres pour faire de la rétro-ingénierie et aurait caché les
corps des pilotes dans des bases secrètes (comme la Zone 51). (NB ou
la base de
Wright-Patterson)
2. L'explication militaire : Le Projet Mogul
En 1994, face à la pression populaire et à une enquête du Congrès, l'US
Air Force publie un rapport officiel pour clore définitivement le débat.
L'armée révèle que le crash de Roswell n'était pas un ballon météo
classique, mais un appareil top-secret du Projet Mogul.
Ce projet ultra-confidentiel consistait à envoyer des trains de ballons
à haute altitude équipés de microphones acoustiques. Le but était de
détecter dans l'atmosphère les ondes de choc des futurs essais
nucléaires de l'Union Soviétique. Les matériaux étranges décrits par
Brazel (feuilles brillantes, structures légères) correspondaient aux
réflecteurs radars et aux ballons en néoprène de ce programme secret.
3. Le cas des "corps extraterrestres" : Le Projet High Dive
En 1997, l'armée de l'air publie un second rapport pour expliquer les
témoignages concernant les cadavres d'aliens. Selon le Pentagone, les
témoins ont confondu les dates et amalgamé des souvenirs. Au cours des
années 1950, l'armée a mené les projets Operation High Dive et Project
Excelsior, qui consistaient à lâcher des mannequins anthropomorphiques
équipés de capteurs en haute altitude pour tester des parachutes. Les
corps "mutilés" aperçus par certains locaux étaient en réalité des
mannequins en caoutchouc récupérés par les militaires.
Les dérives et canulars célèbres
La folie autour de Roswell a également engendré des supercheries
lucratives, la plus célèbre étant l'autopsie de Roswell.
En 1995, le producteur britannique Ray Santilli diffuse une vidéo en
noir et blanc prétendant montrer l'autopsie d'un alien récupéré à
Roswell en 1947. Les images choquent le monde entier et sont diffusées
sur les télévisions de dizaines de pays. En 2006, Santilli avoue la
supercherie : le film était un faux intégral tourné dans un appartement
londonien avec un mannequin en plâtre (ND : et
qui donc a dit "en latex" ?) rempli d'abats de mouton et de
poulet, même s'il a maintenu s'être inspiré d'une vraie pellicule
endommagée.
Roswell aujourd'hui : Culture et tourisme
Aujourd'hui, la ville de Roswell, autrefois simple petite communauté
rurale, est devenue la capitale mondiale du tourisme ufologique. Elle
abrite le International UFO Museum and Research Center et organise
chaque année un festival qui attire des dizaines de milliers de
passionnés, de curieux et de sceptiques.
L'affaire Roswell reste le symbole absolu du scepticisme des citoyens
envers les déclarations gouvernementales, posant les bases de la culture
du complot et de la science-fiction moderne.
Voici les détails
approfondis sur les trois aspects clés de l'affaire Roswell : le rôle
pivot du major Jesse Marcel, les secrets techniques du Projet Mogul et
l'analyse de l'emballement médiatique de juillet 1947.
1. Le profil et les témoignages du Major
Jesse Marcel
Le major Jesse A. Marcel n'était pas un simple soldat, mais l'officier
de renseignement en chef du Roswell Army Air Field (RAAF). En 1947, il
est l'un des rares hommes à disposer d'une habilitation de sécurité
ultra-haute, puisqu'il supervise la sécurité de la seule escadrille
nucléaire au monde. Son profil crédible est le pilier central de la
thèse ufologique.
Sa version des faits
Le 7 juillet 1947, alerté par le shérif, Marcel se rend sur le terrain
de Mac Brazel avec l'agent du contre-espionnage Sheridan Cavitt. Ils
passent la journée à ramasser des débris. Sur le chemin du retour, vers
2 heures du matin, Marcel s'arrête chez lui pour montrer les débris à sa
femme et à son fils, Jesse Jr., alors âgé de 11 ans. Il leur dit que ces
morceaux proviennent d'une « soucoupe volante ».
Les caractéristiques des débris selon Marcel
Lors de sa réapparition médiatique en 1978 face à Stanton Friedman,
Jesse Marcel décrit des matériaux qui défient les lois de la physique de
l'époque :
• Le métal à mémoire de forme : Des feuilles d'un métal
ultra-léger (semblable à de l'étain) qui, une fois froissées ou pliées
en boule, reprenaient instantanément leur forme initiale sans la moindre
ride. Ce métal était impossible à rayer, à couper ou à brûler.
• Les poutres indestructibles : De petites poutres en "I" de
couleur brune, semblables à du bois mais ultra-légères et impossibles à
briser ou à brûler.
• Les symboles mystérieux : Le long de ces poutres se trouvaient
des sortes de glyphes ou d'idéogrammes de couleur rose/violette, que sa
famille décrira plus tard comme des « hiéroglyphes » ou des symboles
géométriques.
Jusqu'à sa mort en 1986, Jesse Marcel a fermement maintenu que les
débris photographiés dans le bureau du général Ramey à Fort Worth
étaient des faux, substitués par l'armée pour étouffer l'affaire.
(NB : c'est aussi l'avis du CERPI)
2. Le fonctionnement technique et les
objectifs du Projet Mogul
Le Projet Mogul est l'explication officielle retenue par le gouvernement
américain en 1994. Conçu par le climatologue Maurice Ewing de
l'Université de Columbia, ce projet top-secret (classé au même niveau
que le Projet Manhattan) visait à espionner l'URSS avant l'ère des
satellites.
L'objectif scientifique
La Terre possède une zone atmosphérique appelée le canal acoustique
SOFAR (située dans la tropopause, entre 15 et 20 kilomètres d'altitude).
Dans cette zone, la température et la pression de l'air permettent aux
ondes sonores de basse fréquence de voyager sur des milliers de
kilomètres sans perdre leur intensité. Mogul cherchait à placer des
microphones ultra-sensibles dans ce canal pour capter l'onde de choc
d'une future explosion atomique soviétique.
