Centre d'Études et de Recherches

sur les Phénomènes Inexpliqués

Premier contact avec un abducté


Ce mardi 13/05/14, notre leader a établi le premier contact du CERPI avec un abducté. Entendez donc une personne se prétendant avoir été enlevée par de prétendus extraterrestres bien que, dans le cas présent, ce serait plutôt d'un harcèlement dont il s'agissait.
Pour des raisons évidentes, nous garderons le nom de la personne strictement confidentiel.
Enfin, notre président regrettait de ne pas avoir pu réagir plus tôt depuis la première sollicitation de l'intéressé (mais un enquêteur avait été délégué dès les premiers instants afin d'assurer une première réponse) et de ne pouvoir s'entretenir avec lui que par téléphone en raison des nouveaux ennuis de santé rencontrés. Nous appellerons donc notre abducté Christian Devolk, un nom parfaitement inventé, les choses sont claires. Après de brèves présentations, notre fondateur avoue que le sujet des abductions ne figure vraiment pas parmi ceux que nous maîtrisons le mieux. En fait, il est même tout à fait nouveau pour nous : nous n'avons, jusqu'ici, jamais été confronté à ce genre de cas. C'est donc quelque part afin que la personne ne se sente pas abandonnée à son triste sort que nous réagissons, non sans avoir toutefois déjà réalisé un maximum afin de combler nos lacunes.
C'est la stricte vérité car nos lecteurs assidus auront remarqué au travers de nos newsletters (ou "formules rapides") que la bibliothèque du CERPI a réalisé de remarquables efforts de documentation en s'appropriant quantité de livres sur le sujet, dont une bonne partie ont eux-mêmes été conseillés par un ufologue chevronné et connaissant bien le sujet, sollicité spécialement à cet effet. Les informations croisées nous ont amenés à en acheter d'autres encore et, pour finir, de nouveaux correspondants nous ont à leur tour branchés sur d'autres ouvrages appropriés. Voilà qui représentait déjà un bel exemple d'entraide et de collaboration ufologique et il méritait d'être signalé. C'est peu de dire que toutes les activités du CERPI en son siège (en excluant donc les hommes de terrain) se sont focalisées sur l'apprentissage de la question. M. Vanbockestal, tout récemment opéré de l'épaule et le bras en écharpe, fidèle à ses habitudes nous a gratifiés d'une de ses phrases typiques : "J'ai le bras en compote, mais cela ne m'empêche ni de lire, ni de téléphoner, ni de réfléchir et il se fait que, Dieu merci, j'ai deux bras dont un qui reste valide". Cela signifie donc qu'il a profité de la situation afin de potasser le sujet, avec ses talents d'autodidacte mais aussi ses connaissances déjà acquises et celles de crimino. On connaît le personnage et nous ne doutons pas qu'il ait planché durant des heures sur cette problématique. Mais ces connaissances livresques et théoriques seraient-elles suffisantes en l'occurrence ? L'entretien allait être une façon de le savoir.

L'auteur du livre "Les phénomènes inexpliqués en Belgique" demande donc à son interlocuteur de lui rappeler les faits et si le harcèlement dont il fait l'objet est toujours d'actualité. Ce n'est pas le cas, les choses se sont considérablement calmées et, si l'on excepte de légères et sporadiques manifestations, il n'y a plus guère de quoi se plaindre. Nous en sommes heureux pour l'intéressé (et à la fois un peu malheureux pour notre étude).
L'intéressé raconte alors les phénomènes qu'il a vécus et plusieurs points se dégagent rapidement : pas de soucoupes flamboyantes dardant des rayons désintégrateurs, ni de voyages cosmiques ou même d'incursion dans un quelconque laboratoire circulaire où des êtres hybrides parlant une langue incompréhensible le soumettent à des expériences inavouables. Non. Un récit exposé calmement et avec une sobriété frappante qui semble écarter, a priori, l'illuminé qui veut se rendre intéressant. Il est bien question de présences, de secousses dans les épaules durant le sommeil (NDLR : bien qu'il ait fait plusieurs nuits d'affilée sans pouvoir fermer l'œil. A noter que les dites secousses pourraient être des paresthésies, ou des myoclonies) mais aussi d'un éclair puissant en plein jour et en l'absence totale d'orage, de boules bleues et translucides, probablement des boules d'énergie (aux dires du témoin), et de perturbations bizarres qu'il ne parvient pas à mieux décrire que comme l'impression et la sensation très nette de se faire manipuler d'étrange façon, dans son physique et dans son mental par une intelligence inconnue.

