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Si l'on en juge par le nombre de phénomènes qui ont été décrits au
Ram Inn, cet établissement mérite son appellation de "maison la plus hantée d'Angleterre", une locution pourtant déjà attribuée au
presbytère de Borley.
Certains seraient déjà épouvantés rien qu'avec les manifestations sonores que l'on pourrait y percevoir : des cris ou pleurs d'enfant (probablement celui qui a
été enterré sous l'escalier), des objets lourds que l'on déplace au grenier, des poignées de portes qui tournent toutes seules, des portes qui claquent
apparemment sans intervention humaine. Ces points peuvent cependant facilement trouver des explications "faciles" compte tenu du fait que l'on se
trouve dans un hôtel et que, par conséquent, il doit y avoir des hôtes, lesquels peuvent faire du bruit, le vent peut aussi être responsable et l'architecture
elle-même peut jouer des tours. En effet, on a mis en évidence que la maison était assez biscornue, il ne faut donc pas s'étonner qu'une porte puisse
se refermer toute seule, voire en claquant. Il s'agit d'ailleurs d'un phénomène bien connu que l'on peut retrouver en d'autres endroits sans
l'attribuer au mystère. Cela suscite dans ce cas tout au plus l'étonnement. Il y a aussi des grattements ou des chuintements qui, eux,
peuvent s'expliquer par la présence de petits animaux soit dans la maison soit au grenier ou encore sur la toiture.
Mais il y a également des déplacements ou des mouvements d'objets. Ainsi,
certaines décorations peuvent se mettre à osciller sans raison, sans intervention. Les fenêtres s'ouvrent toutes seules (même remarque que précédemment).
Les phénomènes deviennent encore plus nombreux dans le domaine du visuel : ce sont des ombres, des fumées, des points lumineux (attribués à
des orbes que l'on
suppose constituer un stade précurseur à la matérialisation d'une entité) qui apparaissent, se déplacent et peuvent être photographiés, des lueurs qui se
manifestent aux fenêtres, un visage qui se distingue dans le cadre d'une horloge. On remarque aussi des tourbillons plus ou moins lumineux ou
vortex, des traînées fantomatiques.
La maison semble également subir des réactions quant à certains événements. Par exemple, lorsque le propriétaire John Humphries plaça un cadre avec la photo
du révérend en haut de l'escalier, les phénomènes devinrent plus intenses, à un point tel que le patron des lieux en vint à le retirer pour que cela cesse
enfin.
La plupart du temps lorsque des investigateurs viennent, leurs appareils qui fonctionnent parfaitement à l'extérieur de la maison tombent brusquement en
panne à l'intérieur, et fonctionnent à nouveau une fois sortis de la maison. Mais certains réussirent à obtenir des photos, des films montrant des
manifestations étranges.
Ce
serait toutefois encore bien peu de choses si la maison n'abritait pas son fantôme. Nous avions cru discerner une contradiction flagrante dans le
descriptif en ce sens que quatre fantômes étaient décris pour certains alors que d'autres prétendaient qu'il y en avait au moins une douzaine. Nous avons
pu élucider cela très simplement : quatre fantômes sont répertoriés dans la seule chambre dite "de l'Évêque", les autres présences se partagent donc le reste de
la demeure. On compte le fantôme de la dame grise soit probablement celui de lady Elisabeth dont le corps devrait se trouver enterré sous le bar, un
succube et un incube (des démons sexuels), une sorcière, un dénommé Tom, un chat noir qui laisserait des traces d'urine (?), un cavalier et son cheval, sans
doute celui de l'enfant décédé aussi dans cet hôtel, le révérend lui-même, et donc probablement deux autres encore dont on ne dispose pas du nom.
D'après les témoignages, ces fantômes ne se contenteraient pas d'être là et de se laisser voir, ils tireraient aussi les pieds des dormeurs ou les éjecteraient
de leurs chaises. Ces esprits sembleraient tellement puissants qu'en plusieurs occurrences ils auraient possédé les visiteurs qui auraient du avoir
recours à des exorcismes et le prêtre ayant officié leur aurait dès lors interdit de se représenter dans cet hôtel. Un policier délégué sur les
lieux pour une affaire totalement étrangère aurait lui aussi aperçu un "inconnu" à l'une des fenêtres, une personne habillée totalement en contradiction avec son
époque et ayant disparu subitement...
Apparemment très contrariants, les fantômes en question tenteraient parfois d'éloigner les visiteurs en leur faisant comprendre
qu'ils sont indésirables en cet endroit, d'autres fois ils essayeraient de les retenir en les tirant par leurs vêtements.
1) La photo en sommet de page démontre le
bric-à-brac qui règne en certains endroits de l'établissement. Il présente aussi un orbe (le point blanc au centre) mais en ce qui nous concerne il nous
semble suspect. Il peut s'agir simplement d'une saleté sur l'objectif. Remarquez à tout hasard que le propriétaire se trouve dans le fond, mais il faut
être observateur !
2) En revanche la deuxième photo, qui montre des taches lumineuses sur le dos d'un investigateur a été reconnue comme authentique et sans supercherie.
