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Étude sur les fantômes
Si nous nous inscrivons en faux sur ce qui vient d'être avancé, on nous reprochera probablement de n'être animés que du désir de défendre à tout prix l'un des éléments majeurs qui constituent, par excellence, nos sujets de prédilection. Il se fait au contraire que nous détenons des éléments nouveaux, sinon de nature à remettre bien des choses en question, du moins à rectifier le tir et à envisager les fantômes sous un autre angle. Le présent article poursuit la lourde tache de présenter le sujet dans sa globalité, d'édifier nos enquêteurs à la veille de la visite dans une maison hantée (ou en tous cas prétendue lourdement comme telle) et de rétablir bon nombre de préjugés ou idées fausses, sans compter les regrettables confusions qui sèment le trouble et la suspicion. C'est d'ailleurs par là que nous allons commencer. Le fantôme, phénomène occidental du siècle dernier...Voilà déjà une première assertion entachée d'erreur. En effet, s'il a beaucoup été question des fantômes sévissant dans les châteaux en Écosse ou en Angleterre, si l'on ne compte plus les vieilles bâtisses réputées abriter leur fantôme en Belgique, en France ou dans les autres pays européens, ces derniers n'en ont absolument pas l'exclusivité. Il s'agit d'ailleurs d'un "trait de caractère" assez remarquable du fantôme : son universalité. Aussi bien les Esquimaux du Groenland que les Indiens d'Amérique, les peuplades noires africaines, les ressortissants des pays de l'Est, les asiatiques ou tous les autres connaissent fort bien les fantômes.
Le fantôme et son linceul blanc, percé de trous...Chacun d'entre nous a déjà entendu parler de cette
image d'Épinal voulant que le fantôme puisse se décrire comme un être
immatériel, probablement un esprit ou un "revenant" (sous entendu :
d'entre les morts), recouvert d'un linceul blanc percé de trous à la
place des yeux et traînant inexorablement chaînes et boulets. Cette
façon de voir les choses, issue d'une époque bien révolue et naïve, est
dépassée depuis longtemps et peut être qualifiée de ridicule. Les
fantômes peuvent, tout au contraire, être perçus comme de simples
sensations de "présences" plus ou moins précises ou diffuses
accompagnées ou non d'autres manifestations (froid glacial subit,
attouchement, impression d'être épié, surveillé, manifestations
auditives, olfactives, visuelles, parfois tactiles...) et ne pas revêtir
d'apparence bien définie. Ils peuvent toutefois aussi se présenter comme
des personnes "en habits d'époque" (celle de leur vivant si l'on suppose
qu'il s'agisse effectivement du retour d'un défunt sous une autre
apparence) ou de la manière la plus simple qui soit, c'est à dire
directement, comme si l'on apercevait une personne "classique". Il
serait donc tout à fait possible de croiser un fantôme dans la rue ou
n'importe quel endroit publique sans même s'en rendre compte. (voir :
"le fantôme du bus"). Réputé pour passer au travers des murs...
