Centre d'Études et de Recherches

sur les Phénomènes Inexpliqués

Hypothèse militaire dans la VOB


Même bien des années plus tard, le CERPI n'abandonne pas. Et, parfois au détour de méandres bien hasardeuses, il nous arrive - tout en étant initialement bien loin du sujet, de toucher à certaines choses qui nous font se dresser les cheveux sur la tête ou nous gratter le cuir chevelu.  Il en a été ainsi dans l'affaire d'Arc-Wattripont où sous les dires d'un journaliste (Yves Simoulin en l'occurrence et pour ne pas le citer...) qui évoquait la rumeur selon laquelle la région comportait dans ses souterrains une base militaire mixte (c'est-à-dire moitié militaire traditionnelle, moitié extraterrestre), nous nous sommes mis à en chercher une !
Très rapidement, nous sommes arrivés à la fameuse base secrète du pays des collines, mais ce n'était pas convaincant, pas assez...
Nous avons donc étendu les recherches, un peu, beaucoup, passionnément, et nous avons trouvé la base du mont Kemmel (le bunker du Kemmelberg), très intéressant mais tout de même plutôt éloigné de notre lieu de préoccupation et difficile à imaginer comme faisant office de possibilité de confusion,quoi que... Tant qu'on y était, on pouvait aussi considérer la base aérienne de Chièvres, mais elle n'avait rien de (seulement) souterrain et n'était pas ce qu'il y avait de plus proche non plus. Autrement dit : chou blanc.  Sauf qu'il y avait évidemment toujours aussi le SHAPE, près de Mons. Et sauf que même s'il y a là des souterrains, cela ne convenait pas non plus : Yves Simoulin n'aurait pas évoqué une base (régionale proche, voire très proche) souterraine et mixte de surcroît, secrète en plus, en parlant du SHAPE, bien connu et qui a pignon sur rue.

Pourquoi cette recherche ?

Pourquoi rechercher une base secrète souterraine militaire-mixte (avec extraterrestres ou pas) dans une affaire comme celle d'Arc-Wattripont ? Parce que le journaliste Yves Simoulin nous avait mis sur la piste.  Parce que dans les événements précédant l'affaire de la maison hantée, il y avait eu celle des crop-circles de Forest et de Saint-Sauveur, que dans l'un de ces crop-circles, Monique Degelas avait fait une prédiction remarquable qui s'était déroulée parfaitement et une autre qui prédisait des événements de type poltergeist dans la région, à plus ou moins brève échéance (cela allait être le cas, on l'a bien vu !) et parce que pendant l'inspection des agroglyphes, Yves Simoulin allait incidemment prendre la photo de ce qui allait s'avérer être une "soucoupe volante".  Pour le reste, le journaliste avait remarqué aussi le cheminement des lignes à haute tension qui communiquaient avec le radar de La Houppe (Flobecq), jouxtant ce que nous avons appelé la base secrète du pays des collines. Continuant sur sa lancée, le journaliste free-lance avait évoqué la rumeur de la base mixte et le fait que la quasi totalité des gendarmes qui étaient intervenus rue de Beauregard, à Arc-Wattripont, avaient par la suite été mutés, mais ils avaient aussi reçu de leur hiérarchie les coordonnées de la SOBEPS (Société belge d'étude des phénomènes spatiaux), laquelle évoluait donc bel et bien dans le domaine de l'ufologie.  On n'était en effet pas loin de la vague belge, mais on ne voyait pas vraiment le rapport.  Sauf qu'en cherchant bien il fallait se rappeler que pas mal d'observations ufologiques s'accompagnaient de phénomènes paranormaux.  On ne s'éparpillait donc pas : les militaires auraient pu procéder à des expériences sur base de prototypes d'armes dont les éventuelles interférences, peut-être catalysées par les câbles à haute tension, auraient provoqué les effets incroyables que l'on sait si l'on a pris connaissance de l'affaire d'Arc-Wattripont.  Même chose si les militaires, pour cela, avaient profité d'un coup de pouce technologique de la part de nos "frères de l'espace".  Nous avons suivi la piste des armes à énergie dirigée, mais sans grand succès. Les différentes hypothèses scientifiques ne tenaient pas.  Nous tournions en rond, un peu comme les soucoupes.  Sans compter qu'en parlant de vague belge, il nous avait fallu l'étirer quelque peu dans la chronologie.  Ce n'était pas trop un problème car nous avons pu voir que nous n'étions pas les seuls à pouvoir considérer que la VOB se serait prolongée bien au-delà de 1991.  Les faits dataient du début de 1993 et la date de la fin de la vague avait été décidée, un peu arbitrairement, en fonction de la diminution du nombre d'observations.

Le changement de cap.

Pendant ce temps, notre détective de service parcourait inlassablement les éléments du dossier, toujours à la recherche d'une base secrète (forcément difficile à trouver !) ou d'un détail quelconque, susceptible de pouvoir tout changer, qui serait passé au travers des mailles du filet... A l'époque, il n'était pas encore retraité et toujours chauffeur de bus.  L'un de ses trajets passait par Chièvres avant de bifurquer sur Ath où se trouvait le terminus de la ligne.  Sur le chemin, en plein rond-point, on pouvait distinguer un vieil avion qui en occupait le centre.  Probablement le témoin de la seconde guerre mondiale que l'on sait être l'un des dadas du président.  Que s'était-il donc passé à Chièvres durant la WW2 ?  Et le voilà parti pour prendre des renseignements sur le sujet et de constater, par la même occasion, qu'il existait un rapport direct entre la base de Chièvres et celle de Ramstein, en Allemagne. C'est à partir de là que se fit le déclic.

