Centre d'Études et de Recherches

sur les Phénomènes Inexpliqués

La combustion spontanée


Cet article est inspiré de Wikipédia, l'encyclopédie libre ET du livre de Philippe Boxho : "Les mort ont la parole".

On parle de combustion spontanée (ou autocombustion, combustion humaine...) lorsqu'une personne, prend feu sans raison apparente. Ce phénomène, connu à travers de très rares témoignages difficilement vérifiables, est également proposé comme explication pour les cas, rares également, de corps réduits en cendres, découverts dans un environnement intact ou presque.

Description On parle de combustion spontanée lorsqu'un être humain brûle « de l'intérieur » sans qu'aucun élément extérieur apparent soit en cause ; l'environnement reste intact ou peu touché, alors que le corps peut finir en cendres. La croyance en la possibilité d'un tel phénomène repose sur deux sortes d'incidents peu fréquents :
• Témoignages de gens prétendant avoir vu de leurs propres yeux une personne prendre feu sans raison explicable : le phénomène est typiquement décrit comme très rapide, la personne atteinte semblant entrer en transe, mais le corps n'est pas systématiquement réduit en cendres. Deux cas récents (années 1950 et années 1980) concernant deux jeunes filles ayant « pris feu » respectivement dans une salle de bal et une discothèque n'ont pas fait disparaître les corps. La première victime serait morte de ses brûlures à l'hôpital et la seconde aurait survécu en gardant quelques traces. Les témoignages les plus anciens semblent remonter au XVIe siècle, où un certain chevalier Polonus Vorstius aurait pris feu à Milan sous le règne de la duchesse Bona Sforza ; à la même période, on trouve la déposition auprès du Sénat académique de Copenhague du cas d'une personne morte après avoir craché des flammes. Ces témoignages sont difficilement vérifiables : dans les rares cas récents, les sources ne citent pas les noms réels des victimes ni des témoins, ou ne citent aucun nom.
• La découverte, en dehors de circonstances d'incendie, de cadavres entièrement ou partiellement réduits en cendres, fait qui a longtemps été considéré comme inexplicable. En effet, les incendies produisent généralement des dépouilles calcinées mais non entièrement consumées, et les os nécessitent, pour être entièrement détruits, une température de 1 650 degrés Celsius constante durant un certain temps. L'incinération des dépouilles dans les fours modernes montre qu'il reste toujours quelques fragments d'os, réduits par la suite en poudre pour être mélangés aux cendres. De plus, il arrive souvent que la seule partie centrale du corps soit détruite, les extrémités restant intactes. En outre, la personne est parfois retrouvée dans une position naturelle, couchée dans son lit ou assise sur un fauteuil, donnant l'impression d'une disparition instantanée. Ces cas, constatés dans le passé, comme celui de la comtesse Cornelia di Bandi de Cesena, découverte en 1731 réduite en cendres dans sa chambre, exception faite de ses jambes (gainées de bas) et d'une partie de sa tête, sont également connus à l'époque moderne des services de police. (en bleu : source Wikipédia).

J'ai été bien embarrassé, lors de l'émission Beau Fixe, lorsque Jean-Michel Zecca m'a posé la question concernant la combustion spontanée. A l'époque, nous n'avions rencontré aucun cas de ce phénomène troublant et apparemment inexplicable, appartenant probablement plus au domaine du paranormal que du surnaturel. Et aujourd'hui je peux le dire : nous n'en avons jamais rencontré le moindre. On ne pourra donc pas parler d'étude de notre part, mais il n'empêche que le phénomène existe indubitablement, qu'il est rare mais aussi qu'il a trouvé des explications depuis. En ce qui me concerne, durant l'émission sur BEL-RTL, je n'avais pu avancer que l'explication passant par les mitochondries, partie de la cellule humaine servant à transformer les nutriments des aliments en énergie. Une défaillance dans la transformation de l'énergie pourrait résulter en une mini-explosion de la mitochondrie en question, ce qui entraînerait par le fait même une réaction en chaîne. En éclatant du fait d'un dysfonctionnement, la mitochondrie défaillante entraînerait les autres dans son explosion et, par la proximité très étroite des cellules humaines, l'embrasement de tout le corps, et uniquement le corps, puisqu'une cellule humaine est microscopique. En effet, la série d'explosions n'atteindrait pas les tissus ou matériaux environnants et pourrait tout aussi bien cesser d'elle-même avant d'atteindre les extrémités du corps. (idem)

Ce qui permet d'exclure le surnaturel réside dans le fait qu'il y ait absence d'intervention extérieure, que ce soit un fantôme ou une entité quelconque appartenant au vaste bestiaire du domaine. Autrement dit, le corps du défunt se débrouille très bien à lui seul afin d'arriver à ce résultat (sauf éventuellement dans le cas d'une intention meurtrière mais cela ne semble jamais avoir été le cas).