Wikipédia précise à ce sujet : (...) Un fantôme est une créature surnaturelle, une vision que l'on a interprétée comme la manifestation de l'esprit d'un mort, qui serait resté prisonnier sur terre ou reviendrait de l'au-delà soit pour accomplir une vengeance, soit pour aider des proches ou pour errer éternellement sur Terre en punition de ses mauvaises actions passées. Les fantômes, dont le nom est à rapprocher étymologiquement de φάντασμα (fantasme), φάντασις (fantaisie) (respectivement «apparition» et «vision» en grec), sont également appelés spectres ou revenants, incubes ou succubes, ectoplasmes ou poltergeists. Les variations des appellations doivent se comprendre en fonction de l'évolution historique. En Europe, nous avons généralement une vision du fantôme comme créature immatérielle. Les étymologies proposées ci-dessus rendent bien compte de cette acception; mais cette dernière a elle-même une histoire dans laquelle le rôle de l'Église est fondamental. Il semble, d'après Claude Lecouteux que les fantômes à l'origine aient été des morts, si l'on peut dire, bien vivants; ils avaient une matérialité indéniable : les sagas islandaises, avec leurs défunts qui reviennent pour faire un bon repas en sont un exemple; mais avec le temps et surtout le contrôle religieux, la présence des morts devint insupportable; l'invention du purgatoire avait d'ailleurs été un des moyens de les discipliner. Elle permettait d'assigner un lieu fixe à ces âmes errantes. C'est aussi pourquoi les revenants furent de plus en plus identifiés à des visions, des apparitions, et leur caractère matériel s'effaça peu à peu. Des théologiens comme Saint Augustin ont contribué à cette dématérialisation du fantôme, finalement assimilé à une illusion; derrière, bien sûr, il y avait l'intervention du Malin. L'imaginaire commun dans toutes les cultures est peuplé de telles créatures surnaturelles, qui servent de matière à de très nombreuses fables et légendes. Le romantisme, puisant son inspiration au mystique et ténébreux Moyen Âge, a remis au goût du jour les histoires macabres ou fantastiques, et de nombreux grands auteurs ont laissé courir leur imagination sur le thème des fantômes et des revenants. Confusions dans l'esprit populaire...Il n'est guère étonnant que l'on se soit de tous temps abandonné à de nombreuses confusions à propos des fantômes. Nous le savons, monsieur tout le monde est loin d'avoir toujours été aussi érudit qu'aujourd'hui, il s'en faut de beaucoup. Il était donc facile de sombrer dans de nombreux amalgames terminologiques. Le fantôme était-il à mettre en rapport avec l'âme de défunts ? cette appartenance à un certain au-delà permettait de glisser sur le sujet en le confondant avec les démons, le diable lui-même, toutes sortes d'entités aussi fantasques que diverses. Sévissait-il la nuit ? Cela ouvrait la porte aux connotations sexuelles avec les incubes et les succubes, le somnambulisme, sans oublier le domaine onirique bien sûr. Plus compliqué : le fantôme participait-il à la hantise d'une maison (par exemple), on l'assimilait donc au phénomène de poltergeist. Dans toutes ces possibilités, on parlait aussi, à tort et à travers le plus souvent, de spiritisme, d'ectoplasmes, de médiums, bref : on s'emberlificotait les pinceaux avec toute la panoplie des mots disponibles tout en mélangeant allègrement au passage les descriptions de phénomènes... Dans de telles conditions, il n'était pas étonnant non plus que le discrédit soit jeté sur l'existence de ces soi-disant fantômes ! Le fantôme, attaché à ses vieilles pierres, anciennes demeures délabrées, etc.Là aussi il s'agit d'une idée reçue complètement fausse. S'il est vrai que l'on a souvent décrit les apparitions de fantômes dans de tels endroits, des châteaux en ruines, masures désaffectées, vieux manoirs, c'était probablement une question d'ambiance ou un rapport avec une histoire ancienne. Mais force est de constater que les habitations récentes ou modernes, les gratte-ciels, usines hi-tech, terrains vagues, églises, monuments ou endroits touristiques peuvent tout aussi bien convenir et ne garantissent en rien l'absence de fantômes. Là aussi il faut sans doute évoquer l'influence du cinéma qui, on peut le comprendre, avait de préférence besoin de lieux lugubres dans lesquels les grincements de portes