S'il l'attribue à des extraterrestres, c'est parce qu'il lui est arrivé d'apercevoir l'une des entités qui le tourmentaient, laquelle se présentait comme un humanoïde avec de grands yeux, ce qu'il appelle "Un grand gris". Il était entouré comme d'un halo de lumière blanche et il signale lui-même que s'il avait vécu au temps de l'Inquisition il aurait très probablement interprété cela comme un démon. Mais notre homme s'y refuse : pas besoin de crucifix ni d'exorciste, nous ne sommes pas dans le même registre. Notre homme n'est pas du genre à céder à la première croyance venue. Selon lui, il s'agirait plutôt d'une intelligence très évoluée qui l'aurait choisi, pour une raison qui lui échappe totalement, afin de se livrer à des expériences dont il ne voit pas la finalité. Bref, nous sommes face à une personne raisonnable qui ne se lance pas dans des hypothèses extravagantes, qui ne comprend tout simplement pas ce qui lui arrive mais que la nature de ses expériences lui suggère qu'il s'agit probablement de l'œuvre d'extraterrestres. Manifestement, il ne s'agit pas de l'halluciné délirant qui crie au loup. L'entretien se poursuit.

La raison du choix de ces extraterrestres supposés, notre fondateur croit la trouver rapidement. Il faut dire que le dossier est sur son bureau. L'intéressé a été opéré d'un kyste au cerveau, mais le cerveau lui-même n'a en aucune manière été ni touché ni traité. Paf ! Voilà l'un des b a ba de la question : on cherchait jusque là l'élément traditionnel invraisemblable qui discréditerait le témoignage, les auteurs des méfaits ne pouvaient pas demander mieux ! Qui accorderait crédit aux histoires de quelqu'un, même s'il s'exprime posément, qu'il a manifestement tous ses esprits, un accent de sincérité impossible à travestir, un costume trois pièces impeccable, une situation stable, etc. s'il avoue avoir été opéré du cerveau ? D'autant qu'il ajoute que lui a été prescrit le médicament N, spécialisé dans le traitement de cas psychiatriques. Dès les premiers pas, on a donc déjà compris que quoi que l'on fasse il ne pourra jamais être question d'une authentification quelconque au niveau officiel : débunkers et sceptiques de tout poil s'en donneraient à cœur joie et se plairaient à rouler le cas dans la farine. Pour eux, l'affaire serait classée d'office : voilà un doux dingue de plus. On a touché à son cerveau donc, forcément, il raconte des bobards ou est influencé par des phénomènes parfaitement explicables médicalement. Si, en plus, il prend des psychotropes, il est inutile d'aller plus loin !

Mais nous, nous voyons les choses autrement. Peut-être bien que la solution ultra sceptique est d'application, mais nous savons aussi que les prétendus abducteurs usent d'une stratégie qui consiste précisément à discréditer non seulement les témoins mais aussi l'ufologie tout court. Cela sert très logiquement leurs intérêts puisque ça leur permet d'éviter que l'on vienne mettre le nez de trop près dans leurs affaires et que l'on accorde le moins possible d'importance aux études et aux propos ufologiques. Il ne faut tomber ni dans le premier piège, ni dans le second ou "ne pas tout croire, mais ne pas tout rejeter en bloc non plus". Il faut laisser venir car peut-être que nous avons beaucoup de choses à apprendre de ce cas.  (Voir mimétisme ufologique).

Nous sommes surtout en présence d'une personne qui a sollicité nos services parce qu'elle était désemparée, en plein désarroi face à une situation qui la dépassait. Authentification ou pas, le côté humain passe au premier plan. Il faut venir en aide à cette personne et là résidait notamment l'empathie dont parlait l'enquêteur que nous avions premièrement délégué. D'autre part, si le calme est revenu, peut-être sommes-nous dans l'œil du cyclone et les manifestations pourraient tout à fait reprendre de plus belle d'ici peu, d'un jour à l'autre peut-être. Pas question de laisser tomber Christian donc et pour de nombreuses raisons que nous n'allons pas tarder à découvrir.