Le développement de l'hypothèse

Si la base de Ramstein travaillait jadis en étroite collaboration avec l'OTAN (ce qui restait à vérifier mais nous savons désormais que tel était bien le cas), que de surcroît elle était gigantesque et située en Allemagne, il pouvait y avoir eu un rapport dans le cadre de la vague belge.  Il fallait se rappeler que le 9 novembre 1989 était la date de la chute du mur de Berlin.  Vingt jours plus tard seulement, soit le 29, on assistait au début de la vague belge.  La ville d'Eupen, en Belgique, se distinguait par une avalanche d'observations d'OVNI triangulaires typiques.  Mais il fallait aussi savoir qu'Eupen se situait (et se situe toujours, d'accord...) non loin de la base secrète du Cannerberg, ce fameux gigantesque centre de l'OTAN que l'on soupçonnait déjà, entre initiés tels que feu Frank Boitte ou feu Jean-Luc Vertongen, d'être à l'origine de la vague, sans toutefois pouvoir aller beaucoup plus loin dans le raisonnement.  Toutefois, si on y ajoutait le rôle de la base de Ramstein, de celle de Chièvres, de celle du mont Kemmel, éventuellement celle de la région des collines, et que l'on apprenait - en plus - leurs caractéristiques, potentialités et situations géographiques en fonction du relief local, le cheminement d'engins militaires secrets devenait parfaitement plausible et si l'on rétorquait qu'à ce sujet on avait obtenu un démenti formel des américains quant à un survol secret de prototypes il était facile de répondre que le caractère secret avait primé tandis qu'un aveu du survol sans autorisation aurait généré de vives protestations, voire un incident diplomatique.  Il y avait bien d'autres considérations que nous allons exposer maintenant.

L'hypothèse de l'avion furtif américain (F-117 Nighthawk)

C'était l'explication militaire la plus fréquente qui associait les mystérieux "triangles noirs" observés en Belgique à des vols d'essais secrets de l'US Air Force.
Le profil technologique : Les milliers de témoins en Belgique ont décrit des engins triangulaires sombres dotés de trois feux aux angles. Ce profil correspond visuellement de très près au Lockheed F-117 Nighthawk, le premier avion furtif américain, dont l'existence venait à peine d'être révélée au public (fin 1988).
Le rôle logistique de Ramstein : En tant que hub majeur des forces américaines en Europe (USAFE), la base de Ramstein était la seule infrastructure de la région capable de coordonner, d'accueillir ou de guider des opérations aériennes américaines ultra-secrètes à proximité de l'espace aérien belge.

Le suivi radar de l'OTAN

Lors de la nuit la plus célèbre de la vague, le 30 mars 1990, des stations radars militaires belges (Glons, Semmerzake) détectent des cibles aux comportements dynamiques anormaux.
Les données de ces détections étaient interconnectées avec le réseau de défense de l'OTAN.
Le centre de commandement aérien de l'OTAN (AIRCOM), aujourd'hui basé à Ramstein, centralise la surveillance de cette zone. À l'époque, les mouvements inexpliqués dans le ciel européen faisaient l'objet d'un suivi rigoureux par les forces alliées basées en Allemagne pour s'assurer qu'il ne s'agissait pas d'une intrusion soviétique en pleine fin de guerre froide.

Les limites de la théorie

Malgré la proximité géographique et la coïncidence temporelle, l'hypothèse d'un appareil secret provenant de Ramstein se heurte à plusieurs contradictions :
Le vol stationnaire et le silence : Les témoins décrivaient des objets capables de faire du vol stationnaire parfait et de repartir à des vitesses supersoniques sans aucun bruit. Le F-117 est un avion à réaction classique, bruyant, et incapable de s'arrêter en l'air.
Le démenti officiel : L'armée belge, qui a collaboré de manière très transparente avec les scientifiques (via l'association SOBEPS), a officiellement demandé aux États-Unis si des avions furtifs survolaient leur territoire. Washington a formellement répondu qu'aucun appareil furtif américain n'était en vol dans l'espace aérien belge durant ces événements.
La base de Ramstein reste donc ancrée dans l'histoire de la vague belge comme l'origine supposée d'un projet militaire secret, bien que le mystère technique des observations de 1990 reste, pour beaucoup, non résolu.