étaient fréquents et où le contexte alimentait le suspens. Le fantôme manifestation humanoïde.Lorsque l'on parle de fantômes on croit faire ipso facto allusion à une "apparition" de forme humaine. Peu importe quelle en soit l'explication, la composante religieuse ou l'absence de celle-ci, les circonstances des manifestations, ces "entités" font immédiatement et irrésistiblement penser à un homme (ou une femme) naturellement très différents mais "de forme humaine" avec ses caractéristiques classiques (bras et jambes, station debout, marche bipède, etc.) Là aussi il faut dénoncer l'approximation et la généralisation abusive. En effet, qui a étudié le problème d'assez près sait que l'on a relaté de nombreux cas de fantômes d'animaux (chiens, chats, chevaux, etc.), la plupart du temps domestiques il est vrai mais parfois plus inattendus (serpents, araignées, lions, tigres, etc.) Pour ne rien gâcher (et cela a d'ailleurs été porté fortuitement à notre connaissance par certaines expériences personnelles entre autres) il semblerait que les végétaux (arbres, conifères, fleurs) puissent, eux aussi, avoir leurs fantômes. Voilà qui permettra d'éviter les jalousies ! Le fantôme et ses traditionnels longues plaintes lugubres"Oyez, oyez, gentes dames la complainte du pauvre
fantôme solitaire, en proie à d'indicibles souffrances dues à son
terrible châtiment"! Telle était donc plus ou moins l'idée. De toute
manière, pour être tout à fait sûr que le fantôme parvienne à ses fins,
terroriser les habitants ou témoins, il était préférable qu'il ne reste
pas muet, ou pas complètement en tous cas. Les longues plaintes lugubres
étaient donc tout indiquées et lui convenaient comme un gant eu égard à
son statut d'âme en peine. Seulement voilà c'est encore toujours loin
d'être systématiquement le cas. C'est également préférable au niveau des
tentatives éventuelles d'explications rationnelles puisque
l'immatérialité des fantômes rendait aussi factice celle de leurs cordes
vocales. Dès lors comment auraient-ils fait pour s'exprimer ? Il est
vrai que cela n'empêche pas de gémir ! Le fantôme et son aspect terrifiant.Parler de fantômes c'est presque immanquablement
amener le sujet de l'épouvante. Comment en irait-il autrement s'il
s'agit de l'esprit de défunts, revenus de l'au-delà pour quelque sombre
besogne ? On peut comprendre l'émoi que peut susciter l'apparition d'un
fantôme à toute personne prise à l'improviste et même dans le cas
contraire, bien sûr. Il s'agit d'une manifestation qui sort parfaitement
de l'ordinaire, qui en appelle à l'inconnu et comment se comporter face
à une telle manifestation dont on ne connaît, en principe, aucunement
les intentions ? Comment ne pas être effrayé devant une apparition qui
semble échapper à toutes les lois naturelles ? Les fantômes de minuit...Minuit, l'heure du crime ! Ou bien encore l'heure des
fantômes par excellence ! D'après ce que l'on dit généralement des
fantômes, l'heure de minuit serait donc la plus propice en ce qui
concerne l'observation des fantômes. Vrai ou faux ? Reconnaissons cependant que jusqu'ici nous avons surtout présenté ce que les fantômes n'étaient pas et non ce qu'ils sont. Quant à une quelconque explication rationnelle, on est encore loin du compte ! Les fantômes et l'ÉgliseComme vous l'aurez certainement constaté, nous n'avons pas hésité à classer les fantômes parmi les entités religieuses (à comprendre comme "en rapport avec la religion") bien que nombre de non croyants aient également aperçu de ces apparitions surprenantes. Il faut cependant remarquer que l'existence de ces fantômes en question ne semble pas subordonnée au seul christianisme puisqu'ils sont aussi aperçus par des personnes appartenant à d'autres confessions, lesquelles ne relèvent pas forcément des mêmes principes. Le rapport de cause à effet paraît donc ardu d'autant que le seul comportement de l'Église catholique s'est déjà montré blâmable pour avoir modifié d'autorité la nature même des témoignages ou de leurs interprétations. Le problème se corse encore à partir du moment où cette même Église se contredit quelques siècles plus tard. Des explications sont indispensables ! Nous l'avons vu, face aux témoignages d'apparitions de
fantômes, bien vivants (si l'on peut dire) et émanant pourtant du domaine des
