Centre d'Études et de Recherches

sur les Phénomènes Inexpliqués

Synthèse d'Alchimie (suite 2)


J'en déduis l'hypothèse que la vierge de Myans recèle peut-être une vierge rouge à l'intérieur de la blanche, ou une pierre rouge, par exemple, à la place du coeur. ... En raison de ce que je vais dire maintenant en 3...

3 - Rendre à la terre une couleur rouge rubis. (rubéfaction) . C'est le "rebis" incorruptible, la quintessence qui résulte de l'union du fixe et du volatil, et qui résiste au feu en fondant comme de la cire sans fumer. Ce sel incorruptible est (selon les alchimistes..) la vraie médecine universelle.

Ceci dit, la nature est décomposée en trois règnes.

- Au minéral correspond la symbolique du fixe

- Au végétal,celle du demi-fixe

- A l'animal, celle du volatil.

Le minéral (alchimie) contient

- Une terre grossière

- Un principe demi-fixe, le salpêtre qui assure le lien avec le végétal. En effet, par son acidité, la terre se résout en différents éléments que les plantes peuvent utiliser pour leur nourriture et croissance.

Vient ensuite l'homme qui digère les plantes dont il se nourrit en triant le salpêtre subtil qu'elles ont assimilé. D'autre part, l'homme respire le salpêtre de l'air qui est un salpêtre cette fois-ci, très subtilisé... Mais tout ceci nous fait voir que le principe feu dont on tire notre vie est en fait inclus dans le "salpêtre" subtil encore nommé "philosophique", et dont le salpêtre visible est l'expression corporifiée.

Le salpêtre (et le sel, qui n'est qu'un "salpêtre réverbéré" selon Forchenbrunn) est donc à la base du grand œuvre parce qu'il est à la base de ce qui existe, d'une part, et d'autre part parce que le salpêtre est un "Janus" autrement dit, un composé qui "louche" à la fois vers le règne minéral et vers le règne végétal dont l'homme se nourrit habituellement.

En conséquence e salpêtre permet tous les mariages entre le minéral et le végétal, et nous verrons que cette faculté joue un rôle très important dans la préparation de la médecine universelle à l'usage de la consommation humaine. L'expérience démontre aussi que c'est "une eau sèche qui ne mouille pas les mains" car il se résout en "eau" :

- soit sous l'action d'un feu violent

- soit sous l'action de l'humidité (il pompe alors le nitre subtil de l'air et se résout en une "eau" que l'on peut distiller).

Par ailleurs il s'enflamme fortement (il fuse) lorsque résout en eau par l'effet d'une forte chaleur, on le met en présence de charbon. (Il est probablement mieux de le faire fuser directement avec du tartre de la vigne et de récupérer, par condensation, le produit des fumées rouges dégagées. Mais ceci est une idée qui vient de moi et non de Forchenbrunn.)

Le salpêtre se retrouve dans les éclairs et le soleil à un niveau très très volatil et donc extrêmement subtil de telle sorte qu'il n'est alors perçu que sous l'apparence du feu.

Ceci dit, je rappelle encore que le salpêtre qui est l'âme ne vaudrait rien sans le sel qui est le corps. Il faut unir l'un et l'autre , tel est le vrai but de l'alchimie.

(L'affirmation du salpêtre dans le soleil ne correspond évidemment pas à la fusion nucléaire connue de nos jours, mais il faut bien distinguer le fait également que le salpêtre est un principe "feu" qui pourrait très bien recouvrir si l'on veut bien y réfléchir quelques instants, le phénomène de la combustion de l'hydrogène:... : réaction thermonucléaire. Chose également essentielle à mon avis, l'analyse spectrale du soleil révèle que la bande révélatrice du SEL (sodium) se trouve dans le ROUGE du spectre. En tous les cas, il existe bel et bien du sel dans le soleil ! .... Sacrés alchimistes ! )

En ce qui concerne les éclairs, les chimistes et les physiciens pourraient objecter que le nitre n'entre pour rien dans leur formation, les éclairs résultant d'un rééquilibrage entre les charges + et - des anions et des cations.

Mais ils oublieraient alors qu'anions et cations restent des atomes et qu'il existe entre le noyau et les électrons, un vide immense dont on ne sait pas s'il est vraiment vide .... Ne serait -il pas "salé" par exemple, à un niveau si subtil que l'homme ne pourrait le percevoir ?