Tout d'abord, notre homme tient un livre de bord dans lequel il note tout ce qui lui arrive. Excellent réflexe que celui-là, à conseiller vivement à toutes les autres personnes qui, ailleurs, pourraient être concernées par des problèmes similaires. C'est d'ailleurs aussi vrai en général. Il s'agit d'un auxiliaire précieux à l'enquête.

En dehors de cela, Christian nous avoue qu'il croit (sans en être certain) qu'il a reçu un implant dans le nez. Pour s'en assurer, il suffirait de se plier à une séance d'imagerie médicale et celle-ci serait à même de déterminer si oui ou non un objet étranger se trouve dans son organisme. Le cas échéant, les choses deviendraient potentiellement intéressantes et nous pourrions imaginer jouer nos petits docteurs Roger K. Leir, avec à la clé, analyse de l'objet recueilli et des substances qui le composent. Si comme le cas s'est présenté, on devait découvrir un composé parfaitement connu sur terre mais n'existant pas librement sous cette forme et nécessitant une technologie avancée pour le produire, nul doute que le cas de Christian prendrait une toute autre dimension. Mais ne nous emballons pas : nous n'en sommes pas là. Pour le moment, nous avons suggéré à Christian d'envisager des examens appropriés, c'est à lui de décider.

M. Vanbockestal s'étonne de ce que Christian lui parle d'un "Grand gris", là où l'on parle plutôt d'habitude de "petits gris". Mais son interlocuteur ne peut que confirmer. On peut donc envisager deux possibilités, avec des cas recensés dans la littérature : ou bien il s'agit d'un chef, un supérieur hiérarchique, lequel se distingue par sa taille des habituels petits gris esclaves des taches qui leurs sont dévolues. Ou bien, seconde hypothèse, il ne s'agit nullement d'extraterrestres mais d'entités fluido-énergétiques disposant d'un grand pouvoir sur la matière, se faisant passer pour des ET au même titre qu'ils se plaisent à nous proposer des leurres, des projections de réalité virtuelle en esprit ou encore des apparences parfaitement trompeuses, le tout étant destiné à masquer leurs intentions réelles et à jeter le discrédit sur le témoin, qui est ici aussi victime. Le récit que fait Christian est donc tout à fait cohérent avec ce que nous avons lu sur le sujet et notamment dans les œuvres de Jean Sider. Il faut encore tenir compte d'une autre considération : certains rapports émanant de très bonnes sources décrivent deux sortes de "petits gris" (dont l'une pourrait ne pas appartenir aux mammifères) avec des différences de taille. Tout est évidemment relatif. En fait, en schématisant, on pourrait dire qu'il existe des petits gris et d'autres, encore plus petits (dont le poids n'excéderait pas les 30 kg tout au plus). Pour les besoins de nos enquêtes nous gardons pour nous d'autres éléments descriptifs qui pourraient nous renseigner quant à l'authenticité de futurs témoignages. Donc, en conclusion, l'auriez-vous cru ? les petits gris les moins petits sont les plus grands. Il est difficile d'éviter l'humour avec de telles considérations mais nous ne sommes pas responsables de l'apparence des extraterrestres !

Il reste bien sûr une autre hypothèse, celle d'agissements purement terrestres, émanant peut-être d'une technologie récupérée par rétro ingénierie dans les cas décrits par Jean Gabriel Greslé dans "1942-1954, la genèse d'un secret d'état". Dans ce cas, il pourrait s'agir d'opérations visant à implanter ou tester un système de contrôle du mental à distance. Hypothèse complotiste ? Sans doute. Il ne s'agit que de pures spéculations et non d'affirmations.