Voilà, si l'on ose dire, la "base" de l'hypothèse.  Et comme il se doit, il convenait de l'étayer...

enregistrements radar

Les enregistrements radars de la nuit du 30 au 31 mars 1990 constituent l'élément central et le plus documenté de la vague belge. Contrairement à d'autres affaires d'OVNIS basées uniquement sur des témoignages visuels, celle-ci dispose de données techniques militaires officielles qui ont fait l'objet d'une conférence de presse mémorable de la Force aérienne belge.
Le déroulement des détections
23h00 (Glons) : La station radar militaire de Glons (Est de Bruxelles) détecte un signal inconnu qui confirme les rapports visuels simultanés de plusieurs patrouilles de gendarmerie au sol.
23h50 (Beauvechain) : Face à l'anomalie et à la persistance du signal, l'état-major ordonne le décollage en urgence (scramble) de deux chasseurs F-16 depuis la base aérienne de Beauvechain.
Minuit à 01h00 : Les chasseurs tentent d'intercepter les cibles à neuf reprises. Les radars embarqués APG-66 des F-16 réussissent à verrouiller (lock-on) l'objectif à trois reprises pendant quelques secondes.
Des performances physiques "impossibles"
Les données enregistrées sur les bandes magnétiques des ordinateurs de bord des F-16 ont révélé des mouvements aberrants pour l'époque :
Accélérations foudroyantes : Une cible est passée de 240 km/h à plus de 1 700 km/h en seulement deux secondes.
Changements d'altitude vertigineux : L'objet a plongé de 3 000 mètres à seulement 200 mètres d'altitude de manière quasi instantanée.
Absence de bang supersonique : Malgré le franchissement du mur du son (Mach 1,4), aucun bruit d'explosion aérodynamique n'a été perçu par les témoins ou les pilotes au sol.

Les explications et contre-enquêtes

Le chef des opérations de l'armée de l'air de l'époque, le Général Wilfried De Brouwer, a admis publiquement que ces données restaient inexplicables avec la technologie humaine connue. Cependant, les analyses ultérieures menées par des scientifiques et des sceptiques ont apporté d'autres éclairages :
La diffraction de Bragg (Échos fantômes) : L'explication scientifique la plus solide conclut que les radars au sol et les F-16 ont été victimes d'une interférence atmosphérique rare. Une inversion de température conjuguée à une forte humidité aurait renvoyé de faux échos radars (Bragg scattering).
Le verrouillage mutuel : L'enquête technique a démontré qu'au moins trois des enregistrements de verrouillage provenaient en réalité des deux F-16 qui se verrouillaient mutuellement l'un l'autre en tentant de manœuvrer de nuit dans la même zone.
Le point de vue des pilotes : Malgré les relevés sur leurs instruments de bord, les deux pilotes de F-16 ont déclaré n'avoir absolument rien vu de leurs propres yeux (aucun contact visuel thermique ou direct) et n'avoir ressenti aucune perturbation.

L'axe logistique et décisionnel Ramstein-Cannerberg-Chièvres  est tout à fait envisageable car si l'on suit la logique d'une opération militaire secrète de l'OTAN ou de l'US Air Force durant la vague belge, relier Ramstein, Cannerberg et Chièvres fait parfaitement sens d'un point de vue stratégique.
Chacun de ces trois sites occupait un rôle ultra-spécifique et complémentaire à la fin de la guerre froide.
[ Base de Ramstein ] <---> [ Bunker de Cannerberg ] <---> [ Base de Chièvres ]
(Commandement / Logistique) (Coordination Air/Terre OTAN) (Piste de déploiement tactique)

1. Le rôle de chaque maillon de la chaîne

Ramstein (Le Cœur Logistique et le Commandement) : Comme évoqué, Ramstein abrite le commandement des forces aériennes de l'OTAN (AIRCOM) et de l'USAFE. C'est de là que partent les ordres majeurs et les ressources technologiques (comme les prototypes d'avions furtifs ou les avions de reconnaissance électronique).
Cannerberg (Le Centre de Détection Intégré) : Situé dans des carrières souterraines près de la frontière belgo-néerlandaise (Maastricht), le bunker secret de Cannerberg abritait le quartier général de guerre de la NORTHAG (Northern Army Group) et le 2nd Allied Tactical Air Force (2ATAF) de l'OTAN. C'était le cerveau de la surveillance aérienne du secteur. Si un appareil secret de l'OTAN volait au-dessus de la Belgique, Cannerberg était l'un des rares centres militaires capables de blanchir l'écho radar pour éviter que la défense belge ne tire sur un avion allié.
Chièvres (La Base de Projection Tactique) : Située dans le Hainaut (Belgique), la base aérienne de Chièvres est gérée directement par l'armée américaine (US Army) pour le compte du SHAPE (le quartier général suprême de l'OTAN en Europe, situé à Mons). Chièvres dispose d'une immense piste capable d'accueillir des avions lourds en toute discrétion, loin des regards des grands aéroports civils.

2. Le scénario d'une opération triangulaire

Dans le cadre de l'hypothèse militaire (la plus rationnelle hors phénomène exogène), la vague belge s'expliquerait par le déploiement ou le test d'aéronefs furtifs et de drones américains dans un espace aérien allié saturé de radars. Le triangle aurait alors fonctionné ainsi :
1. Planification et décollage depuis le hub central de Ramstein.
2. Routage et couverture radar gérés en temps réel par le bunker souterrain de Cannerberg, qui assurait la coordination entre l'US Air Force et les forces aériennes locales pour éviter les accidents.
3. Ravitaillement, atterrissage d'urgence ou base de secours discrète à Chièvres, idéalement située à proximité immédiate du commandement politique et militaire du SHAPE à Mons.