Le fait est que l'électrolyse fonctionne dans l'eau ordinaire et Forchenbrunn admet l'existence du sel dissous dans l'eau. Rajoutons alors dans cette eau, un supplément de sel et l'électrolyse n'en fonctionnera que mieux !!! Pourquoi ? Parce que le sel est un électrolyte me dira t-on. Oui d'accord, mais qu'est-ce au fond qu'un "électrolyte" ? . Je citerai la phrase d'un poète pour mieux faire saisir le sens réel de ma question :

"Tu m'appelles la rose, mais si tu savais mon vrai nom !"

Les chimistes auront donc beau jeu de dire que NA+ et OH- favorisent et accélèrent l'électrolyse, mais moi je pourrais dire que le sel possède un GOÛT que les anions et cations n'expliquent pas suffisamment . Je mettrais ensuite ce goût en relation avec une parole de jésus disant :

"Vous êtes le sel de la terre et si le sel perd de sa force, avec quoi le salera t'on ?"

Pour en conclure que Jésus semble bien reconnaître au PRINCIPE salé, la clé des forces universelles unissant la vie de l'homme à celle de la terre, de l'univers etc... Principe salé qui expliquerait, en liaison avec l'électricité fondée sur l'existence d'un nitre subtil, la cause efficiente de l'électrolyse. Forchenbrunn expliquerait sans doute ensuite que d'un côté, le nitre est poussé vers le haut pour ses parties subtiles et inflammables, ceci correspondant aux gaz dégagés par l'électrolyse, et qu'un autre nitre, plus alcalin, est poussé vers le bas pour ses parties plus fixes et grossières, ce qui correspondrait aux sulfates ou oxydes divers de l'électrolyse .

Mais revenons à un exposé des idées de Forchenbrunn.

Le végétal (spagyrie) occupe le milieu des trois règnes.

Parmi ce règne végétal, se trouve un végétal dont les principes peuvent se combiner avec celui de tous les autres végétaux. On trouve cet "universel" dans la vigne et ses composants subtils, demi-fixes et fixes. La spagyrie utilise donc le "salpêtre" tiré de la vigne, c'est à dire l'acide tartrique sans recourir à l'acide nitrique utilisé pour le traitement des minéraux.

L'homme qui fait partie du règne animal (évolué) constate que le rocher est plus résistant que l'arbre qui est plus résistant que l'homme...

La véritable médecine à l'épreuve du temps qui passe sera donc plus efficace si on la tire du minéral, en utilisant l'acide (dont il est composé) pour le dissoudre, avant de le soumettre aux distillations.

Cet acide sera donc tiré du salpêtre et on dissoudra ainsi la pierre en lui donnant de l'acide nitrique. On fera putréfier. On distillera etc. revoyez ce que j'ai dit plus haut. Mais il faudra bien se garder d'avaler la médecine dans cet état de minéral même purifié et adouci par de nombreuses opérations. A t'on vu en effet l'homme se nourrir de pierres ?

Il faudra donc faire passer cette médecine minérale au règne végétal en versant dessus le "vinaigre" de la vigne (il serait probablement mieux de mélanger l'acide nitrique avec le vinaigre végétal dès le départ) puis subtiliser le composé jusqu'à l'obtention de la terre rouge rebis "douce comme sucre" qui dissoute dans l'eau fera la médecine universelle.

Bien que cela puisse paraître suffisant, Forchenbrunn fait "monter" la médecine minéralo-végétale au règne animal pour être assuré d'une parfaite capacité d'assimilation par le corps humain..

Il affirme d'ailleurs obtenir avec l'urine putréfiée (sans recourir à rien d'autre) un magistère HOMOGÈNE au règne humain, qui vaudrait certainement mieux que tout... Ici, mon scepticisme réapparaît subitement. Prudence étant mère de sûreté, je renverrai aux conseils de Phaneg : ne pas expérimenter de telles médecines sans avis médical. Il serait tout de même dommage que, cherchant le bien-être, nous le trouvions en n'ayant plus jamais (et définitivement !) mal aux dents !...

Au terme de l'exposé, je crois que la lecture du livre de Monsieur Forchenbrunn sera grandement facilitée.

