Centre d'Études et de Recherches

sur les Phénomènes Inexpliqués

Hainaut, tranche de légendes

Le Grand feu de Barbençon


Depuis très longtemps, le village de Barbençon est riche de traditions qui se perpétuent au fil des ans. C’est ainsi que l’on retrouve parmi les différentes activités du village l’organisation du traditionnel GRAND FEU.

Un grand feu pas comme les autres…..

Le Grand feu de Barbençon qui a toujours lieu le dimanche suivant le mardi gras, est une manifestation carnavalesque propre à certaines communes de l’Entre-Sambre-et-Meuse et dont l’origine est souvent très incertaine. Cette manifestation folklorique se singularise des autres événements du même type par une activité peu ordinaire qui consiste à tirer un vieux char aux roues cerclées de fer au long des rues du village.
 
Les origines du folklore

L’origine de ce Grand Feu" remonterait, selon M. Defer, ancien chef d’école du village, au Moyen Age, époque à laquelle le terroir était fort catholique. Cette manifestation était représentative pour les villageois, de la purification par le feu et coïncidait avec le début des privations du Carême. Au fil des années, des saisons et des hivers, d’autres symboliques se sont greffées : la fin de l’hiver, mais aussi au début du siècle, ce grand feu mettait fin aux plaisirs et apportait un soulagement à la population après une longue période "de carnaval et les 3 journées fatidiques" des "Restoneux", des "Saligots" et des "Biaux"...

Un trio de festivités

Ces trois journées devaient sans aucun doute être fastidieuses pour toutes les familles qui comptaient chez elles au moins une jeune fille ! ...
Le 1er jour, les "Restoneux" se satisfaisaient de les visiter et de préparer, sur place, des crêpes puis de les déguster au nez et à la barbe de leurs hôtes.
La seconde journée, les "Saligots", pourvus de seaux remplis de purin surgissaient dans les maisons afin de répandre cet infâme compost ! ...
Quant au 3e jour, les "Biaux", visitaient amicalement des maisons et des cafés du village où ils se faisaient servir à boire. Très bien masqués, ils prenaient bien soin de travestir leur voix afin de ne pas être reconnus. Leur spécificité était d’exhiber de superbes masques au fil d’acier tressé. Si les trois journées préalables au Grand Feu se sont atténuées, le jour même garde sa tradition.
Après une odyssée de 4 heures environ à travers le village, quelques incidents de parcours, surtout quand le tirage est plus fort que le freinage, quelques sorties de route... le char arrive à destination. Dans la soirée, le Grand feu est allumé par le couple marié de l’année. Ensuite, autour du brasier, la "danse des 7 sauts" démarre. Au début du siècle, c’était l’orchestre qui en ponctuait les sauts. Puis, les musiques tues, les lumières éteintes, chacun reprendra le cours de ses occupations, rêvant au carnaval et au Grand Feu de l’année suivante...

Remerciements à Jean-Marie Snauwaert pour les informations et photos récoltées sur
http://www.botteduhainaut.be (devenu inaccessible)

Valériane Munoz Moles

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