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Synthèse d'Alchimie (suite 1)Cours d'alchimie matérielle(On ajoutera la spagyrie comme dépendante de l'alchimie en ce qu'elle s'occupe de la distillation des végétaux à la place des minéraux.) L'alchimie reste dans le fond un processus assez simple que j'explique à partir du livre de Monsieur Herwerd von Forchenbrunn alias Homerus, auteur d'un livre paru vers 175O et intitulé "la nature dévoilée" ou "aurea catena homeri" (la chaîne d'or d'Homère. Celui-ci était téléchargeable sur le site suivant http://perso.wanadoo.fr/chrysopee/anonyme/nature.zipSite qui comprend plein d'autres écrits éblouissants ou très didactiques comme par exemple : - Le cours de Chymie de Christophe Glaser(chimiste du Roi louis XIV)- Phaneg "50 secrets merveilleux d'alchimie” qui reprend avec concision beaucoup de procédés de Forchennbrunn.Revenons à notre sujet. Il faut au départ, se représenter l'image d'un escalier, et mettre cette image en relation avec la table d'émeraude de Hermès Trimégiste (le père de l'alchimie) où il est écrit : "ce qui est en bas est comme ce qui est en haut Cette chose unique, c'est l'esprit de "Dieu" (peu importe le nom. On pourrait très bien dire "influence cosmique de base" ) infusé dans chaque corps visible grâce auquel cette chose peut se maintenir dans le règne (animal, végétal, minéral) qui lui est propre. Le bas de l'un peut être perçu comme un haut pour un autre situé encore plus bas etc. de sorte que haut et bas restent relatifs l'un par rapport à l'autre, le tout formant néanmoins pour l'esprit de l'homme qui contemple tout cela, l'image d'un escalier dit "des sages". On ne peut donc pas brûler les étapes dans un processus alchimique (valable pour d'autres disciplines). L'accès à un "sommet" s'obtient progressivement en gravissant des marches, de même que l'accès à un niveau inférieur nécessite également une descente progressive pour éviter les chutes et les pertes. Ce constat prend tout son sens quand on sait que l'alchimie subdivise la nature en trois parties reliées - En haut, se trouve le volatil qui correspond au "ciel" ou "feu". - Au milieu se trouve le demi-volatil (ou demi-fixe si l'on préfère) qui correspond à "l'air" et à "l'eau". NITRE. - En bas se trouve le fixe qui correspond à la "terre" ou SEL. L'alchimiste assimile à la notion de "terre" de "lourd" de "fixe" etc... tout ce qui reste dans le fond d'un alambic après une distillation. Le fixe est donc ce qui ne peut pas"voler", tandis que les parties subtiles légères etc. volent comme "l'aigle". Ainsi, un aigle dessiné sur une gravure alchimique représente le "volatil", tandis qu'un gros animal représenterait plutôt la terre, le fixe, sauf s'il s'agit d'un dragon qui représente le feu de l'acide (le demi-fixe). On retrouve donc logiquement trois parties dans les processus de distillation alchimique (ceci est également valable pour la chimie) Supposons que l'on veuille distiller du vin : (c'est ici la spagyrie) 1- En tout premier lieu montera l'alcool. C'est le principe "volatil" (ou "feu/ ciel/esprit") de l'alchimiste. 2- Vient ensuite le "vinaigre": C'est un demi-feu (ou demi-volatil, ou demi-fixe, ou "air"). Équivalent du nitre. 3- Puis vient le phlegme (ici c'est le principe "eau ", dont l'excès est à l'origine de la pourriture des choses, non pas que cette "eau" ait en elle-même ce pouvoir putréfiant - seul l'esprit qui est toujours en mouvement peut être à l'origine de la corruption et putréfaction des choses - mais parce que l'eau joue le rôle de berceau dans lequel l'esprit peut se mouvoir à son aise d'une part, et être éteint d'autre part, car sinon l'esprit qui est tout feu aurait tôt fait de tout brûler !) 4- Il reste la “terre” en bas de la cornue, terre qui contient en soi du... Sel... lequel est propre à attirer de nouveau le nitre le moment venu, car le nitre est l'esprit et le sel le corps, c'est à dire le réceptacle de l'esprit. (Ainsi la putréfaction révèle indirectement l'existence d'un esprit en action qui ne demande qu'à être volatilisé par le moyen des distillations pour être récupéré à l'état pur). Il faut bien
