Centre d'Études et de Recherches

sur les Phénomènes Inexpliqués

Le GEIPAN


Le GEIPAN (Groupe d'Études et d'Information sur les Phénomènes Aérospatiaux Non Identifiés) est une structure unique au monde. Ce service officiel français (Le CERPI est belge et ne bénéficie pas de ce statut d'officialité) est directement rattaché au Centre National d'Études Spatiales (CNES). Basé à Toulouse, il a pour mission d'étudier scientifiquement les observations de signalements aériens étranges rapportés par le public.

Origine : Le "Bureau des OVNIs" français

Fondé à l'origine en 1977 sous le nom de GEPAN, l'organisme a évolué pour devenir le SEPRA en 1988, avant de prendre sa forme actuelle de GEIPAN en 2005.
La France a fait le choix pionnier d'aborder la question des OVNIs de manière publique et transparente. Le GEIPAN utilise délibérément le terme de PAN (Phénomène Aérospatial Non identifié). Ce mot est jugé plus rigoureux et plus large que celui d'OVNI. Il englobe des manifestations lumineuses ou des reflets sans supposer la présence d'un objet solide.

Les Missions Clés du GEIPAN

Le groupe s’articule autour de trois piliers fondamentaux détaillés sur la page officielle des Missions du GEIPAN :
• Collecter : Centraliser les rapports de témoins via des formulaires en ligne ou des procès-verbaux de gendarmerie.
• Analyser : Mener des investigations techniques rigoureuses pour identifier l’origine du phénomène.
• Informer : Publier l’intégralité des rapports en ligne de façon anonymisée pour garantir une totale transparence.

La Classification des Phénomènes

À la fin de chaque enquête, le cas étudié est classé selon une nomenclature stricte en quatre catégories distinctes :
 

Catégorie

Statut du phénomène

Explications types

Parfaitement identifié

Planètes, satellites Starlink, lanternes thaïlandaises, ballons météo

Probablement identifié

Hypothèse forte mais manque de données techniques pour certifier le cas

C

Non analysable

Rapport trop incomplet ou manque cruel de données de terrain

Non identifié (Phénomène rare)

Cas solide avec des données fiables qui résiste à toute explication scientifique

Comment se déroule une enquête ?

Le traitement d’un signalement par l'équipe  — suit un parcours précis :
1. Le filtrage initial : L'équipe permanente évalue la complétude du questionnaire fourni par le témoin.
2. Le recoupement technique : Utilisation de logiciels de trajectoires aéronautiques, de données météo et de cartes astronomiques.
3. L’enquête terrain : Si le doute persiste, des enquêteurs bénévoles formés mènent des entretiens cognitifs avec les témoins.
4. La consultation d’experts : Recours au réseau de partenaires (Armée de l'Air, gendarmerie, météorologues).
Dans la grande majorité des cas, l'explication s'avère humaine ou naturelle (satellites, rentrées atmosphériques, vols militaires). Seul un infime pourcentage (environ 3%) reste totalement inexpliqué à ce jour. (C'est pareil pour le CERPI)

Les Cas Non Expliqués les plus Célèbres (Catégorie D)

Environ 3 % des cas soumis au GEIPAN restent totalement mystérieux. Ces cas de « Catégorie D » combinent deux critères indispensables : une consistance forte (plusieurs témoins fiables, preuves matérielles ou radars) et une étrangeté maximale (comportement de vol impossible pour notre technologie).

1. L’affaire de Trans-en-Provence (1981)

• Les faits : Le 8 janvier 1981, un artisan de Trans-en-Provence observe un engin en forme de double soucoupe inversée se poser brièvement dans son jardin avant de repartir à toute vitesse.
• Pourquoi il est célèbre : C'est l'un des rares cas au monde à présenter des traces physiques indiscutables. Les scientifiques du CNES ont analysé le sol et la végétation. Les résultats ont montré une compression thermique importante (échauffement du sol) et une modification biochimique profonde et inexpliquée de la chlorophylle des plantes environnantes.

2. L’incident d’Air France vol AF 3532 (1994)

• Les faits : Le 28 janvier 1994, l'équipage d'un Airbus A320 d'Air France reliant Nice à Londres aperçoit un immense disque sombre et changeant de forme au-dessus de la région parisienne.
• Pourquoi il est célèbre : Le phénomène a été observé simultanément par le commandant de bord, son copilote et un steward. De plus, le Centre de Contrôle Aérien Militaire de Taverny a enregistré sur ses radars une piste non identifiée corrélant exactement la position, l'heure et la trajectoire décrites par les pilotes. L'objet a disparu des radars en une fraction de seconde.

3. L'observation d'Harponville (2012)

• Les faits : Deux témoins indépendants et éloignés observent un immense triangle noir, parfaitement silencieux, doté de feux blancs aux extrémités et d'un feu rouge clignotant au centre, se déplaçant à basse altitude en Picardie.
• Pourquoi il est célèbre : La visibilité était parfaite et les profils des témoins étaient jugés très rigoureux. Malgré des recoupements complets avec l'Armée de l'Air, l'aviation civile et les bases de drones, aucun appareil volant ne correspondait à cette description ni à ce comportement aérodynamique.

Les Enquêteurs de Terrain – Profil et Recrutement

Le GEIPAN ne compte que 4 membres permanents à Toulouse. Pour couvrir la France entière, l'organisme s'appuie sur un réseau d'une vingtaine d'enquêteurs bénévoles.
Quel est leur profil ?
Contrairement aux clichés, ce ne sont pas des passionnés d'ovnis (ufologues) au sens militant, mais des profils scientifiques ou rigoureux choisis pour leur neutralité absolue :
• Métiers d'origine : Ingénieurs, anciens militaires, pilotes, policiers ou gendarmes à la retraite, physiciens, météorologues ou astronomes amateurs.
• Qualités requises : Une grande maîtrise des outils informatiques, un esprit scientifique cartésien, et de fortes aptitudes en psychologie (pour écouter les témoins sans les influencer).
Les conditions d'exercice
Ces collaborateurs extérieurs sont soumis à des exigences strictes encadrées par une convention du CNES :
• Disponibilité : Ils doivent pouvoir se libérer pour mener environ 3 enquêtes terrain complexes par an.
• Bénévolat : Ils ne perçoivent aucun salaire. Seuls leurs frais de déplacement et d'hébergement sur le terrain sont intégralement remboursés par le CNES.
• Formation obligatoire : Ils reçoivent une formation annuelle à Paris ou Toulouse. Ils y apprennent l'entretien cognitif (méthode de la gendarmerie pour aider un témoin à se souvenir de faits précis sans altérer ses souvenirs) et l'utilisation de logiciels d'authentification d'images comme IPACO.
Comment postuler ?
Le GEIPAN recrute de nouveaux profils au compte-gouttes pour remplacer les départs ou combler des zones géographiques vides :
1. Dossier de candidature : Il faut envoyer un CV détaillé et une lettre de motivation directement à l'adresse officielle geipan@cnes.fr.
2. Exercice pratique : Le candidat doit souvent fournir une simulation d'enquête ou l'analyse d'un cas de PAN passé pour prouver sa rigueur méthodologique.
3. Sélection : Si le profil est retenu, le candidat passe des entretiens avec la direction du GEIPAN avant de signer sa charte de déontologie.


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