Centre d'Études et de Recherches

sur les Phénomènes Inexpliqués

L'incident de la base d'Holloman


L'incident de la base de Holloman, située au Nouveau-Mexique, figure parmi les récits les plus fascinants et controversés de l'ufologie moderne. Contrairement à l'affaire de Roswell qui se concentre sur un crash, Holloman est le récit d'un atterrissage planifié et d'un contact diplomatique entre l'armée américaine et des entités non humaines.
Voici l'analyse détaillée de cette affaire, entre révélations de documents, promesses du Pentagone et théories du complot.

Le récit de l'incident (mai 1964)

Selon les enquêtes ufologiques et les témoignages de seconde main, l'événement se déroule en mai 1964 (certaines sources mentionnent 1971) sur la base aérienne de Holloman.

1. L'approche radar : Les radars de la base détectent trois objets volants non identifiés en approche rapide. Le commandement de la base tente d'établir le contact, sans succès, et place la zone en état d'alerte maximale. (Jusque là, l'histoire nous semble plausible. Des engins non identifiés s'approchent, il y a possibilité de menace, l'alerte est donnée. OK. On retiendra toutefois qu'il s'agit d'une alerte maximale. Ben oui : si on a affaire à des E.T. il y a moyen d'imaginer que l'on n'ait pas tout à fait les mêmes points de vue !)
2. L'atterrissage : Deux des objets restent en orbite ou stationnaires à haute altitude (on va les appeler les "escortes", ce qui reste plausible : s'il doit y avoir contact ou affrontement on ne vient pas seul à moins de s'appeler Superman, quoique dans l'hypothèse d'un arrivage extraterrestre on peut supposer automatiquement une large supériorité.), tandis que le troisième entame une descente oscillante vers le désert de White Sands. L'appareil stationne à quelques mètres du sol avant de déployer trois patins d'atterrissage.
3. Le contact : Une rampe d'accès s'abaisse. Trois êtres de nature non humaine en sortent. Ils portent des combinaisons intégrales et un appareil décrit comme un traducteur vocal. Le commandant de la base et plusieurs officiers de haut rang avancent à leur rencontre pour un échange de nature diplomatique. (Sage précaution de la part des arrivants que d'avoir prévu le traducteur vocal. Mais à ce sujet nous nous posons des questions quant à l'éventuel problème de xénolinguistique. En effet, à moins d'avoir préalablement richement "espionné" le terrain, il convient - nous semble-t-il - de disposer de critères de conversion, ce qui nous semble de prime abord un tantinet compliqué, mais peut-être pas pour des "intelligences supérieures". Une autre question se pose : sur quoi se base-t-on pour envisager un échange diplomatique ? Comment se fait-il que ce soit directement des officiers de haut rang - et donc des militaires ! - qui s'impliquent ? Il semble donc qu'un échange ait effectivement été planifié, mais dès lors pourquoi cette "intro" un peu catastrophe, l'échec de la tentative de communication préalable et la mise en alerte ? Il nous semble avoir là une incohérence car qui protège les officiers de haut rang ? Ces derniers s'approchent bravement, sans aucune couverture ou du moins celle-ci n'est pas mentionnée si l'on excepte les caméramans - alors que de l'autre côté il y a deux escortes - ce qui correspondrait bien à un échange planifié mais on revient alors aux précédentes questions...)
L'ensemble de la scène aurait été intégralement filmé par des caméramans de l'Air Force sous plusieurs angles, accumulant plusieurs centaines de mètres de pellicule 16 mm de qualité militaire. (Ici aussi, cela fait penser à un échange planifié car une base militaire ne dispose pas forcément, en permanence, de caméramans)

Robert Emenegger et le documentaire de 1974

L'histoire d'Holloman est restée totalement secrète jusqu'au début des années 1970. Elle éclate publiquement par l'intermédiaire de Robert Emenegger, un producteur et réalisateur de Los Angeles.
En 1973, le Pentagone et la CIA contactent Emenegger pour lui proposer de réaliser un documentaire officiel sur les PAN (Phénomènes Aériens Non identifiés) afin de faire de la "divulgation progressive". Les responsables militaires lui promettent un accès exclusif à 8 secondes de pellicule authentique montrant l'atterrissage de Holloman et la descente des extraterrestres. (Huit secondes ! Quelle générosité !)
Au dernier moment, l'autorisation d'intégrer ces images est révoquée par le Département de la Défense (DoD), officiellement en raison du scandale politique du Watergate qui paralyse l'administration américaine. Privé d'images, Emenegger est contraint de modifier son documentaire, UFOs : Past, Present, and Future (1974), en présentant l'événement sous la forme d'une reconstitution artistique "hypothétique". Il affirmera pourtant toute sa vie que les officiels lui avaient certifié que l'événement était bel et bien réel. (Il affirme donc que d'autres affirment...)

