Centre d'Études et de Recherches

sur les Phénomènes Inexpliqués

THE ANCIENT RAM INN


Approfondissement du sujet par le CERPI :

Une fois n'est pas coutume et, coupant l'herbe sous le pied de tout le monde, c'est M.Vanbockestal qui s'est chargé lui-même de voir ce qu'il pouvait tirer des photos mises à sa disposition en matière de perceptions extra sensorielles à partir de ces supports. Voici son compte rendu.

Une première expérience

Au départ, en voyant la photo du Ram Inn, je n'étais guère inspiré. Je ne ressentais rien de particulier et la vue de la maison ne suscitait en moi aucune sensation digne d'être exposée ici. Au contraire, elle me paraissait plutôt jolie, assez typique, voire accueillante. Mais il s'agit là du premier aspect et non d'une réelle introspection. Je qualifie moi-même mes pouvoirs d'assez limités, mais on ne cesse aussi de me répéter que je devrais m'appliquer, cultiver ces dons. Bon ! C'est ce que j'ai fait.
Et en me concentrant, j'ai cru percevoir une odeur de bière, un brouhaha de discussions plus ou moins lointaines comme lorsque l'on se trouve à proximité immédiate d'un débit de boissons et que les effluves et l'ambiance de l'estaminet viennent pratiquement à la rencontre du passant. J'ai compris que j'étais arrivé à une époque où le cabaret faisait encore de bonnes affaires. Je ne comprenais pas ce qu'il se disait là, plusieurs conversations étaient en cours en même temps, à différentes tables et, même si elles avaient eu lieu en français, j'aurais été bien en peine de saisir le sens de ces bribes épars. Par contre, à certains rires gras, à certaines intonations, j'ai pu comprendre que le sujet de beaucoup de ces discussions avait un rapport avec les femmes. Le style de discussions "entre hommes" avec des blagues salaces, des morceaux de chansons paillardes. Et puis, je ne saurais trop dire pourquoi, j'ai été comme "aspiré" dans un tourbillon qui me dictait d'approfondir dans ce domaine. Presque immédiatement, je ressentis une foule de sentiments aussi prévisibles que distincts mais dont l'acuité me saisit : la convoitise, la jalousie, la vantardise aussi, mais aussi des connotations adultères, l'infidélité, la tentation... Je m'arrête là pour l'instant. Toutes ces sensations, je le sais, n'apportent rien à l'affaire. C'est le genre de choses que l'on pourrait dire de pratiquement tout débit de boissons. Cependant, je suis très agréablement surpris de cette expérience. En ce qui me concerne, je ne comparerais pas cela à un flash. Je dirais plutôt que mon esprit s'est mis à vagabonder sous le coup d'une certaine inspiration. Je suis parti un peu comme en rêve. Pour employer un langage imagé, je dirais que l'image s'est brouillée et que je suis "entré" en esprit dans le local ou tout près. J'ai envie de dire que "je suis rentré dans la télévision" et que, l'espace d'un instant, je me suis retrouvé aux côtés des acteurs, incognito !
J'ai donc décidé de faire un deuxième "voyage" ou tout du moins d'essayer car rien ne disait que cela fonctionnerait à nouveau. Mes batteries étaient peut-être plates. Je ne suis pas coutumier de ce genre de choses. Jusqu'ici, quand il me venait des perceptions, c'était purement involontaire, fortuit, cela venait "à la sauvette", j'étais bien incapable, me semblait-il, de les provoquer.

Deuxième "voyage"

Cette deuxième expérience a été plus marquante encore, contre toute attente. Encore une fois, je ne parlerais pas vraiment de flashes (mais je suppose que chacun peut avoir ses sensations propres) mais plutôt de différents plans de vues. C'est un peu comme si des scènes se jouaient devant moi, sans transition, mais sans ordre chronologique non plus, c'est assez déroutant : peut-être le manque d'habitude... Peut-être aussi que je me sens comme freiné dans cette "visite" par mon esprit trop rationnel, trop scientifique et logique et qu'une espèce de conflit se joue en même temps entre ce qui veut passer et ce que mon esprit veut laisser passer. Il y a tout d'abord une vue partielle de la maison, à l'intérieur. C'est très sombre, obscur même, ténébreux, pas vraiment oppressant, je dirais plutôt "inquiétant" ou "menaçant" (mais le mot est peut-être trop fort) dans le sens d'un atavisme. C'est ça : le lieu est comme imprégné d'une "substance" que j'ai bien du mal à exprimer : visqueuse, gluante, noirâtre, poussiéreuse, dégoulinante, je cherche un qualificatif adéquat sans le trouver pour le moment...
Je vois un autre plan. Quelque chose me dit qu'il y a un rapport mais pas celui qui viendrait directement à l'esprit. C'est confus. Il y a une lutte, un combat à la fois physique et spirituel, un antagonisme que j'ai envie de dire "fondamental" mais encore une fois cela me semble hors propos. Je vois du rouge et du noir, des textures, des tissus. Zut ! Cela m'échappe : l'idée est passée sans que je n'aie pu l'appréhender, la saisir. Mais "on" m'assure que cela reviendra. Ce "on" me taraude, ce n'est pas une voix, plutôt une impression, une sensation comme si on me le disait sans prononcer de paroles. Cela ne fait aucun "bruit", et pourtant cela pourrait rendre sourd tellement c'est fort, je crois pouvoir dire que c'est "quelque chose" qui s'impose de soi-même, à défaut de mieux.