Il me reste simplement à ajouter quelques remarques de Forchenbrunn à l'attention de l'étudiant en alchimie :

1- Pour"subtiliser" les choses fixes, il faut verser dessus du demi-fixe et du volatil en excès par rapport au fixe. Ainsi,la remontée se fait car :

- le demi-fixe subtilise le fixe en pompant dans celui-ci ce dont il a besoin pour exister et ainsi, le fixe commence par se demi-volatiliser MAIS...

-comme par cette opération le demi-fixe devient plus important, il faut pour subtiliser, mettre dessus davantage de volatil CAR AINSI...

Le volatil se nourrit, en pompant dans le demi-volatil pour exister et c'est ainsi que ce demi-volatil, en donnant de lui-même, se spiritualise...

Inversement pour fixer les choses volatiles on met du demi-volatil en excès dans le volatil, puis du fixe en excès dans le demi-fixe.

Toutes ces techniques de spiritualisation se font dans un récipient fermé posé sur un endroit prodiguant une douce chaleur (par exemple une litière de fumier, ce qui permet de réaliser au passage la difficulté d'oeuvrer en alchimie hors de la campagne, ne serait-ce qu'en raison des odeurs dégagées lors des premières distillations d'un composé putréfié pendant un minimum d'un mois, surtout s'il s'agit d'urine ! (pinçons nous le nez...) Enfin bon... Par la suite, le composé est prêt pour les distillations.

1 bis - Pour faire de l'or, partir du minerai or tiré d'une mine quelconque, le dissoudre en "eau" par le moyen de l'eau régale, et le soumettre aux distillations et recombinaisons du distillat avec les parties "solides", jusqu'à l'obtention du rebis. Ensuite il ne reste que deux options :

-Soit on dissout la pierre dans du vin , et on en boit quelques gouttes pour prolonger son existence.

-Soit on enveloppe cette pierre dans de la cire à cacheter avant de la jeter dans une coupelle remplie de métal ordinaire en fusion. Il se produit des étincelles nombreuses (selon les dires alchimiques) et à la fin, le métal sera purifié de ses scories comme s'il s'agissait de l'or le plus pur.

Si maintenant on envisage de guérir le Sida ou le cancer, essayons de nous mettre dans la peau de Forchenbrunn et de raisonner comme lui.

- Rappelons d'abord la réflexion de Forchenbrunn : le but de l'alchimie est de transformer les poisons en thériaque

- Posons nous la question : où est le poison ? Réponse a priori logique : dans le sang puisque celui-ci est empoisonné....

- Donc on prendra une partie du sang du malade que l'on traitera alchimiquement et que l'on redonnera au malade (en espérant que nous ayons bien ici une thériaque, et je suis comme vous, sceptique ! )...  De toute façon , si le malade est vraiment perdu , il n'y a plus rien à perdre à essayer ce dernier traitement avec son accord écrit préalable et indispensable... Notons toutefois que Forchenbrunn pourrait probablement nous dire que toutes les parties du malade peuvent être bonnes pour traiter toutes ses maladies, y compris en prenant des parties tirées de sujets sains, ou de minéraux dulcifiés par l'art alchimique.

2 - Les alchimistes,s'ils avaient connu la chimie, se seraient aperçus qu'en utilisant le salpêtre dont dérive l'acide nitrique (HNO3),on obtenait en versant celui-ci sur un minéral (une pierre calcaire par exemple) une réaction du type

Ca + HNO3 = CaO... bref,une OXYDATION que le chimiste et physicien Antoine LAVOISIER a fort bien décrite en mettant en évidence (comme le font les alchimistes) :

- une augmentation de poids du composé qui "gonfle"

- une couleur "rouge" caractéristique de l'oxydation en présence de fer (et rien ne pourra écarter l'hypothèse qu'un caillou pris au hasard dans la campagne ne contienne pas des traces de fer...)

Par ailleurs les alchimistes parlaient de "corrosif" ou de "dragon" dès qu'ils étaient en présence d'un liquide réagissant violemment sur un composé minéral ou organique sans connaître la classification donnée ultérieurement par la chimie, des acides et des bases fortes.

