Centre d'Études et de Recherches

sur les Phénomènes Inexpliqués

Les démons existent-ils ?


Voilà une question qui revient très fréquemment dans les mails que vous envoyez au CERPI.

D'après la Bible, Jésus lui-même fut tenté par un démon (ou par le Diable lui-même) et il s'employa a débarrasser de nombreuses personnes d'esprits malfaisants qui les tourmentaient. Mais que dire si l'on est athée, que l'on relève d'une autre confession ?

Quel crédit accorder à des écrits vieux de plus de deux mille ans que l'on ne cesse de remettre en question ? Les démons ne seraient-ils qu'une vue de l'esprit (si l'on peut dire), ne serait-ce pas là seulement le reflet des tentations classiques que l'être humain pourrait subir en dehors de toute intervention extérieure que l'on attribuerait à une entité quelconque ? Les exorcismes sont-ils une preuve de l'existence du Diable et de ses suppôts ?

Voilà autant de questions, et il y en aura bien d'autres, auxquelles nous tenterons de répondre dans ce dossier.

Dans l'immédiat, et au risque d'en hérisser certains, nous répondrons à la question "les démons existent-ils" ? par l'affirmative bien qu'il faudra assortir cette assertion de plusieurs bémols.
Nous irons jusqu'à dire que, pour nous, l'existence du Diable et des démons ne fait aucun doute. Il s'agit de certitudes que les auteurs de cet article se sont forgées par leurs expériences personnelles, certaines d'entre elles étant relatées dans nos pages. L'expérience est d'ailleurs assez traumatisante que pour ne jamais pouvoir sombrer dans l'oubli.
Pourtant, là encore il faudra bien tempérer l'enthousiasme (ou l'effroi) de certains : les choses ne se passent très probablement pas comme vous le croyez...

A défaut d'avoir pu en capturer un ou d'avoir pu en photographier, bref à défauts de preuves tangibles et concrètes, il vous faudra bien nous croire sur parole. Par contre, nous étayerons nos avancées au moyen de témoignages de tierces personnes avisées, d'ouvrages littéraires faisant autorité et agirons comme d'habitude, avec un maximum d'objectivité et de logique.

Les démons seraient-ils uniquement une question de religion, de foi ?

Une première question qui vient à l'esprit est de savoir si les démons ne sont qu'une question de foi ou de religion. Entendez par là que les démons n'appartiendraient finalement qu'au domaine des superstitions religieuses, que seuls les croyants pourraient donc s'imaginer être en proie à ce genre d'entités, alors que, bien entendu, tout cela pourrait s'expliquer aisément par la médecine, la psychanalyse, etc.

La première partie de la question se compose de deux volets qui semblent complémentaires, voire synonymes alors qu'ils peuvent faire état de concepts fondamentalement différents. Certes, les croyants sont supposés avoir la foi. C'est presque un pléonasme. Mais foi en qui et foi en quoi ? Si les religions monothéistes prônent généralement des valeurs assez semblables, en revanche les noms de leurs dieux peuvent varier énormément. Des principes de base viennent tout embrouiller. Essayons de débroussailler tout cela en disant que les démons, en tant qu'entités spirituelles (n'envisageons pas encore leur personnification à ce stade) relèvent évidemment de la religion, sauf dans leur sens figuré évidemment. Cependant, les récits d'exorcistes font état de très nombreux cas de personnes possédées alors qu'elles ne sont nullement croyantes. Le phénomène de possession semble échapper à tout parallèle avec les confessions. Autrement dit, les démons semblent se soucier fort peu de ce que leurs victimes croient ou pas et, le cas échéant en quel dieu. Inversement, la foi ne constitue pas une protection contre les démons non plus, cela n'immunise en rien. Prêtres, pasteurs, curés, religieuses, des couvents entiers ont connu la contamination. Alors ?

Alors, les choses sont beaucoup plus simples que cela (du moins à la base): les démons sont simplement des entités spirituelles malfaisantes et elles sont indépendantes de la foi ou de la religion, ils existent "à l'état libre" si l'on peut dire. C'est toutefois bien la religion et notamment le christianisme qui stipule que leur existence provient d'un conflit originel qui eut lieu bien avant l'apparition de l'être humain sur terre, ce qui donna naissance d'une part aux anges et d'autre part aux démons. Mais nous ne disposons forcément d'aucun témoignage à ce sujet, les écrits manquent également et pour cause ! C'est l'histoire des anges déchus. Comme toutefois personne n'était présent à ce moment pour témoigner ou rapporter des preuves, on se sent autorisé à accorder crédit aux écrits de Mauro Biglino qui attribue, lui, une tout autre origine à ce que nous appelons démons.