Il y a un troisième plan (je me dis que ce sera le dernier pour aujourd'hui, quelque chose m'agace dans la situation, je ne saurais dire pourquoi) Je vois la taverne de l'extérieur, comme illuminée, il y a des "loupiottes", des trucs lumineux, je ne distingue pas bien. Est-ce la clarté de l'intérieur qui éclaire vaguement l'extérieur ? Non... Ce sont des flambeaux, des hommes portent des flambeaux, des torches et se rendent dehors, vers la gauche, en descendant me semble t'il. Ce n'est pas une procession ni un rituel quelconque : ces gens vont à la recherche de quelque chose ou de quelqu'un. Il a du se passer quelque chose, je ressens de la haine, de l'agressivité, de la froide détermination mais, personnellement, je ne sens rien du tout, je ne suis pas concerné (pourquoi ai-je premièrement écrit cela au féminin ? J'avais écrit instinctivement "concernée"!) Il y a comme un malaise, un flottement. Puis, il y a comme un mouvement précipité, de vois des pans de boiseries, des boiseries anciennes, à la fois anciennes et "fraîches", c'est paradoxal. Certaines sont de couleur claire et légèrement bleutée dirait-on, d'autres au contre ont des teintes beaucoup plus foncées. Pourquoi me montre t'on ça ?
Voilà à présent un escalier, mais je ne le gravis pas, je ne suis pas à la bonne hauteur, les marches sont trop près de mes yeux. Quelque chose me dit d'en rester là, ma présence n'est pas souhaitée, il y a du danger, erreur sur la personne, c'est du moins ce que j'ai envie de dire. Non ! Il faut que je "sorte". Je dois faire un effort pour y arriver. Il n'est pas énorme mais, en "sortant", j'ai la curieuse impression que cela fait comme un léger bruit (imperceptible) de ventouse. Comme un baiser à l'envers. Désolé, je ne peux pas mieux dire.

NDLR Tout ceci ne nous avance effectivement guère. M.Vanbockestal, il faudra trouver des arguments plus convaincants car vous n'expliquez strictement rien!

A ma décharge, j'aimerais signaler que s'il paraît que je suis un sensitif, en revanche, comme je l'ai déjà expliqué, mes pouvoirs sont restés très limités jusqu'ici et je suis pleinement conscient que cela se traduit dans mon compte rendu. Les premières expériences que j'ai décrites ci-dessus sont un phénomène tout à fait nouveau pour moi aussi, du moins avec cette ampleur. Il est possible, comme le signalait M.L que le choc émotionnel du décès de mon père et son intervention indirecte éventuelle, ait déclenché quelque chose en moi. Vous pouvez être rassuré sur le fait que si je constate que mes expériences n'ont aucun intérêt, j'aurai à coeur de les garder pour moi. Il est donc nécessaire que "j'y retourne"... Mais ce genre de choses ne se commande pas, il vaut mieux ne pas le provoquer mais que "les images viennent d'elles-mêmes". Toutefois, je suppose aussi qu'une personne n'est pas l'autre et je vais donc essayer. Mais j'ai bien dit "essayer" !

Troisième "visite"

Dans un premier temps, je me suis basé sur la même photo que précédemment, peut-être parce qu'elle m'a bien réussi, peut-être aussi parce qu'elle offre une vue d'ensemble. S'il le faut, j'essayerai plus tard sur base d'autres photos plus spécifiques. Mais cette fois, je n'ai quasiment rien ressenti : j'étais comme dans une maison vide, désertée je dirais, le propriétaire n'est pas là, il n'y a pas de clients, il n'y a personne. Il fait assez froid, mais je suppose que les tenanciers ont coupé le chauffage par souci d'économie en leur absence. Je me "promène" dans l'habitation, en visiteur. Rien de particulier ne me vient à l'esprit. Je ne suis sans doute pas très réceptif aujourd'hui...
Lorsque j'ai vu, comme tout le monde peut le voir dans cette espèce de "musée", les objets marins, un mot s'est imposé directement à moi, avec une force inouïe, terrible, une incidence impérieuse, presque insoutenable: "Mayflower". Vous me direz certainement que cela fait très peu, mais je puis vous garantir que pour moi cela faisait énorme, sans que je ne puisse absolument vous dire pourquoi. Je ne comprends pas, mais ce seul mot, aux consonances terribles dans ma tête, a suffi pour que je décide d'arrêter cette expérience tout de suite, sur le champ, j'étais bouleversé !Mais le plus terrible était de ne pas en connaître la raison. Un peu comme un enfant pris sur le fait de négligence, je me sentais dans la peau de celui qui devait savoir, qui était supposé savoir, mieux que quiconque peut-être, et qui feignait l'innocence ! Mais bon Dieu, pourquoi "Mayflower"?