Christian signale encore que les phénomènes se déroulaient quel que soit l'endroit qu'il avait choisi pour dormir : dans sa chambre, dans une autre pièce, dans le canapé, etc. S'il s'en allait dormir chez un tiers, rebelote. Sauf qu'il était seul à pouvoir apercevoir les étranges apparitions qui se produisaient quelquefois. La réponse vient immédiatement, implacable de logique : "Si l'on considère qu'il s'agit d'extraterrestres dotés d'une énorme avance technologique et scientifique et que dès lors ils ont probablement franchi un nombre considérable d'années lumière pour vous trouver, ce ne sont pas quelques mètres ni même quelques centaines de mètres qui leur poseront problème ! (Rires) A fortiori si vous avez effectivement reçu un implant et que ce dernier contribue à votre géolocalisation, il n'est guère étonnant non plus qu'ils parviennent aisément à vous retrouver. Si par contre on part du postulat qu'il s'agirait plutôt d'entités immatérielles, évoluant dans le fluidique, l'énergétique, on peut supposer une forme de réceptivité particulière, éventuellement très puissante, qui jouerait le même rôle que précédemment. Dans un cas comme dans l'autre, il n'y a donc rien d'étonnant. Il faut cependant savoir que les implants en question ne sont généralement actifs que durant une quinzaine de jours (ne me demandez pas pourquoi, je tiens cette information d'un ufologue expérimenté. A-t-il raison, a-t-il tort, je n'en sais rien !) mais rien ne nous interdit de penser qu'ils pourraient le réactiver au besoin, par exemple pour retrouver votre trace.

Venons-en maintenant au fait que Christian est le seul à pouvoir voir les phénomènes. D'après ce que nous en savons, le problème pourrait être contourné par un missing time chez la mère, lequel n'a pas forcément été remarqué si l'opération principale n'a pas duré longtemps. S'il s'agit d'un concept "tôle et boulons" ou "chair et os" si vous préférez, cela devient difficile à tenir pour autant que la maman ait été présente en permanence. S'il s'agit de projections mentales, tout reste possible. Le problème résidera toutefois aussi dans le fait que, même en dépêchant toute une équipe d'enquêteurs sur place, même avec des gros bras qui se posteraient devant, derrière et dans la maison, on ne pourra rien voir ni rien empêcher. Ou plutôt ne pourra-t-on éventuellement voir que les effets sur Christian. Par contre, il serait possible d'imaginer une présence médicale qui contrôlerait les fonctions vitales ainsi que l'activité cérébrale, un ou plusieurs médiums qui nous feraient état de leurs ressentis ou de leurs constatations grâce à leurs supports. Une foule de paramètres pourraient être relevés, lesquels pourraient être révélateurs. Mais outre que cela ne soit pas facile à mettre en place (quel médecin acceptera de faire le guet toute une nuit, bénévolement de surcroît ?), que la mise en œuvre nécessiterait pas mal de matériel et d'effectifs, on peut se poser la question de savoir si les intervenants (ou les extraterrestres, si vous préférez) prendraient le risque de se manifester dans ces conditions. On connaît peu de cas, s'il en existe seulement, où des ET auraient ainsi été attendus de pied ferme. Mais si leur technologie est tellement supérieure et que leur action ne présente aucun risque d'être enregistrée, pourquoi pas ?

A défaut d'éléments concrets, on serait malgré tout en droit de penser que l'individu se livrerait à une mise en scène. Par ailleurs, nous ne sommes pas habilités à juger des possibilités du psychotrope en la matière. A ce propos, Christian nous a demandé s'il conviendrait d'arrêter ledit traitement. A cette question, notre leader s'est empressé de répondre par la négative et ce pour des raisons évidentes : "Nous ne sommes pas des médecins et ne pouvons en aucun cas nous substituer à leur travail. Votre médecin est un professionnel reconnu qui est le seul à pouvoir se prononcer sur cette question. Contrevenir en la matière nous exposerait à de gros risques que nous ne voulons absolument pas courir (Le spectre de l'exercice illégal de la médecine se dresse ici, menaçant). Je ne peux même pas me permettre de vous donner un conseil, ni dans un sens ni dans l'autre. Continuez donc de suivre scrupuleusement ses indications. Cela dit, il vous est loisible de discuter avec lui de l'opportunité de cesser ou de diminuer progressivement ce traitement, sous surveillance. Mais ce n'est pas à nous d'en décider."

Ce qu'il convient de retenir au sujet de la prise de ce médicament est important : aux dires même de Christian, celui-ci lui a été prescrit afin de lutter contre les effets profondément perturbants des manifestations auxquelles il avait affaire. On peut donc considérer que ce n'est pas la prise de ce principe actif qui a généré des "hallucinations". Malheureusement, on pourra aussi toujours considérer que c'est l'opération du cerveau (ou à proximité immédiate de ce dernier) qui les a provoquées. Il nous reste le témoignage de l'intéressé qui dissocie bien les deux... et la faillibilité des témoignages. Nous sommes encore et toujours confronté au même problème que tout enquêteur, surtout en ufologie mais aussi dans nombre d'autres enquêtes. On peut être foncièrement persuadé de quelque chose, disposer de mille témoignages, même de personnes hautement crédibles et parfois même de documents officiels, il manque toujours une preuve réellement concrète et tangible, pleinement convaincante. Refrain connu.