La structure des ballons
Pour maintenir les instruments à une altitude constante et précise,
l'armée n'utilisait pas un seul ballon, mais un train de ballons :
• Une chaîne de 20 à 30 ballons en néoprène (caoutchouc noir) ou en
polyéthylène transparent, mesurant au total près de 100 mètres de long.
• Des microphones acoustiques spéciaux et des boîtes d'instruments en
aluminium.
• Des réflecteurs radars multi-dièdres pour suivre la trajectoire du
train depuis le sol. Ces réflecteurs étaient fabriqués par une usine de
jouets de New York et étaient constitués de feuilles d'aluminium collées
sur du bois de balsa avec du ruban adhésif renforcé. Ce ruban était
décoré de motifs géométriques violets (fleurs et dessins abstraits), ce
qui expliquerait les "hiéroglyphes" décrits par la famille Marcel.
Le crash de Roswell correspond chronologiquement au vol du vol Mogul
n°4, lancé depuis la base de Alamogordo le 4 juin 1947, et dont l'armée
avait perdu la trace dans la direction exacte du ranch de Mac Brazel.
3. L'analyse des médias de l'époque (Juillet
1947)
L'emballement médiatique de l'affaire Roswell s'inscrit dans un contexte
national de psychose collective. Deux semaines plus tôt, le 24 juin
1947, le pilote Kenneth Arnold avait affirmé avoir vu neuf objets
survoler le Mont Rainier, inventant par accident le terme de « soucoupe
volante ». En juillet 1947, la presse américaine est littéralement
obsédée par ce sujet.
La Une historique du 8 juillet 1947
Le lieutenant Walter Haut, officier des relations publiques de la base
de Roswell, rédige le fameux communiqué sous l'ordre du colonel William
Blanchard. Le quotidien local, le Roswell Daily Record, titre en lettres
capitales :
« RAAF Captures Flying Saucer On Ranch in Roswell Region » (La RAAF
capture une soucoupe volante dans un ranch de la région de Roswell).
L'impact est immédiat. Les lignes téléphoniques de la base militaire et
du shérif sautent sous le flux d'appels provenant de Londres, Paris, New
York et Tokyo. L'armée américaine vient de valider officiellement
l'existence des soucoupes volantes.
Le revirement du 9 juillet 1947
Le lendemain, le ton change radicalement. Le général Roger Ramey prend
le contrôle de la communication depuis Fort Worth. Il fait examiner les
débris par un météorologue militaire, le commandant Newton, qui confirme
qu'il s'agit d'un simple ballon-sonde et de son réflecteur radar.
Le Roswell Daily Record du 9 juillet titre alors :
« General Ramey Empties Roswell Saucer » (Le général Ramey vide la
soucoupe de Roswell de sa substance).
Les articles expliquent en détail l'erreur de jugement du major Marcel,
qualifié implicitement d'officier trop zélé ayant confondu un ballon
météo standard avec un engin spatial. L'armée présente ses excuses pour
la fausse alerte, la presse tourne la page, et le public oublie
l'incident pendant trois décennies.
Voici les éclairages
détaillés sur ces deux aspects incontournables du mythe moderne :
l'apparition tardive des témoignages sur les corps extraterrestres et la
confusion fréquente avec la célèbre Zone 51.
1. Les témoignages sur les "corps
extraterrestres"
Dans les coupures de presse de 1947, il n'est jamais question de
cadavres ou de créatures. Les récits d'humanoïdes récupérés
n'apparaissent qu'à partir de la fin des années 1970, lorsque des
ufologues interrogent des dizaines de témoins locaux, souvent des
décennies après les faits.
Le témoignage de Glenn Dennis
Le témoignage le plus célèbre et le plus influent est celui de Glenn
Dennis, recueilli en 1989. En juillet 1947, il travaillait comme jeune
entrepreneur de pompes funèbres à la maison funéraire Ballard de
Roswell.
• L'appel de la base : Il affirme avoir reçu plusieurs appels de
l'officier mortuaire de la base militaire lui demandant la disponibilité
de petits cercueils hermétiques et des conseils sur la conservation de
corps restés plusieurs jours dans le désert.
• L'infirmière témoin : Dennis raconte s'être rendu à l'hôpital
de la base le 7 juillet, où il aurait été menacé par des militaires. Une
infirmière de la base, qu'il connaissait bien, lui aurait confié en
secret avoir participé à l'autopsie préliminaire de trois créatures de
petite taille, à la tête disproportionnée et aux mains dotées de quatre
doigts. Cette infirmière a mystérieusement été mutée en Angleterre
quelques jours plus tard, et Dennis n'a plus jamais eu de ses nouvelles.
Le cas de Jim Ragsdale et Gerald Anderson
D'autres témoins tardifs ont affirmé avoir vu une soucoupe entière
crashée sur un second site (vers San Agustin) avec des corps à
proximité. Gerald Anderson, par exemple, a prétendu avoir vu, alors
qu'il était enfant, quatre créatures extraterrestres, dont une était
encore vivante et communiquait par télépathie.
L'analyse des sceptiques et de l'armée
Les historiens et l'armée de l'air ont démontré que la plupart de ces
témoignages présentaient de graves incohérences :
• L'infirmière mentionnée par Glenn Dennis n'a jamais été
retrouvée dans aucun registre militaire de l'époque.
• L'armée a prouvé que les témoins ont amalgamé des souvenirs de
différents événements. En 1956, un avion ravitailleur militaire
s'est écrasé près de Roswell, et les corps des pilotes brûlés avaient
été transportés à l'hôpital local. De plus, les largages de mannequins
anthropomorphes (Projet High Dive) ont débuté en 1953. Pour les
sceptiques, les témoins ont projeté des souvenirs réels des années 1950
sur l'année 1947.