se rappeler la relativité précédemment exposée
de chaque principe, de sorte que la terre, même
complètement desséchée en apparence en fin de
distillation, contient toujours en elle, (en
proportions infimes) ,des parties demi-fixes
(eau notamment) et demi-volatiles (vinaigre). On
le voit d'ailleurs au sel. En apparence, il
semble sec et paraît ne contenir aucune trace
d'eau, mais il suffit de le mettre sur le feu
pour constater qu'il crépite, preuve que l'eau
est encore présente, et si, à la fin de cette
calcination, il ne crépite plus, c'est peut-être
parce que notre ouïe n'est plus en mesure
d'entendre quoi que ce soit. (Méfions nous des
limites de nos sens physiques !) "Dans notre pierre, il n'y a que la forme de DEUX éléments, l'eau et la terre, qui contiennent virtuellement les deux autres. La terre renferme virtuellement le feu à cause de sa sécheresse; l'eau renferme virtuellement l'air à cause de son humidité. Il est donc bien évident que si notre pierre n'a en elle-même que la forme de deux éléments, elle les renferme virtuellement tous les quatre". Quoiqu'il en soit, sans l'infime présence de ces composés, la réunion des trois principes (volatil, demi volatil, fixe) en un seul deviendrait impossible. On peut donc comparer le "ciel" (feu, soleil, esprit etc...) l'air (vinaigre, demi-fixe ou volatil) et la terre, comme les marches horizontales de l'escalier qui ne se rejoindraient jamais s'il n'y avait pour les réunir les planches verticales qui, par degrés, permettent une communication progressive et en douceur. Mais notons aussi qu'entre la marche supérieure et inférieure, c'est la marche du MILIEU qui permet la communication entre le point haut et le point bas. Le demi-fixe ou demi-volatil est donc très important ! Il n'empêche que, marche du milieu mise entre parenthèses, sans l'infime présence des trois principes dans chaque composé aucun mariage entre les principes purs et pris séparément ne saurait se faire, bref, un escalier n'existe pas sans les planches verticales. La nature nous fournit ces planches verticales dans chaque composé sans même que nous nous en apercevions. C'est pourquoi seules les planches horizontales, (haut, milieu, bas) suffisent à la réflexion et la pratique alchimique. Exemple avec le vin. Une fois le vin distillé et ayant obtenu les trois principes séparément, (c'est la “séparation”), l'alchimiste les pousse chacun à leur dernier degré de pureté, (distillation de l'esprit et calcination progressive du fixe). Une fois ces principes purifiés, il les marie de nouveau (c'est la "conjonction") dans l'ordre, c'est à dire en recombinant le fixe avec le demi-fixe puis l'ensemble avec le volatil. Souvent il redistille, recalcine de plus en plus fort etc... et ceci, jusqu'au mariage définitif ou le principe trois en un, parfaitement élevé au sommet de la pureté, peut prendre le nom de quintessence (cinq essence) contenant le ciel (soleil), l'air, l'eau (la lune), la terre, et... Dieu ou éther comme nous l'avons dit plus haut. Je souligne que l'alchimiste redistille et recalcine de plus en plus fort (sous entendant qu'au début tout cela se fait sous des chaleurs modérées) pour bien montrer que l'alchimiste respecte la façon de procéder utilisée par la nature avec le soleil, le vent, la pluie etc.. pour détruire progressivement (lentement mais sûrement) les choses aussi dures soient elles. Mais l'alchimiste fait tout de même en sorte d'aller plus vite que la nature en détruisant les choses dures par des acides plutôt que par l'eau qui contient un acide beaucoup trop éteint dans le "liquide". C'est cela la vraie intelligence de l'alchimiste : ne pas contredire la nature mais essayer, chaque fois que cela est possible d'aller plus rapidement qu'elle vers le but de perfection où elle se rend sans trop se presser... Toute la terminologie de l'alchimie, fondée sur le ternaire est importante. Voir le tableau
Nota : En alchimie les mots mercure, soufre , sel s'intervertissent assez fréquemment.... Y penser !
