Centre d'Études et de Recherches

sur les Phénomènes Inexpliqués

SYNTHÈSE D' ALCHIMIE


INTRODUCTION

La revue "Science et vie" a sorti un numéro intitulé : "Alchimie, les physiciens commencent à y croire".

Malheureusement l'article n'évoque pas l'aurea catena homeri, ni le nitre et le sel . ... C'est pourquoi, après avoir longtemps sollicité les scientifiques,, je me tourne maintenant vers les artistes, connaissant leur intuition, en posant la question suivante, essentielle de mon point de vue : Le moment ne serait-il pas venu de tester précisément les propriétés physiques du nitre et du sel ?

Al voudrait dire sel en arabe je crois..... (al - chymie = chimie du sel )

NDLR : D'après Wikipédia : «alchimie» viendrait du mot arabe Al Kimia. Ce dernier mot signifie «la quantité» ou «la dose».
Le terme Alchimie vient donc du mot Al Kïmyâ, dérivé de «Khem», El Kimya, (la chimie) qui vient du substantif égyptien Khémi qui signifie terre noire, limon du Nil.

Au passage, cristal ne pourrait-il pas s'orthographier christ - al ? A partir de là, l'alchimie, construite sur la base de ces deux cristaux ne serait-elle pas la voie royale pour guérir toutes les maladies, cancer et sida y compris ?

A ceux qui seraient un peu gênés de voir que l'alchimie commence toutes ses opérations par la putréfaction, nous opposerons le fait que le pénicillium, à l'origine de la pénicilline, n'est rien d'autre qu'une pourriture, et personne n'ignore les miracles qu'elle a pu opérer, du moins, à ses débuts.

Il ne faut donc pas s'étonner que Forchenbrunn (la nature dévoilée, ou "aurea catena Homeri") travaille sur des composés que nous aurions plutôt tendance à rejeter.

Pour information, la revue science et vie précitée comporte un petit article sur les propriétés récemment découvertes à propos du vinaigre. Le vinaigre encerclerait si bien les cellules cancéreuses que les médecins pourraient depuis, mieux les identifier, et subséquemment les traiter.

Question : que font les militaires pour se débarrasser d'un ennemi ? Le vinaigre n'agit-il pas comme un excellent militaire ? Or il se trouve que l'alchimie s'appuie fortement sur le vinaigre... Il est donc bien dommage que Science et vie ne parle des alchimistes de l'époque médiévale que pour signaler leur travaux “sulfureux”, par opposition aux recherches de pointe sur la fusion froide...

Encore un peu plus loin, Science et vie parle de la cité de Petra. Or salpêtre s'écrit aussi sal-petra (sel de pierre). En tous les cas, c'est dans cette cité de Petra qu'ont été tournées les scènes finales du film d'Indiana Jones (NDLR : La dernière croisade) où l'on y trouve justement un vieux templier... alchimiste. Coïncidence ?

Quoiqu'il en soit, l'alchimie fait partie, selon moi, du patrimoine commun de l'humanité et n'appartient qu'à ceux qui nous ont précédés dans l'histoire. Propriété de nos pères, elle est donc exploitable, mais ne doit pas être détournée de ses buts par le pouvoir de l'argent.

De plus, l'alchimie, pour ne plus être un thème utile au recrutement des sectes, devrait entrer de plein pied dans le courant de l'analyse et de la recherche scientifique pure. Nous avons tous de bonnes raisons pour réclamer une telle chose :

1 - d'un point de vue historique, l'alchimie a précédé la chimie. Elle relève du domaine de la science, même si la science actuelle la classerait maintenant volontiers dans le registre des parasciences.

2 - Newton a plus écrit sur l'alchimie que sur la gravitation universelle. Cela ne peut être un hasard. Une intelligence du niveau de Newton ressent la nécessité de dépasser les limites imposées par la condition corporelle, pour découvrir les lois cachées au-delà de cette condition.

3 - Outre le SIDA et le CANCER, les allergies, de graves pandémies nous menacent. Or l'alchimie prétend obtenir un élixir propre à guérir toutes les maladies et à prolonger l'existence sur une (très) longue période. Comme le dit Forchenbrunn l'alchimiste sait faire d'un poison une thériaque.

