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Le domaine professionnel figure sans aucun doute parmi les domaines dans lesquels le "pouvoir" se manifesta de manière probante. Mais comme on l'a vu, c'est loin d'être le seul. Parlons seulement un peu du domaine professionnel, au risque de faire râler les demandeurs d'emploi !
Si on reprend les choses depuis le
début, on constate sans aucun problème que la recherche d'un emploi fut
couronnée de succès en ce qui me concerne. Je peux même me vanter de
présenter un CV à rallonges (si je veux être exhaustif). A aucun moment
je n'eus à souffrir des difficultés du marché de l'emploi.
a - Je commençai par travailler dans
un grand laboratoire américain, que je quittai moi-même pour des raisons
pratiques (un travail mieux payé à deux cents mètres de chez moi !) Je
dus mettre ce dernier en veilleuse à cause de mon service militaire mais
le retrouvai sans peine à mon retour (en même temps que l'appartement
que j'avais du abandonner pour la circonstance, ce qui constitue à coup
sûr une coïncidence remarquable d'autant que ledit appartement avait bel
et bien été occupé pendant mon absence et qu'il s'est libéré exactement
au moment où j'en avais besoin !). Avant cela, mon
statut de demandeur d'emploi (qui n'était pas incompatible avec le fait
de déjà travailler...) me permit de cumuler deux autres occupations...
Je quittai cet emploi au bout de
quatre ans pour suivre ma compagne d'alors... puisque cela ne posait
aucun problème !...
et décrocher un emploi dans l'informatique à
proximité de ma nouvelle résidence.
Il est important de signaler qu'à l'époque je ne connaissais strictement
rien en informatique (il s'agissait donc déjà, dès le début, d'un coup
de force !) et que le patron se fit lui-même très explicite à mon égard :
"Je vous avoue que j'étais également très intéressé par une autre
candidature... Mais c'est une forme d'intuition, je ne sais quoi, qui
m'a décidé à faire finalement appel à vous !" Il rectifia son premier tir
d'une manière qui ne dut sûrement pas plaire à l'infortuné en question
et qui me plaça dans la situation assez cocasse dans laquelle mes
premiers jours de travail furent en fait des jours de... congé !
b - Hélas, les choses tournèrent court avec cette demoiselle (enfin... un an quand même), je quittai donc une nouvelle fois la capitale pour retrouver, la semaine suivante, emploi et compagnie du même coup. Au bout de trois ans, le patron décéda, retour à la case départ. Mais pas pour longtemps car les agences d'intérim se disputaient mes services.
c - Mais cette instabilité ne me plaisait guère, si bien que je profitai à nouveau d'une intervention de l'ONEM pour décrocher un autre travail que je raflai au nez et à la barbe d'un ex-collègue avec qui j'étais en compétition.
d - Vous croyez que la série va s'arrêter là ? Grosse erreur ! L'établissement ayant fait faillite et essayé de me blouser par la même occasion, je gagnai mon procès contre mon ancien employeur. Mais entre temps, il fallait bien gagner sa croûte, non ? Hé bien, pour cela, rien de tel que la première boulangerie dans laquelle je pénétrai pour acheter du pain.e
-
Je travaillais désormais dans la sécurité (j'avais de l'expérience, car
j'ai oublié de signaler que j'avais aussi travaillé pour une société de
gardiennage) et je devins rapidement officier de sécurité, puis chef du
personnel. Rien d'étonnant à ce que le patron s'extasie
ouvertement de mes aptitudes incroyables à régler des situations
conflictuelles particulièrement ardues
f
-
Après six années d'une
collaboration mutuellement appréciée (au cours de laquelle survint la
naissance de notre fille Maylis, en 1996), ce nouveau patron dut aussi
mettre la clef sous le paillasson en regrettant amèrement et sincèrement
d'avoir à me donner un préavis qu'il aurait voulu éviter à tout prix.
Mais
ce brave homme, impressionné favorablement par la réussite du site de
Belgaria ASBL
(devenu ensuite
New Belgaria),
trouva une solution très intéressante en me permettant de prester ledit
préavis dans l'une de ses succursales et en mettant à ma disposition
tout le matériel informatique hautement sophistiqué, toute la
documentation voulue et tout son soutien afin de pouvoir ultérieurement
m'installer comme indépendant dans la réalisation de sites Internet.
g
-
Je dus néanmoins casser mon préavis peu avant son terme car un autre
employeur réclamait mes services. Là, j'aurais du me méfier davantage
car je tombai dans les griffes d'un sombre individu sans scrupules, un
gérant très limite par rapport à la légalité, lequel évoqua un prétexte
futile pour me "libérer" le jour même du réveillon de Noël !
Je me souviendrai toute ma vie lui avoir répondu que cela n'avait aucune
importance, que je retrouverais facilement du travail et qu'il aurait de
mes nouvelles lors d'une occasion semblable. Cette phrase me faisait
immanquablement penser à l'histoire de la naissance de mon fils.
J'avais toutefois 40 ans à l'époque, beaucoup auraient été moins
optimistes ! Il s'agit en effet d'un âge auquel on est souvent considéré
comme déjà trop vieux pour le marché de l'emploi.
h
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Je profitai donc de ce repos forcé pour
m'établir effectivement comme indépendant et c'est ainsi que
Belgasites vit le jour. Il s'agissait d'un réseau de sites à
vocation culturelle basé sur un concept connu mais redoutablement
efficace et l'affaire marcha. Cela me permit aussi de relancer le GESO
dans son ancienne version, avant qu'il ne devienne le CEPI, mais aussi
d'assurer la promotion de
l'APV (L'Amicale
du Patrimoine Vicinal, située à Cambron-Casteau) - ce site n'existe plus aujourd'hui
Il me fallait cependant assurer mes arrières et je recherchai malgré
tout un autre travail dans cette optique.
Il suffisait de demander!
A la fin de cette même année, je passais les examens indispensables avec
succès et devins chauffeur de bus. L'un des responsables me téléphona
peu avant la Noël pour me proposer un beau cadeau : je pouvais entrer en
service quasiment directement et, bien sûr, j'acceptai. Je rentrai en service le 23/12/2002. A un jour près, la date à laquelle je m'étais fait licencier !
Cela me permit d'écrire une charmante carte postale au triste individu
qui m'avait si gentiment "viré" l'année d'avant, exactement à la même
époque :
"Joyeux Noël, Marco.
Je ne manque pas de travail et je gagne mieux ma vie !"
"Dommage" pour ledit Marco, sa situation n'était pas aussi florissante. Il venait de se faire virer par le grand patron...
Faut-il le dire, j'ai volontairement
résumé cet exposé, mais tout s'est déroulé de la même manière.
Certains évoqueront le bagou, la formation scolaire, une expérience
multidisciplinaire, le bluff, ou simplement la chance. Il suffit en
effet parfois d'être "the right man at the right place". Mais devant
autant d'itérations et de prétendues coïncidences ou coups du sort
favorables, n'y a t'il pas de quoi se poser des questions ?
D'autant que, de fil en aiguille, les
choses allaient commencer à se préciser.
Et avant de passer à la page suivante de cette rubrique, je vous propose
de prendre connaissance d'une anecdote en rapport à la fois avec ma
nouvelle profession et avec le CERPI :
un fantôme dans le bus !