3. Pourquoi ce lien est-il resté secret ?

Si cet axe a existé, le secret absolu s'imposait pour plusieurs raisons :
La fin de la guerre froide : En 1989-1990, le bloc soviétique s'effondre mais la tension militaire reste maximale. Tester des technologies de rupture (furtivité, drones de surveillance à basse altitude) se faisait sous le sceau du secret défense le plus strict.
La souveraineté belge : Si l'armée américaine a testé des appareils sans en informer officiellement le gouvernement civil belge (ou en n'informant qu'une poignée de hauts gradés), l'avouer aurait provoqué un scandale politique majeur au sein de l'alliance.
Il est intéressant de noter que le bunker de Cannerberg a été fermé par l'OTAN en 1992, soit exactement à la fin de la vague belge. Pour les chercheurs et les passionnés, cette coïncidence temporelle renforce l'idée que la zone belgo-allemande était le théâtre d'expérimentations militaires de grande ampleur à cette période précise.

La mise en lumière de cet axe militaire secret apporte des réponses techniques extrêmement concrètes sur les deux points clés : le rôle politico-militaire du SHAPE (Mons) et les aéronefs secrets de l'époque (comme les projets Amber ou Tier II).
1. La position du SHAPE (Mons) face à la vague belge
Le SHAPE (Supreme Headquarters Allied Powers Europe) à Mons est le cœur politique et militaire de l'OTAN en Europe. Durant la vague, son positionnement officiel a oscillé entre démentis de façade et gestion de crise en coulisses.
Le démenti de façade ("Rien à signaler") : Officiellement, interrogé par l'armée belge et par les commissions parlementaires, le SHAPE a toujours affirmé n'avoir aucune information sur des engins secrets survolant le territoire. Pour l'OTAN, admettre un survol de prototypes non annoncés équivalait à avouer une violation de souveraineté nationale de la Belgique.
La panique de la Guerre Froide : En coulisses, la fin de l'année 1989 correspond à la chute du mur de Berlin. La tension avec l'Union Soviétique reste vive. Les rapports de gendarmes belges décrivant des engins stationnaires au-dessus de sites sensibles (comme des dépôts de munitions de l'OTAN) ont forcé le SHAPE à vérifier urgemment auprès du Pentagone s'il s'agissait d'une incursion technologique du KGB ou d'un exercice américain secret non déclaré (méthode dite du compartimentage).
La collaboration radar passive : Le SHAPE a discrètement fourni des données de couverture globale à la force aérienne belge via le réseau automatisé de l'OTAN pour s'assurer qu'aucun avion de ligne ou militaire allié ne se trouvait dans la zone lors de la chasse aux F-16.
2. Le chaînon manquant : Les drones secrets américains (Amber, Tier II, Gnat 750)
Si les sceptiques et les experts militaires ont rapidement écarté le F-117 Nighthawk (trop bruyant et incapable de vol stationnaire), ils se sont tournés vers une technologie émergente et ultra-secrète en 1989 : les drones de reconnaissance à longue endurance.
L'armée américaine testait à cette époque exacte des prototypes révolutionnaires développés par la firme Leading Systems (puis General Atomics), qui correspondaient à plusieurs aspects du mystère.
Le drone Amber et le Gnat 750 : Développés à la fin des années 1980, ces drones (ancêtres directs du célèbre Predator) possédaient une autonomie immense. Bien que plus petits qu'un avion de chasse, ils étaient conçus pour voler de nuit de manière quasi silencieuse à très basse altitude. Ils servaient à tester de nouveaux capteurs optiques et radars de l'OTAN.
Le programme Tier II (Furtivité et formes géométriques) : C'est dans cette catégorie de projets "Black Programs" que l'on trouve des plateformes à la cellule très inhabituelle, parfois triangulaires ou en forme de losange, équipées de larges optiques sous le fuselage (ce qui pourrait expliquer les fameux trois "phares" et le projecteur central décrits par les témoins).
Le profil de vol stationnaire : Un drone volant à très basse vitesse (par exemple 80 km/h) face à un vent contraire à haute altitude donne visuellement l'illusion parfaite d'un vol stationnaire pour un observateur au sol. De plus, le moteur à piston très feutré de ces prototypes de première génération générait un simple "bourdonnement léger", exactement ce que les gendarmes belges ont rapporté en novembre 1989.

Le scénario technique à travers Chièvres

Dans cette configuration, la base de Chièvres (sous juridiction de l'US Army et à un jet de pierre du SHAPE) prenait tout son sens. Contrairement à une base d'avions de chasse bruyants, Chièvres était parfaite pour servir de base de déploiement avant ou de site de télécommande pour des drones de reconnaissance à voilure fixe.
Les appareils décollaient dans le silence de la nuit, testaient les capacités de détection des radars belges de l'OTAN interconnectés avec le commandement de Cannerberg et le hub central de Ramstein, avant de revenir se poser en toute discrétion.

Y avait-il pour autant un rapport éventuel avec des survols dans le tournaisis ?
Une explication de la rareté des observations en Flandres ?
Ces deux questions renforcent de manière spectaculaire l'hypothèse d'un couloir d'essais militaires secret lié à l'axe Ramstein-Chièvres.