Tous les partisans de cette science dont le leitmotiv et la maxime sont : " savoir, oser, se taire" ne comprennent rien du but réel de l'alchimie. J'ajoute que l'une des plus fabuleuses intelligences de l'époque médiévale (Albert le grand, le maître de St thomas d'Aquin) commence ses écrits (le composé des composés) par ces paroles :

“Je ne cacherai pas une science qui m'a été révélée par la grâce de Dieu, je ne la garderai pas jalousement pour moi seul, de peur de m'attirer la malédiction. Une science tenue secrète, un trésor caché, quelle est leur utilité ? ”.

Ceci pour inviter les partisans de Canseliet à ne plus taire leurs découvertes (si d'aventure ils en ont faites !...) au nom d'une supposée et débile classification entre les “adeptes” et les “néophytes”, qui au final, débouche sur une ségrégation entre les “supérieurs” et les “inférieurs” alors que nous sommes tous égaux dans la manière de naître, de respirer, de mourir.

Ceci dit, je n'ignore pas que si l'alchimie s'avérait être le lieu d'une médecine universelle, l'humanité aurait alors à affronter certains lobbies pharmaceutiques, au même titre que ceux qui ont inventé le moteur à eau se sont heurtés aux lobbies pétroliers.

Toute la question serait ensuite, de savoir où pourrait se situer la " secte" .... ( dès qu'un pouvoir financier ou culturel est en place, détenu par des politiques, des scientifiques , des religieux ou autres, et que ce pouvoir contrarie la diffusion de connaissances ou de techniques bénéfiques pour tous, ou qu'il s'en réserve jalousement la détention ou l'utilisation, alors il y a secte, ou cartel, avec tous ses partisans).

La question se pose aussi de savoir si l'alchimie possède un fondement réel, digne d'étude par les sciences. Après avoir lu les pages 145 et suivantes des " secrets de la médecine tibétaine" éditions PLON, ma réponse est positive, même si j'ai été, et suis encore sceptique.

Enfin le livre de Madame Claudine Brelet “médecines du monde” (Madame Brelet est une ethnologue extrêmement cultivée) éditions Laffont, me semble indispensable. Voir notamment les techniques de “poddhamisation” des minéraux.

Enfin n'oublions pas le pharmacien DORVAULT et le livre formidable qu'il sortit, avec toutes les méthodes de préparation, les différents noms des acides etc... Magnifique ouvrage que tout pharmacien et tout chimiste devrait avoir encore à portée de main, et dont on peut seulement regretter qu'il ne soit pas réédité, (avec quelques réactualisations par exemple : tableau périodique) comme l'est de nos jours, l'astronomie populaire de Camille Flammarion.

L'objection de la chimie (par rapport à l'alchimie) se fonde sur :

- L'existence de corps simples (atomes)

- Dotés d'une enveloppe électronique dont les couches extérieures déterminent des liaisons entre éléments, lesquelles peuvent être ioniques (Na+ Cl- par exemple), covalentes (H2SO4 par exemple) ou hydrogène.

Aux yeux d'un chimiste et d'un physicien des particules, seules les réactions nucléaires sont “alchimiques” par introduction de protons dans le noyau, ce qui modifie la structure d'un atome et le fait muter d'une période chimique à une autre période chimique. Mais pour cela, il faut employer une force considérable susceptible de vaincre dans le noyau, la répulsion de charge positive entre chacun des protons .

L'alchimiste, ne connaissant rien du tableau périodique des éléments, n'a que la table d'émeraude d'Hermès... Piètre tableau selon les chimistes ! Et pourtant , c'est bel bien dans ce contexte de méconnaissance des particules que s'est constitué l'art royal.

L'alchimiste ne peut raisonner que par intuition, empirisme, sans exclure l'analogie et surtout, l'observation attentive de la nature, le passage de la lumière à l'obscurité, du froid au chaud etc... Et il admet dès lors, tout à fait logiquement, l'existence de quatre éléments (terre, air, eau, feu) dont deux sont matériels, visibles, (terre et eau), et deux immatériels, spirituels (air et feu).