Je vous avoue que j'ai fait des recherches directement après... Voici une traduction de ce que j'ai trouvé :
Le Mayflower était le bateau qui a transporté les Pères Pèlerins de Plymouth, de l'Angleterre à la Virginie du Nord en 1620, partant de Plymouth le 6 septembre et jetant l'ancre près du Cap Cod le 11 novembre.

Il est très possible que vous n'y voyez aucun rapport, pourtant, d'une part on sait qu'il y a un rapport entre le Ram Inn et des pères pèlerins (mais on ne les imaginait pas forcément en mer !), d'autre part le 11 novembre correspond à la date de la première version de cet article et puis, surtout, le 6 septembre correspond à la date à laquelle mon père est décédé (en 2005). Vous imaginez donc bien, je suppose, le choc que cela a provoqué en moi et que cela ait pu être suffisant... En tous cas, maintenant, le rapport avec la mer est trouvé. Du moins apparemment car... mais si ! Une étude plus approfondie de la région met en lumière que le Gloucestershire possède bien une région limitrophe avec l'océan, à l'ouest, non loin de Wotton under Edge (Ram Inn) mais cela n'apparaissait pas clairement sur la première carte. Pourtant, les choses ne sont pas aussi simples et, en fait, n'arrêtent pas de se compliquer ! En effet, pour certains, il s'agit du 11 novembre, pour d'autres du 21, il faudrait s'entendre ! Poursuivons donc nos recherches plus avant :

Le 26 novembre 1620, le Mayflower aborde en un lieu baptisé Plymouth, près de Cape Cod (en français : "cap aux morues"), sur la côte sauvage du Massachusetts. Ce voilier amène d'Angleterre 102 colons. Parmi eux, 35 protestants anglais très pieux, chassés de leur pays par les persécutions du roi Jacques 1er. Ces protestants se nomment «Pilgrim Fathers» ou Pères Pèlerins. Ils ont d'abord tenté leur chance aux Pays-Bas, à Leyde. Mais l'état de l'Europe les a déçus. En Angleterre, les troubles religieux laissent entrevoir la chute de la monarchie et la dictature de Cromwell. L'Allemagne souffre de la guerre de Trente Ans. En France, la régence troublée de Marie de Médicis fait suite à l'assassinat d'Henri IV...

Le petit groupe d'Anglais décide donc de créer une «Nouvelle Jérusalem» en Amérique. C'est le moment où la Virginia Company organise le peuplement de la nouvelle colonie anglaise de Virginie (du nom de la reine Elizabeth 1ère).

Les Pères Pèlerins embarquent en septembre 1620 à Plymouth sur le Mayflower (ou Fleur de Mai), un voilier de 180 tonneaux. Après une traversée agitée, le navire arrive en vue de Cape Cod, sur la côte vierge du futur Massachusetts, le 21 novembre 1620 (11 novembre selon le calendrier julien encore en vigueur en Angleterre). Les passagers comprennent alors qu'ils ont fait fausse route. Ils doivent se résigner à débarquer sur une terre inhospitalière, encore inconnue des Européens. En prévision de l'avenir, les «Pilgrim Fathers» et leurs compagnons de destinée signent le jour même, sur leur navire, un pacte de bonne entente. Ce pacte connu comme le «Mayflower Compac Act» édicte les principes qui doivent régir le futur établissement. Il met sur pied une démocratie locale efficace et respectueuse des croyances de chacun. Il est prévu une assemblée, le General Court, qui se réunit autant que de besoin. Elle élit le gouverneur et les administrateurs, fait les lois, lève les impôts et établit les tribunaux. Dès 1639, avec l'extension de la colonie et l'impossibilité pour beaucoup de fermiers d'assister aux réunions, il faudra recourir à un système représentatif.

Sitôt débarquée, la communauté conclut un traité de paix avec les Indiens des environs (Narranganset et Wampanoag). Elle n'aura dès lors à se plaindre que d'incidents de voisinage, nombreux mais sans gravité. La première année, la famine et la maladie ont raison de nombreux colons. Les survivants doivent leur survie aux dindes sauvages et au maïs fourni par les Indiens. C'est ainsi que leur chef, William Bradford, organise une journée d'action de grâce en novembre 1621. C'est le premier «Thanksgiving Day».Quelques semaines plus tard, les Indiens, qui commencent à s'inquiéter de l'enracinement des Blancs, envoient à ceux-ci une troupe de 50 guerriers porteurs d'une poignée de flèches liées par une peau de serpent. A ce signe évident d'hostilité, Bradford répond en renvoyant la peau bourrée de poudre et de balles. Les Indiens se le tiennent pour dit et la paix est préservée entre les deux communautés.

NDLR : Bon ! Tout cela est très bien, il y a une certaine analogie dans un seul contexte très personnel, et c'est tout ! Auriez-vous quelque chose de plus constructif ?

Je vous en prie, je fais ce que je peux ! Ne me prenez pas pour un spécialiste alors que je ne fais que commencer...

SUITE - SOMMAIRE DES ENQUÊTES - ACCUEIL