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Nous ne parlerons même pas ici de lycanthropie, sujet qui sera abordé dans un autre dossier de ce site, mais plus simplement du mammifère
proche du chien qui, il est vrai, a souvent été redouté dans les campagnes et même les villes des siècles passés.
Si de nos jours, même dans les Ardennes, on ne trouve plus de loups en liberté, il n'en va cependant pas de même dans tous les pays (on en trouve notamment en
Bulgarie, pour ne citer que celui-ci mais nous verrons plus loin quelle est la répartition géographique
de ces animaux).
La peur du loup est assez récente, du moins à l'échelle terrestre. On trouve des restes de canidés dans les tombes préhistoriques, pratique tendant à démontrer l'intimité qui pouvait exister entre le loup et l'homme. Cependant, il n'est pas aisé de trancher et d'affirmer avec certitude que les ossements en question appartenaient à des loups sauvages ou des loups apprivoisés ou encore à des chiens primitifs. Ce qui est certain en revanche, c'est que les loups sont bien les ancêtres des chiens. La séparation entre les deux espèces remonte à 100 000 ans, époque où l'homme a domestiqué des loups.

Tout dépend du point de vue où l'on se place. Si l'on est un homme, le risque de se faire attaquer par un loup est presque nul. Il faut savoir en
effet que le loup a de longue date appris à se méfier de lui (L'Homme n'est-il pas, lui, Le Grand Prédateur entre tous ?) et que bon nombre d'attaques ne furent le cas que
d'individus atteints et malades de la rage. Dans certains cas de famine intense lors d'hivers extrêmement rigoureux, il y eut certaines exceptions, très rares.
Les choses sont évidemment différentes si on prend le cas d'un mouton ou de certaines espèces animales qui peuvent servir de proies aux loups...
Cependant, même indirectement, l'homme a fait beaucoup de tort au loup en protégeant ses cheptels animaliers de manière parfois douteuse et en le chassant à outrance,
en entravant du même coup ses possibilités de reproduction.
Mais d'où vient donc la réputation "croquemitainesque" du loup ?

Aussi ridicule que cela puisse paraître de nos jours, on a pendu et brûlé des loups sur le bûcher. Charlemagne a aussi créé le corps des louvetiers pour les exterminer. Dans un certain sens, c'était assez "normal": puisque les sorciers et sorcières pouvaient se transformer en toutes sortes d'animaux nuisibles et que les loups causaient de graves tourments aux hommes, il était clair qu'ils devaient subir le même sort par simple assimilation. Un loup pouvait très bien être en fait une sorcière qui n'avait pas pu reprendre son apparence normale pour une raison quelconque dont ne s'embarrassaient pas les gens de l'époque. D'ailleurs, lorsque l'on voit à l'oeuvre, un loup atteint de la rage, il n'est pas très difficile de l'assimiler à une créature diabolique ! Que ce soit également vrai pour les autres créatures ne changeait pas grand chose à l'affaire puisque le loup était déjà la victime de son image et de sa réputation. Et les loups ont disparu de nos contrées, après mille ans de persécutions.
Le symbole est pourtant profondément inscrit dans la culture. Le dessinateur Calvo le choisit pour peindre les nazis dans une bande dessinée clandestine, Walt Disney et Tex Avery l'utilisèrent pour figurer Hitler dans les films de propagande commandés par l'armée américaine. Et Serge Reggiani chanta les loups qui sont entrés dans Paris.
Si, comme dans la plupart des cas, l'espèce humaine daignait
se débarrasser de ses préjugés, laisser la priorité à la connaissance ou tout du moins à l'apprentissage avant de se forger une opinion, on en viendrait vite à une
conclusion beaucoup plus favorable au loup.
Le loup est un animal sociable qui vit en meute pouvant aller jusqu'à la vingtaine d'individus. Parfois, l'un d'eux se désolidarise de la meute pour se chercher son
propre territoire ou se fait chasser par ses semblables. Le territoire d'une meute peut varier en fonction des ressources alimentaires mais couvre généralement
plusieurs centaines de kilomètres carrés. Le loup est en effet capable de parcourir 60 km par jour ! Les meutes de loups du Grand Nord, quant à elles, peuvent parcourir
chaque année des centaines de kilomètres pour suivre les grandes migrations saisonnières de leur gibier. Les meutes défendent jalousement leur territoire contre les
autres meutes et marquent celui-ci par des dépôts odoriférants.
Le loup s'attaque principalement à des proies jeunes ou affaiblies par l'âge ou la maladie, assurant ainsi l'équilibre naturel auquel il participe donc.
Mature vers l'âge de deux ans, le loup se cherche alors une femelle avec laquelle il partagera généralement l'existence stable d'un couple marital.
Voici enfin l'adresse d'un très bon site consacré aux loups et à leur défense, à consulter à tout prix !
http://www.loup.org