Mais notre chimie moderne, relayée en cela par la physique, ne reconnaît plus le feu comme un élément. La dernière théorie qui a voulu le maintenir dans le rang d'élément, la théorie du phlogistique (Stahl) a vécu.

Le feu n'est rien d'autre qu'un aller - retour provisoire d'électron d'une couche inférieure d'un atome, à une couche supérieure, (et inversement ) déterminant une longueur d'onde que l'on perçoit sous forme de grain de lumière (photon) dans la bande nanométrique comprise au niveau de la lumière dite “blanche”. La physique ramène donc le feu à la lumière, considérée sous l'angle d'une dualité onde corpuscule en y ajoutant un principe “d'incertitude “de Heisenberg centré sur l'impossibilité humaine à localiser précisément une particule déterminée à un instant T ).

De même, l'eau, devenue molécule (H2O), n'est plus un élément.

L'air devient un mélange d'azote et d'oxygène, avec un zeste de gaz rares de la colonne 8 de Mendeleïev.

Dans ces conditions, ni la physique, ni la chimie ne peuvent reconnaître à l'alchimie un semblant de validité.

Pourtant, je n'arrive pas à penser que la génération des animaux et des végétaux puisse se faire sans une génération préalable des minéraux, par le moyen de “l'azoth” des alchimistes.

La chimie, comme l'alchimie, mettent l'azote, (le nitre), en très bonne place dans le processus du vivant, et quand je vois la différence qui sépare la graine de l'arbre, je constate une génération, une transmutation dont l'azote a été le principal acteur.

Je vois donc que l'alchimiste, avec son intuition, ne s'est pas trompé de cible, et les alchimistes ont généralisé le processus transmutatoire en voyant l'AZOTH partout à l'oeuvre.

L'alchimiste dissout chaque composé, puis le fait “digérer” dans un oeuf, (de pâques ?) probablement un pélican, (la dive bouteille qui pourrait fort bien être circulaire) sur un lit de fumier pendant plusieurs jours, comme le ferait la nature avec la graine végétale.

Que se passe t'il alors ? Divers ferments réussiraient-ils ce tour de force permettant de transformer le “mercure”, de le régénérer après l'avoir “tué” ?

Autant de questions absolument essentielles auxquelles la chimie ne cherche pas à répondre parce qu'elle avance, avant même d'avoir essayé le procédé indiqué, que la génération des métaux, pour ne prendre que cet exemple, est totalement illusoire.

La médecine pourtant sait parfaitement que si on guérit la moelle, qui est le centre, on peut guérir tout le reste, qui est la périphérie, d'où le recours au don de moelle dans le traitement du cancer du sang par exemple.

L'alchimiste Forchenbrunn ne dit pas autre chose. Il affirme que la médecine minérale correctement préparée, a pour effet de guérir la moelle, et que cette guérison emporte la victoire sur toute forme de maladie. Serait-il en contradiction avec les théories actuelles ?

J'en conclus que chimie et alchimie ne sont pas opposées. La fille doit pouvoir se relier à la mère comme l'affluent au fleuve.

Par ailleurs il existe des témoignages, (des bouddhistes recourent encore au traitement alchimique, semble t'il avec succès). Plus près de chez nous, en occident il nous reste les travaux de chymistes éminents comme Christophe Glaser, avec de nombreuses observations qui m'ont surpris, (par exemple, la poudre très noire du “magistère de plomb” qui se dissipe peu après que le flacon soit ouvert... la chimie s'est-elle intéressée à ce phénomène ? L'usage de l'urine dans le traitement de la mélancolie etc....) son disciple Nicolas Lémery ....

Apparemment, ni Glaser, ni Lémery n'ont cru à l'alchimie et ils ne manquent pas de porter un jugement sévère à son égard, pourtant ils nous donnent par leurs opérations, des moyens d'étude utiles à l'avancée dans la recherche alchimique. Nous avons la chance de vivre à une époque où tous nos moyens modernes pourraient nous servir sans être obligés de recourir au feu de charbon.

Rien encore pour l'instant ne permet de garantir que l'alchimie tiendra ses promesses, mais une recherche DÉSINTÉRESSÉE dans des instituts sérieux et soucieux d'une vraie méthode d'analyse serait vraiment bienvenue.

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