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RELATIVITÉ RESTREINTEFormule célèbre s'il en est, que nous évoquons ici en nous inspirant de Wikipédia, celle-ci nous servira tant sur le plan documentaire (en illustration scientifique de nos propos) que comme point de départ à d'autres discussions soit dans le cadre métaphysique (cette page est issue d'un ancien site du réseau Belgasites - lequel n'existe maintenant plus - qui s'intitulait "le site du M", raison pour laquelle il était question de métaphysique), soit en rapport avec l'étude des phénomènes dits "inexpliqués" propres à nos objectifs. Au delà d'un simple copier-coller qui s'apparenterait donc à un banal plagiat, nous nous servirons du système de signets et des liens hypertexte afin de pouvoir établir des connexions multiples à partir de différentes études ou vers celles-ci, ce qui ne nous aurait pas été possible à partir du document initial. En outre les conditions de licence ont été respectées (voir en bas de page). Par ailleurs, le présent document ne présente pas la totalité des rubriques d'origine que vous trouverez donc sur la page de Wikipédia.
<- Timbre soviétique représentant Albert Einstein. En mécanique newtonienne, les vitesses s'additionnent lors d'un changement de référentiel, c'est la relativité galiléenne : si d'une fusée se déplaçant à la vitesse de 7 km/s par rapport à la Terre on tire un boulet de canon vers l'avant à la vitesse de 1 km/s par rapport à la fusée, la vitesse du projectile par rapport à la Terre sera de 8 km/s. Si le boulet est tiré vers l'arrière, sa vitesse sera de 6 km/s. À la fin du xixe siècle James Clerk Maxwell établit les équations régissant les ondes électromagnétiques et notamment les ondes
lumineuses. Selon cette théorie la vitesse de la lumière ne devait dépendre que des propriétés électriques et magnétiques du milieu, ce qui posait un problème dans
le cas où ce milieu est le vide car cela suggère une indépendance de la vitesse de la lumière par rapport au référentiel de l'instrument de mesure : si on émet un
faisceau lumineux depuis la fusée vers l'avant ou vers l'arrière, la vitesse de la lumière mesurée par rapport à la Terre sera la même, contrairement au boulet. Des formules de transformation pour passer d'un observateur à un autre furent établies par Hendrik Antoon Lorentz avant 1904; il s'agissait d'équations de compatibilité dont la signification n'était pas claire aux yeux de leur auteur. D'autres physiciens avaient eu une démarche similaire plus tôt encore. Henri Poincaré a publié des articles pour en trouver une interprétation, peu de temps avant Einstein. La répartition des rôles de tel ou tel savant dans l'émergence de la théorie de la relativité restreinte a fait l'objet d'une controverse, en particulier dans les années 2000. En 1905, dans son article intitulé "De l'électrodynamique des corps en mouvement", Albert Einstein présenta la relativité comme suit :L'éther est une notion arbitraire qui n'est pas utile à l'expression de la théorie de la relativité. La célérité de la lumière par rapport aux observateurs ne dépend pas de leur vitesse. Les lois de la physique respectent le principe de relativité. Les équations de Lorentz qui en découlent sont conformes à la réalité physique. Elles ont des conséquences inattendues. Ainsi un observateur attribue à un corps en mouvement une longueur plus courte que la longueur attribuée à ce même corps au repos et la durée des phénomènes qui affectent le corps en mouvement est allongée par rapport à cette « même » durée mesurée par des observateurs immobiles par rapport à ce corps.
Les postulats d'Einstein (1905) La théorie d'Einstein est centrée sur le principe de relativité qui concerne l'observation et la mesure des phénomènes en fonction du référentiel depuis lequel l'observateur (ou l'appareil de mesure) effectue les mesures sur l'expérience. La relativité restreinte ne considère que le cas où l'observateur est dans un référentiel inertiel, les autres référentiels sont l'objet d'étude de la relativité générale. Rappelons qu'un référentiel est dit inertiel si tout objet isolé de ce référentiel (sur lequel ne s’exerce aucune force ou sur lequel la résultante des forces est nulle) est soit immobile, soit en mouvement de translation rectiligne uniforme. Par exemple : une fusée dans l'espace loin de toute masse constitue un référentiel inertiel si aucun moteur n'est allumé. Les deux postulats de la relativité restreinte sont les suivants : Les lois de la physique ont la même forme dans tous les référentiels inertiels. La vitesse de la lumière dans le vide a la même valeur dans tous les référentiels inertiels. Le premier postulat est le principe de relativité proprement dit, dans sa conception restreinte à la classe des référentiels inertiels. Il formalise un constat de Galilée selon lequel le mouvement rectiligne uniforme est « comme rien » pour l'observateur appartenant au référentiel mobile. Le second postulat formalise l'interprétation des équations de Maxwell suivant laquelle il n'y a pas d'éther, et est conforme aux expériences. Une des conséquences est que la lumière peut être utilisée, de manière identique dans tout référentiel inertiel, comme moyen de communication pour y synchroniser les horloges qui y sont immobiles. On peut se passer du second postulat pour déterminer les équations des transformations de Lorentz à condition d'introduire une hypothèse supplémentaire au premier postulat : l'espace-temps est homogène et isotrope. Ce fait a été découvert dès 1910 par Kunz et indépendamment par Comstock. L'hypothèse additionnelle conduit à un groupe de transformations, dépendant d'un paramètre c2, physiquement homogène au carré d'une vitesse. Ces transformations s'identifient aux transformations de Galilée si c2 est infini et aux transformations de Lorentz si c2 est fini positif. L'identification de c à la vitesse de la lumière, établie comme finie par les observations, se traduit par le second postulat. Jean-Marc Lévy-Leblond fait remarquer que cette approche implique seulement l'existence d'une vitesse-limite c, qui est celle de toutes les particules sans masse, et donc de la lumière dans nos théories actuelles. Si le photon devait s'avérer avoir une masse (voir à ce sujet les propriétés physiques du photon), la relativité ne serait pas remise en question, mais la lumière aurait une vitesse légèrement inférieure à c, et qui dépendrait des référentiels. Contenu soumis à la licence CC-BY-SA. Source : Article Relativité restreinte de Wikipédia en français (auteurs). |