2. L'implication de la Zone 51 dans le mythe
de Roswell
Dans la culture populaire (films, séries, romans), la Zone 51 et
l'affaire Roswell sont indissociables : on imagine souvent que les
débris et les corps de Roswell ont été immédiatement transférés dans
cette base ultra-secrète. Pourtant, la réalité historique et
géographique est bien différente.
Une impossibilité chronologique
• En juillet 1947, la Zone 51 n'existait pas.
• Le site de Groom Lake, dans le désert du Nevada (situé à plus de 1 300
kilomètres de Roswell, au Nouveau-Mexique), n'a été sélectionné par la
CIA et l'ingénieur Clarence "Kelly" Johnson qu'en 1955.
• La base a été créée spécifiquement pour tester l'avion espion de haute
altitude Lockheed U-2, totalement invisible pour les radars et le public
à l'époque, ce qui a généré sa propre vague de témoignages d'OVNI dans
le Nevada.
Où sont allés les débris en réalité ?
Les documents d'époque et les ordres militaires indiquent une
trajectoire tout autre pour les débris ramassés par le major Marcel :
1. Les débris quittent la base de Roswell (Nouveau-Mexique) le 8 juillet
à bord d'un avion B-29.
2. Ils font une première escale à la base de Fort Worth (Texas) dans le
bureau du général Ramey pour la fameuse séance photo avec le ballon
météo.
3. Ils sont immédiatement réexpédiés vers la base de Wright Field
(devenue aujourd'hui la base Wright-Patterson (NB : quand on vous le
disait !...) à Dayton, dans l'Ohio.
Wright Field était à l'époque le centre névralgique de la division
technologique de l'armée de l'air (Air Technical Intelligence Center).
C'est là que l'armée étudiait les technologies ennemies capturées
pendant la Seconde Guerre mondiale (comme les fusées V2 allemandes).
Pour les ufologues, c'est dans les hangars secrets de Wright-Patterson
(notamment le mythique "Hangar 18") que la soucoupe et les corps ont été
cachés, et non à la Zone 51.
Le lien moderne entre les deux sites
Le lien entre Roswell et la Zone 51 s'est forgé dans les années 1980 et
1990 par un effet de fusion médiatique. Lorsque Robert Lazar a affirmé
en 1989 avoir travaillé sur des soucoupes volantes en rétro-ingénierie
près de la Zone 51, le
public a naturellement fait le lien avec le crash le plus célèbre de
l'histoire, unifiant les deux mythes dans le folklore ufologique actuel.
Pour comprendre la bascule
ufologique de l'affaire Roswell, il faut se pencher sur deux autres
témoignages capitaux recueillis par les enquêteurs lors de la
résurrection du mythe.
Voici l'analyse détaillée des déclarations de William "Mac" Brazel (le
premier homme sur les lieux) et du colonel William Blanchard (l'homme
qui a donné l'ordre de publier le communiqué).
1. Le témoignage de William "Mac" Brazel :
Le paysan au centre de l'histoire
William "Mac" Brazel était le gérant du ranch Foster. C’est lui qui
découvre la zone d'impact des débris. Son témoignage d'époque et son
attitude ultérieure constituent l'une des plus grandes énigmes de
l'affaire.
Ce qu'il a réellement vu
Le 8 juillet 1947, après la confiscation des débris par l'armée, Brazel
accorde une interview exclusive au journal Roswell Daily Record. Il y
décrit une zone de débris d'environ 200 mètres de large. Contrairement
aux récits ufologiques ultérieurs, Brazel est très terre à terre :
• Il affirme que les débris ressemblaient à du papier d'aluminium, du
caoutchouc noir, du bois de balsa et du scotch collé.
• Il précise qu'il avait déjà trouvé des ballons météo à deux reprises
sur le ranch par le passé, mais que ces débris-là lui semblaient « un
peu différents ».
• Il déclare textuellement : « Je suis sûr que ce n'était pas un ballon
météo ».
La mise au secret par l'armée
Juste après cette interview, Brazel est pris en charge par les
militaires de la base de Roswell. Il est logé (ou détenu, selon les
versions) au sein de la base pendant près d'une semaine. À sa sortie,
son attitude change radicalement :
• Il refuse catégoriquement de parler à nouveau de l'affaire.
• Il déclare aux journalistes qu'il regrette amèrement d'avoir signalé
sa découverte.
• Plusieurs proches témoigneront plus tard que Brazel, jusqu'alors en
difficulté financière, est soudainement apparu avec une somme d'argent
importante permettant d'acheter un nouveau pick-up et d'ouvrir une
boucherie.
Pour les ufologues, l'armée a acheté le silence de Brazel ou l'a menacé
pour qu'il ne décrive pas les "vrais" débris métalliques et
indestructibles qu'il aurait trouvés.
2. Le Colonel William Blanchard : Le
commandant qui a validé la "Soucoupe"
Le colonel William Blanchard était le commandant du 509ème groupe de
bombardement de Roswell. C'est un officier supérieur au parcours
brillant, qui terminera sa carrière comme général quatre étoiles et chef
d’état-major adjoint de l'US Air Force.
Une erreur professionnelle inexplicable ?
C'est Blanchard qui donne l'ordre direct à son officier des relations
publiques, Walter Haut, de rédiger et de diffuser le communiqué de
presse affirmant la capture d'un « disque volant ».
L'explication officielle du Projet Mogul repose sur le fait que l'armée
s'est trompée en confondant un ballon avec une soucoupe. Cependant,
cette explication se heurte à la personnalité de Blanchard :
• Blanchard gérait l'élite de l'armée de l'air américaine, des hommes
habitués à manipuler l'arme nucléaire et formés à reconnaître le
matériel aéronautique.
• La base de Roswell lançait elle-même régulièrement des ballons-sondes
standards pour ses propres mesures météorologiques.
Sa position après les faits
Si Blanchard avait commis une erreur de jugement aussi monumentale
(humilier l'armée américaine à l'échelle mondiale en prenant un ballon
de jouets pour un vaisseau extraterrestre), sa carrière aurait dû être
brisée. Pourtant, il n'a subi aucun blâme, aucune rétrogradation, et a
continué sa progression fulgurante dans la hiérarchie militaire.