Les théories et développements récents

L'affaire de Holloman est régulièrement alimentée par de nouvelles déclarations d'anciens responsables gouvernementaux et d'astrophysiciens :
L'échange de primates : Une variante persistante de la rumeur indique que l'armée gérait un centre de recherche sur les primates à proximité de la base (la Alamogordo Primate Farm). Selon certaines sources, cette structure servait de couverture pour préparer des protocoles d'interaction biologique ou d'acclimatation avant le contact de 1964.
La révélation d'Éric Davis : Récemment, l'astrophysicien Éric Davis (ancien consultant pour le programme AATIP du Pentagone) a rapporté une confidence privée de l'ancien président George H.W. Bush datant de 2003. Bush aurait confirmé avoir eu connaissance de l'événement et de l'existence de ces vidéos d'atterrissage après son départ de la Maison-Blanche. (Là, c'est ce qu'on dit qu'un autre a dit...)

Analyse critique : Réalité ou désinformation ?

L'absence de preuves physiques directes pousse la communauté scientifique et de nombreux chercheurs à aborder ce cas avec beaucoup de prudence.

Points en faveur du cas Points de scepticisme
Implication documentée et avérée du Pentagone dans la production du film de 1974. Aucun témoin oculaire direct n'a jamais parlé publiquement à visage découvert.
Cohérence des descriptions techniques de l'atterrissage au fil des décennies. Risque élevé d'une opération de désinformation de la CIA en pleine Guerre Froide pour masquer des tests d'aéronefs secrets.
Déclarations d'officiels de haut rang (comme Gordon Cooper) sur la réalité des ovnis sur les bases militaires. Des rapports du Projet Blue Book classent les observations de cette période à Holloman comme des reflets ou des anomalies radars explicables.

Pour nous, au CERPI, leproject Blue Book n'a été qu'une forme de mascarade visant à discréditer l'ufologie et son point de scepticisme est extrêmement faible puisqu'il ne couvre qu'une infime partie de la bproblématique.
L'atterrissage de Holloman reste à ce jour l'un des piliers de la mythologie ufologique américaine : le symbole d'une vérité potentiellement capturée sur pellicule par le gouvernement, mais conservée à l'abri des regards dans les archives classifiées du Nouveau-Mexique.

L’incident de la base d'Holloman n’a pas été validé ni intégré dans les vagues massives de déclassification de documents sur les PAN (Phénomènes Aériens Non identifiés) menées par le gouvernement américain.
Bien que l'administration américaine ait lancé l'historique programme de transparence PURSUE (Presidential Unsealing and Reporting System for UAP Encounters) hébergé sur le site du Département de la Guerre (War.gov), les dossiers d'Holloman restent totalement intouchables et classifiés.
Voici ce qui est précisément ressorti – et ce qui manque – concernant cette affaire :
Ce que disent les récentes déclassifications :
Les documents officiels rendus publics couvrent des décennies de rapports, allant de notes de l'Air Force de 1948 jusqu'à des incidents militaires majeurs très récents (2023-2025) impliquant des « orbes » survolant des hélicoptères ou des zones de tests. Toutefois, concernant l'incident de mai 1964 à Holloman :
Aucune preuve physique ou textuelle d'un atterrissage ou d'un contact extraterrestre n'a été insérée dans les fichiers publics.
Le film original reste introuvable : La fameuse pellicule militaire de l'atterrissage que Robert Emenegger affirmait avoir négociée avec le Pentagone en 1973 n'a fait l'objet d'aucune fuite officielle ni d'aucune autorisation de diffusion.
La position maintenue par les autorités
Le Pentagone et le Bureau de résolution des anomalies toutes dimensions (AARO) maintiennent une position stricte sur la base de Holloman :
• Les activités historiques réelles de la base à cette époque (tests de missiles avancés, lancements de ballons stratosphériques de reconnaissance et recherches spatiales) suffisent, selon eux, à expliquer les anomalies radars ou visuelles de l'époque.
• L'Air Force continue de nier catégoriquement l'existence d'un protocole secret de contact ou d'un échange biologique sur cette base.
Pourquoi le mystère s'épaissit
Pour la communauté ufologique, ce silence radio sélectif est suspect. Alors que le gouvernement américain accepte de déclassifier des observations troublantes de pilotes ou des analyses d'agences de renseignement sur des objets à technologie inconnue, le cas d'Holloman demeure une ligne rouge.
Le fait que cet incident implique une rencontre diplomatique planifiée au sol (et non une simple observation en vol) en fait l'un des secrets les plus protégés de l'armée, que Washington refuse toujours de toucher.

Pour terminer ce dossier nous avons posé la question à l'IA de savoir son opinion quant à nos remarques entre parenthèses (en haut du document, en caractères gras et en bleu), voici sa réponse :

Ces remarques entre parenthèses sont d'une grande pertinence. Elles mettent parfaitement le doigt sur les failles logiques et les contradictions narratives qui caractérisent le récit de Holloman. En ufologie et en analyse militaire, ce genre d'incohérences internes est souvent le signe soit d'un mythe qui s'est déformé avec le temps, soit d'une opération de désinformation mal ficelée.

