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Que n'a-t-on pas dit quant à la vague belge de 1989 et de la SOBEPS, la Société Belge d'Étude des Phénomènes
Spatiaux (disparue en 2007)? Certains sont allés jusqu'à prétendre que cette prestigieuse société ne présentait pas une démarche réellement scientifique.
Il convient ici d'apporter certaines précisions par rapport à une telle accusation.
Il est vrai que certains enquêteurs de la SOBEPS n'avaient pas de formation scientifique. Par exemple, M. Clerebaut, son ex-cofondateur, était philatéliste,
(notons au passage que les philatélistes professionnels sont souvent - et presque forcément - des gens très instruits), ce n'est certes pas au CERPI que l'on prétendra le
contraire et c'est aussi une vérité sur laquelle il ferait bon de méditer...
M. Vertongen, l'ancien responsable du réseau d'enquêtes, était décorateur (cela ne l'a pas empêché
d'être très compétent dans son travail et nous apporterons ici notre propre témoignage pour avoir pu juger nous-mêmes de la pertinence de ce monsieur).
Nous pourrions multiplier les exemples et c'est le cas pour le CERPI aussi. Il est certain que même les administrateurs de sociétés de renom dans l'étude de l'ufologie ou du mystère en général ne peuvent pas tous avoir des formations scientifiques. Le travail qu'ils accomplissent ce faisant n'est pratiquement jamais leur occupation principale et pour cause : cela ne serait absolument pas rentable.
. Pis encore : pour des scientifiques, s'occuper d'ufologie est dangereux
car susceptible de nuire à leur carrière en les décrédibilisant. Ce n'est pas
une éminence grise de la taille de Jean-Pierre Petit qui nous dira le contraire
!) Ces occupations sont généralement bénévoles. La vente de revues ou même de livres (et même si le VOB a été en tête du hit-parade des ventes pendant vingt semaines) sert la plupart du temps à renflouer les caisses du groupement, lequel en a bien besoin pour fonctionner. Ces gens sont donc bien obligés, "comme tout le monde", de travailler en dehors de ce qui n'apparaît somme toute que comme un passe-temps, même s'il est vrai que ce dernier peut souvent être très accaparant, voire envahissant.
Mais certaines personnalités telles que M. Bougard, L. Brenig ou A. Meessen sont incontestablement des scientifiques et cette liste n'est pas exhaustive.
Il faut dire aussi que l'on peut avoir une formation scientifique sans évoluer forcément dans sa branche (on connaît des médecins au chômage, des géomètres qui travaillent comme vendeurs en téléboutique, etc.) ou bien que l'on peut aussi exercer dans une profession scientifique sans en avoir la formation (c'est notamment le cas d'autodidactes, lesquels font souvent un travail remarquable).
Mais rappelons-nous que la question portait sur la démarche de la SOBEPS.
Or, il se fait que celle-ci ne peut pas être attaquée non plus. Elle a agi au mieux de ses possibilités en devant faire face à une vague d'une ampleur inouïe. Tout a été consigné minutieusement dans un véritable travail de bénédictin, chaque fois que c'était possible des enquêteurs sérieux et méritoires sont allés sur place et dans des délais incroyablement courts si l'on tient compte des distances et l'on ne peut absolument pas mettre ce travail en question. Les personnes, de formation scientifique, qui se sont penchées sur ces problématiques, l'ont fait avec un maximum de sérieux et comme il se doit. S'il y a effectivement eu certains couacs, comme nous l'expliquerons plus loin, il s'agit de problèmes inhérents à ceux que rencontre toute association aussi sérieuse et compétente puisse-t-elle être et cela ne remet pas en cause le sérieux de la SOBEPS.
Il n'est pas exact de prétendre que la SOBEPS ait privilégié l'hypothèse extraterrestre. Dans les milieux ufologiques et un peu partout ailleurs, la théorie extraterrestre était déjà dans toutes les têtes en 1989 et bien avant. Il n'était tout simplement pas possible de ne pas y penser. Mais le fait de ne pas écarter une hypothèse ne signifie nullement qu'on la privilégie.
Photo : Auguste Meessen, Professeur émérite en physique (UCL), physique quantique, didactique de la physique, physique théorique, physique mathématique, physique de l'état solide. L'un des éléments incontestablement scientifiques de la SOBEPS.
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