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Nous
sommes à Boston (USA), dans les années 60. En 62-63 pour être plus précis. La
ville, surtout connue pour avoir été le berceau du futur JFK, qui allait - lui
aussi - être à la base d'une énigme à la vie dure, va sombrer dans l'horreur, la
terreur, la psychose, suite aux agissements d'un mystérieux individu qui sèmera
la mort sur son passage, dans d'atroces circonstances.
Bientôt, il deviendra un véritable croquemitaine : le monstre que toutes les
femmes redoutent, contre lequel elles se barricadent, s'entraînent au judo ou au
karaté, utilisent mille moyens pour se protéger... en vain !
L'étrangleur de Boston, tel un fantôme insaisissable, pénètre dans l'appartement
des plus prudentes, sans effraction, sans permettre à la police de remonter
jusqu'à lui. Comme son surnom l'indique, il étrangle ses victimes mais il ne se
contente pas de cela. Il leur fait subir des outrages sexuels et les dispose
dans des positions obscènes de manière à choquer ceux qui découvriront leurs
cadavres, tandis que leurs cous sont "décorés" d'une manière typique.
Pour mieux narguer la police, incapable de lui mettre la main dessus, il va
jusqu'à placer une carte "Bonne année" entre les orteils de l'une de ses
victimes.
Bien évidemment, l'histoire est surtout policière, celle de l'un des premiers
serial killers. Mais elle va très rapidement prendre une toute autre dimension
lorsque l'opinion publique sera ébranlée jusqu'au plus profond d'elle-même et
que, en pleine période électorale, les diverses pressions deviendront
insoutenables au sein des institutions organisant les investigations. Le fantôme
- étrangleur deviendra l'ennemi public n°1, l'homme à abattre, l'énigme du
siècle, l'objectif prioritaire et tous les moyens seront bons pour tenter de lui
mettre le grappin dessus, y compris ceux que l'on aurait écartés de prime abord.
Entendez ceux relatifs aux capacités extrasensorielles. Et c'est évidemment là
que le récit devient intéressant pour le CERPI !
Cette histoire parfaitement authentique (qui a aussi connu plusieurs versions
cinématographiques, dont une avec le regretté Tony Curtis dans le rôle de
l'étrangleur présumé) est extrêmement complexe et c'est d'une "brique" de 638
pages dont il s'agit.
Le bouquin est particulièrement riche en détails, en reconstitutions, en
explications, pistes, hypothèses, développements de ramifications si bien qu'il
réclame une attention soutenue pour ne pas perdre le fil... Très complet,
l'œuvre de Gerold Franck est un ouvrage de référence.
Il est intéressant de voir l'étonnement des policiers face aux capacités d'un
médium leur donnant des renseignements tout particulièrement exacts à une époque
où la parapsychologie était encore très peu connue. Mais il existe un point
commun avec l'actualité en la matière : le ou les médiums livrent des
indications indiscutablement utiles et permettraient même d'appréhender le
coupable, toutefois le problème réside toujours dans l'absence de preuves
probantes pour la police. Si bien que les choses restent en l'état. Encore
actuellement, on ignore s'il existait un ou plusieurs étrangleurs, et Albert
DeSalvo est considéré comme le coupable car, bien des années plus tard, une
analyse ADN a permis d'établir avec 99,99% l'implication de cet individu, mais
pour une seule victime alors que l'on en dénombre 13 au total ! L'affaire se
termine dans un abominable embrouillamini ou s'emmêlent la politique, les
rivalités policières, l'implication éventuelle de la mafia, les turpitudes de la
psychiatrie et... hélas, on ne connaît toujours pas la vérité, du moins : pas
toute la vérité...
Enfin... pas encore. Car, avec le CERPI, on ne sait jamais, n'est-ce pas ? On se
souviendra en tous cas de son intervention dans l'affaire du
dépeceur de Mons, entre autres...
Quoi qu'il en soit, vous trouverez ci-dessous un film complet, controversable
mais quand même intéressant.
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