Démons primaires et démons secondaires

La plupart des médiums s'accorderont pour dire que tout être humain dispose d'une certaine énergie propre, ce qui est très facile à admettre. Nous pouvons aussi considérer que notre existence se compose d'ondes puisque l'on conçoit que tout est fait de vibrations.
Soit. Les choses deviennent plus difficiles à avaler une fois que l'on nous prétend que cette énergie, ou ces ondes, subsisteraient au delà de la mort pour constituer ce que nous appelons communément des "fantômes" ou des "âmes", des esprits. (Jean-Pierre Petit, dans le Métaphysicon propose cependant une démonstration scientifique de la subsistance de l'âme au-delà de la mort, tout un programme et pas de la part du premier venu !)
C'est en tous cas notamment cette idée de subsistance d'une certaine forme de vie après la mort qui relie l'étude des démons à la religion. Mais si l'on fait abstraction des connotations théologiques, on remarque qu'il est tout à fait possible d'imaginer l'existence de telles manifestations en dehors de cette même religion. En effet, ces énergies relèveraient d'un principe physique, ondulatoire peut-être, énergétique si l'on veut, mais en tous cas pas exclusivement cantonné au philosophique.
Une autre façon de voir les choses serait de dire que lesdits esprits existent de la même manière qu'une porte existe et que cette porte une fois complètement incendiée se réduit à quelques cendres. Les cendres, qui constituent les restes, le reliquat de la porte, existent en dehors de toute croyance : elles sont bien là. Mais bien sûr, il ne s'agit que d'une comparaison, une image.

Les choses se compliquent ensuite. Selon certains, les esprits, qu'ils soient communs et relativement attachants ou au contraire malfaisants, existent et leur caractère dépend tout simplement de ce qu'ils étaient de leur vivant. Entendez par là qu'un chic type engendrera un esprit tout à fait correct, serviable, etc. mais qu'une personne qui se serait distinguée de son vivant par son caractère agressif, méchant, voire criminel ne pourra donner qu'un esprit peu fréquentable. A ce sujet, on peut facilement citer le cas de Hitler, le triste sire que l'on connaît de réputation et qui aurait gagné sa place au sein des "démons". De la même manière qu'une personne peut faire l'objet d'une canonisation (devenir un saint), une autre peut devenir un démon et le cas est d'ailleurs admis en ce qui concerne Hitler, lequel l'a amplement mérité n'en doutons pas. Le cas d'Hitler serait celui d'un démon secondaire, par opposition aux démons primaires. Mais quelle différence ?

La différence réside essentiellement dans le fait que Hitler, de son côté, a bel et bien eu une existence historique, il a figuré parmi les vivants, en chair et en os, puis il est décédé et est (peut-être) devenu un démon. (NDLR : pour ma part,en ce qui concerne le maintien du caractère du vivant dans l'au-delà, je me pose la question : puisqu'il y eut, nous dit-on rébellion au paradis (anges déchus), puisque l'on ne sait rien de comment les choses se passent et se présentent au paradis, s'il existe, pourquoi ne pas imaginer qu'un homme jadis bon et vertueux changerait son fusil d'épaule ?  Déjà, privé d'enveloppe charnelle... vous faut-il un dessin ?)

Les démons primaires seraient donc ces fameux anges déchus du paradis, vaincus par Michel-Ange et ses troupes si l'on en croit ce qui se dit dans les milieux concernés. Ces entités, en se désolidarisant de leurs collègues initiaux par quelque dissension assez difficile à imaginer de prime abord (pourquoi ces anges se seraient-ils disputés, pourquoi y aurait-il eu un conflit au paradis ? Le loyer demandé était-il exorbitant ? Y avait-il du tapage nocturne ? La décoration ne plaisait plus ?) seraient devenus des "démons", mais ceux-ci n'auraient jamais mis les pieds sur le plancher des vaches. Comprenez qu'ils n'auraient jamais eu d'existence corporelle sur terre, pas d'enveloppe charnelle, jamais (et ce point est important).
Ces esprits donc, auraient toujours été des esprits et ne seraient devenus mauvais qu'après le conflit en question, toutefois largement antérieur à toute existence d'un être mauvais sur terre.
Les démons primaires, privilège de l'ancienneté et de l'expérience oblige, seraient nettement plus puissants que les démons secondaires.

