Centre d'Études et de Recherches

sur les Phénomènes Inexpliqués

COMPLÉMENT SUR LE DÉPECEUR DE MONS (3)


Et pour bien démontrer que l'affaire du dépeceur de Mons ne fut pas une mince affaire, citons encore quelques faits qui pourraient lui être attribués :

Le 20 septembre 2001, Line Dupont, secrétaire du Forem, 47 ans, était retrouvée chez elle, au Nouveau Quartier de Cuesmes, tuée sur son lit cinq jours auparavant. Divorcée, "elle recevait des amis chez elle". On ignore laquelle de ses connaissances a pu la massacrer.

Début octobre 2001, Anna Hajovic, 62 ans, a été massacrée chez elle, à Montroeul-sur-Haine, par des crapules qui en voulaient sans doute à la maigre fortune qu'elle pouvait posséder dans sa modeste, mais coquette maisonnette fleurie. Crapules qui courent toujours.

Comme court toujours celui qui a tué Mme Marthe Sénépart, 87 ans. Cette mamy avait quitté le home du Manoir, à Écaussinnes, le 5 septembre 2001. Elle était fatiguée de cette vie rythmée par ses vieux jours. Elle a pris le train jusqu'à Mons. Mais au Pont Canal (*), ce sont des agresseurs qui l'ont projetée dans la Haine. Ses vêtements n'ont pas été retrouvés. Enquête non aboutie. Tout comme celle sur la mort de Georgette Ledoux, mamy de Thieusies, massacrée chez elle à la mi-avril 1999.
(*) Le "pont canal" est situé à proximité du chemin de l'Inquiétude. Il n'y a qu'un arrêt de bus de distance. L'impasse de l'inquiétude y arrive même tout près.
Écaussinnes et Thieusies ne sont pas éloignés de la rue du dépôt et de la rue Émile Jambe.

Myriam Brohée, logopède de 42 ans, mère de famille, séparée, a disparu le 18 octobre 2000, de son domicile du centre de St-Ghislain. Des fouilles ont eu lieu ce printemps encore, dans la proche région. En vain.
A Obourg, c'est Christelle Hanot, 29 ans, qui a disparu mystérieusement début février. Elle posait pour des photographes de charme, qui publiaient son image sur des sites Internet. Curieusement, cette disparition n'a pas encore fait l'objet d'une mise à l'instruction.

Force est de constater que, ces dernières années, il ne fait pas bon d'être une femme et de résider dans la région de Mons, surtout si on n'a pas une ligne de conduite absolument droite !

Revenons-en à notre témoignage et reprenons un avis de l'agence Belga :

Dépeceur de Mons : l'ombre de Fourniret (Belga, 22/03/2005)
Georgette Leclercq, la soeur d'une des cinq victimes connues du dépeceur de Mons, a décidé de demander par écrit au juge d'instruction montois Pilette d'interroger Michel Fourniret au sujet des crimes attribués au dépeceur de Mons. Huit ans jour pour jour après la découverte des premiers restes dans des sacs, la soeur de Georgette Leclercq lance cette hypothèse car une camionnette blanche a été aperçue à Mons lors d'un dépôt de sacs. Michel Fourniret, qui est soupçonné d'une vingtaine de crimes de jeunes filles en Belgique et en France, possédait en effet alors une camionnette blanche. Les cinq victimes connues du dépeceur de Mons ont été assassinées pendant la période où aucun crime précis n'est attribué à Michel Fourniret. De plus, les jeunes filles au pair que Monique Olivier accuse Fourniret d'avoir tuées, auraient été recrutées dans le Hainaut. Par ailleurs, Michel Fourniret a au moins utilisé, comme le dépeceur de Mons, un frigo pour conserver le cadavre d'une de ses victimes. Autant d'éléments qui incitent Georgette Leclercq à demander que Michel Fourniret soit interrogé. (GFR)

Plusieurs éléments ressortent une fois de plus de cet article : l'existence d'une camionnette blanche (signalée dans le rapport de ML). Michel Fourniret n'est peut-être pas LE dépeceur de Mons, peut-être bien. ML a indirectement évoqué la présence de deux hommes (ou deux personnes) dans cette affaire...

Avouons, à tout le moins, qu'il n'en faut pas plus pour plonger un ville, une région, dans la psychose !

Excellente initiative de la police de Liège, relayée par la police fédérale, que de tordre publiquement le cou à une rumeur voulant que certaines jeunes filles se voyaient proposer le choix entre un viol ou le `sourire de l'ange´, une découpe du visage au cutter. Un mauvais canular qui donnait des cauchemars à certaines adolescentes, de Namur, Bruxelles ou Liège, contraintes de prendre le train ou le métro.

Une `légende urbaine´ de plus. Ces dernières années, la Belgique a déjà connu l'avènement d'autres rumeurs du genre liées à l'actualité criminelle.

En 1997, alors que les esprits étaient encore marqués par l'affaire Dutroux, de nombreux enfants rapportaient à leurs parents que les occupants d'une camionnette blanche, ou une Mercedes selon la version, avaient tenté de les enlever, descriptions des hommes à l'appui.

Marianne Thomas, substitut `moeurs´ au parquet de Bruxelles, se souvient qu'une cinquantaine de plaintes avaient été enregistrées à l'époque et qu'un de ces dossiers, plus convaincant que les autres, avait même été jusqu'au tribunal; l'infortuné accusé en était sorti libre. Dans ce cas-ci, la méchante rumeur avait bel et bien fait une victime.

La petite vieille du parking

Le dépeceur de Mons a également été à l'origine d'une de ses psychoses qui s'est répandue jusqu'en France. A l'origine, l'histoire d'une jeune fille qui au sortir d'un complexe cinématographique bruxellois trouve une vieille dame installée dans sa voiture. Celle-ci lui explique sa présence à cet endroit et lui demande gentiment si la conductrice ne veut pas la raccompagner par sécurité.

Pendant le voyage, elle se rend compte que la petite vieille a des mains d'homme et provoque un accident dont la vieille femme profite pour s'enfuir. La police arrivée sur place trouve alors dans le coffre de la voiture, du chloroforme, une tronçonneuse et des sacs poubelle. Le message, transmis surtout par le Net, se termine par un classique "S'il vous plaît, faites passer ce message".
Bien sûr, c'est vrai, il y a de fortes chances pour qu'il ne s'agisse que d'un canular, un hoax. La prudence s'impose de toute manière. En l'occurrence, le message précisait que la police signalait la présence du dépeceur de Mons à Bruxelles. La confusion provenait probablement de l'affaire Claude Dubois, ce fameux gaillard apparemment pas si fréquentable que ça qui avait obtenu un non-lieu inexplicable.
Et si Claude Dubois et Michel Fourniret constituaient le "couple" de monstres que l'on recherche ?

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