Mais par qui ?
3) La troisième photo (à droite) montre un "tourbillon", une zone lumineuse qui semble ascendante et en tous cas bizarre. Certains ont prétendu avec assez
bien de lucidité qu'il pourrait s'agir d'une courroie d'appareil photographique, laquelle serait tombée face à l'objectif. Cette explication n'est pas
dénuée de bon sens car on remarquera l'angle inhabituel de la prise de vue (vers le bas, et c'est bien dans ce sens que les choses tombent d'habitude !)
4) La photo ci-contre démontre l'omniprésence des pierres dans l'établissement mais présente aussi, à droite, ce que l'on peut prendre pour un fantôme (à moins
qu'il ne s'agisse que d'un reflet !). Si on agrandit l'image et que l'on observe correctement, on croirait aussi discerner un visage squelettique avec
des yeux rouges. L'imagination peut-être.
5)
Plus intriguant et plus subtil, le problème de l'horloge. Car les objets eux-mêmes semblent aussi animés d'une hantise propre, du moins certains d'entre
eux. D'une part, on se souviendra de cette personne qui, ayant passé une nuit au Ram Inn, fut réveillée par un "spectre aux mains glacées" à minuit
précise, l'heure à laquelle une personne aurait trouvé la mort dans l'établissement. Une de plus. D'autre part, cette même horloge présente une particularité, celle de
présenter un visage coiffé d'un chapeau (à condition de bien observer, de se concentrer et même de fixer. Certaines personnes n'y voient rien du tout, pour ce qui nous
concerne, l'image apparaît assez clairement sans trop d'efforts. Les choses vont même beaucoup plus loin à ce sujet. En effet, si l'on compare l'image dans le cadre de
l'horloge avec celle se trouvant dans la chambre de l'Évêque, la similitude, l'air de famille dirions-nous, est assez saisissant. Mais comme on le verra à cette occasion,
il en faut plus pour des chevronnés de l'étrange, pour crier au phénomène ! Il serait en effet utile de connaître exactement l'agencement des lieux et de leurs décorations
car si le cadre représentant l'Évêque en question se trouve en face de l'horloge, il n'est nul besoin d'épiloguer beaucoup pour trouver une explication rationnelle ! Cela
dit, la fameuse locution "Minuit, l'heure du crime" est tellement connue que cela appartient à un standard qui ne prêche pas énormément en faveur de la réalité du
phénomène. Pourquoi donc les criminels donneraient-ils la faveur à cette fameuse heure de minuit ? Bien sûr, il y a l'obscurité et le fait qu'il est
plus facile de tuer quelqu'un dans un sommeil que l'on suppose profond à cette heure. Cela ne résiste cependant pas à l'analyse qui veut que, statistiquement parlant, les
gens ne sont pas si endormis à cette heure, ils viennent généralement seulement de se mettre au lit après la soirée traditionnelle de télévision !.
En revanche, les heures les plus propices pour ce genre de méfait se
situent, toujours statistiquement parlant, entre trois et cinq heures du matin. En ce qui concerne l'apparition de fantômes et le caractère propice de minuit, nous
avons été personnellement confrontés à ce genre de problème (voir l'affaire du château de
Rhode Saint Pierre) et nous avons pu remarquer que cela ne
correspondait à aucune réalité. Cette heure peut varier en fonction des fuseaux horaires, de l'heure d'été ou d'hiver, bref : cela ne correspond à rien !
Le lecteur verra donc, à droite ci-dessus, le cadre de cette horloge avec l'apparition supposée qui s'y trouve. Il pourra voir aussi, à gauche, la
même horloge sous un autre angle.
Mais pour poursuivre l'investigation et permettre au lecteur d'en faire autant, il était bien sûr nécessaire de présenter aussi la
photo du cadre avec l'image représentant l'Évêque dont la chambre "la plus hantée" porte le nom.
C'est chose faite si vous consultez l'image ci-dessous (à droite). La seule chose que l'on puisse dire est qu'il y a effectivement une impression de
familiarité. Les deux personnes se ressemblent autant que l'on puisse en juger. Mais comme nous l'avons dit, cela ne signifie pas grand chose.
Bien
que nous en ayons déjà touché un mot, superficiellement, nous allons à présent nous attaquer à la partie probablement la plus intéressante, celle qui tient à
l'explication de ces phénomènes, si tant est que l'on en trouve bien entendu. Nous avons toutefois déjà démontré que plusieurs points étaient explicables de
manière très naturelle alors que d'autres points étaient au moins sujets à caution sinon à méfiance.
Pour cela, nous avons eu recours à nos recherches sur le Net et les centaines de sites qui traitent du sujet, que nous avons traduits, à la
logique pure et simple et donc l'esprit rationnel, mais aussi à d'autres expériences moins conventionnelles comme des séances de médiumnité à distance,
sur base des photos. Ce système avait déjà donné d'excellents résultats dans le cadre de l'affaire du
dépeceur de Mons, nous avons seulement eu recours
à une autre personne, dans un autre contexte, une autre sensibilité, un autre résultat ?
Cela reste à voir...
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