Ils constataient alors que les corrosifs perdaient progressivement de leur force en "engrossant" les fixes sans savoir que cela venait en fait de l'annihilation des acides par les bases et des bases par les acides selon une réaction maintenant bien connue de tous :

ACIDE+BASE=SEL+EAU (ici, le rejet du "phlegme inutile")

Notons néanmoins que Forchenbrunn remarque très judicieusement que l'acide et l'alcali se "tuent" mutuellement pour former un "tiers être"

Quoiqu'il en soit, cette formule ne trahira pas l'alchimie pour autant puisque cette "science" s"est toujours présentée comme étant la "chimie du sel"...

A la réaction précédente, il faut aussi parler de la réaction d'estérification et de saponification propre à la chimie organique, notamment l'estérification qui par son odeur subtile pouvait être regardée par les alchimistes comme le "feu céleste".

Enfin parlant de ce "feu" que tous les alchimistes assimilaient au ciel, on peut outre le salpêtre, y rattacher tous les éléments très réactifs de la colonne I de Mendeleïev. Le salpêtre est à base de sodium ou de potassium mais le lithium pourrait être regardé pareillement par un alchimiste. Il existe aussi le phosphore de la colonne V, dont la combustion avait complètement extasié un alchimiste dont je ne me souviens plus du nom, mais que l'on voit représenté à genoux contemplant ce phénomène, dans un tableau probablement célèbre).

Toutes ces remarques font douter de la réalité alchimique. Ne reviendrait t'on pas à la chimie avec ce qui vient d'être dit ? Si bien sûr, mais pas tout a fait .... Grillot de Givry dans ses notes qui suivent les écrits de St thomas d'Aquin, précise que les quatre éléments ne sont pas des corps simples . La table périodique des éléments le confirme : il n'existe pas dans les corps simples d'éléments tels que la terre, l'air, l'eau ou le feu. Qu'est-ce que le feu ? le saut d'électron n'est t'il que cela ? L'agitation des molécules ne serait-il pas un signe annonciateur de quelque chose qui ne demande qu'à "mûrir" ?

Grillot de Givry dit alors que l'air, la terre, l'eau, et le feu ne sont que des degrés de POLARISATION DE LA SUBSTANCE , (et non pas de la "matière" qui est un terme trop réducteur) marquant le coefficient de puissance VIBRATOIRE qui anime les molécules et détermine ces "stases" ou états de la matière, lesquels ne sont que des "accidents" divers.

Pour l'alchimiste, il n'existe en fait qu'une réaction (celle de la substance) avec de simples modifications accidentelles. Certains me diront que cela n'est que mots à propos de mots (en bref, de la philosophie de terminale), mais en réalité, voyons que ces pensées de Givry rejoignent la physique des particules. Énergie, vibrations, etc... Une seule source pour plusieurs rivières. Remonter la source ? L'alchimie nous propose ce chemin par une méthode globalement assez simple, et pour sûr, très originale.

Alors pourquoi ne pas essayer en étudiant de près les écrits de Forchenbrunn ? Ce n'est pas parce qu'il croyait en la génération spontanée que ses techniques de cuisson, de distillation, etc... visant l'obtention d'un rebis sont nécessairement absurdes et dépourvues d'intérêt médical.

3 - Les alchimistes ont mis à l'honneur la putréfaction dans des bouteilles fermées "hermétiquement" (n'oublions pas que HERMES est le père de l'alchimie). Une de ces bouteilles le pélican, était très honorée. Son nom lui venait de ce que, à son sommet était adapté un conduit qui était censé ramener vers le fond du vase (donc sur le fixe) les parties volatiles qui avaient naturellement tendance à "voler" vers le haut du vase. Il s'ensuivait, plus dans l'imagination des alchimistes sans doute que dans le vase lui-même, une sorte de "circulation de l'esprit" qui, à force de passer et repasser sur le composé, avait tendance à s'unir à lui beaucoup plus rapidement que dans un vase ordinaire... Le nom de "dive bouteille" vient probablement de ce pélican.

Il est très probablement représenté en Égypte sous la forme du noeud d'Isis qui est censé communiquer l'immortalité...

Nicolas lémery chimiste du roi louis XIV fait état du pélican dans son livre de "chymie" paru en 1756 dans lequel l'auteur assure obtenir "des opérations fort belles"....

Personnellement je reste très sceptique, mais il est vrai que les alchimistes chinois utilisaient un procédé similaire par l'emploi de deux vases unis l'un à l'autre, et qu'ils appelaient des "jumeaux"...