1. Le cas du Tournaisis : Une zone frontière stratégique

Le Tournaisis (la région de Tournai, en Wallonie picarde) a effectivement été le théâtre de plusieurs observations marquantes. Dans le cadre d'un axe militaire, cette zone s'explique par deux facteurs majeurs :
L'alignement parfait des bases : Si vous tracez une ligne droite sur une carte entre la base de Chièvres (Hainaut) et les grandes bases françaises ou de l'OTAN situées à l'ouest (comme l'ancienne base de l'OTAN à Cambrai ou l'axe Manche/Mer du Nord), le Tournaisis se trouve exactement sur la trajectoire. Les engins observés à basse altitude à Tournai, Antoing ou Rumes étaient géographiquement dans le couloir d'approche immédiat de Chièvres.
La frontière et la "zone grise" : Le Tournaisis borde directement la frontière française. En survolant cette région à très basse altitude, un aéronef furtif ou un drone de test américain pouvait tester la réactivité et l'interconnexion entre les radars belges (OTAN) et les radars français (la France n'étant pas intégrée au commandement militaire de l'OTAN à cette époque). C'était un terrain d'exercice idéal pour tester la furtivité aux limites des compétences territoriales de chaque pays.

2. Pourquoi si peu d'observations en Flandre ?

La répartition géographique de la vague belge est asymétrique : l'immense majorité des témoignages provient de Wallonie (Liège, Namur, Hainaut, Brabant wallon) et de Bruxelles. La Flandre est restée très largement épargnée. Les experts et historiens avancent trois explications complémentaires :
[ AXE DES ESSAIS MILITAIRES ]
Allemagne (Ramstein) --> Wallonie (Eupen, Liège, Namur, Hainaut/Chièvres) --> France
|
(Couloir Sud à faible densité)
v
[ Flandre = Zone hors couloir + Survolée par Semmerzake ]
A. Le couloir de vol logique (L'axe Est-Ouest)
Si les prototypes provenaient de la base de Ramstein (Allemagne) pour rejoindre la base de Chièvres ou l'axe transatlantique, la route la plus courte évite totalement la Flandre. Les appareils entraient par l'Est (Eupen/Liège, là où la vague a commencé le 29 novembre 1989), traversaient le conduit d'Ardenne et le sillon Sambre-et-Meuse, puis redescendaient vers le Hainaut. La Flandre se situait trop au Nord de cet axe logistique.
B. La barrière radar de Semmerzake
La Flandre abritait l'un des centres radars militaires les plus puissants de Belgique : la station de Semmerzake (Flandre-Orientale).
• Semmerzake gérait spécifiquement le trafic militaire et la surveillance de l'espace aérien nord et maritime.
• Si l'US Air Force menait des essais clandestins sans en avertir l'État belge, le Nord du pays était beaucoup trop risqué à survoler en raison de la densité des radars de Semmerzake et du trafic civil intense des aéroports de Zaventem (Bruxelles) et d'Anvers. Le relief plus vallonné de la Wallonie et les vastes zones de forêts ardennaises offraient une bien meilleure protection pour des vols à basse altitude.
C. Le facteur médiatique et psychosocial
La vague belge a fonctionné comme une caisse de résonance. Les premiers rapports de gendarmerie ont été ultra-médiatisés par la presse francophone et la SOBEPS (basée à Bruxelles).
• La population wallonne, briefée par les journaux télévisés sur ce qu'il fallait chercher dans le ciel (un triangle avec trois phares), a levé les yeux et multiplié les signalements (parfois en toute bonne foi pour des hélicoptères ou des étoiles).
• En Flandre, la presse néerlandophone a traité le sujet avec beaucoup plus de distance et de scepticisme au départ, ce qui a limité l'effet de "contagion psychosociale" (les gens ne cherchaient pas les triangles dans le ciel, donc ils en rapportaient moins).
Et le rapport avec la base du mont Kemmel ?

L'intégration de la base du Mont Kemmel (Flandre-Occidentale) dans ce scénario apporte la pièce manquante pour comprendre pourquoi la Flandre est restée si "silencieuse" tout en confirmant le verrouillage militaire de la zone.
Le Mont Kemmel n'était pas une base aérienne avec une piste, mais un bunker de commandement souterrain ultra-secret de l'armée belge, construit pendant la guerre froide et directement interconnecté avec le réseau de l'OTAN.
[ Base de Ramstein ] ---> [ Bunker de Cannerberg ] ---> [ Axe Wallonie / Tournaisis / Chièvres ]
|
[ Surveillance passive : Bunker du Mont Kemmel ]

1. Le "Cerveau" de la défense aérienne à l'Ouest

Si la station de Semmerzake gérait les radars physiques, le bunker du Mont Kemmel (le Centre de Direction des Opérations de la Défense Aérienne ou Air Defence Direction Center) était l'endroit où toutes les informations radars du Nord et de l'Ouest de la Belgique étaient centralisées et analysées.
Une bulle de protection : Si un aéronef militaire américain (drone ou prototype furtif) opérait dans le Tournaisis ou à proximité de la frontière française, le Mont Kemmel était la sentinelle militaire chargée de surveiller ce secteur précis.
Le blanchiment des échos : Pour qu'un "Black Program" (projet secret) américain puisse voler à la frontière franco-belge sans déclencher une alerte de guerre de l'OTAN, le centre de commandement du Mont Kemmel devait être, soit mis dans le secret (au niveau de son commandant), soit recevoir l'ordre de "geler" ou d'ignorer certaines pistes radars spécifiques non identifiées.