Mais avant de passer aux distillations, il faut permettre à l'esprit d'agir sur la matière que l'on veut purifier,et pour cela il faut la dissoudre en la mélangeant avec un acide approprié à son règne (acide fort pour les minéraux, par exemple acide nitrique, acide faible pour les végétaux par exemple, acide tartrique.) A noter : Concernant les acides et bases fortes, on peut certes, les préparer soi-même avec un alambic, mais ceci reste un sacré travail, alors que les grandes surfaces les proposent à bon marché. Idem sans doute pour l'ammoniac, mais ces opérations ne peuvent pas se faire sans la présence et le contrôle d'un professeur de chimie ! En effet, ces manipulations peuvent être funestes pour les poumons ou la peau. Sans compter les risques d'explosion avec les nitrates (souvenons-nous de l'explosion de Toulouse ! ... Le nitrate d'ammonium était impliqué ! ) NDLR : Nous ne pouvons que confirmer les conseils de prudence de Michel Bernard à propos des explosifs ou substances corrosives. Un ancien membre du GESO (ancien nom du CERPI) en a cruellement fait les frais, malgré ses très bonnes connaissances en chimie. Ses "expériences" se déroulaient toutefois complètement en dehors de ses activités au sein du groupement. L'esprit agit sur la matière en la décomposant en ses éléments originels lors du processus de putréfaction. Dissolution et putréfaction sont donc le "premier oeuvre" du grand œuvre. On obtient alors une noirceur du composé et une séparation naturelle des choses subtiles qui surnagent sur les lourdes.("et l'esprit planait au-dessus des eaux"....) Ce composé putréfié, prêt à la distillation s'appelle aussi "tête morte" ou "corbeau" (corps beau). Peut-être m'avançais-je un peu trop en affirmant que le corps beau est déjà prêt à ce stade de l'oeuvre, mais n'ayant pas expérimenté faute de moyens à ma portée, je me contente de supputer. Du reste, la noirceur est bien assimilable à une tête morte (qu'on se rappelle le fanion des pirates). On distille une première fois, c'est la séparation du subtil et de l'épais. On assèche doucement le fixe (coagulation) par une douce chaleur afin de l'assoiffer, puis on lui donne à boire son demi-volatil on laisse le tout baigner ensemble quelque temps, puis on met par dessus son volatil, on laisse quelque temps, il se produit à douce chaleur très probablement une seconde putréfaction, qui permet une nouvelle distillation, séchage du fixe, nouvelle imbibition de ce fixe avec son acide ("vinaigre") etc.... (je suppute un peu par rapport aux écrits de Forchenbrunn, qui méritent une étude attentive). A chaque fois on peut sécher la terre plus fortement car, à chaque distillation et imbibition subséquente, elle rejette son excédent de phlegme inutile pour l'oeuvre et se gonfle littéralement de son acide qui est un esprit. Cela signe la conjonction ou "mariage" du roi et de la reine très fréquemment dessiné dans les gravures alchimiques. En outre, la terre en se gavant de son esprit , fixe (opération de fixation) tellement ce dernier qu'il finit par : 1 - Supporter un feu plus fort. C'est à dire qu'il n'a plus tendance à s'envoler comme l'aigle, il se fixe, il se "corporifie" dans la terre dont il devient l'époux de plus en plus fidèle, quant à la terre, elle se réjouit de cette union en "gonflant" bref, elle est engrossée par l'esprit et prépare dans cette union l'enfant qui doit naître : la pierre philosophale.2 - Perdre de sa force corrosive. En effet l'esprit qui était au départ un redoutable "dragon de feu" (remarquer ici la tradition chinoise du dragon directement liée au ciel astrologique et à l'alchimie, ce qui sociologiquement, pourrait couvrir des pages entières) un "piquant" ou un "mordant", devient gentil comme un agneau (ici, religion chrétienne) et, au lieu de brûler celui qui l'approche, se révèle maintenant avoir un goût de sucre ,"être doux comme le miel" disent les alchimistes...Je me permets un petite parenthèse pour pronostiquer que toutes les religions, et tant pis si je chagrine les chrétiens, sont directement liées au symbolisme