Tout au long de sa vie, Blanchard a évité de s'exprimer publiquement sur
Roswell. Cependant, son épouse et plusieurs de ses proches ont confié
après sa mort en 1966 qu'il n'avait jamais regretté le communiqué du 8
juillet 1947. Il aurait glissé à des confidents que l'objet récupéré
était bel et bien « quelque chose qui ne venait pas de la Terre ».
Voici l'analyse approfondie
des deux derniers éléments clés : les révélations posthumes de
l'officier Walter Haut et les dessous des mystérieux documents
déclassifiés du FBI.
1. Le lieutenant Walter Haut : La confession
posthume qui a tout changé
Le lieutenant Walter Haut était l'officier des relations publiques du
Roswell Army Air Field en 1947. C’est lui qui a rédigé et diffusé le
communiqué de presse historique annonçant la capture de la « soucoupe
volante ».
Pendant des décennies, Haut a maintenu une version stricte et sceptique
: il expliquait qu'il n'avait fait qu'obéir aux ordres du colonel
Blanchard, sans avoir jamais vu les débris ni l'objet de ses propres
yeux.
L'affidavit de 2002
Walter Haut décède en décembre 2005. En 2007, ses proches et des
chercheurs ufologues rendent public un affidavit sous serment signé de
sa main en 2002, avec la consigne stricte de ne l'ouvrir qu'après sa
mort. Ce document contient des révélations explosives :
• La réunion secrète : Haut affirme que le matin du 8 juillet
1947, il a assisté à une réunion de crise de haut niveau à laquelle
participaient le colonel Blanchard et le général Ramey. Lors de cette
réunion, des morceaux du véritable débris ont été passés de main en
main. Haut décrit un matériau métallique d'une finesse extrême mais
d'une solidité absolue.
• L'existence de deux sites : Selon lui, la fameuse zone de
débris découverte par le paysan Mac Brazel n’était qu'un site secondaire
provoqué par une explosion en vol. Le site principal du crash, où
l'épave principale s'était posée, se trouvait plus loin.
• Le Hangar 84 et les corps : Haut affirme s'être rendu
personnellement dans le Hangar 84 de la base de Roswell. Il y aurait vu
une partie de l'engin (un objet en forme d'œuf d'environ 4 à 5 mètres de
long) et deux corps extraterrestres drapés sous des bâches, dont la
morphologie correspondait à des êtres de petite taille avec une grosse
tête.
• La stratégie de désinformation : Il confirme que l'histoire du
ballon météo a été inventée de toutes pièces par le général Ramey pour
détourner l'attention du public et des Soviétiques, et que le communiqué
de presse initial avait été publié exprès pour "occuper" les médias
pendant que l'armée nettoyait discrètement le site principal.
Bien que cet affidavit soit considéré par les ufologues comme la preuve
ultime, les sceptiques soulignent que Walter Haut était très âgé et
affaibli au moment de la signature, suggérant que le texte aurait pu
être rédigé ou fortement influencé par des enquêteurs ufologues de son
entourage. (NB : un argument qui nous semble
bien faible ! L'affidavit date de trois ans avant sa mort, il s'agit
d'une prestation sous serment, de la part d'un militaire gradé.
Théoriquement, le travail des ufologues consiste à chercher et à trouver
la vérité, pas à la travestir ! Mais naturellement, il peut
toujours y avoir des brebis galleuses...)
2. Les archives du FBI : L'énigme du "Mémo
Hottel"
En 2011, le FBI lance sa plateforme d'archives en ligne baptisée The
Vault. Très rapidement, un document spécifique devient le fichier le
plus téléchargé et consulté de toute l'histoire de la plateforme,
totalisant des millions de vues : le Mémo Hottel.
Le contenu du document
Daté du 22 mars 1950, ce mémo d'une seule page a été rédigé par l'agent
spécial Guy Hottel, alors directeur du bureau du FBI à Washington, à
l'attention du grand patron du Bureau, J. Edgar Hoover.
Hottel y rapporte les déclarations d'un enquêteur de l'Air Force (dont
le nom est censuré) :
« Trois prétendues vliegende schotels (soucoupes volantes) ont été
récupérées au Nouveau-Mexique ».
Le document décrit des engins circulaires d'environ 15 mètres de
diamètre avec un centre surélevé.
Le détail le plus marquant concerne les occupants :
« Chacune était occupée par trois corps de forme humaine mais mesurant
seulement 90 centimètres (3 pieds), vêtus d'un tissu métallique d'une
texture très fine. Chaque corps était bandé d'une manière similaire aux
combinaisons anti-g utilisées par les pilotes d'essai ».
Le mémo ajoute que l'explication probable du crash réside dans la
présence de puissants radars gouvernementaux installés au
Nouveau-Mexique, qui auraient interféré avec les systèmes de guidage des
soucoupes.
Le verdict de la réalité historique
L'apparition de ce mémo a provoqué un emballement mondial, beaucoup y
voyant la confirmation officielle par le FBI du crash de Roswell.
Cependant, l'analyse historique du document tempère grandement cet
enthousiasme :
1. Aucun lien chronologique avec Roswell :
Le mémo est daté de mars 1950, soit près de trois ans après les
événements de juillet 1947.
2. Un témoignage de troisième main : Guy
Hottel n'a rien vu par lui-même. Il ne fait que retranscrire ce qu'un
enquêteur militaire lui a dit, qui lui-même le tenait d'un informateur
tiers.
3. Une escroquerie locale :
Des recherches plus poussées ont
révélé que l'informateur à l'origine de cette histoire était en réalité
un escroc notoire nommé Silas Newton. Ce dernier parcourait le pays à
l'époque pour vendre des appareils supposés détecter le pétrole, en
prétendant qu'ils fonctionnaient grâce à de la technologie
extraterrestre qu'il avait récupérée sur un faux crash d'OVNI à Aztec,
au Nouveau-Mexique.
