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Quelques réflexions préliminairesAvant d'aller plus loin dans notre étude à propos des orbes, j'aimerais introduire celle-ci au moyen de quelques réflexions préliminaires. Avant d'entamer cette étude, le sujet des orbes me faisait rire en coin, je l'avoue. De formation à la fois littéraire et scientifique par une particularité de mon parcours scolaire*, mon esprit cartésien réagit au quart de tour face à ce genre de manifestation (encore le terme est-il exagérément pompeux) et pour moi les choses sont claires, évidentes : il s'agit de défauts de l'appareil, de poussières ou de débris quelconques, minuscules mais mis en relief par le flash, de particules quelconques que la sensibilité de l'appareil, bien supérieure à celle de l'œil humain capte et restitue alors que nous, nous ne voyons rien en temps réel. En dehors de cela, nous savons que les APN présentent un flot de particularités qui les rendent "naturellement" sensibles à la formation d'orbes, il existe même une "zone d'orbes", il y a le problème de la balance des blancs, la distance focale, etc... Comment tant de gens ne peuvent-ils pas se rendre à l'évidence et où donc vont-ils chercher toutes ces attributions ésotériques plus ou moins farfelues ? Voilà du moins ce que je pensais... Tout le monde sait très bien que dans 99% des cas, mais disons 75 pour
être gentils, j'ai raison, évidemment. Mais le CERPI n'est pas fondamentalement opposé aux théories marginales, encore faut-il qu'elles tiennent debout. Or voilà, justement encore, certaines coïncidences sont parfois très troublantes, il y a de quoi se poser des questions. Des questions du style "Et si..." En fait voilà pourquoi tant de personnes s'accrochent à des théories apparemment invraisemblables à propos des orbes. C'est pour cela, parce que tout un chacun a plus ou moins besoin de sa dose de mystère et de merveilleux, il faut croire que cela relève d'un trait de personnalité très courant. Pourtant, personne ne s'étonne de trouver de petits points blancs sur ses lunettes. Cela provient des pellicules, de la desquamation de la peau, de la propagation de poussières diverses. C'est un peu le même principe (du moins dans les grandes lignes) mais là, tout le monde trouve ça normal. Les esprits ou les extraterrestres doivent adorer se faire prendre en photo, mais ils détestent les lunettes. Probablement parce que celles-ci sont trop souvent un peu sales... alors que, c'est bien connu, les objectifs des appareils photo sont toujours impeccablement propres ! Mais bon ! Ce n'est qu'un exemple, léger. Lorsque Monsieur Tout le Monde visionne un film, devant son petit écran, confortablement installé dans le canapé du salon, ou bien dans les salles obscures des cinémas, un film ou un documentaire, une grande série ou un simple DVD, peu importe, personne ne sursaute en voyant la quantité incroyable d'orbes que l'on peut souvent y voir. L'acteur est plus ou moins à contre-jour, le soleil est derrière, selon un certain angle (sinon les spectateurs n'y verraient plus rien !) et, sur le côté, par le truchement de la caméra, on voit très habituellement quantité de ces petits machins blancs. Mais là, tout le monde l'interprète comme un simple défaut dans la prise de vue et puis, comme c'est très furtif, que l'on passe rapidement à autre chose, hé bien on n'y pense plus ! Mais alors quoi ? Ces imbéciles de cinéastes sont-ils donc tous des incapables ? Là où l'on répète et répète encore inlassablement les mêmes scènes avant qu'elles ne soient jugées impeccables, avec des budgets pharaoniques, personne ne pense à retoucher ces défauts ? Avons-nous là affaire à des orbes comme les autres, c'est-à-dire des orbes "scientifiques", explicables simplement par des phénomènes d'optique ou bien les cinéastes captent-ils aussi des esprits en ballade ou des extraterrestres en pleine mission d'exploration ? La question peut paraître stupide, toujours est-il que la réalité est là : d'un côté personne ne s'émeut de ce que des millions de personnes voient, de l'autre on s'extasie sur des photos qui, de surcroît, sont la plupart du temps prises par des amateurs !