du ciel et à l'alchimie. En effet; dans les civilisations antiques, les deux piliers de la connaissance étaient l'astronomie (astrologie de l'époque) et la philosophie, laquelle englobait la religion exotérique réservée au peuple ordinaire, et la religion ésotérique réservée aux privilégiés (princes, pharaons) basée sur les symboles sous jacents aux religions exotériques, et directement rattachés au mode opératoire alchimique matériel , et plus encore, spirituel. NDLR : Pas de chagrin à avoir en ce qui concerne les Chrétiens. Jésus-Christ a ouvert l'ère des Poissons avec un rapport certain avec l'astrologie. Considéré avec ambivalence poisson-agneau, on retrouve sociologiquement et philosophiquement l'allusion dans ses actes (pêcheur d'hommes). Nous sommes maintenant dans l'ère du Verseau avec, peut-être, l'accomplissement de la prophétie de St Malachie et l'avènement de l'Antéchrist. Tout cela fait partie de l'histoire des civilisations et des religions, ce qui déborde probablement trop le cadre de cette étude pour être vraiment développé, mais on remarquera qu'Appolonius de Tyane, pour ne prendre que lui, a fait selon les historiens autant de miracles que le personnage Jésus des chrétiens... L'histoire des sciences et de la chimie confirme qu'une lutte acharnée s'est engagée dans notre deuxième siècle entre une religion chrétienne qui devenait dominante et une religion “païenne” qui jetait ses derniers feux. Les chrétiens ont vaincu et ont édifié leurs églises sur les anciens temples païens en “christianisant” tout ce qui pouvait l'être. Des anciennes religions antérieures au christianisme, il ne nous reste plus que les vestiges et le zodiaque, les pères de l'église naissante ayant tout fait pour les rayer de notre culture : Isis est devenue Marie, Les églises conservent l'autel tourné vers le soleil levant, Le pain et le vin sont pris au Mithraïsme, La naissance de Jésus lumière du monde, est fixée au 25 décembre, solstice à partir duquel, astronomiquement les jours se remettent à grandir, Quant à la culture païenne, elle est diabolisée, l'alchimie se met alors à "sentir le soufre" et le diable mène la danse. Ces exemples, pour montrer que la religion prise par le bout de la lorgnette insère le diable partout, histoire de bien terroriser les fidèles pour mieux les tenir en laisse, alors qu'en réalité, c'est Dieu qui est partout, dans les églises , et au dehors d'elles plus encore puisque même si les églises, qui sont des oeuvres humaines, tombaient, l'Être UN dont nous pouvons tous nous faire une idée, (croyant ou non croyant), subsisterait encore (les uns pour le louer, les autres pour le nier, prouvant par là même qu'ils s'en font, au minimum, une idée...) Remarquons toutefois qu'il existe des gens de grande bonté dans le catholicisme, et que des horreurs sans nombre et sans nom, ont accompagné l'exercice des cultes païens. Combien d'enfants innocents ont été jetés dans le feu de la statue de Moloch ? Mon but n'est pas de critiquer tel ou tel culte. Mon but est de signifier aux croyants, toutes tendances confondues, que leur religion possède un possible tréfonds alchimique. Prenons l'exemple d'Isis. Isis est partout. Paris, pour ne prendre que cet exemple signifierait “par ISIS” (par - IS) mais allons plus loin avec le cas des vierges noires. On dit à leur sujet qu'il s'agit d'isis. Dans les années 80, j'habitais le village de MYANS en Savoie. Ce village est connu pour le miracle qui se serait produit lors de l'effondrement d'une partie du mont Granier qui surplombe la vallée. (“Grâce à la vierge noire ” dirent alors les croyants !). Les blocs de la montagne finirent leur course au pied de l'église, comme stoppés par la vierge. Myans est donc devenu un lieu de pèlerinage.... En discutant avec le curé, j'appris que la statue s'ouvrait et que l'on trouvait à l'intérieur une vierge blanche (Marie ?). J'avais tout de suite fait le lien avec l'alchimie qui part de la terre noire au moment de la putréfaction, pour arriver sur une terre blanche après calcination. SUITE - SOMMAIRE - ACCUEIL |