Le FBI a lui-même publié une mise au point officielle rappelant que le
mémo Hottel ne constitue en aucun cas une preuve et qu'aucune enquête
approfondie n'avait été menée à la suite de ce rapport, le Bureau
jugeant l'histoire peu crédible à l'époque.
Les rapports récents de l'AARO
(le bureau du Pentagone chargé de l'étude des PAN — Phénomènes Anormaux
Non Identifiés) rejettent catégoriquement
toute origine extraterrestre concernant l'affaire Roswell et les vagues
d'ovnis historiques. Fondé en 2022 par le ministère de la Défense
américain, l'AARO (All-domain Anomaly Resolution Office) a reçu pour
mission de réexaminer près de 80 ans d'archives et de rapports
militaires.
Voici les conclusions majeures de ces enquêtes officielles et la
politique de transparence en cours.
Le verdict de l'AARO sur Roswell et la
rétro-ingénierie
Dans ses volumineux rapports d'examen historique (notamment le
Historical Record Report Volume 1), l'AARO consacre une analyse
rigoureuse aux mythes fondateurs de l'ufologie américaine :
• Confirmation du Projet Mogul : Les analystes du Pentagone
valident entièrement les conclusions des enquêtes des années 1990. Les
caractéristiques physiques des débris décrits à Roswell (légèreté,
rubans à motifs) correspondent aux ballons en néoprène et aux
réflecteurs radars en balsa du programme d'espionnage acoustique Mogul.
• Aucun programme secret de rétro-ingénierie : L'AARO a mené des
dizaines d'auditions sous serment auprès d'anciens agents du
renseignement et de militaires affirmant que le gouvernement américain
cache des technologies extraterrestres. Le bureau conclut que ces
programmes cachés n'existent pas. Les témoins ont, de bonne foi ou par
ouï-dire, confondu des programmes d'accès spéciaux (SAP) authentiques et
hautement classifiés (liés à des drones furtifs ou des technologies
militaires terrestres) avec des projets extraterrestres.
• L'absence de preuves physiques : Qu'il s'agisse de débris
métalliques prétendument récupérés en 1947 ou d'artefacts analysés en
laboratoire, l'AARO affirme qu'aucun échantillon n'a jamais démontré de
propriétés physiques ou manufacturières impossibles à reproduire sur
Terre.
Les vagues de déclassification massives
(2024-2026)
L'actualité des PAN est marquée par une impulsion de déclassification
gouvernementale sans précédent à Washington, orchestrée par le ministère
de la Défense (renommé administrativement Department of War) :
• Le système PURSUE : Le Pentagone a déployé une plateforme
d'archives publique baptisée PURSUE (Presidential Unsealing and
Reporting System for UAP Encounters). Ce système vise à centraliser et
publier des dizaines de millions de documents, vidéos et enregistrements
audio autrefois classés top-secret.
• Des centaines de vidéos militaires publiées : Les récentes
salves de déclassification incluent des données de suivi radar, des
images capturées par des capteurs infrarouges embarqués sur des avions
de chasse, et des témoignages audio de pilotes de l'armée. Parmi les
dossiers en ligne, on trouve des cas non résolus d'orbes lumineux
perturbant des hélicoptères militaires ou des objets abattus au-dessus
de l'Amérique du Nord (comme au lac Huron en 2023).
L'approche scientifique actuelle du
Pentagone
L'AARO ne traite plus la question sous l'angle de la science-fiction,
mais sous celui de la sécurité nationale et de la rigueur scientifique :
[
• Le fléau des fausses perceptions : L'AARO documente activement
la manière dont les pilotes et les capteurs électroniques se font piéger
par l'environnement. Le bureau publie des guides explicatifs sur le
phénomène de "flamboiement satellitaire" (le reflet du soleil sur les
constellations de satellites comme Starlink) ou sur les illusions
d'optique créées par la parallaxe, qui font paraître un simple ballon
météo comme un engin volant à une vitesse hypersonique.
• L'enjeu de sécurité nationale : Sur les plus de 1 600 cas
accumulés par le bureau, la quasi-totalité de ceux qui sont résolus
retombent dans des catégories banales : ballons de recherche, débris
volants, drones commerciaux ou activités de surveillance par des
puissances étrangères. L'objectif principal de l'AARO est d'éliminer le
"bruit" des signalements d'ovnis pour identifier d'éventuelles
incursions de drones espions hautement technologiques dans les espaces
aériens restreints de l'armée américaine.
Pour les autorités américaines actuelles, l'affaire Roswell reste le cas
d'école parfait d'une méprise technologique (un ballon secret) amplifiée
par le besoin de secret militaire, créant un vide informationnel dans
lequel le mythe extraterrestre s'est engouffré pour toujours.
Voici les détails complets
sur l'analyse en laboratoire des prétendus débris d'OVNI et sur le
profil des lanceurs d'alerte qui continuent de défier la version du
Pentagone lors des auditions au Congrès.
1. Les méthodes scientifiques d'analyse des
débris d'OVNI
Lorsqu'un débris suspecté d'être d'origine extraterrestre (souvent lié
historiquement à Roswell ou à d'autres crashs) parvient aux autorités,
le Pentagone fait appel à des structures de pointe. L'AARO s'appuie
notamment sur le Laboratoire national d'Oak Ridge (ORNL) et sur la
direction technologique de l'armée de l'air pour mener des expertises
d'une extrême rigueur.
L'objectif est de déceler des anomalies de fabrication ou des propriétés
physiques impossibles à reproduire sur Terre.
Les étapes clés de l'analyse en laboratoire
• Spectrométrie de masse et analyse isotopique : C'est l'examen
le plus crucial. Les scientifiques mesurent les ratios d'isotopes
stables dans le métal. Chaque planète ou système stellaire possède une
signature isotopique unique déterminée par son environnement cosmique.