2. L'explication technique de la "rareté" en Flandre

La position géographique du Mont Kemmel explique parfaitement pourquoi la Flandre a été évitée par les hypothétiques prototypes :
La triangulation radar absolue : Le Mont Kemmel travaillait en tandem avec la station radar de Glons (à l'Est) et celle de Semmerzake. À eux trois, ils créaient un réseau de détection croisée à basse altitude.
La Flandre, zone trop "éclairée" : Le relief de la Flandre est plat. Un drone ou un avion furtif volant au-dessus de la plaine flamande était immédiatement détecté en ligne de mire directe (Line of Sight) par les systèmes du Mont Kemmel et de Semmerzake.
Le choix de la Wallonie : Pour masquer la signature radar d'un appareil expérimental, les militaires utilisent le relief (le "suivi de terrain"). Les vallées ardennaises, le relief accidenté de la Wallonie et l'axe Sambre-et-Meuse offraient des zones d'ombre radar (radar blind spots) que le plat pays flamand ne pouvait pas offrir. L'axe de vol a donc été tracé pour contourner la zone de détection optimale du Mont Kemmel.

3. La connexion Cannerberg - Kemmel

Durant la vague belge, le bunker du Mont Kemmel était directement relié par des lignes de communication sécurisées au bunker de Cannerberg (le commandement de zone de l'OTAN). Si une anomalie était détectée à l'Est (Cannerberg), l'alerte était transmise instantanément à l'Ouest (Kemmel).
Le fait que les F-16 aient été guidés avec précision cette nuit du 30 mars 1990 prouve que la coordination entre ces différents centres souterrains (Cannerberg, Glons, Kemmel) fonctionnait à la perfection, même si le commandement final des forces de l'OTAN restait chapeauté par Ramstein.

Voici les secrets et les détails opérationnels aujourd'hui déclassifiés sur le bunker du Mont Kemmel, qui permettent de mieux comprendre son rôle stratégique à l'époque de la vague belge :

Un QG secret sous 30 mètres de terre

Construit dans le plus grand secret au début des années 1950, le bunker du Mont Kemmel (situé sous une colline de Flandre-Occidentale) a été conçu pour résister à une attaque nucléaire.
Infrastructures : Enterré sous un bloc de béton armé de plusieurs mètres d'épaisseur et protégé par 30 mètres de terre.
Autonomie : Le site possédait ses propres générateurs d'électricité, systèmes de filtrage d'air (contre les attaques chimiques et bactériologiques) et réserves d'eau pour fonctionner en autarcie totale pendant plusieurs semaines.
Capacité : Il pouvait accueillir jusqu'à 200 hauts gradés et techniciens d'état-major en cas de conflit ouvert avec le Bloc de l'Est.

Le cœur opérationnel : La salle des cartes ("Ops Room")

Le point central du bunker était sa salle des opérations, identique aux salles de commandement des films de la guerre froide.
La triangulation : C'est ici que convergeaient, via des lignes téléphoniques blindées enterrées, les données radars brutes de Semmerzake et de Glons, ainsi que les informations de liaison directe avec le commandement de l'OTAN à Cannerberg.
Le suivi de zone : Des opérateurs projetaient manuellement ou sur écrans cathodiques la position de chaque aéronef repéré dans l'espace aérien belgo-luxembourgeois et aux frontières françaises et néerlandaises.

Le Kemmel aujourd'hui : Du Top Secret au Musée

Le bunker a conservé ses fonctions de commandement de réserve jusqu'à la fin de la guerre froide. Suite à la réorganisation des forces armées et à la chute de l'Union Soviétique, le site a perdu sa justification stratégique.
Déclassification : Le secret militaire a été levé au début des années 2000.
Musée national : Le site a été entièrement restauré par l'Armée belge (géré par le Memorial Museum Passchendaele et le War Heritage Institute). Il est aujourd'hui ouvert au public.
Capsule temporelle : Les visiteurs peuvent y découvrir les installations techniques, les standards téléphoniques d'époque, et la salle des cartes restée exactement dans la configuration où elle se trouvait lors des dernières années opérationnelles (1989-1991).
La visite du Mont Kemmel met en évidence la paranoïa technologique et la surveillance radar totale qui régnaient à l'époque, rendant l'hypothèse de vols de prototypes clandestins à l'insu de toute la chaîne de commandement militaire de l'OTAN presque impossible.

Sauf que l'information ne pouvait en aucune manière être révélée au public...
Désolés, nous ne sommes pas (plus) militaires ni américains.