morts, l'Église s'est montrée hostile à ce type de récit. Comme pour de nombreux
points, elle a sciemment et profondément bouleversé l'enseignement initial pour
le mettre au goût du jour au nom de la lutte contre les hérésies et, en réalité,
en faveur d'autres intérêts beaucoup plus terre à terre, tels que les avantages
politiques, financiers, militaires même, etc. On comprend mal, de nos jours, un
tel comportement dans lequel les pères de l'Église dicteraient bien aux témoins
comment ils devraient raconter ce qu'il leur est arrivé en leur imposant de
respecter des critères bien précis. C'est un peu comme si lors d'un accident,
une personne située à l'autre bout du pays et n'étant forcément au courant de
rien, imposerait sa version des faits par téléphone aux personnes qui doivent
rédiger le constat ! Mais on ne refera pas l'histoire, c'est comme ça et on n'y
peut rien. Or donc, nous avons vu que l'Église s'est opposée à la matérialité
initiale des fantômes. L'autorité de l'Église pesant de tout son poids (et
probablement à grands renforts de bûchers pour... briser la glace), elle a
relégué les fantômes au rang des choses intangibles, leur faisant donc perdre
toute substance (c'est le cas de le dire) et de là à les faire passer pour des
phénomènes hallucinatoires, il n'y avait bien sûr plus qu'un pas que l'on a
allègrement pu franchir, d'autant que, n'en doutons pas, en certaines
occurrences c'était bien d'hallucinations dont il s'agissait. Il faudrait être
sacrément attaché aux principes de l'infaillibilité du Pape et de ses
subordonnés haut placés pour s'imaginer que ladite autorité religieuse (sur
terre) se soit transformée en ingérence dans l'au-delà. Peut-on imaginer que
sous l'effet d'une loi promulguée par les vivants, les fantômes auraient suivi
le mouvement et décidé de ne plus être matériels ? En voilà des entités bien
disciplinées et respectueuses des règlements ! (Somme toute, on pourrait aussi
envisager une campagne publicitaire humoristique sur ce thème : "Au volant, si
vous ne respectez pas le code de la route, vous risquez bien d'être obligés de
le suivre une fois que vous serez morts !) Je pense pour ma part, mais il ne s'agit donc ici que
d'une opinion personnelle, que l'Église ait d'abord hésité avant de
trancher par anticipation en redoutant que la phénoménologie
fantomatique ne fasse l'objet que d'une "mode passagère" et que le
développement scientifique et l'étendue progressive des connaissances
finisse par donner une explication à ces observations ce qui, si l'on
accrédite le parallèle initial, entraînerait ultérieurement ipso facto
le rejet de son corollaire. C'est-à-dire que si l'Église attestait de
l'existence de la vie après la mort via les observations de fantômes,
elle risquait de se placer en porte-à-faux dans le cas où les progrès
scientifiques viendraient à le contester et surtout à le démontrer. En
réalité, nous savons à présent que ni cette démonstration ni la
démonstration du contraire n'ont encore été établis. Le bon sens et
l'étude épistémologique des cas de hantises prêchent pour une grande
réserve en la matière. Même nos expériences de terrain démontrent que la
plupart des cas ne relèvent que d'affabulations, d'interprétations
erronées, d'exagérations, etc. et le reliquat de phénomènes demeurant
réellement inexplicables est pour le moins réduit (et peut-être encore
réductible). Par contre, même le développement de la science et l'apport
épistémologique ne font que compliquer la position scientifique qui se
contredit dans une tendance récente, laquelle apporte de nouvelles
possibilités d'approches qui autorisent sinon le retour en arrière, du
moins une probable affectation de la phénoménologie à des concepts plus
acceptables car ils entre(rai)ent plus ou moins en conformité avec notre
faisceau de connaissances. On le voit, si on prend l'Église pour référence, on
n'est pas près d'avancer dans l'étude du phénomène ni d'y voir plus
clair de si tôt. Il reste qu'il semble qu'un sujet soit incontournable,
quel que soit l'angle où on l'aborde, c'est celui du caractère spirituel
des fantômes. Nous voulons dire que l'une des tentations les plus
puissantes est de raccrocher le terme "fantôme" à celui d'esprit ou
d'âme. Qu'il s'agisse d'une forme d'existence post-mortem ou d'une
production de notre psychisme, le vocable en revient toujours à
