François
Schuiten est un scénariste-dessinateur belge, né à Bruxelles en 1956, à qui l'on
doit notamment le cycle des cités obscures" dans lequel on trouve "Brüsel".
Benoît Peeters est un scénariste-romancier français né à Paris en 1956.
Pour plus de détails, cliquez sur les images des personnages, Peeters à gauche,
Schuiten à droite.
Brüsel est, si l'on veut, le double de Bruxelles, la célèbre capitale belge,
son alter ego parallèle. Un monde assez étrange (c'est le moins que l'on puisse
dire) dans lequel le futuriste se mélange au rétro, les décors sont
anachroniques dans un certain entendement qui, pourtant, dans le contexte de
l'histoire, reste parfaitement logique. Les allusions au Bruxelles
d'aujourd'hui, d'hier et de demain sont tout naturellement nombreuses,
étonnamment harmonieuses et savoureuses. Petits et grands se plairont
certainement à la lecture des bandes dessinées issues de François Schuiten et
Benoît Peeters, mais quel est le rôle de pareille publication dans les
recherches du CERPI ?
C'est vrai que Brüsel est, en principe, un monde utopique et donc,
théoriquement, il n'existe pas ! Cela provient en droite ligne de l'imagination
fertile des auteurs. Mais les choses ne sont pas si simples ! De nombreux sites
ont été publiés à propos de Brüsel, des cités obscures et des autres mondes de
Schuiten et Peeters et, dans certains, on découvre de redoutables allusions à
des faits ou des personnages ayant réellement existé. Ainsi,
par exemple, Spanach n'est autre qu'Anspach, Poelaert est resté Poelaert et le
contexte de la construction du Palais de Justice de Bruxelles, un haut lieu de
mystère, a été conservé. Le complexe d'infériorité des habitants est évoqué
textuellement, à la différence près que l'on y parle de ceux de Brüsel et non de
ceux de Bruxelles, quant aux rêves expansionnistes de Léopold II, le filigrane
est si puissant qu'on jurerait le voir en relief réel ! Les énormes travaux de
restructuration réalisés à Bruxelles, qui ravagèrent la ville pendant des
décennies, que ce soit par la réalisation de la Jonction Nord - Midi, la
bruxellisation, la construction du collecteur d'ordures, le voûtement de la
Senne, y sont présents et nommément en cause en ce qui concerne l'apparition de
Brüsel dans une sorte de réalité pseudo virtuelle (c'est vrai qu'il est parfois
assez difficile de s'y retrouver !) Tout ceci est étrangement proche de la vie
des bruxellois au cours des siècles, à un point tel qu'il est difficile de ne
pas croire à cette utopie pour tout habitant de la capitale qui se respecte et
même par bon nombre de belges résidant ailleurs et qui connaissent le carrefour
de l'Europe.
CEPENDANT, IL Y A PIS (OU MIEUX, C'EST
SELON !) :
Pourquoi les plans du Palais de Justice ont-ils tous
disparu ? (Ce point correspond à une réalité, Poelaert pourrait être
décrit comme un architecte très fantasque et son Palais de Justice de
Bruxelles est un puits d'incompréhension qui a coûté une fortune au royaume,
dépasse la Basilique Saint-Pierre dans ses dimensions colossales, reste le
plus grand bâtiment en pierre au monde, et pour lequel il faut préciser
qu'il n'abrite essentiellement que du... vide ! En dehors de cela, la
construction est un labyrinthe épouvantable de couloirs, d'escaliers
monumentaux, de salles, le tout agrémenté de colonnes, de statues, etc. Il
est extrêmement facile de s'y perdre et il existe des communications
possibles avec des endroits très surprenants !)
Où
mènent les quarante kilomètres de souterrains découverts sous la capitale de
l'Europe ? (Il s'agit ici aussi d'une réalité qui se situe même en dessous
de la situation exacte car tout n'est pas connu, accessible ou révélé au public,
loin s'en faut !) Y a-t-il un sens caché à cette autodestruction méthodique que certains
nomment «bruxellisation» ? (Ce point est également abordé dans notre dossier
parallèle (l'aventure fantastique) Des divers éléments qui ressortent de notre
enquête, il semble que l'on puisse tirer des conclusions définitives !)
Voilà autant de questions soulevées dans le fameux "dossier B" de Schuiten et
Peeters. Mais nous pourrions, à juste titre, en soulever beaucoup d'autres, tout
aussi opportunes et dérangeantes.
Le Dossier B, ce fut d'abord un livre, paru en 1960 et depuis longtemps
introuvable. Selon ce livre, une secte composée d'hommes politiques et
d'architectes influents (Schuiten est issu d'une famille d'architectes...)
aurait détruit Bruxelles pour rejoindre une ville parallèle : Brüsel. NDLR : de nombreuses photos, particulièrement adéquates, pourraient
facilement démontrer à quel point la capitale belge a été ravagée dans son
paysage, son folklore, son animation, son potentiel humain, souvent pour de
véritables hérésies. Des faits historiques, très troublants, ont été épluchés
par nos équipes, nos reporters sont parfois allés "trop loin" dans leurs
investigations, au risque de subir les représailles de ce qui ressemble (au
moins) à s'y méprendre à des sociétés secrètes. Une théorie prétend que
Bruxelles a subi plus de dégâts directs ou indirects après la seconde guerre
mondiale qu'au cours de cette dernière, plus de pertes humaines aussi, et qu'il
faille y voir l'intervention d'influences "occultes" (dans un double sens :
celui du paranormal et celui de caché à la population).