Les conclusions officielles du Général Wilfried De Brouwer

En tant que Chef des opérations de l'état-major de la Force aérienne belge pendant la vague (1989-1991), le Général Wilfried De Brouwer a supervisé l'ensemble des enquêtes militaires. Ses conclusions, publiées dans le rapport officiel de l'armée et détaillées dans l'ouvrage collectif de la SOBEPS, constituent une position unique dans l'histoire de l'ufologie militaire mondiale.
1. Le constat d'un phénomène "réel et inexpliqué"
Contrairement à la majorité des armées du monde qui minimisent ces événements, le Général De Brouwer a affirmé publiquement que la vague belge ne pouvait pas être réduite à de simples illusions d'optique ou à des hallucinations collectives.
La fiabilité des témoins : L'armée a validé le fait que des centaines de témoins crédibles, incluant des dizaines de patrouilles de gendarmerie en service, ont observé les mêmes formes triangulaires sombres dotées de projecteurs.
La corrélation technique : Pour l'état-major, la simultanéité entre les observations visuelles au sol et certaines détections radars (notamment les verrouillages des F-16) prouvait la présence physique "de quelque chose" dans l'espace aérien.
2. L'exclusion formelle des technologies connues
Le rapport de la Force aérienne a passé au crible toutes les hypothèses technologiques humaines de l'époque et les a méthodiquement rejetées :
Pas de F-117 ni de B-2 : Les caractéristiques de vol observées (vol stationnaire parfait, virages à angle droit à très haute vitesse, absence totale de bruit de réacteur et de bang supersonique) excluaient totalement les avions furtifs américains de première génération.
Pas de ballons ni d'hélicoptères : Aucun plan de vol d'hélicoptère ne correspondait, et les vitesses enregistrées par les F-16 (plus de 1 700 km/h) rendaient l'hypothèse de ballons-sondes ou de dirigeables publicitaires scientifiquement impossible.
3. La conclusion finale de l'armée belge
Le rapport officiel de l'état-major s'est conclu sur un aveu d'impuissance technique, résumé par cette position du Général De Brouwer : « La Force aérienne belge a été confrontée à un phénomène aérien d'origine totalement inconnue. »
L'armée belge a officiellement classé le dossier comme non résolu, tout en précisant que le phénomène ne présentait aucun signe d'hostilité et n'avait violé aucune règle de sécurité aérienne civile, en dehors de sa simple présence non identifiée.

Le point de vue post-carrière du Général

Des années après la fin de la vague et une fois pensionné, le Général De Brouwer est resté très actif sur le sujet. Il a continué à défendre la thèse selon laquelle les données techniques récoltées par les stations comme Glons, Semmerzake ou le bunker du Mont Kemmel méritaient une étude scientifique internationale transparente, sans tabou ni moquerie. Il a d'ailleurs participé à plusieurs conférences internationales (notamment aux États-Unis) pour inciter le Pentagone à faire preuve de la même transparence que la Belgique sur les Phénomènes Aérospatiaux Non Identifiés (PAN).

Dans la situation présente, il faut donc conclure que l'hypothèse militaire de la vague belge ne pourrait avoir fonctionné que si les USA avaient alors disposé d'engins expérimentaux parfaitement inconnus de l'armée belge (et de la population) et si le déploiement des fameux triangles avait été orchestré selon un plan strictement confidentiel au niveau de l'OTAN.  Ce n'est évidemment pas exclu et la présente hypothèse restera l'une des plus solides au niveau de la rationalité et excluant la visite de "frères de l'espace".
Notre enquête n'était pas terminée pour autant : il nous restait à voir si le truchement de certaines bases et notamment celle de la région des collines (La Houppe, Flobecq) aurait pu provoquer d'une manière ou d'une autre les phénomènes d'Arc-Wattripont. Le radar de La Houppe (Flobecq) aurait-il pu jouer un rôle ?

Oui, le radar de La Houppe à Flobecq s’insère parfaitement dans cette infrastructure militaire et a pu jouer un rôle crucial de surveillance passive et de transmission.
Situé au sommet du Bois de la Houppe (le point culminant de la région, à la frontière entre le Hainaut et la Flandre), ce site stratégique n'était pas un radar de détection à longue portée comme Glons ou Semmerzake, mais un site de communication et de guidage militaire tactique.
L'intégration de la Houppe dans l'axe Ramstein-Chièvres-Tournaisis repose sur plusieurs éléments techniques clés :

1. Le relais des forces américaines et du SHAPE

Un site sous contrôle US : Historiquement, la station de La Houppe a été configurée pendant la guerre froide comme un site de communication utilisé principalement par les forces américaines.
Liaison directe avec Chièvres : Flobecq se trouve à seulement une vingtaine de kilomètres au nord de la base de Chièvres. Les antennes et paraboles de La Houppe servaient de relais de transmission micro-ondes et satellites à haute sécurité pour l'US Army et pour le SHAPE (Mons), garantissant des communications chiffrées impossibles à intercepter par le Bloc de l'Est.

2. Le contrôle du "Couloir du Tournaisis"
La couverture à basse altitude : Les radars de détection classiques (Glons, Semmerzake) éprouvaient des difficultés à capter des cibles volant très bas à cause de la courbure de la Terre et du relief. La Houppe, perchée sur les collines des Pays des Collines, servait de point haut idéal pour relayer les informations sur tout ce qui entrait par l'ouest, notamment dans la zone frontière du Tournaisis.
Blanchiment des vols secrets : Si les "triangles noirs" étaient bien des drones ou prototypes américains (Amber, Tier II) opérant près de Chièvres ou de la frontière française, la station radio/radar de Flobecq était idéalement placée pour servir de station de guidage au sol (GCS) ou de relais de télécommande pour ces aéronefs.

