Centre d'Études et de Recherches

sur les Phénomènes Inexpliqués

Triste réalité ufologique (en Belgique surtout,mais pas que...)


De nos jours, il n'est raisonnablement plus permis de le nier : il existe bel et bien un phénomène OVNI.
Cela ne signifie pas ipso facto qu'il s'agisse d'extraterrestres en provenance d'une très lointaine planète, avec un nez en trompette, le tain vert, une taille de nabot et le pistolet désintégrateur à la ceinture. Nous ne prétendrons pas non plus, bien entendu, qu'il n'y ait jamais eu de confusions, d'affabulations, d'exagérations, d'erreurs, d'illusions d'optique, d'hallucinations ou... d'excès d'alcool.
Mais il existe incontestablement un "problème" OVNI : quelque chose se passe, des choses se voient, des choses se font, qui paraissent souvent invraisemblables ou extraordinaires ou qui suscitent seulement la curiosité ou l'inquiétude et qui demeurent inexpliquées. Des civils, des militaires, des gradés, des pilotes d'avions, des politiciens, des gendarmes, des policiers, des radaristes, des météorologues, des astronomes (mais oui !), des scientifiques, des journalistes même, et bien d'autres encore, en sont témoins et ne peuvent pas tous mentir, ni être imbibés.
Il ne s'agit pas non plus de quelques témoignages isolés, ni de quelques dizaines ou de centaines ni même de milliers. C'est bien maintenant de millions de témoignages dont il est question par le monde, dans tous les pays sans exception et les choses ne remontent pas non plus à 1947 avec l'observation de Kenneth Arnold ou le crash de Roswell, mais à bien plus loin dans le temps, jusqu'à la plus lointaine antiquité.
Il est incontestable également que le monde a le droit de savoir, qu'il a en tous cas celui de se poser des questions et celui d'y recevoir des réponses. Il n'est donc que légitime et même largement souhaitable que l'on s'intéresse de très près à ce phénomène qui, après tout, brave fréquemment l'espace aérien de tous les territoires et en cela, y compris ceux des nations que se montrent d'ordinaire plutôt tatillonnes sur le sujet. Et pourtant, force est de constater que la plupart du temps, les autorités ne bougent pas : aucun politicien ne mettra l'étude ufologique dans son programme électoral (certains ont envisagé de le faire, d’autres ont eux-mêmes été témoins de phénomènes aériens inexpliqués, mais sans que cela aille plus loin) là où il y a peut-être péril en la demeure, là où il y a peut-être violation de nos domiciles, là où des "machins" abusent peut-être tout simplement, mais de manière absolument scandaleuse, de nos personnes, de notre santé, physique et mentale en suivant des desseins qui nous sont tout aussi inaccessibles que le reste, du moins si l’on en croit les innombrables témoignages à ce sujet.
Le monde scientifique ne bouge pas davantage (ou si peu) et pis que cela, l'homme de science qui aurait le malheur de s'intéresser de trop près ou trop ouvertement au phénomène risquerait très gros pour sa carrière. Derrière eux, à un moindre niveau peut-être, toutes les personnes ayant des responsabilités courent le même risque. Personne ne veut perdre le crédit qui lui est accordé, la reconnaissance de ses pairs, sa notoriété, ses subsides et ceux qui feraient exception peuvent être qualifiés de héros dont l'histoire n'ira pourtant généralement pas bien loin et on ne leur érigera pas un monument non plus, pas plus qu'on ne leur décernera un prix Nobel. Ce n’est pas le sympathique Jean-Pierre Petit, ancien chef de recherches au CNRS qui contredira ce paragraphe !