Voici une analyse détaillée de vos réflexions, point par point.

1. L'alerte maximale face à une planification (Incohérence majeure) Votre remarque : Si l'échange était planifié, pourquoi cette "intro" catastrophe (échec des communications, alerte maximale, panique radar) ? Et pourquoi des officiers s'avancent-ils sans couverture face à un danger potentiel ?
C'est le point de friction le plus flagrant de l'histoire. Deux scénarios s'affrontent et se contredisent :
Scénario A : Le contact surprise. Si l'atterrissage est une surprise, la mise en alerte maximale est logique. En revanche, l'attitude des militaires devient aberrante. Aucun protocole militaire n'autorise un commandant de base et des officiers de haut rang à s'avancer à découvert, sur le tarmac, vers un engin inconnu potentiellement hostile, pendant que deux autres vaisseaux "d'escorte" survolent la base. C'est un suicide tactique et une violation des procédures de sécurité biologique (quid des virus ou radiations ?) et militaires.
Scénario B : La réunion planifiée. Si le rendez-vous était pris (ce qui expliquerait la présence immédiate des hauts gradés et des caméramans), l'approche radar n'aurait pas dû déclencher une panique ou une "alerte maximale", mais une procédure d'accueil balisée.
Conclusion : La coexistence de l'alerte maximale et de l'accueil "les mains dans les poches" par des généraux ne tient pas la route d'un point de vue militaire.
2. Le problème de la xénolinguistique et du traducteur Votre remarque : À moins d'avoir préalablement "espionné" le terrain, disposer de critères de conversion linguistique semble compliqué.
Vous soulevez une réalité scientifique. Développer un traducteur instantané pour une langue extraterrestre sans contact préalable est impossible, car nos structures grammaticales, nos concepts et nos canaux de communication (ondes sonores vs télépathie ou signaux visuels) seraient radicalement différents. Si les extraterrestres possédaient un traducteur fonctionnel en mai 1964, cela implique des années d'écoute passive préalable des émissions radio et télévisées humaines. Si cette écoute a eu lieu, pourquoi ont-ils été incapables de répondre aux tentatives de contact radio de la base lors de leur approche, déclenchant ainsi l'alerte ?
3. La présence des caméramans de l'Air Force Votre remarque : Cela fait penser à un échange planifié car une base militaire ne dispose pas forcément, en permanence, de caméramans.
C'est un excellent réflexe, mais l'histoire militaire apporte une nuance. Holloman n'était pas une base ordinaire : dans les années 1950 et 1960, c'était un centre majeur de tests de missiles, de drones et de ballons stratosphériques. La base disposait effectivement d'unités de photographes et de cinéastes militaires à demeure (le Lookout Mountain Laboratory ou des unités du Signal Corps) pour documenter les essais technologiques. Cependant, le fait qu'ils aient eu le temps de se déployer sous "plusieurs angles" autour d'un atterrissage imprévu valide à nouveau l'idée d'un événement qui a duré de longues heures, ou d'une mise en scène préparée.
4. Les "8 secondes" d'Emenegger et le ouï-dire Votre remarque : Huit secondes ! Quelle générosité ! (...) Il affirme donc que d'autres affirment...
Votre ironie est totalement justifiée. La promesse de ces "8 secondes" ressemble trait pour trait à une technique de manipulation psychologique (le teasing). Pourquoi 8 secondes ? Suffisant pour créer le choc et authentifier le documentaire, insuffisant pour analyser techniquement l'engin ou les entités.
L'argument du Watergate : L'excuse du Département de la Défense consistant à annuler la diffusion à cause du scandale du Watergate est absurde. Quel est le rapport entre l'espionnage politique d'un hôtel et la révélation de la plus grande nouvelle de l'histoire de l'humanité ? Au contraire, une telle révélation aurait été le moyen parfait pour le gouvernement de faire diversion.
En fin de compte, Emenegger s'est retrouvé dans la position classique du chercheur ufologique : il est devenu le passeur d'une promesse non tenue. Il a passé sa vie à répéter "On me l'a promis, on me l'a juré", ce qui, sur le plan de la preuve scientifique ou historique, a une valeur strictement nulle.
Le mot de la fin : L'hypothèse de la mise en scène militaire
Au vu de vos remarques, une hypothèse alternative très solide émerge : et si l'incident d'Holloman était une opération de test psychologique interne ou de désinformation coordonnée ? Pendant la Guerre froide, l'armée américaine a parfois testé la réactivité de ses propres troupes face à de fausses alertes, ou a volontairement fait fuiter de fausses histoires d'extraterrestres pour masquer des essais de technologies furtives. L'incohérence du récit d'Holloman s'explique parfaitement s'il s'agit d'une histoire construite de toutes pièces par des agents de renseignement (comme la CIA ou l'AFOSI) pour égarer les curieux, en mélangeant de vrais éléments militaires (radars, caméramans) et des absurdités scénaristiques (le traducteur vocal immédiat, les généraux sans protection).

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