M. Vanbockestal revient sur l'apparence des extraterrestres qui - en fait - sont bien peu nombreux puisqu'un seul a été entr'aperçu. Dans plusieurs domaines de l'inexpliqué, dont l'ufologie, on note que des entités peuvent se manifester de manière invisible ou sous une apparence variable, très souvent trompeuse. Dans le cas présent, si l'on en croit Sider, les (ou certains) extraterrestres auraient le pouvoir d'apparaître sous une forme qui correspond à ce que le sujet a en tête. Jadis, alors que l'on criait au diable devant un chat noir et qu'on l'imaginait facilement en bouc cornu portant la fourche, que l'on voyait les démons comme des êtres hybrides, ceux-ci voyaient effectivement ce genre d'apparition. Il y a eu une période de robots qui a plus ou moins fait suite au développement de l'automatisation. Il y a aussi eu la période "soucoupes volantes" comme il y a eu un temps "ballons". On a aussi connu la période "triangles" et celle-ci n'est pas finie. Il n'est donc pas étonnant qu'il y ait, soi-disant, des petits gris, des aryens, des nordiques, des insectoïdes ou des reptiliens et sans doute encore d'autres variantes, lesquelles pourraient dépendre du bagage culturel de l'individu, de son passé, de sa psychologie, de son éducation. Nous ne devons pas trop nous fier à ces morphologies, sans les perdre de vue. Par ailleurs, nous n'avons pas perdu de vue la possibilité de la paralysie du sommeil, laquelle peut être favorisée par les médicaments. Mais la présence de la mère, l'antériorité des faits à la prise des principes actifs et une longue période en principe dépourvue de phases hypnagogiques et hypnopompiques rend l'hypothèse difficilement tenable d'autant qu'elle aurait également du avoir été signalée par le spécialiste du milieu médical. Dans le cas présent, il n'est pas encore possible de tirer des conclusions fermes et définitives : toutes les possibilités restent ouvertes, y compris l'affabulation. Nous sommes obligés d'appliquer le "wait and see" des anglais en attendant d'éventuelles autres manifestations et/ou l'éventualité d'une analyse de l'implant qui aurait été extrait. Il nous semble prématuré de conclure à une seule explication psychanalytique de type jungienne et de ses archétypes. Nous ne pouvons qu'espérer et à la fois redouter que l'on doive en arriver à une situation telle que décrit plus haut car il nous serait très difficile de dégager en un temps record une multitude d'enquêteurs, un matériel spécialisé conséquent et des médecins disponibles et financièrement désintéressés. Nous disposons bien de médecins au CERPI mais leur appartenance au groupement ne les détacherait pas pour autant ni de leurs impératifs de crédibilité, ni de leurs honoraires.

Le problème va plus loin. On sait par expérience que même si Christian acceptait l'extraction de l'implant (dans le cas où sa présence serait confirmée) qu'il nous faudrait intervenir fermement (mais de quel droit ?) pour que le corps étranger ne soit pas tout simplement jeté à la poubelle. Il nous faudrait justifier sa conservation (et un type de conservation non polluant ni agressif, qui détruirait l'évidence) et pour cela dévoiler l'hypothèse envisagée. Celle-ci ne manquerait pas d'être tournée en dérision. En admettant que cela ne soit pas le cas, il nous faudrait encore faire procéder aux analyses et pouvoir en interpréter les résultats. Mais ce n'est pas tout : encore faudrait-il alors pouvoir déterminer le lien de cause à effet. Tout cela pour aboutir à ce qui ressemblerait encore à une référence circulaire car on "expliquerait" des manifestations invraisemblables que l'on pourrait accuser d'inventées par des êtres vaporeux insaisissables à l'existence elle-même sujette à caution. Le cas échéant, on apparaîtrait comme des complotistes qui accuseraient le complexe militaro-industriel sur base de futilités ou l'on reviendrait sur le thème connu d'une complicité entre nos gouvernements et des instances extraterrestres déjà implantées sur terre de longue date. Vu de cette façon, nous ressemblerions un peu à des hirsutes luttant contre des moulins à vent. Nous ne sommes donc pas sortis de l'auberge et vivons la traditionnelle frustration bien connue des ufologues.