Les ufologues n'ont qu'à se débrouiller tout seuls. Après tout, on ne leur a rien demandé, c'est eux qui se passionnent pour ce qui, aux yeux de gens sensés, n'est que balivernes. On ne leur accordera donc aucun subside, aucune aide (lorsqu'il arrivera que celle-ci se présente, il faudra d'ailleurs s'en méfier comme de la peste !) et leurs moyens resteront très limités.
Le plus souvent, les groupements sans le moindre statut juridique seront composés de volontaires bénévoles qui iront de leur poche pour se procurer ouvrages et matériel, locaux et moyens d'expression, espace de stockage et systèmes de traitement des données. Ils se débrouilleront pour trouver des disponibilités pour se rendre (très vite, directement même !) sur le terrain et questionner les témoins, en sacrifiant leur temps libre, leurs loisirs, leur vie de famille, leurs heures de sommeil et leur santé. Ils rempliront donc aussi eux-mêmes le réservoir de leur véhicule. Ils se multiplieront pour assister à des réunions, des conférences, des repas ou des rencontres ufologiques, ils passeront des soirées entières à scruter le ciel à la recherche de la moindre manifestation insolite, bravant parfois les intempéries ou le froid de canard. (Oui ! Nous avons participé à ce genre de « joyeusetés » lors de certaines opérations Suricate).
En Belgique, mais probablement pas exclusivement, ils rencontreront aussi une lutte aussi insoupçonnable qu'acharnée, hypocrite et fratricide, entre associations qui procéderont par commérages, par rétention d'information, par coups bas, par médisance, en plus de la division du pays en communautés linguistiques qui présenteront donc aussi l'obstacle de la langue, celui des idées politiques et des rivalités ancestrales, et cela dans les deux sens : ne comptez pas sur l'autre partie du pays mais n'espérez pas non plus qu'on vous y écoute !
A leurs débuts, ces associations souffriront non seulement du manque de moyens mais aussi de la difficulté du sortir de l'anonymat. On ne fait confiance qu'aux organisations bien connues, lesquelles ne le deviennent pourtant pas du jour au lendemain. Il leur faudra donc au plus vite s'occuper d'affaires dont il leur appartiendra de trouver la solution de l'énigme avec brio afin de se distinguer et d'acquérir cette précieuse visibilité, ce qui permet de mieux comprendre la concurrence existant au sein des associations alors que celles-ci devraient sinon fusionner, au moins collaborer s'ils désirent absolument conserver leurs identités propres. Mais comment accorder sa confiance dans ce milieu de requins ?
On tentera donc de trouver dare-dare des témoins de manifestations d'OVNI et de faire état de ses conclusions afin de les relater dans la presse, en espérant secrètement passer un jour à la télévision. Quelle déconfiture en perspective !
Les témoins appelés à la barre sont tous des alcooliques ou, du moins, il leur suffit de s'être déplacés sur une route où se situerait un petit café (il n'est même pas besoin d'une discothèque) pour se voir automatiquement soupçonnés d'avoir abusé de la dive bouteille. Pas besoin d'éthylomètre. Tout le monde semble avoir un besoin incommensurable de se mettre en vedette dans les pages d'un canard quelconque ou sur le petit écran, quitte à raconter n'importe quoi et de passer pour le dernier des naïfs. Il est évident que cette "gloire éphémère" est leur seule motivation ! Pour éviter toute confusion, il s’agit ici bien d’ironie !
Attention ! Si vous êtes témoin du passage d'un OVNI et que vous désirez relater votre témoignage, vous avez intérêt à être sobre comme un chameau. De l’autre côté, il faut croire que les pilotes des OVNI (s’ils en ont) n’ont pas leur pareil pour ne se faire observer que par des gens qui auront bu, ou consommé des substances illicites. Oui, c’est toujours de l’ironie.
Et comme le dirait Jean-Pierre Girard : comment apporter une preuve valable à des gens qui, s’ils rencontraient Jésus-Christ en personne, lui demanderaient ses papiers ! Il y a des années que les smartphones existent mais on n’a toujours pas de photos correctes, par contre on dispose aussi de tout ce qu’il faut pour les falsifier. (Désormais "feu") Jacques Léon Théodor (et d’autres zététiciens) diraient que le témoignage humain est faillible, ce qui est d’ailleurs vrai. Mais de là à généraliser ! S’il y a une vidéo, elle est truquée, s’il y a un huissier de justice, il est complice, etc. C’est pourquoi de temps en temps on aimerait bien que la charge de la preuve soit inversée !

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