"esprit". C'est probablement là la principale pierre d'achoppement : les
scientifiques ne sont pas prêts à accepter ni l'interprétation par la
vie après la mort ni même par ce qui a trait à la sphère "psy". Tout au
plus et à la rigueur seulement, les scientifiques accorderaient-ils un
peu plus de confiance (ou moins de méfiance) à cette dernière. Mais en
aucun cas on ne leur fera avaler qu'une partie immatérielle de
nous-mêmes se dégage de l'enveloppe matérielle qui nous constitue et que
celle-ci puisse continuer une forme de vie après la mort. Pour eux, il
est clair que lorsqu'on est mort... hé bien : on est mort. Point. Fantômes S.D.F. (sans domaine fixe)Bon ! Voilà ! C'est vrai que sous de nombreuses optiques on aurait envie de dire qu'ils ont parfaitement raison. Après tout, on n'a jamais apporté la preuve scientifique de l'existence de Dieu. C'est vrai que la réalité de la mort semble bien plus crédible, dans son caractère implacable, inéluctable, incontournable (et aussi terriblement égalitaire, voire équitable, puisque tout le monde y passe sans distinction !) que l'hypothèse de celle d'une vie dans l'au-delà. Comme on dit, non sans quelque raison d'ailleurs, personne n'en est jamais revenu pour prétendre le contraire ! Il y a même dans les rangs du CERPI, un croque-mort qui, après des dizaines d'années de métier, avoue ne jamais avoir rien vu d'étrange, alors ! Il est vrai que les parapsychologues ont énormément
de mal à imposer l'existence des fantômes dans un monde de plus en plus
sceptique alors qu'ils sont bien forcés d'admettre que sur le nombre
très imposant de témoignages d'apparitions de fantômes, seule une très
petite quantité résiste à l'analyse sérieuse. Cela signifie bien que
dans la plupart des cas, de braves personnes peut-être tout à fait
sincères ont réellement cru voir un fantôme alors qu'elles ne
percevaient qu'un phénomène parfaitement explicable en dépit de son
apparence étrange. Dans d'autres cas, tout aussi nombreux, il ne
s'agissait que de mensonges, d'affabulations, d'exagérations, de
déformations et autres contrevérités. Alors qu'à l'ancienne époque on
pouvait se retrancher derrière des légions (de témoins oculaires), on en
est à présent réduits au dernier carré dans ce qui ressemble de plus en
plus à un Waterloo ! Cela ne date pas d'hier que de nombreuses personnes
s'intéressent au domaine de l'étrange. Des sommités du monde
scientifique, du corps médical, des éminences grises de toutes les
époques se sont penchées sur les phénomènes mystérieux comme nous le
faisons au CERPI. Parmi toutes ces personnes, certains ont dégagé les
grandes lignes et les détails de ce qui caractérise les différents
phénomènes, ils les ont répertoriés, décrits, classés, bref : on dispose
de vastes répertoires des phénomènes avec ce qui semble régir leurs
manifestations, des encyclopédies du surnaturel, des dictionnaires du
paranormal avec des schémas, des modus operandi, etc. La résurrection des fantômes via la médiumnitéMême si les témoignages valables ont fondu comme neige au soleil, il en reste qui demeurent absolument inexplicables. Si le pourcentage de rescapés est faible, étant donné que le chiffre d'origine était vraiment colossal, cela fait fort heureusement encore beaucoup de cas à envisager et ceux-ci ont au moins le mérite d'avoir déjà été passés au crible par les scientifiques, rentrés bredouilles face à ces cas qui dépassaient leur entendement. Il est maintenant temps que les fantômes passent à la contre attaque et ne serait-ce pas encore plus beau (et quelque peu ironique) si l'on utilisait justement pour ce faire, les armes des scientifiques eux-mêmes ? Nous allons voir dans les pages qui suivent, qu'une expérience a été réalisée en laboratoire et que celle-ci a vu l'éclosion d'un "fantôme" dûment contrôlé. Il s'agit donc, d'une certaine manière vous le verrez, d'une grande première : la reproduction "in vitro" d'un fantôme ! De là, au moyen d'extrapolations et d'utilisations judicieuses de la terminologie scientifique ou assimilée, nous aborderons quelques théories qui nous semblent avoir plus de substance que ce qui a été avancé jusqu'ici par l'esprit populaire. Nous verrons comment concilier fantômes et religion, l'impact de la médiumnité, quantité de photos, de vidéos et de cas particuliers, souvent très étonnants. |