Grâce à François Schuiten, Benoît Peeters et Wilbur Leguebe, Le Dossier B est
aujourd’hui une enquête filmée, à la fois historique et policière. La traque
méthodique d'une vérité trop longtemps dissimulée...
NOTE
A
l'époque, je me souviens avoir vu ce film et, en tant que bruxellois de
naissance, il était impossible qu'il me laisse indifférent. Cela peut
concerner d'ailleurs tout le reste de la population de notre bonne vieille
Belgique.
Même s'il tourne inévitablement autour de sujets exposés dans les œuvres des
auteurs dont il est ici question, il est absolument certain que de nombreux
points reposent sur des faits absolument authentiques et gorgés de mystère.
Pendant près de quarante ans, j'ai moi-même (et parfois sans le vouloir,
parfois guidé par des forces mystérieuses ou médiumniques) procédé à une
longue enquête tous azimuts afin de discerner le vrai du faux. Ma passion
pour les vieux trams de Bruxelles et tout ce qui touche à 1958, l'année de
ma naissance, m'ont amené "par hasard" (c'est ce que l'on croit souvent,
mais le hasard existe-t-il vraiment comme nous l'entendons ?) aux portes du
monde étrange de Schuiten et Peeters. Des coïncidences abracadabrantes m'ont
mis la puce à l'oreille.
Je me suis parfois retrouvé involontairement dans ce qui pourrait être
l'antichambre du "phénomène", je crois avoir touché des cordes sensibles,
découvert de dangereuses analogies et similitudes et des "passages entre
deux mondes" qui n'avaient strictement rien d'utopiques ! J'en ai aussi
parfois fait les frais, en payant douloureusement de ma personne, victime
d'un accident pour le moins étrange et qui aurait pu (du ?) être mortel
et/ou de contacts très éprouvants.
Longtemps, j'ai effectué ce travail d'investigation en solo, animé surtout
par des rêveries nostalgiques en rapport avec la ville que j'avais connue
dans ma jeunesse et son réseau de trams. Au fil du temps, l'idée m'est venue
d'impliquer le CERPI dans les recherches en question. Nul
doute que la médiumnité de certains de nos éléments nous permette d'avancer
considérablement, de nous aiguiller vers de nouvelles découvertes, le
procédé s'est en maintes occasions révélé parfaitement probant, bien au delà
de toute suspicion. Les choses se démontrent d'elles-mêmes, toutes les
recherches aboutissent à des confirmations successives.
Nous disposons aussi d'autres armes dont le Net n'est pas l'une des
moindres, mine de rien, mais il n'est pas le seul, loin s'en faut !
Finalement, le seul problème réside dans le fait qu'à chaque fois qu'une
énigme se résout, à chaque réponse que nous trouvons à un mystère, d'autres
questions se posent, déplaçant le problème pour le ramifier au delà de
l'imagination. Dans l'immédiat, le travail déjà réalisé présente un trésor
fabuleux de culture, on apprend énormément tout en investiguant et on s'arme
de ces connaissances pour aborder un cercle plus grand.
L'enquête en question est présentée (progressivement) dans
notre site. Il s'agit d'une voie royale qui touche pratiquement à tous les
sujets du groupement. Nous ne pouvons bien entendu que vous inviter à en prendre
connaissance, d'autant que cette partie spécifique (tentaculaire !) est truffée
d'humour, de documents officiels, de photos surprenantes, de liens captivants,
etc. Rejoindre cette partie (accès bientôt disponible)
Nous remercions ici tout spécialement M. J-P Godu pour ses images de timbres qui
viennent parfois suppléer magnifiquement au manque de photos hors copyright.
M. J-P Godu est le spécialiste de la vente de timbres par correspondance, un
détour par son site, PHILAGODU,
extrêmement riche, s'impose !
Saviez-vous que l'Atomium (timbrifié ci-dessus à gauche), cet édifice témoin
privilégié de l'Exposition universelle de 1958 est considéré comme l'un des
points de passage entre deux mondes ? Que ladite exposition a été mise en scène
dans les aventures (toujours étranges) de Blake et Mortimer d'E.P Jacobs ? Que
le Palais de Justice (premier timbre à gauche), lequel recèle de toute façon
bien d'autres mystères présente de nombreux passages secrets et probablement
également un passage vers un monde parallèle ? Que Victor Horta, ce célèbre
architecte belge qui a vu son effigie sur nos anciens billets de 2000 FB est
concerné par les affaires que nous évoquons ici ? Que les deux expositions
universelles réalisées en Belgique ont dénoté des activités très suspectes de la
part d'inventeurs qui auraient pu réaliser une machine à remonter le temps ?
Ce ne sont là que quelques exemples parmi tant d'autres, lesquels seront
expliqués en long et en large dans "l'aventure fantastique"...