Si les ratios correspondent parfaitement aux signatures terrestres,
l'origine exogène est écartée.
• Microscopie électronique à balayage (MEB) : Elle permet
d'étudier la structure cristalline du matériau à l'échelle nanométrique
pour identifier s'il s'agit d'un alliage connu ou d'une méthode de
forgeage humaine (comme la métallurgie des poudres).
• Tests de conductivité et de guides d'ondes : De nombreux débris
présentés par les ufologues sont décrits comme des structures capables
de manipuler les ondes térahertz pour générer de l'antigravité. Les
laboratoires testent la résonance électromagnétique de ces échantillons
pour vérifier ces affirmations.
Un exemple récent : Le fragment de To The
Stars Academy
En 2024, l'AARO a publié une contre-expertise majeure sur un morceau
d'alliage de magnésium (Mg) provenant de l'organisation To The Stars
Academy. Cet échantillon était présenté depuis des décennies comme un
débris récupéré lors d'un crash d'OVNI en 1947.
Les résultats d'Oak Ridge ont démontré qu'il s'agissait d'un alliage
tout à fait terrestre, dont la structure et la composition
correspondaient aux expérimentations de traitement de surface de
l'aluminium menées dans les années 1940. L'absence d'une chaîne de
contrôle continue et documentée (le parcours physique de l'objet depuis
1947) achève de disqualifier scientifiquement sa valeur de preuve.
2. Le profil et les arguments des lanceurs
d'alerte devant le Congrès
Malgré les rapports successifs de l'AARO niant toute preuve
extraterrestre, une faction de hauts responsables du renseignement et de
l'armée continue de contredire frontalement la version officielle. Leurs
interventions régulières lors d'auditions parlementaires maintiennent la
pression sur le gouvernement.
Des profils à haute crédibilité
Ces témoins ne sont pas des amateurs de science-fiction, mais des
professionnels de la sécurité nationale formés à la gestion des secrets
d'État :
• David Grusch : Ancien officier de l'armée de l'air et vétéran
de la National Geospatial-Intelligence Agency (NGA). Il a codirigé
l'analyse des PAN pour le compte du Pentagone. Sous serment devant le
Congrès, il a affirmé que les États-Unis possèdent des vaisseaux
spatiaux intacts ou partiellement intacts, ainsi que des "matières
biologiques non humaines" récupérées sur des sites de crash.
• Luis Elizondo : Ancien directeur de l'AATIP (Advanced Aerospace
Threat Identification Program), le programme du Pentagone qui étudiait
les ovnis avant l'AARO. Dans ses récentes déclarations et ouvrages, il
maintient que l'armée dissimule la réalité physique d'objets aux
capacités technologiques bien supérieures aux nôtres.
• Militaires de carrière et pilotes d'élite : Des témoins comme
le vétéran Jeffrey Nuccetelli ou le commandant Wiggins déclarent
régulièrement que le personnel militaire subit de fortes pressions et
des menaces professionnelles pour taire leurs observations de phénomènes
anormaux.
Leurs arguments face à l'AARO
Les lanceurs d'alerte accusent l'AARO d'être un outil de relations
publiques destiné à étouffer le sujet plutôt qu'à l'étudier. Leurs
principaux arguments s'articulent autour de trois axes :
1. Le contournement législatif : Ils affirment que les programmes
de rétro-ingénierie d'artefacts extraterrestres ont été délibérément
dissimulés sous la forme de sous-programmes au sein de contrats de
sous-traitance avec de grandes entreprises de l'aérospatiale privée. Ce
montage juridique permettrait de masquer le budget et d'échapper au
contrôle du Congrès et à la juridiction de l'AARO.
2. Le climat de représailles et de stigmatisation : Les témoins
décrivent une culture du secret institutionnalisée où quiconque rapporte
des débris ou des cinématiques de vol impossibles s'expose à la perte de
son habilitation de sécurité et à la fin de sa carrière. Face à cela,
des parlementaires soutiennent le UAP Whistleblower Protection Act pour
créer des boucliers juridiques renforcés.
3. Le délit d'initié informationnel : Les lanceurs d'alerte
rappellent que l'AARO n'a accès qu'aux informations que le ministère de
la Défense accepte de lui fournir. Selon eux, le véritable cœur du
secret se situe au sein d'agences de renseignement spécifiques (comme la
CIA ou la DIA) qui refusent de coopérer pleinement avec le bureau civil
d'enquête.
Cette opposition frontale entre la rigueur de l'analyse factuelle des
laboratoires d'un côté, et la teneur des témoignages sous serment
d'anciens hauts gradés de l'autre, montre que le grand débat
institutionnel ouvert par l'affaire Roswell en 1947 reste brûlant à
Washington.
1. Les lois de protection et les batailles
juridiques au Congrès (NDAA)
Pour contourner le mur du secret militaire, le Congrès américain utilise
son arme juridique la plus puissante : la NDAA (National Defense
Authorization Act), la loi annuelle de financement du Pentagone. Entre
2024 et 2026, cette loi est devenue le terrain d'une guerre
administrative féroce entre les parlementaires et les agences de
renseignement.
L'immunité totale pour les témoins : le mécanisme légal
Le Congrès a instauré des vagues successives d'amendements créant un
régime de protection inédit pour les lanceurs d'alerte sur les PAN.
• L'amnistie de divulgation : La loi stipule que tout individu
(militaire, agent de la CIA ou contractuel privé) qui détient des
informations sur des programmes cachés d'ovnis ou de rétro-ingénierie
peut les révéler au Congrès sans risquer de poursuites judiciaires pour
violation du secret défense.
• L'interdiction des représailles : Le texte interdit
formellement au Pentagone de suspendre les habilitations de sécurité ou
de bloquer les carrières des personnels qui témoignent devant la
commission d'enquête sénatoriale.