A celle-ci, Christian a répondu, en guise de salutations, qu'il nous remerciait vivement de notre intervention et qu'il était très impressionné par le sérieux et l'esprit scientifique et analytique du CERPI, la seule association qui - même à l'échelon international nous a-t-il dit, avait réellement répondu à ses attentes. La plupart des organismes auxquels je me suis adressé, soit ne m'ont tout simplement pas répondu, soit on trouvé une échappatoire polie quand d'autres ne se lançaient pas dans de grossières divagations. Un tout grand merci au CERPI, donc (en y incluant le premier enquêteur qui était intervenu dès le début de l'année). Voilà le genre de réponse qui fait toujours plaisir. C'est la seule rémunération à nos efforts et elle nous suffit amplement.

LE CERPI ET LES ABDUCTIONS

De nos jours, il faudrait être le dernier des crétins pour prétendre qu'il n'y a pas de "problème OVNI" et tout rejeter en bloc. Certains sceptiques et débunkers en sont encore à ce stade, heureusement pour eux : le ridicule ne tue pas ! Il semble de plus en plus évident que la probabilité de l'existence d'une autre forme de vie intelligente dans notre univers soit plus élevée que son inexistence. Ce qui pose réellement problème, ce sont les distances et les impossibilités physiques que nous connaissons, lesquelles rendent l'hypothèse de visites très difficile à tenir. Pourtant, n'en doutons pas, il est tout à fait possible que nous n'en soyons qu'à la préhistoire de la science par rapport au stade de développement d'êtres qui vivraient sur une autre planète. Il faut se départir de notre sempiternel sentiment d'anthropocentrisme qui voudrait que nous soyons les seuls, et dans la négative les plus intelligents et les plus forts. Nous pourrions, à ce propos, vivre de très cruelles déceptions. Parmi celles-ci, on trouverait le fait que ces gens aient trouvé le moyen de se jouer de ce qui, pour nous, constitue des impossibilités fondamentales. En 1789, au moment de la révolution française, il était absolument impossible et inconcevable de mettre le pied sur la lune. Bref : ce qui pose réellement problème, c'est notre orgueil. Si les êtres qui nous préoccupent ne sont pas des extraterrestres au sens où on l'entend communément et qu'il s'agit plutôt d'entités fluido-énergétiques, cela ne nous avance guère au niveau de la perception et de l'entendement que nous pouvons en avoir, mais la barrière de la vitesse de la lumière ne se présente plus, au même titre que les distances exprimées en années lumière. Si le complexe militaro-industriel humain a pu récupérer des éléments de "vaisseaux spatiaux de type OVNI" et des cadavres, comme semblent en attester les documents présentés par Jean-Gabriel Greslé, et a fortiori des êtres vivants, au prix d'énormes efforts réalisés dans le plus grand secret les USA pourraient disposer d'une partie, sans doute infime, des possibilités extraterrestres si c'est cette voie qu'il faut suivre. Malheureusement, cela complique tout aussi. Dans un cas comme dans l'autre la plausibilité des abductions demeure et il importe d'en être conscient plutôt que de tourner le sujet en dérision. Il s'agit au contraire d'une porte ouverte (mais très difficile) vers la compréhension et l'étude. Le CERPI continuera donc très certainement de traiter le sujet d'autant que le Christian dont il est ici question ne constitue pas le seul élément concerné, que nous disposons de certains témoignages concordants, d'autres pistes intéressantes et d'autres choses aussi, dont certaines doivent rester confidentielles et s'inscrivent dans un programme de longue haleine. Une fois de plus, si certains d'entre nous devaient passer de vie à trépas de manière un peu mystérieuse ou suspecte, n'en imputez pas trop rapidement le cancer foudroyant, rappelez-vous plutôt que la perspicacité des éléments du CERPI peut parfois s'avérer dérangeante. Il n'est d'ailleurs pas indispensable d'en arriver à de telles extrémités : parfois le travail d'une certaine presse ou de certains médias peut aussi être redoutablement efficace pour noyer le poisson...

NB : pour des raisons stratégiques, certaines facettes de la présente question n'ont volontairement pas été abordées et ne seront transmis, le cas échéant, qu'en temps utile.

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