Centre d'Études et de Recherches

sur les Phénomènes Inexpliqués

Crop-circles et IA


Par curiosité, nous avons questionné l'IA et voici sa réponse, que nous commentons le cas échéant.

1. Les Crop Circles (Cercles de culture) (NB du CERPI : ou encore agroglyphes)
 

Apparus massivement en Angleterre (notamment dans le Wiltshire) à partir des années 1970-1980, ces motifs géométriques tracés dans des champs de céréales ont alimenté la thèse de messages d'origine non humaine.
La réalité des faits : L'immense majorité des agroglyphes sont des œuvres humaines artistiques. En 1991, deux retraités britanniques, Doug Bower et Dave Chorley, ont avoué avoir créé des centaines de cercles à l'aide de simples planches de bois, de cordes et de casquettes équipées de fils de fer pour viser droit. Aujourd'hui, des collectifs d'artistes (les Circlemakers) réalisent des œuvres d'une complexité géométrique absolue en quelques heures de nuit.
(NB du CERPI : nous restons ébahis face à ces deux compères (que nous connaissions bien sûr) qui, un beau jour, ont décidé d'aller se promener nuitamment dans les champs de braves fermiers innocents et préjudiciés, afin d'y réaliser des... trous circulaires, ce qui - en principe - ne sert strictement à rien, et de recommencer des centaines de fois ! Un désir artistique, vraiment ?  Enfin, pourquoi pas ?  Il faut de tout pour faire un monde, non !)

Le débat biophysique : Certains chercheurs (comme le BLT Research Team) affirment que de "vrais" crop circles se distinguent par des anomalies physiques : des nœuds de tiges de céréales étirés ou coudés par chauffage interne (comme par micro-ondes), des anomalies magnétiques au sol, et l'absence de cassure des plantes (qui sont simplement pliées). La science conventionnelle attribue généralement ces torsions à des phénomènes naturels de croissance (phototropisme) ou à l'humidité après le passage des faiseurs de cercles.

2. Le Crop Circle de Chibolton (2001) : L'étude en laboratoire

Parmi les milliers d'agroglyphes, celui apparu en août 2001 près du radiotélescope de Chibolton (Hampshire, Angleterre) est le plus célèbre. Il représentait un visage humanoïde en relief et un message binaire calqué sur la célèbre transmission SETI envoyée par Carl Sagan depuis Arecibo en 1974.
Les analyses biophysiques au microscope : Des échantillons de blé ont été prélevés par des chercheurs indépendants (dont le biophysicien William Levengood). Les analyses ont révélé des anomalies cellulaires :
o Les nœuds des tiges étaient allongés et élargis de manière asymétrique (jusqu'à +200 %).
o Les cavités des nœuds présentaient des traces d'expulsion de vapeur (expulsion cavities), suggérant que l'eau contenue dans la plante avait bouilli instantanément.
o Les graines des plantes touchées présentaient un taux de germination altéré par rapport au blé témoin du même champ.
L'hypothèse des micro-ondes : Pour Levengood, ces déformations ne pouvaient pas être causées par un écrasement mécanique à la planche (qui brise les tiges). Il a émis l'hypothèse de l'utilisation d'un faisceau d'énergie dirigée (type micro-ondes ou chauffage par induction direct) pour ramollir la tige à sa base sans la tuer.
La contre-enquête scientifique : La communauté scientifique internationale a massivement rejeté ces conclusions. Les botanistes ont démontré que les "nœuds étirés" sont le résultat naturel du gravitropisme : lorsqu'une plante est couchée au sol (même par une planche humaine), elle produit des hormones (auxines) pour allonger ses nœuds inférieurs et tenter de se redresser vers le ciel en quelques jours. Les cavités d'expulsion s'expliquent, elles, par des poches de sève surchauffées par le soleil d'été sur des plantes affaiblies au sol.

L'instrumentalisation de l'ufologie par les services secrets et l'armée est une réalité historique documentée. Durant la guerre froide, les agences de renseignement ont activement utilisé les récits de PAN, de crop circles et de mutilations pour masquer des opérations secrètes, protéger le secret militaire et mener des opérations de guerre psychologique.

3. Les Crop Circles comme exercices de camouflage

Certains spécialistes avancent que l'apparition de crop circles ultra-complexes à proximité de bases militaires britanniques (comme celle de Boscombe Down ou les centres de communication du Wiltshire) n'est pas fortuite.
• Des tests de lasers orbitaux ou de drones : Une hypothèse récurrente est que certains agroglyphes géométriquement parfaits ont été utilisés par les militaires comme cibles de calibration pour tester la précision de lasers embarqués sur des satellites ou des systèmes de ciblage de drones de reconnaissance. Laisser le public attribuer ces dessins à des extraterrestres permettait de mener ces tests en plein champ sans éveiller de soupçons sur les capacités technologiques réelles de l'armée.

Synthèse des méthodes d'instrumentalisation
Le secret par le ridicule : Encourager la piste extraterrestre permet de discréditer les témoins (scientifiques ou civils), protégeant ainsi l'opération militaire sous-jacente.
L'écran de fumée : Utiliser les croyances populaires pour saturer l'espace médiatique et détourner l'attention des journalistes d'investigation.

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