Je parle surtout de ces vases dans la mesure où les alchimistes les dissimulent souvent dans les gravures dont ils peuvent être les auteurs. Ils parlent alors d'une rencontre avec une "fontaine" ou bien du "microcosme philosophal", mais nous avons vu aussi que cette dive bouteille, c'est NOUS, avec notre corps.

4 - Associer l'alchimie à l'astrologie telle qu'elle est pratiquée aujourd'hui, (que va t'il m'arriver demain ?) est à l'évidence, une perte de temps. L'alchimie n'entretient, (j'en suis presque sûr) avec l'astrologie que des correspondances symboliques, ou mieux encore de FILIATION . Fer utilisé pour le traitement des maladies du sang pour ce qui relève du symbole et de la filiation martienne. L'astrologie est probablement un LANGAGE qui s'affilie à l'alchimie. Il n'est pas exclu aussi que des influences éthériques puissent s'exercer entre les composés matériels et les planètes dont ils sont censés dépendre dans la nomenclature chymique, mais je ne suis pas en mesure de le confirmer. Il n'est pas mauvais ici de rappeler que l'on sait peu par rapport à tout ce que l'on ignore !

5 - Certains alchimistes essaient d'égarer les étudiants en établissant une distinction entre le salpêtre "philosophique" tiré de la rosée de mai, et le salpêtre ordinaire tiré des pierres inondées par les urines animales et laissées à l'humidité des caves.

En fait Homérus (Forchenbrunn) fait remarquer que cette distinction est absurde.

Il est vrai que le salpêtre ordinaire, ou même du "sec" quelconque, placé dans une coupelle dans une cave ouverte et exposée à l'air printanier aura tôt fait d'attirer à lui "l'humide" de l'air qui est un salpêtre "philosophique" pour se résoudre en "eau".

(j'avais personnellement fait fuser le salpêtre avec du tartre, et abandonné le tout dans une cave humide au printemps en mélangeant ce composé avec des feuilles fines d'aluminium. Le lendemain, tout était décomposé en liquide avec une très forte odeur d'ammoniaque).

Inutile donc a priori, de se fatiguer à faire comme certains amoureux du "mutus liber" (le livre muet des alchimistes) ou l'on voit un couple récupérant la rosée de mai pour en tirer le "sel philosophique"! si malgré tout certains inconditionnels veulent continuer dans cette voie, c'est soit qu'ils veulent respecter les enseignements anciens sans remettre en cause la méthode, soit qu'ils en savent plus que moi, et je n'exclus pas cette hypothèse, car je n'ai jamais mis l'alchimie en pratique. Seul le résultat compte, et si mes dires doivent être écartés pour l'assurance du résultat, alors écartons mes dires, et gardons le résultat.

6 - j'ai parlé au début de cet ouvrage de la spagyrie qui consiste à oeuvrer sur les végétaux en employant la technique de putréfaction,distillation, calcination, imbibition, des alchimistes.

On notera simplement que chaque végétal possède son "sel" que l'on peut tirer par lixiviation. Cette technique est connue de ceux qui dans le temps fabriquaient les savons à partir des végétaux.

La différence c'est que ces laveurs n'avaient pour but que la récupération des sels, au même titre que les distillateurs du passé et de notre époque n'ont pour but que la récupération des "esprits".

Mais pour l'alchimiste,le sel qui est le corps parfait d'un végétal ou d'un minéral doit être uni à ses parties volatiles qui sont l'esprit. C'est là toute la spécificité de l'alchimie matérielle.

Fin de l'exposé

ANNEXE (à examiner en relation avec la table d'émeraude de Hermès)

"UN"

SOLEIL (père)

LUNE (mère)

AIR (le porte dans son ventre)

TERRE (réceptacle et nourrice)

A partir de là, le nitre descend profondément en terre et, sous l'action du feu central de la terre, il remonte en vapeurs qui se cristallisent en différentes spécificités minérales contenant toutes du sel nitre.

Continuant la remontée les plantes utilisent le sel nitre des minéraux et le subtilisent par adaptation en vue de leur propre croissance.

puis vient l'animal qui subtilise pour son propre compte le nitre des plantes, et enfin ce nitre retourne au père par le moyen de l'air.

LE CYCLE EST FERMÉ POUR UNE NOUVELLE ET MÊME CIRCULATION.

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