C'est la lecture du livre de Boxho qui nous a permis de rejoindre l'hypothèse sceptique reprise par Wikipédia, sauf que dans le cas présent il s'agit de l'avis d'un médecin légiste, lequel sait de quoi il parle en matière de cadavres. Il y a aussi l'avis de l’un des plus grands spécialistes, un dénommé John Heymer, ex-enquêteur de police, qui expliquerait le phénomène par une réaction entre l’hydrogène au niveau des cellules (idem + Boxho).

L'explication majeure, bien que non définitive (Boxho lui-même parle seulement d'hypothèse mais ce sera celle que nous privilégierons) est la suivante. Des expériences ont montré que la réduction en cendres peut bel et bien se produire à la suite d'une mise à feu extérieure si certaines conditions sont réunies : il faut qu'il y ait embrasement à l'aide d'une petite quantité d'accélérant (produit hautement inflammable) ou d'une source ponctuelle de chaleur intense d'un cadavre vêtu suffisamment « gras », qui se consume ensuite lentement par effet de mèche. Le phénomène n'a donc rien de mystérieux. L'accélérant produit dans un premier temps une chaleur suffisante pour initier une combustion de la graisse mais, étant en faible quantité, il est vite épuisé et ne provoque pas d'incendie. C'est la graisse du cadavre qui prend le relais ; cette combustion, accompagnée de flammes très courtes, est propagée le long du corps par les vêtements, qui jouent le rôle de la mèche d'une bougie. Le processus, très long (plusieurs heures), nécessite une quantité suffisante de graisse, c'est pourquoi il touche en priorité la partie centrale du corps et peut laisser une partie des extrémités intactes. En dehors des crimes où la mise à feu est effectuée volontairement par le criminel, une mise à feu accidentelle à proximité d'une source de chaleur, telle une cigarette ou le foyer d'une cheminée, est envisageable après le décès naturel de la victime ou lorsque celle-ci se trouve dans l'incapacité de réagir, comme par exemple lors d'un coma éthylique.(idem) Nos propres observations permettent de dire que nombre de cas sont le fait de personnes largement alcoolisées. Nous avions déjà suivi cette piste mais nous ne pouvions pas la développer.

Cas connus (Wikipédia pour tout le reste)

Très peu de cas ont été recensés jusqu’à aujourd’hui :
Comtesse Cornelia Bandi : Le premier cas connu de l’histoire a lieu en Italie, près de Vérone, en 1731. Après avoir regagné sa chambre après un dîner, la comtesse âgée de 62 ans est retrouvée en cendres (excepté bras et jambes) dans sa chambre remplie de suie.
Vieille dame de Caen : En 1782, une vieille dame est retrouvée en cendres.
Patrick Rooney : À Noël 1885, un homme marié est retrouvé calciné dans sa cuisine.
• En 1938, une jeune fille prend feu et meurt dans une salle de bal à Chelmsford en Angleterre.
George Turner : En 1958, en Angleterre, un homme se consume dans son camion.
John Irving Bentley : un docteur de Couderport, Pennsylvanie a été retrouvé en décembre 1966 en cendres, provoquant un trou dans le plancher de sa salle de bains.
Ginette Kazmierczak : Une mère de famille seule, dans le bourg lorrain d'Uruffe en 1977, est retrouvée carbonisée dans sa chambre. Seuls ses bras et ses jambes sont intacts.
• En 1980, une jeune anglaise brûle dans une discothèque à Darlington.
Mary Reese : En Floride, une femme est retrouvée en cendres dans son appartement. Les experts ont évalué qu’une température de 2 500 degrés Celsius pendant une durée de 3 heures était nécessaire à une telle combustion. Des experts en pyromanie, des pathologistes et des agents du FBI n’ont pas trouvé d’explication.
Bailey : À Londres, en Angleterre, un pompier retrouve un sans-abri nommé Bailey, en train de brûler au niveau de l’abdomen.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Combustion_spontan%C3%A9e.

Contenu soumis à la licence CC-BY-SA 4.0. Source : Article Combustion spontanée de Wikipédia en français (auteurs)

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