La guerre des portefeuilles : la coupure des fonds
L'avancée la plus agressive du Congrès concerne le financement de ces
prétendus projets secrets. Les clauses récentes de la NDAA imposent une
règle stricte : tous les fonds fédéraux destinés à un programme non
déclaré au Congrès sont immédiatement coupés. Si une agence cache un
débris ou un projet de rétro-ingénierie sans en informer les commissions
parlementaires, le budget global de l'agence peut être légalement gelé.
Le point de blocage : l'amendement Schumer et le "domaine
éminent"
Le sénateur Chuck Schumer a mené une bataille majeure pour imposer une
clause de nationalisation forcée (ou Eminent Domain). Cette clause
prévoyait que l'État américain pouvait saisir légalement tout artefact,
technologie ou fragment d'origine non humaine détenu par des entités
privées.
Cependant, sous la pression intense de plusieurs élus influents de la
Chambre des représentants (souvent financés par les géants de la
défense), cette clause de saisie a été purgée des versions finales de la
loi, illustrant la puissance des lobbys industriels sur ce sujet.
2. Le rôle des entreprises aérospatiales
privées
Selon les déclarations de David Grusch et des récents lanceurs d'alerte,
le cœur du secret ne se trouverait plus dans les hangars de l'armée,
mais au sein des coffres-forts d'entreprises de défense privées. Des
géants de l'aérospatiale comme Lockheed Martin (Skunk Works), Northrop
Grumman ou Raytheon sont régulièrement pointés du doigt.
Pourquoi confier les débris au secteur privé ?
Le transfert de matériaux récupérés (depuis Roswell en 1947 jusqu'aux
cas plus récents) à des sous-traitants privés répond à une logique de
dissimulation très efficace :
• Échapper au contrôle du Congrès : Les agences gouvernementales
ont l'obligation légale de rendre des comptes aux élus. En revanche, une
entreprise privée est protégée par le secret commercial et la propriété
intellectuelle. Si un parlementaire demande à voir des dossiers,
l'entreprise peut refuser en affirmant qu'il s'agit de technologies
industrielles propriétaires.
• Le cloisonnement absolu : Au sein de ces entreprises, les
projets sont gérés via des SAP (Special Access Programs). Les ingénieurs
travaillent dans des laboratoires enterrés ou isolés, sans jamais
connaître le but global du projet. Un métallurgiste peut passer dix ans
à étudier la résistance thermique d'un alliage inconnu sans jamais
savoir que le fragment provient potentiellement d'un crash.
Le concept de "Rétro-Ingénierie"
L'accusation principale veut que ces firmes tentent de dupliquer les
technologies observées sur les PAN (systèmes de propulsion sans rejet
thermique, signatures radar nulles, transmédialité eau-air).
Les sceptiques et les analystes financiers rappellent toutefois une
réalité économique : si ces entreprises possédaient une technologie de
rupture d'origine extraterrestre depuis 1947, leurs brevets et leurs
sauts technologiques auraient transformé radicalement l'industrie civile
et militaire bien plus vite. Pour le Pentagone, l'extrême secret qui
entoure ces entreprises protège simplement des innovations
technologiques 100 % humaines, développées pour contrer les capacités de
la Chine et de la Russie.
Le dossier de l'affaire Roswell s'est ainsi transformé : le débat sur un
crash de ballons en 1947 est devenu une vaste enquête sur la
transparence financière du complexe militaro-industriel américain.
1. Les techniques d'observation actuelles de
l'armée américaine
Pour ne plus dépendre de simples témoignages visuels humains, souvent
jugés peu fiables, le Pentagone déploie des technologies d'interception
et de détection en temps réel. L’AARO coordonne ces efforts pour
standardiser la collecte des données face aux PAN.
Le système GREMLIN : La détection nomade
Le Pentagone a développé un réseau de capteurs transportables baptisé
GREMLIN. Ce système est conçu pour être déployé rapidement sur les sites
à haute sensibilité stratégique (zones d’essais nucléaires, bases
militaires côtières).
• Il combine des radars à courte et longue portée.
• Il intègre des caméras à balayage infrarouge et des capteurs de
spectre électromagnétique.
• Il écoute les anomalies radiofréquences pour détecter si un objet
invisible à l’œil nu perturbe le spectre local.
Les capteurs embarqués des avions de chasse
Les données les plus exploitées proviennent des chasseurs F/A-18 Super
Hornet et F-35 de l'US Navy et de l'US Air Force :
• Radars APG-79/81 (AESA) : Ces radars à antenne active peuvent
suivre simultanément des dizaines de cibles ultra-rapides ou aux
trajectoires erratiques, éliminant les faux échos radar historiques.
• Nacelles ATFLIR / Sniper : Ces systèmes de désignation laser
intègrent des caméras thermiques d'une précision extrême, capables de
filmer les contrastes de chaleur. C’est ce matériel qui a capturé les
célèbres vidéos FLIR, GIMBAL et GOFAST.
L'intelligence artificielle en renfort
Le principal défi actuel est le tri des données. L'armée utilise
désormais des algorithmes d'IA entraînés pour éliminer instantanément le
"bruit" environnemental : oiseaux, drones commerciaux, reflets solaires
sur les vagues et ballons météo. L'IA ne transmet aux analystes que les
cinématiques de vol qui violent les lois de l'aérodynamique connue
(accélérations instantanées, virages à angle droit sans décélération).
2. La position scientifique de la NASA
En parallèle des enquêtes militaires du Pentagone, la NASA aborde la
question sous un angle strictement civil, académique et astrobiologique.
En 2023, l'agence spatiale a publié son propre rapport d'expert
indépendant sur les PAN et a nommé un directeur de la recherche sur ces
phénomènes.
Une distinction claire entre PAN et vie extraterrestre
La posture de la NASA est rigoureuse : l'agence affirme qu'il n'existe
actuellement aucune preuve scientifique liant les observations de PAN à
une origine exogène. Pour la NASA, un phénomène "non identifié" reste
simplement un événement non résolu par manque de données de qualité, et
non la preuve d'une visite extraterrestre.