Lors de séances de spiritisme, si vous assistez un jour à ce genre de manifestation, vous entendrez parfois parler d'esprits du bas astral. Le maître de séance, s'il y en a un, éloignera rapidement toute possibilité de communication avec ce genre d'entités que l'on peut en effet qualifier de peu recommandable et la confusion avec un démon pourrait provenir de là. A notre sens, il s'agirait effectivement d'une confusion car on ne peut pas réellement parler de démons dans ce cas (du moins la plupart du temps). En effet, tout comme les gens mauvais qui nous côtoient ne deviennent pas forcément des criminels, un esprit égaré, un peu espiègle ou à côté de la plaque n'en fait pas pour autant un démon. Cela dit, il est tout à fait possible lors d'une séance de spiritisme de "faire remonter" un démon, du moins sur le papier car en réalité ce sera très rarement le cas, fort heureusement d'ailleurs. Qu'à cela ne tienne, ne jouons pas sur les mots, même s'il ne s'agit pas de démons mais seulement d'entités du bas astral, les risques sont bien réels et, une fois encore, nous vous conseillons vivement de lire nos pages d'avertissements spirites ou religieux avant de vous adonner à toute séance.

Pour en revenir à nos moutons, ou plutôt à nos démons, disons encore que c'est cette absence d'enveloppe charnelle (chez les démons primaires) qui constitue une grosse partie du problème au niveau de leur caractère. On l'a vu, dès la base ils sont déjà infréquentables puisqu'ils se sont démarqués des principes pourtant excellents du divin. Mais cette absence de corps, ce corps qu'ils n'ont jamais eu, jamais connu, provoque à la fois leur jalousie vis-à-vis des humains et à la fois un excellent moyen d'intervention. Comment ? C'est très simple. Là aussi la plupart des médiums s'accorderont pour dire qu'il est très facile à un esprit d'entrer en communication avec un vivant, à condition toutefois que ce dernier soit suffisamment réceptif. Les choses fonctionnent un peu comme dans le cas d'un récepteur radio : il suffit de se mettre sur la bonne longueur d'ondes, la bonne fréquence (ce qui, au passage, respecte la théorie vibratoire). L'esprit peut même incorporer le médium (on parle d'incorporation lorsque le médium est d'accord pour ce genre de choses) c'est-à-dire pénétrer sinon réellement son corps du moins son esprit personnel (mais en réalité, les deux se superposeront pour ne plus constituer qu'une apparente simultanéité dans la manifestation, étant entendu que, de toute façon, l'esprit gouverne le corps, le commande) - dans certains cas, nettement moins agréables, ce n'est plus d'incorporation dont il s'agira mais de possession (dans le contexte spirite, on parle de possession lorsqu'un esprit pénètre un réceptif sans l'accord de ce dernier).
Nous conviendrons, avec nos esprits humains, que nous ne sommes pas limités par rapport aux esprits "spirituels" (on conçoit toute la difficulté que présente parfois la terminologie !) au point de ne pas pouvoir imaginer les dérives qu'occasionnerait la possession par un démon primaire. Celui-ci se trouvant désormais aux commandes d'un corps avec toutes ses implications charnelles (c'est le cas de le dire) il n'est pas étonnant que beaucoup de choses se passent dès lors sous la ceinture. (Hé ! Que feriez-vous, vous, après quelques millénaires d'abstinence ?) On comprend donc mieux que les manifestations d'une possession démoniaque (sous démon primaire) passe par de nombreux blasphèmes (le démon ayant en horreur tout ce qui est pieux, en rapport avec Jésus ou Dieu qui est désormais son éternel ennemi) et pratiques sexuelles grossières ou inavouables. C'est non seulement un exutoire, un moyen de se procurer des plaisirs longtemps interdits, impossibles, bafouant tous les tabous, mais aussi un moyen de se venger sur "les enfants de Dieu", ses "protégés", de provoquer l'autorité suprême et, sans doute, de récolter (détourner) des âmes à leur cause, à défaut : de provoquer leur perte.

Nous ouvrons nous-mêmes les portes...

Il est relativement fréquent que, sans le savoir avec discernement, des personnes soient possédées par des esprits malfaisants. Il ne s'agit généralement pas de démons à proprement parler, ni primaires ni secondaires (le plus souvent, il s'agit d'entités polymorphes secondaires, un sujet passionnant sur lequel nous reviendrons, rassurez-vous !) mais c'est déjà bien assez préoccupant (tout va mal, on note toutes sortes de désordres, familiaux, sociaux, la maladie, les accidents, certaines manifestations parfois assez bizarres et à la limite de l'explicable) et plusieurs de ces personnes ont déjà eu recours aux services du CERPI, avec succès d'ailleurs. C'est qu'il est relativement facile de s'en débarrasser, contrairement aux autres démons dont nous parlons ici. Considérons, si vous le voulez bien, ces entités comme démoniaques, mais elles sont de simples "ploucs", des soldats, là où les démons primaires et secondaires sont les lieutenants ou les généraux.
Très schématiquement (aussi, n'en tirez pas de conclusions hâtives et évitez de tenter le coup par vous-mêmes si vous n'êtes pas habitués à ce genre de choses) il suffit de refuser mentalement leur existence, de ne pas leur donner le droit (mentalement toujours) d'exister et, dans la plupart des cas, cela peut suffire (à condition toutefois aussi d'assortir la manœuvre de dispositions adéquates, tout comme un médecin ne se contentera pas d'un traitement symptomatique mais recherchera aussi la cause pour l'éliminer de la manière qui convient - on accompagnera cela d'un petit rituel accessible à toute personne de bonne volonté et le tour sera joué... en principe !)