Ci-contre, à droite, vous pourrez voir une photo prise non par un "vrai professionnel de la photographie" mais par une personne disposant d'appareillage haut de gamme, sans flash, et qui obtient pourtant (pour une fois !) des orbes (que l'on peut distinguer au niveau du clocher) et nous disposons du fichier EXIF. En fait, il y a même plusieurs orbes et différemment colorés (quand on vous disait que ce n'était pas une exclusivité et que le phénomène était courant...) Mais l'agrandissement démontre que ces orbes ne sont pas circulaires : ils présentent des côtés réguliers, ce sont des hexagones. Ceci peut donc s'expliquer très clairement en fonction du nombre de lames du diaphragme de l'appareil (nous reverrons cela plus loin...) Il est plus que probable que les couleurs soient générées par la décomposition de la lumière solaire et, peut-être, par la réfringence de l'eau qui borde le château. Parallèlement, j'aurais du mal, beaucoup de mal à vrai dire, à croire que depuis le temps que ces orbes apparaissent sur les photos (il y a au moins 20 ans que j'en vois et je crois bien que la première a dû être sur des photos Polaroïd !) que les fabricants n'aient pas été avisés du phénomène, qu'ils ne s'en soient pas eux-mêmes aperçus et que, avec les progrès technologiques réalisés depuis, aucune modification n'ait pu être apportée pour satisfaire leurs clients ! Tout récemment, j'ai pu faire ce que j'aurais du faire depuis bien longtemps déjà (je l'avoue !) : je me suis rendu auprès de photographes professionnels pour leur demander leur avis, mais aussi chez des opticiens (pas celui qui vient d'ouvrir sa boutique, mais bien ceux qui sont implantés et travaillent dans le domaine depuis des décennies), je me suis renseigné dans des bibliothèques officielles, des centres culturels comportant des cercles photographiques animés par des vétérans de la photo, des "monstres" d'expérience dans l'art de la prise de vue, artistique, industrielle, professionnelle, etc. J'ai été bien étonné des résultats ! Chez le premier opticien (minimum 20 ans d'expérience) : "Non, je n'ai jamais entendu parler de ce sujet et je n'en ai jamais eu sur mes photos non plus. Nous ne pourrions vous renseigner car nous ne nous occupons que de la pathologie du fond de l'œil." Mais, évidemment, je ne m'en tiens pas à un seul avis... Chez le deuxième (environ 15 ans d'expérience au moins) : "Les quoi ? Les orbes ? Non, je ne connais pas, pourtant je fais beaucoup de photos..." Ce n'est qu'en relisant
(bien longtemps après coup), l'article que vous avez sous les yeux que
je me suis dit : "Mais ! Ce type me prend pour quelqu'un atteint
d'une pathologie, c'est-à-dire une maladie ! Le résultat Google
pour "pathologie du fond de l'oeil dit ceci :
"Pathologie oculaire
Partout ailleurs, j'ai obtenu le même résultat, avec quelques variantes plus ou moins amusantes : "Les orbes ? Vous écrivez ça comment ?"; "Les orbes ? Mh, voyons un peu... Oui, il me semble, si mes souvenirs sont bons, qu'on a fait une conférence sur ces anomalies..."; "Laissez-moi vos coordonnées, je vais me renseigner..."; "Oh vous savez, quand cela arrive, ce qui est très, très rare, nous appelons ça une "retouche"! "; "C'est vrai ? Il y a des gens qui s'intéressent à ça ?"... Quant au sourire du bibliothécaire, qui en a pourtant vu bien d'autres, il valait à lui seul tout un discours bien qu'il n'ait rien dit : respect de la clientèle oblige ! Cependant, si ces professionnels ont l'air de se moquer gentiment de nos lubies parapsychologiques, il ne faut pas perdre de vue non plus que, on ne sait trop pourquoi (superstitions, rapprochements sur base de coïncidences,, rumeurs, élucubrations, peu importe) des tas de gens s'imaginent beaucoup de choses à propos des orbes, mais il n'en reste pas moins vrai que des personnes endeuillées souffrent et que l'interprétation de ces phénomènes peut revêtir pour elles une importance énorme, que des orbes (par exemple dynamiques) répondront forcément beaucoup moins à l'objet de cette étude (qui ne prend donc en ligne de compte que les orbes statiques, précision importante !) que s'il devait s'agir d'une influence extraterrestre l'éventualité d'un danger n'est pas à exclure et que, en tous cas, énormément de monde aimerait tout simplement comprendre. Les enquêteurs du paranormal, eux aussi, aimeraient savoir sur quel pied danser et que répondre à leurs requérants : esprits ou pas ? Le sujet n'est donc certainement pas à prendre à la légère. A quoi tout ceci nous
amène t'il ? Hé bien à pas grand chose, sinon qu'il paraît évident
qu'un point essentiel se dégage : Maintenant, si vous le voulez bien, nous allons laisser ces considérations de côté (sans les
oublier pour autant) et envisager les choses sur le plan scientifique. Cela risque d'être passionnant, mais un petit conseil s'impose auparavant (je peux
vous en parler puisque je potasse en parallèle les
bouquins de physique optique, de physique et d'optique géométrique, la propagation des ondes, le guide pratique de la photo numérique, pour ne
citer que ces "joyeusetés"),: avant de passer à la page suivante, passez donc rapidement par votre petite pharmacie personnelle et rapportez donc
l'une de ces petites boîtes vert et blanc. Le nom du médicament contre la douleur est facile, cela commence par A... comme cette fameuse
fleur dont il est tiré : la spirée.. * Il faut bien faire la
distinction entre M. Vanbockestal, auteur de cet article et son
groupement : le CERPI. Bien que nous nous soyons déjà expliqués à
ce sujet dans nos pages, le CERPI est un groupement, dont la plupart des
éléments revêtent une approche scientifique. Par
extension, on peut donc prétendre que "le CERPI est un groupement à
vocation ou à l'approche scientifique". Nous ne
disons jamais : "le CERPI est un groupe scientifique ou un groupe de
scientifiques", ce qui serait abusif, même si cela ne serait pas non plus
complètement faux. Quant à M. Vanbockestal, il ne se prend pas
pour "un scientifique" (par exemple au même titre que tel ou tel grand
inventeur, prix Nobel, chercheur universitaire, etc.) mais il revendique
lui aussi son approche comme scientifique. Quant à son
parcours scolaire, M. Vanbockestal s'en défend lui-même : |