La recherche scientifique de la vie : biosignatures et
technosignatures
Pour la NASA, la recherche d'une vie extraterrestre ne se fait pas en
attendant le crash d'un engin dans le désert, mais en observant l'espace
lointain :
• Les Biosignatures : Grâce au télescope spatial James Webb (JWST),
la NASA analyse la composition chimique de l'atmosphère des exoplanètes.
Elle y cherche des gaz spécifiques (méthane, dioxyde de carbone, vapeur
d'eau) qui trahiraient la présence d'une vie microbienne ou végétale.
• Les Technosignatures : L'agence finance des programmes qui
traquent les preuves de civilisations technologiques avancées dans
l'univers. Cela inclut la recherche de signaux radio artificiels (via le
programme SETI), de lasers de communication interstellaires ou de
mégastructures hypothétiques (comme des sphères de Dyson) bloquant la
lumière de certaines étoiles.
La NASA insiste sur la nécessité de déstigmatiser le sujet des PAN pour
que les scientifiques du monde entier puissent analyser les données
atmosphériques de manière transparente, sans crainte pour leur
réputation académique.
Le grand voyage entamé avec l'incident de Roswell en 1947 met en lumière
une fracture moderne : d'un côté, une science rigoureuse qui exige des
preuves physiques reproductibles en laboratoire ; de l'autre, une
culture du secret d'État qui alimente continuellement le doute.
1. Les protocoles internationaux de l'ONU en
cas de "Premier Contact"
Contrairement à l'imagerie populaire des films de science-fiction,
l'Organisation des Nations Unies (ONU) ne dispose pas d'un bureau
d'accueil secret prêt à négocier avec des émissaires extraterrestres. La
gestion d'une telle découverte repose sur des traités juridiques
existants et des comités scientifiques internationaux.
Le Bureau des affaires spatiales des Nations Unies (UNOOSA)
L'organisme onusien compétent est l'UNOOSA, basé à Vienne. Son rôle
principal est de veiller à l'application du Traité de l'espace de 1967.
Ce traité stipule que l'espace extra-atmosphérique appartient à
l'humanité tout entière et qu'aucune nation ne peut s'approprier un
corps céleste ou une ressource spatiale.
En cas de détection d'une preuve de vie intelligente (qu'il s'agisse
d'un signal radio lointain ou d'une sonde automatique entrant dans le
système solaire), l'UNOOSA servirait de plateforme centrale pour
coordonner la réponse diplomatique et s'assurer qu'un seul État ne
monopolise pas la découverte.
Le protocole de post-détection de l'IAA
Le protocole le plus précis et le plus respecté par la communauté
scientifique mondiale a été rédigé par l'Académie internationale
d'astronautique (IAA) et le comité SETI. Ce texte édicte des règles
strictes :
• Vérification universelle : Le scientifique ou l'État qui
détecte un signal ou une preuve technologique exogène ne doit pas
publier l'information immédiatement. Il doit d'abord soumettre ses
données à d'autres observatoires internationaux pour confirmer qu'il ne
s'agit pas d'un signal parasite ou d'une fraude.
• Notification officielle : Une fois la découverte validée, le
secrétaire général de l'ONU est le premier informé, suivi par les chefs
d'État et les grandes agences spatiales.
• Le principe du silence radio : Aucune réponse ne doit être
envoyée dans l'espace sans un consensus international préalable.
L'humanité doit décider collectivement, via l'ONU, si elle souhaite
signaler sa présence et quel message elle doit transmettre.
2. Le modèle européen et l'expertise
française du GEIPAN
Alors que les États-Unis abordent le sujet sous l'angle militaire du
secret défense et de la sécurité nationale, l'Europe, et
particulièrement la France, a choisi une approche scientifique publique
et transparente unique au monde.
Le GEIPAN : Une exception française
Créé en 1977, le GEIPAN (Groupe d'études et d'informations sur les
phénomènes aérospatiaux non identifiés) est une composante officielle du
CNES (l'agence spatiale française), basée à Toulouse. C’est la seule
structure étatique au monde dont la mission est d'étudier les PAN en
publiant l'intégralité de ses dossiers en ligne, de manière
transparente.
Le GEIPAN travaille en réseau avec la Gendarmerie nationale, l'Armée de
l'air, l'Aviation civile et Météo-France pour analyser chaque témoignage
reçu.
La méthode de classification française
Le GEIPAN classe les dossiers en quatre catégories très strictes :
• Cas A et B (Phénomènes identifiés) : L'explication est certaine
ou hautement probable (lanternes thaïlandaises, satellites Starlink,
rentrées atmosphériques de débris spatiaux, planète Vénus). Cela
représente environ 97 % des cas.
• Cas C (Non analysable) : Le témoignage manque de données
précises (pas de photos, description trop vague, absence de données
radar) pour formuler une hypothèse.
• Cas D (Phénomènes non identifiés) : Cette catégorie correspond
aux véritables "ovnis". Il s'agit de cas où l'enquête a été complète, où
les témoins sont jugés très fiables et où des données physiques (radar,
traces au sol) sont disponibles, mais où aucune explication aéronautique
ou météorologique connue ne fonctionne. Seuls environ 3 % des cas
entrent dans cette catégorie.
La position européenne globale
À l'échelle européenne, l'approche est collaborative. Le GEIPAN partage
ses données avec des initiatives européennes comme le programme EuroUFO.
Contrairement à Washington, les scientifiques européens soutiennent que
la transparence publique est la meilleure arme contre le complotisme.
En démontrant scientifiquement que la quasi-totalité des observations
s'explique par des phénomènes banals, ils isolent les quelques cas "D"
inexpliqués pour les étudier avec une rigueur académique, loin des
fantasmes de rétro-ingénierie militaire qui entourent l'axe Roswell /
Zone 51 depuis 1947.
SOMMAIRE DES
LIEUX - SOMMAIRE UFOLOGIQUE -
SOMMAIRE PARANORMAL
SOMMAIRE SURNATUREL - ACCUEIL
