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Unité 731Il nous a été vivement déconseillé d'intégrer une vidéo en regard de cet article sur l'Unité 731 tant certaines images auraient risqué d'être particulièrement troublantes, choquantes, relatant les exactions, les crimes contre l'humanité, l'horreur de tortures sans nom, pratiquées en l'occurrence. C'est Hanael Parks qui dans l'une de ses prestations chez Nuréa, à propos des black programs, avait survolé le sujet de l'unité 731, un complexe militaire japonais supposé travailler dans la recherche bactériologique. En fait, officiellement, cette unité dirigée par Ishii Shirô se consacrait à la prévention des épidémies et la purification de l'eau. En réalité, ses préoccupations étaient tout autres et l'unité 731 se rendait coupable d'expériences sur des humains, expériences dont le descriptif rendrait malades les plus aguerris. Il était question de vivisections sans anesthésie, de personnes bouillies vivantes, l'inoculation de maladies telles que le typhus, la peste et le choléra, de viols, d'expériences sur les grossesses, les mères et les bébés, dont nul ne sortait vivant, ceci pour résumer très fort, dans cet établissement (comportant apparemment des succursales ou alter egos) qui a vu le jour entre 1932 et 1933 mais dont l'existence ne fut reconnue par le gouvernement japonais qu'en 2002 (ce qui ne signifie en aucune manière que les atrocités furent arrêtées pour autant et Hanael Parks souligne que, contre toute attente, le complexe - comportant deux prisons - serait toujours en activité à l'heure actuelle, peut-être sous un autre nom, l'une ou l'autre des "succursales" et donc en un autre endroit. Voilà qui donne des frissons. L'histoire raconte que des établissements similaires auraient vu le jour en Russie (ex-URSS) et ponctueraient le pays de leur présence. Disons encore que les détenus de ces prisons, essentiellement des ressortissants, russes, chinois et coréens, étaient largués à partir d'avions, furent au nombre de 300 à 500 000 individus environ. Les "expériences" qui n'avaient strictement rien à envier au sadisme nazi, que du contraire, concernaient aussi bien les hommes que les femmes et les enfants, fournis en grande partie par la Kenpeitaï, la police militaire. Les activités de l'unité étaient connues au plus haut niveau du gouvernement et des films sur les expérimentations ou les convois de prisonniers ont entre autres été montrés à Hideki Tojo et au prince Takahito Mikasa, le plus jeune frère d'Hirohito, qui y fait référence dans son journal personnel. Le prince Tsuneyoshi Takeda, cousin de l'empereur, a également visité les installations en qualité d'officier de l'armée du Guandong. On ne peut donc pas dire "qu'ils ne savaient pas". L'unité en question se trouvait en Manchourie et plus exactement implantée en 1936 à Pingfang, localité proche de la ville de Harbin au Mandchoukouo (actuelle province du Heilongjiang en république populaire de Chine), cette unité prit le relais de l'unité Togo (Togo butai ?), construite en 1932 à Beiyinhe dans la municipalité de Wuchang. (quelle curieuse ressemblance phonétique avec la ville chinoise de Wuhan, mais apparemment sans rapport !) Nous en tirons deux conclusions : d'une part nous n'avons pas la même conception de la médecine ou de la recherche médicale ou encore de la santé en général et d'autre part, voilà qui démontre une fois encore que l'être humain se débrouille très bien seul pour faire le mal et se transformer en véritable croquemitaine atroce sans pour cela avoir besoin du diable ni de démons... |