3. La reconversion civile

Preuve de son importance pour la gestion du ciel, après le désengagement militaire américain à la fin de la guerre froide, le site de Flobecq a été racheté par skeyes (l'organisme civil chargé du contrôle du trafic aérien en Belgique). Les infrastructures ont été modernisées et les anciennes antennes militaires impressionnantes ont été démontées (notamment en 2022 par hélicoptère) pour céder la place à de nouveaux équipements de couverture radio de l'espace aérien.
La Houppe constitue donc un maillon technologique discret mais indispensable. Elle offrait la couverture de communication radio et satellite nécessaire pour coordonner des opérations de nuit à basse altitude dans le Hainaut, sous la supervision des centres de commandement de Cannerberg et de la base de Ramstein.

Ce radar n'est pas très éloigné d'Arc-Wattripont, dont les événements se situent juste vers la fin de la vague belge ? Y aurait-il donc un rapport ?

Géographiquement, l'analyse est extrêmement juste : le Bois de la Houppe à Flobecq se situe à seulement une dizaine de kilomètres d'Arc-Wattripont (Frasnes-lez-Anvaing).
Cependant, sur le plan des sujets, il y a une nuance historique majeure. Bien que les événements d'Arc-Wattripont se soient déroulés en janvier 1993 (soit juste après la fin officielle de la vague belge d'OVNIS en 1991), ils ne relevaient pas du tout de l'ufologie, mais du paranormal et des poltergeists.
L'affaire de la "Maison du Diable" d'Arc-Wattripont et sa proximité avec le radar s'articulent ainsi :
Le Poltergeist d'Arc-Wattripont (1993)
La nature des faits : Au lieu d'objets triangulaires dans le ciel, cette affaire concernait des phénomènes de hantise à l'intérieur d'une habitation. Des meubles se renversaient tout seuls, des matelas entraient en lévitation, et des objets ménagers (lampes, couteaux) volaient à travers les pièces.
Les témoins officiels : Tout comme pour la vague d'OVNIS, la crédibilité de l'affaire repose sur des rapports d'autorité. Neuf gendarmes belges appelés sur place ont officiellement consigné dans leurs procès-verbaux avoir vu des objets se déplacer de manière inexplicable sous leurs yeux.
Le lien technique envisagé : L'effet des ondes ?
À l'époque, pour tenter d'expliquer rationnellement la violence des phénomènes sans passer par la thèse démoniaque ou le canular, plusieurs scientifiques et ingénieurs ont cherché des causes physiques locales :
Les champs magnétiques : La proximité immédiate entre Arc-Wattripont, les lignes à haute tension de la région et les puissantes antennes émettrices du radar de La Houppe (Flobecq) a été pointée du doigt par certains enquêteurs de l'étrange.
L'hypothèse des micro-ondes : Une théorie supposait que les pulsations et les faisceaux de transmission militaires émis depuis la Houppe ou les liaisons vers la base de Chièvres auraient pu créer des poches d'énergie électromagnétique ou interagir avec les structures métalliques de la maison, déclenchant des déplacements d'objets ou des hallucinations collectives chez les occupants.
Cette piste physique fut rapidement écartée par les experts, les puissances d'émissions de Flobecq étant hautement directives (vers le ciel ou des relais ciblés) et incapables de soulever des tables ou des armoires à distance.
La région des Collines (Flobecq, Ellezelles, Arc-Wattripont) est ainsi restée gravée dans l'histoire des mystères belges du début des années 1990 : d'un côté, le ciel était surveillé par l'axe militaire de La Houppe, de l'autre, la terre tremblait dans une petite maison de village.

On ne peut pas tout expliquer du premier coup...

CONCLUSION

Si les triangles noirs de la vague belge ne venaient pas d'Allemagne ni de Ramstein, en tous cas les observations belges ont bien débuté à Eupen, à à peine 15 kilomètres de la frontière avec l'Allemagne.  Le déploiement ultérieur des "engins" s'inscrit dans une logique de provenance allemande.  Des témoignages de gendarmes relatent que des triangles rebroussaient chemin et "retournaient vers l'Allemagne"
Si la base secrète du Cannerberg n'avait aucun rapport avec ces triangles en revanche elle se situait à proximité de la ville d'Eupen et pouvait jouer un rôle multiple interdépendant avec des aéronefs expérimentaux.
Si les experts de la SOBEPS n'ont pas tenu compte de la base du Cannerberg, cela peut s'expliquer par sa déclassification et son démantèlement après la vague belge, il en va de même pour la base du Mont Kemmel.
Sans connaître le rôle discret de la base de la région des collines et celui du blanchiment des radars de l'OTAN on pouvait difficilement expliquer la bizarrerie de la répartition des observations qui épargnait curieusement les Flandres.
On croit tenir ici une jolie hypothèse dont il ne manque (peut-être) que les éléments expérimentaux ultra secrets qui, par définition, ne pouvaient pas être portés à notre connaissance.
En revanche, cela n'explique rien quant à l'affaire d'Arc-Wattripont, sauf peut-être si lesdits engins expérimentaux disposaient d'armes très particulières pouvant servir en matière de guerre psychologique ou s'ils produisaient des interférences très bizarres (et très, voire trop, localisées).

SOMMAIRE DES HYPOTHÈSES - SOMMAIRE UFOLOGIQUE -

ACCUEIL - SOMMAIRE PARANORMAL