Voilà un autre principe fondamental à retenir en matière de démonologie, c'est que "en principe - et à la base" les humains peuvent très bien éviter l'influence des démons simplement en procédant de la sorte, en leur refusant le droit d'exister, en les niant mentalement. Empressons-nous de dire que le procédé sera en quelque sorte "subjectif", expliquons-nous en disant que le démon ne sera pas détruit pour autant, le procédé ne va pas le plonger aux oubliettes (il est immortel, ne le perdons pas de vue) mais il cessera(it) d'exister pour la personne en question. Cela vous semble aberrant ? Hé bien, pas tant que cela finalement car de très nombreuses personnes réalisent le même prodige avec... Dieu !
Non ! Il ne s'agit pas ici de messes noires ou de quelques manifestations du genre, mais simplement de ces personnes qui ne veulent pas croire en Dieu. Hé bien, dans ce cas, il n'existe effectivement pas "pour eux", dans leur monde, dans leur sphère. En réalité, cela ne change rien, simplement ils ne sont plus concernés, on ne joue plus dans le même match. Sauf que, en admettant l'existence fondamentale de Dieu, ses prérogatives lui permettent de faire exception, à tout moment, à ce principe. Rappelons que ceci est essentiellement vrai pour les entités polymorphes secondaires - c'est en principe vrai aussi pour les démons secondaires et primaires, mais en réalité, vous pouvez toujours essayer : bonne chance !

Mais le principe inverse existe également et nous le mettons souvent en oeuvre, sans même toujours nous en rendre compte. Volontairement ou involontairement, nous ouvrons parfois nous-mêmes les portes aux démons. Sans que nous le sachions, notre comportement quotidien constitue un véritable appel à ces entités. Nous verrons comment plus loin et en détails (peut-être est-ce déjà fait, tout dépend de la manière dont vous êtes entré dans le site et des choix que vous aurez opérés en parcourant le sommaire !). Encore une fois, bien souvent on ne "remonte" qu'une ou plusieurs entités polymorphes secondaires. Mais si l'on n'y prend garde, si on pousse le bouchon un peu trop loin, à force de jouer avec les allumettes... on peut alors aussi très bien hériter de beaucoup plus méchant.

Quantités de démons quantiques...

Il y a une autre façon d'aborder le problème, une manière scientifique. La physique quantique a déjà démontré l'existence de mondes parallèles. La physique quantique, qui est à la base de nombreux appareils que nous utilisons quotidiennement chez nous sans que l'on ne sache encore en expliquer valablement comment cela fonctionne (mais pourvu que cela fonctionne, tout le monde s'en moque !) préconise aussi qu'il suffit d'imaginer un monde pour que celui-ci soit immédiatement créé. On maîtrisera encore mal le sujet tant que la physique quantique n'aura pas progressé davantage, mais on peut donc concevoir que le seul fait d'évoquer la possibilité qu'un monde peuplé de démons existe, génère ce monde. (En ce qui me concerne, j'aurais plutôt tendance à imaginer des mondes du style "Alerte à Malibu" mais bon, chacun ses goûts !).
Il reste donc à imaginer un moyen de communication entre ces deux mondes et je serais tenté de dire que le (mauvais) tour est joué. Apparemment, si nous rencontrons encore quelques difficultés à entrer en contact avec les démons ou les esprits dans un concept plus général, force est de constater que ceux-ci trouvent très bien le chemin pour parvenir jusqu'à nous ! Et si l'on s'en réfère à l'abondance de témoignages, la recrudescence importante de cas d'exorcismes (Le Vatican ne forme t-il pas tout spécialement des prêtres à cet effet ?) et à l'incapacité des milieux scientifiques et médicaux à pouvoir expliquer la totalité de ces cas, on peut remettre en question celle de l'(in)existence des démons.
Reprenons l'idée d'une locution très connue pour dire que l'une des plus redoutables ruses du diable est de faire croire qu'il n'existe pas !

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